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Publié le par José Pedro

Le Moyen Orient va se libérer de l'influence des USA
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Exécution du pilote jordanien : les divergences Amman-Doha montent d'un cran

Après l’exécution d’un pilote jordanien par Daesh, les divergences entre la Jordanie et le Qatar deviennent plus profondes.

Le Qatar n’a pas présenté ses condoléances au peuple et au gouvernement jordaniens après l’exécution du pilote jordanien, Maaz al-Kassasbeh, 26 ans, brûlé vif par l'Etat islamique (Daesh).Selon le quotidien Raï al-Youm, le gouvernement jordanien a placé le nom du Qatar à la tête de la liste de pays arabes qui n’ont pas voulu exprimer leur solidarité avec le peuple et le gouvernement jordaniens après l’exécution du pilote Maaz al-Kassasbeh, 26 ans, brûlé vif par Daesh. En réalité, cet incident est considéré à Amman comme un comportement peu conventionnel dans le domaine des relations entre les Etats.

En outre, cet incident témoigne de la profondeur des divergences qui existent aujourd’hui entre la Jordanie et le Qatar. La dégradation des relations entre le Qatar et la Jordanie n’est pas chose nouvelle, car avant même que la Jordanie décide d’adhérer à la coalition anti-Daesh formée par les Etats-Unis, les relations entre Amman et Doha étaient déjà très froides.

En Jordanie, nombre de députés du Parlement croient que le gouvernement qatari aurait dû exprimer sa solidarité avec le peuple et le gouvernement jordanien après l’exécution du jeune pilote jordanien par Daesh, ce qui pourrait servir de prétexte pour que les deux pays puissent améliorer leurs relations bilatérales. Mais le comportement de Doha a prouvé que le Qatar n’a pas l’intention d’essayer de rétablir des relations normales avec la Jordanie. C’est la raison pour laquelle, contrairement à la plupart des gouvernements arabes, le gouvernement qatari n’a pas voulu exprimer ses regrets et présenter ses condoléances aux Jordaniens pour l’exécution par Daesh d’un pilote jordanien. Un responsable du gouvernement jordanien a déclaré au journaliste du quotidien Raï al-Youm : « Nous suivons de près le comportement et les prises de position du gouvernement qatari. Doha n’a même pas publié un communiqué pour réagir à l’exécution de notre jeune pilote, et cela montre qu’il y a des divergences profondes dans les relations bilatérales de nos deux pays. »

En outre, le gouvernement d’Amman est également très mécontent des activités de la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera. Car c’était cette chaîne qui avait diffusé pour la première fois la vidéo de l’exécution de Maaz al-Kassasbeh, brûlé vif par Daesh, ce qui a choqué et attristé profondément les citoyens jordaniens. A ce propos, les militants jordaniens ont condamné, dans les réseaux sociaux, cette attitude de la chaîne Al-Jazeera. De nombreux députés du Parlement jordanien ont eux aussi protesté contre cette attitude de la chaîne qatarie. Certains sont allés jusqu’à a annoncé que le peuple jordanien a trois ennemis : « Israël, Daesh et la chaîne qatarie Al-Jazeear ».

Récemment, après l’exécution du jeune pilote jordanien par Daesh, la chaîne qatarie Al-Jazeera, a invité Ali al-Zalaen sur son plateau. Dans cette émission diffusée par Al-Jazeera, ce député jordanien a vivement critiqué le gouvernement d’Amman d’avoir envoyé ses forces aériennes se battre contre les terroristes de Daesh en Syrie et en Irak.

Par ailleurs, le journaliste de la chaîne qatarie, Hassan al-Shabouki, a été vivement critiqué en raison d’avoir couvert les événements intérieurs de la Jordanie, notamment la diffusion des images des manifestations et des funérailles de Maaz al-Kassasbeh.

Contrairement au comportement du gouvernement qatari, l’attitude d’autres pays arabes était très différente : l’Arabie saoudite a envoyé une délégation dirigée par le prince Turki ben Talal à Amman pour exprimer les regrets et la solidarité du peuple et du gouvernement saoudien avec les Jordaniens. Les gouvernements d’autres pays arabes du sud du golfe Persique, comme le Koweït, Bahreïn et les Emirats arabes unis ont fait la même chose, tandis que le Qatar a très intentionnellement éviter un tel geste, d’où l’approfondissement de la méfiance des Jordaniens envers les politiques de Doha.

Cette prise de position négative du gouvernement qatari a été même devenue un sujet de débat au sein du Parlement jordanien, mais aussi dans les milieux politiques, sociaux et juridique du royaume hachémite. En outre, les autorités jordaniennes commencent à critique le gouvernement qatari pour ne pas avoir tenu à ses promesses d’aides financières à Amman, dans le cadre des décisions du Conseil de coopération du golfe Persique (CCGP). Les divergences de vue entre la Jordanie et le Qatar ne se limitent aux aux questions économiques et financières, car Doha et Amman divergent aussi dans les grands dossiers politiques de la région dont la guerre contre Daesh, la Syrie, l’Egypte, etc.

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