Les néo-nazis suisses envoient de l’aide au bataillon néo-nazi Azov en Ukraine

Publié le par José Pedro

Les néo-nazis suisses envoient de l’aide au bataillon néo-nazi Azov en Ukraine

Selon les recherches du journaliste suisse Fabian Eberhard, des néo-nazis suisses des cantons de Genève, Vaud, Valais et Saint-Gall soutiennent par des dons leurs congénères en Ukraine, principalement connus pour leurs graves violations des droits humains. Nous parlons là du bataillon Azov. Pour cela, il a fallu fonder une émanation du groupe nazi ukrainien en Suisse, sous le nom de Misanthropic Division. Les dons comprennent des habits militaires d’hiver, de la nourriture, des médicaments et de l’argent.

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Les dons collectés pour le bataillon Azov

Fondée en Suisse l’automne dernier, à des fins de soutien matériel et idéologique des néonazis, cette association est une émanation de laMisanthropic division d’Ukraine. Ce groupe néo-nazi ukrainien a été parmi les premières unités à agir dès le début sur le Maïdan avec des armes à feu.

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Un appel à donner de l’argent

Selon les recherches du journaliste suisse Eberhard, les partisans de ce groupe proviennent de l’entourage de l’internationale néonazie, le réseau Hammerskins.

La Misantropic Division agit comme une partie du bataillon Azov, elle était surtout active dans les combats autour de Donetsk et de Marioupol. Le financement du bataillon est en partie pris en charge par l’oligarque ukrainien Igor Kolomoïski. La résidence principale de cetoligarque ukrainien patriote, Kolomoïski, se trouve – le  hasard fait bien les choses – au bord du lac Léman.

Selon les recherches de Eberhard, un premier virement de 800 CHF a été effectué en faveur du bataillon Azov le 21 décembre 2014. Une grande partie de l’argent provient de la vente de prétendus T-shirts solidaires.

Deux jours déjà après l’envoi de l’argent, le bataillon a remercié son département suisse pour son soutien et a annoncé sur son site internet:

“Nous savons que ce n’est qu’une goutte dans l’océan de la solidarité. Mais nous espérons que cela aide nos camarades au front. Gloire à l’Ukraine!»

Simultanément, un second appel à un nouveau virement a été lancé sur Facebook par un adepte genevois des Hammerskins: «Aidons les soldats dans leur lutte contre le régime communiste impérialiste et pour sauvegarder la race blanche en Europe.» Comme aide importante, l’appel mentionnait des vêtements militaires d’hiver, des aliments de base et de médicaments.

A peine un mois plus tard, le groupe a présenté le succès de la campagne de dons à l’aide de photos, le matériel recueilli a été mis en évidence sur une page Facebook.

Il n’y a aucun doute quant à l’orientation de la Misantropic Division et du bataillon Azov pour son commandant, Andre Bilezki. Dans une interview au journal britannique Telegraph, il a présenté sa mission de la manière suivante:

«La mission historique de notre nation, c’est d’assurer la survie de la race blanche dans le monde en vue de l’ultime croisade pour leur survie.»

Le groupe de défense des droits humains Amnesty International accuse les combattants du bataillon Azov et leurs co-combattants de la Misanthropic Divisionde graves entraves aux droits humains et de violation de ceux-ci.

Dans la presse, les néo-nazis suisses se contentent de réagir avec le message:«Nous ne travaillons pas avec les médias ni avec le système.»

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Remerciements des gens du terrain, drapeaux du bataillon Azov et de la Misanthropic Division brandis ensemble

 

Lu sur le site antifasciste genévois RAGE :

Après le “scandale” des néo-nazis dans l’armée suisse, la police genevoise “découvre” un néo-nazi dans ses rangs.

Entre complicité et laisser faire

On se souvient de la fête de la musique en 2012 quand des néo-nazis avaient attaqué la scène alternative aux Bastions. Après avoir poignardé le chanteur d’un groupe punk, un néo-nazi c’est fait arrêter par la police qui le laissa partir, non sans lui avoir rendu son couteau, pour être arrété ensuite trois jours plus tard. On peut être sur que le néo-nazi  a utilisé ces trois jours de répi afin de contacter un avocat, fabriquer un alibi et “nettoyer” son domicile. Lors de cette affaire, la police tout comme la presse avait tenté d’occulter le caractère politique de l’agression en réduisant les faits à une rixe entre jeunes.

Le premier, mais surement pas le dernier

flic_naziCette fois-ci les flics découvrent qu’un des leurs publie sur facebook des posts néo-nazis sous le pseudo de “Hussard Noir”. La police aurait peut-ête préféré que cette histoire reste à l’interne. Les faits, qui contre-viennent au devoir de réserve de tout fonctionnaire, “sont extrêment graves. C’est pour cela que la police a transmis le dossier au département de la sécurité (…) cela signifie une sanction potentiellement plus importante que si l’affaire était restée entre nos mains.” Eric Grandjean le porte-parole de la police. Mercredi, le policier a été changé d’affectation. Selon la police genevoise, “il travaille sans uniforme et sans contact avec le public”.

Il risquerait jusqu’à trois ans de prison pour discrimination raciales. A Genève, en tant que flic , on peut faire la promotion du 3ème Reich on risque tout au pire une mutation.