UKRAINE LES COMBATS FONT RAGES MALGRÉ LES ACCORDS DE MINSK

Publié le par José Pedro

La mise en application des accords de Minsk sur un cessez-le-feu dans le sud-est de l'Ukraine est à l'ordre du jour de la communauté internationale.

 

La Russie convoque dimanche 15 février une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies qui sera saisie d'un projet de résolution sur l'Ukraine, a annoncé jeudi à l'agence Rossiya Segodnya une source diplomatique au sein de l'Onu.

 

"Une réunion est convoquée à l'initiative de la Russie pour examiner une résolution sur l'Ukraine", a déclaré l'interlocuteur de l'agence.

 

A l'issue de 16 heures de négociations dans la capitale biélorusse, les présidents russe et ukrainien, Vladimir Poutine et Piotr Porochenko, la chancelière allemande Angela Merkel et le chef de l'Etat français François Hollande se sont mis d'accord sur un cessez-le-feu dans le sud-est de l'Ukraine à partir du 15 février, le retrait des armes lourdes et l'échange des prisonniers. 

Néanmoins, le dirigeant de l'organisation ultranationaliste ukrainienne Secteur droit, Dmitri Iaroch, a déclaré que la branche armée de l'organisation ne reconnaissait pas l'accord de Minsk et "se réservait le droit de poursuivre les opérations militaires conformément à ses propres plans tactiques".



Une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU

Ukraine: un projet de résolution russe soumis au CS de l'Onu

© Sputnik
INTERNATIONAL
(mis à jour 09:52 14.02.2015)
Négociations sur l'Ukraine à Minsk (54)
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La mise en application des accords de Minsk sur un cessez-le-feu dans le sud-est de l'Ukraine est à l'ordre du jour de la communauté internationale.
 

La Russie convoque dimanche 15 février une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies qui sera saisie d'un projet de résolution sur l'Ukraine, a annoncé jeudi à l'agence Rossiya Segodnya une source diplomatique au sein de l'Onu.

 

"Une réunion est convoquée à l'initiative de la Russie pour examiner une résolution sur l'Ukraine", a déclaré l'interlocuteur de l'agence.

 

A l'issue de 16 heures de négociations dans la capitale biélorusse, les présidents russe et ukrainien, Vladimir Poutine et Piotr Porochenko, la chancelière allemande Angela Merkel et le chef de l'Etat français François Hollande se sont mis d'accord sur un cessez-le-feu dans le sud-est de l'Ukraine à partir du 15 février, le retrait des armes lourdes et l'échange des prisonniers. 

Néanmoins, le dirigeant de l'organisation ultranationaliste ukrainienne Secteur droit, Dmitri Iaroch, a déclaré que la branche armée de l'organisation ne reconnaissait pas l'accord de Minsk et "se réservait le droit de poursuivre les opérations militaires conformément à ses propres plans tactiques".



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Les pro-russes ne montrent aucun signe de trêve, selon Kiev

samedi 14 février 2015 11h06
 
 

KIEV (Reuters) - L'offensive des séparatistes pro-russes ne montre aucun signe de ralentissement samedi à quelques heures de l'entrée en vigueur théorique d'une trêve prévue par un accord conclu cette semaine à Minsk, indique l'armée ukrainienne.

Les forces gouvernementales font état de 120 attaques distinctes au cours des dernières 24 heures.

"Il n'y a pas d'accalmie au contraire, les rebelles continuent leurs attaques contre Debaltseve", ville stratégique située sur la liaison ferroviaire entre Donetsk et Louhansk, les deux régions tenues par les insurgés, a dit Anatoly Stelmakh, porte-parole de l'armée.

La situation reste également tendue dans certaines zones de la région de Louhansk, précise l'armée.

L'accord conclu jeudi matin à Minsk grâce à la médiation de la France et de l'Allemagne prévoit l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu à dimanche 00h00, un retrait des armes lourdes de la ligne de front et la constitution d'une zone tampon de 50 km sous contrôle de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

 

 

 

(Pavel Polityuk; Pierre Sérisier pour le service français)

UKRAINE. Les combats continuent à quelques heures du cessez-le-feu

L'Obs avec AFP

Le cessez-le-feu doit entrer en vigueur ce samedi à 22 heures. Mais de violents combats ont fait 28 morts.

Des rebelles pro-russes à Gorlivka, dans l'est de l'Ukraine, dans la région de Donetsk le 13 février 2015.  (AFP / ANDREY BORODULIN)Des rebelles pro-russes à Gorlivka, dans l'est de l'Ukraine, dans la région de Donetsk le 13 février 2015. (AFP / ANDREY BORODULIN)
 

Les chances de succès des accords de Minsksemblaient de plus en plus minces à quelques heures d'un cessez-le-feu censé entrer en vigueur samedi à 22 heures GMT (21 heures à Paris), après de violents combats qui ont fait 28 morts vendredi dans l'est de l'Ukraine.

Séparatistes prorusses et militaires ukrainiens ont continué à s'affronter pour gagner du terrain vendredi, poussant le président ukrainien à juger les accords de Minsk "en grand danger".

Dans le fief rebelle de Donetsk, les tirs d'artillerie étaient continus, a en outre constaté un journaliste de l'AFP sur place. Mais les combats se déroulaient sur toute la ligne du front et les "drones ennemis ont survolé toute la zone de conflit", a indiqué l'armée ukrainienne.

Cette dernière a également fait état vendredi soir de combats faisant rage aux abords de Debaltseve, noeud ferroviaire stratégique à mi-chemin entre les capitales des "républiques" rebelles de Donetsk et de Lougansk, où les troupes ukrainiennes sont quasiment encerclées.

"L'Ukraine s'attend à une escalade et prend des mesures pour repousser les tirs", a déclaré le vice-ministre de la Défense ukrainien Petro Mekhed en affirmant que les rebelles allaient tenter de prendre Debaltseve ainsi que le port stratégique de Marioupol, sur les bords de la mer d'Azov.

Au total, 16 civils et douze militaires ukrainiens ont été tués, selon les derniers bilans ukrainiens et séparatistes.

5.500 morts 

Le texte de ces accords de "Minsk 2", arraché jeudi au terme de seize heures de négociations entre les dirigeants russe, ukrainien, français et allemand, avait fait naître "une lueur d'espoir" alors que sur le terrain les affrontements avaient atteint des niveaux critiques récemment après dix mois de conflit au lourd bilan de plus de 5.500 morts.

Mais vendredi, Petro Porochenko a profité d'une rencontre avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban à Kiev pour accuser les rebelles prorusses "d'attaquer les accords de Minsk" en bombardant les populations civiles dans l'est de l'Ukraine. Le président ukrainien faisait référence au bombardement au lance-roquette multiple Grad de la ville d'Artemivsk, située à plus de trente kilomètres de la ligne de front, qui a tué trois civils dont un enfant de sept ans vendredi.

"Malheureusement, après les accords de Minsk, l'opération offensive de la Russie a significativement augmenté (...) Les accords de Minsk sont en grand danger", a déclaré le président ukrainien.

Des sanctions pour ceux qui violeraient l'accord

Les dirigeants des sept plus grandes puissances économiques mondiales (G7, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume Uni, Etats-Unis) ont appelé au "strict respect" des accords et se sont dits "prêts à adopter" des sanctions contre ceux qui violeraient cet accord, selon un communiqué transmis par la présidence française.

"Le G7 reste prêt à adopter des mesures appropriées contre ceux qui violent le 'paquet de Minsk' en particulier contre ceux qui n'observent pas le cessez-le-feu global agréé ainsi que le retrait des armes lourdes", selon le texte.

De son côté, la porte-parole du département d'Etat américain Jennifer Psaki a accusé Moscou de continuer à déployer des armes lourdes dans l'est de l'Ukraine, se disant très préoccupée par "les informations concernant des chars et des systèmes de missiles supplémentaires venus ces derniers jours de l'autre côté de la frontière, de Russie".

Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait quant à lui adopter dimanche une résolution appelant à "appliquer pleinement" le cessez-le-feu conclu à la suite des négociations de jeudi à Minsk, ont indiqué vendredi des diplomates.

Prêt à un échec

Signe que l'hypothèse d'un échec de "Minsk 2" fait son chemin, le chef-adjoint de l'administration présidentielle ukrainienne Valeriy Chaly a assuré lors d'une émission télévisée qu'"en cas d'échec du cessez-le-feu, l'Ukraine recevra l'aide militaire de l'Occident".

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande avaient dès jeudi laissé entendre qu'il y aurait des difficultés à appliquer Minsk 2, et ont menacé la Russie de nouvelles sanctions si la trêve n'était pas respectée.

Plus positive, la chef de la diplomatie de l'Union européenne Federica Mogherini, en visite en Tunisie, a estimé que le cessez-le-feu, s'il se concrétise, serait "le premier pas" vers une résolution de la crise.