Vols en Jet privé de SARKOZY, Air Cocaïne!!!!

Publié le par José Pedro

Sarkozy sur les vols en jet privé : « Je n'ai rien à me reprocher »

Le Monde.fr avec Reuters | 

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« A ma connaissance, je n'ai rien à me reprocher. » Nicolas Sarkozy s'est défendu, jeudi 19 février sur Europe 1, d'avoir quelque chose à se reprocher dans l'enquête sur trois des vols qu'il a effectués en jet privé en 2012 et 2013 et qui ont été facturés à la société de son ami Stéphane Courbit, Lov Group.

L'affaire, révélée par Le Monde, était déjà connue mais, mercredi, des sources judiciaires ont révélé aux agences de presse que le parquet de Paris avait ouvert le 19 décembre une information judiciaire pour abus de biens sociaux, complicité et recel.

Lire aussi : La justice enquête sur des voyages de Sarkozy payés par Stéphane Courbit

Ce qui a conduit le journaliste d'Europe 1 à demander des explications au président de l'UMP, qui a botté en touche :

« Je n'ai pas l'intention de me livrer à quelque explication que ce soit parce qu'à ma connaissance vous n'êtes pas un juge. »

L'ancien chef de l'Etat a ensuite évoqué les calomnies dont il affirme avoir été victime dans l'affaire Bettencourt, dans laquelle il a été un temps mis en examen avant de bénéficier d'un non-lieu. Stéphane Courbit comparaît, en revanche, en tant que prévenu dans le procès pour abus de faiblesse de Liliane Bettencourt à Bordeaux.

Lire aussi : Qui sont les dix prévenus du procès Bettencourt ?

« Air Cocaïne »

Il y a six mois, Le Monde révélait en effet qu'en marge du volet français de l'affaire dite  « Air cocaïne » — un trafic de stupéfiants entre la République dominicaine et la France —, une juge d'instruction marseillaise avait été conduite à s'intéresser aux conditions dans lesquelles avaient été organisés plusieurs vols privés transportant l'ancien président de la République, entre décembre 2012 et mars 2013. Le parquet de Marseille s'est dessaisi de ces éléments et les a transmis au parquet de Paris, a précisé une source judiciaire, mercredi.

Lire aussi l'enquête : La nouvelle affaire qui menace Nicolas Sarkozy

En cause dans l'enquête des juges du pôle financier de Paris : trois voyages de Nicolas Sarkozy en jet privé, pris en charge par Lov Group, la société de l'ami de l'ancien président Stéphane Courbit, et qui pourraient constituer des abus de biens sociaux et recel.

Ces trois déplacements auraient coûté au total 330 000 euros.

L'affaire Bettencourt

Plusieurs sources judiciaires indiquaient au Monde en septembre dernier que M. Courbit avait été interrogé sur ces faits, en qualité de témoin, dans le courant du mois d'août, à Paris, par la police judiciaire.

L'avocat de M. Courbit, Me Christophe Ingrain, avait confirmé la prise en charge par Lov Group des trois déplacements qui intéressent la justice mais avait contesté toute irrégularité. Il avait, en effet, justifié ces vols par un projet de « création d'un fonds d'investissement dans lequel l'ancien président de la République aurait été impliqué ».

Mais ce projet avait été abandonné après la mise en examen pour abus de faiblesse de M. Courbit dans l'affaire Bettencourt, avait expliqué l'avocat.

«

BETTENCOURT

image: http://s1.lemde.fr/mmpub/edt/zip/20141014/100629/img/bettencourt.jpg

Bettencourt
  • Date des faits présumés : 2005-2012
  • Nicolas Sarkozy est hors de cause
  • Type d'affaire : Financement
  • Motifs de l'enquête : Abus de faiblesse, trafic d'influence et recel

Résumé de l'affaire :

Des enregistrements clandestins pratiqués par leur majordome révèlent notamment que les milliardaires André et Liliane Bettencourt auraient donné des enveloppes d'argent liquide à plusieurs personnalités politiques de droite. De son côté, Mme Bettencourt aurait obtenu des arrangements de l'administration fiscale, alors dirigée par Eric Woerth. Or l'épouse de M. Woerth travaille dans une société qui gère la fortune de Mme Bettencourt. Or, le ministre Woerth avait remis une Légion d'honneur à Patrice de Maistre, homme de confiance de Liliane Bettencourt. En marge de cette affaire principale, le procureur Philippe Courroye ordonné l'examen des communications sur téléphone mobile des journalistes du Monde qui travaillent sur ce dossier.

De quoi Nicolas Sarkozy est accusé :

Quelques mois après avoir été mis en examen en mars 2013 pour "abus de faiblesse", Nicolas Sarkozy a finalement bénéficié d'un non-lieu en octobre de la même année. Les juges d'instruction ont estimé qu'ils ne disposaient pas d'assez d'éléments pour mettre en examen l'ancien chef de l'Etat, comme l'ont été certains de ses proches (l'ex-ministre Eric Woerth, l'homme d'affaires Stéphane Courbit, etc.).

Où en est l'affaire :

Eric Woerth a été mis en examen en février 2012 pour "trafic d'influence passif". Il est soupçonné d'être intervenu dans la remise de la Légion d'honneur à Patrice de Maistre en échange de l'embauche de sa femme dans la société qui gère la fortune de Mme Bettencourt. Il est également poursuivi pour "abus de faiblesse" envers la milliardaire de 91 ans, volet pour lequel il comparaîtra devant le tribunal correctionnel avec dix autres personnes, malgré le non-lieu requis du parquet de Bordeaux, ainsi que pour "recel" dans la partie concernant un éventuel "trafic d'influence".

Pour en savoir plus :
Affaire Bettencourt : pourquoi Nicolas Sarkozy n'ira pas au procès
Un non-lieu pour Nicolas Sarkozy malgré son "comportement abusif"

»

 
 


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/02/19/sarkozy-sur-les-vols-en-jet-prive-je-n-ai-rien-a-me-reprocher_4579238_823448.html#t2LWw5HWhTpT6SRV.99

A LA UNE > NATIONAL 18/02/15 - 12H07

Des juges financiers enquêtent sur des voyages de Sarkozy payés par son ami Courbit

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L'ancien président Nicolas Sarkozy, le 17 février 2015 à Paris - Miguel Medina/AFP

L'ancien président Nicolas Sarkozy, le 17 février 2015 à Paris - Miguel Medina/AFP

Nouveau front judiciaire pour Nicolas Sarkozy: des juges financiers sont saisis d'une enquête pour abus de biens sociaux autour de trois vols en jet privé de l'ex-président en 2012-2013, facturés à la société Lov Group de son ami Stéphane Courbit.

Le parquet de Paris a ouvert cette information judiciaire le 19 décembre pour abus de biens sociaux, complicité et recel au préjudice éventuel de Lov Group, a appris mercredi l'AFP de sources proche du dossier et judiciaire.

L'abus de bien social punit le fait pour un dirigeant de faire avec sa société et de mauvaise foi des actes contraires à son intérêt, dans un but personnel ou celui d'une autre société. Le recel peut viser le bénéficiaire d'une infraction.

Une juge marseillaise s'était penchée de manière incidente sur les trois vols dans le cadre d'une enquête, baptisée Air Cocaïne, sur un trafic de stupéfiants entre la République dominicaine et la France, impliquant une société de transports aériens, SNTHS. Parmi les documents découverts lors d'une perquisition dans cette société, les enquêteurs ont saisi dix factures adressées à Lov Group, dont trois concernent les vols en jet privé de Nicolas Sarkozy.

Ces vols ont été effectués dans trois appareils différents en partance du Bourget, à destination de Doha (Qatar), où l'ex-président s'est rendu le 9 décembre 2012 pour un forum international sur le sport, des Etats-Unis le 30 janvier 2013 et le 26 février 2013 à Abou Dhabi (Emirats arabes unis).

D'après une source proche du dossier, les documents saisis montrent que le premier vol a été facturé 102.000 euros par SNHTS à Lov Group, le deuxième 95.000 et le dernier 104.000.

Le parquet de Marseille s'était dessaisi des éléments sur les vols au profit du parquet de Paris.

 

 

- Projet de fonds d'investissement -

 

L'avocat de M. Courbit, Christophe Ingrain, avait justifié auprès de l'AFP ces voyages par le projet de son client de créer un fonds d'investissement, Columbia, dans lequel M. Sarkozy était impliqué. Mais le projet avait été abandonné après la mise en examen pour abus de faiblesse de M. Courbit dans l'affaire Bettencourt, avait expliqué l'avocat.

Selon des courriels dont l'AFP a eu connaissance, des échanges ont eu lieu entre l'entourage de M. Sarkozy et des responsables qataris au sujet de Columbia. Depuis qu'il n'est plus président, Nicolas Sarkozy donne aussi régulièrement des conférences rémunérées à travers le monde.

Stéphane Courbit comparaît actuellement au procès Bettencourt à Bordeaux. Il est soupçonné comme d'autres prévenus d'abus de faiblesse sur Liliane Bettencourt, au sujet d'un investissement de l'héritière de L'Oréal de 143 millions d'euros dans Lov Group. Le parquet avait requis un non-lieu à son égard. Nicolas Sarkozy a bénéficié d'un non-lieu dans cette affaire, après avoir aussi été mis en examen pour abus de faiblesse.

L'enquête sur ses vols s'ajoute aux nombreux dossiers judiciaires qui embarrassent l'ex-chef de l'Etat, revenu en politique fin 2014 en prenant la tête de l'UMP.

Plusieurs enquêtes sont déjà ouvertes en lien avec la présidentielle de 2012. Parmi elles, l'affaire Bygmalion, un vaste scandale de fausses factures qui auraient servi à masquer un dépassement très important des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy. Ou celle des pénalités adressées après la campagne au candidat Sarkozy par le Conseil constitutionnel mais payées par l'UMP. Dans ces deux dossiers, l'ex-président n'a pas été entendu mais l'ancien patron de l'UMP Jean-François Copé a été mis en examen pour abus de confiance dans le dossier des pénalités.

Dans un autre dossier, Nicolas Sarkozy est mis en examen pour corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel. Les juges le soupçonnent d'avoir tenté, avec son avocat Thierry Herzog, d'obtenir des informations couvertes par le secret sur la procédure Bettencourt, en promettant à un haut magistrat d'agir pour sa carrière. Mais cette enquête a été suspendue en attendant l'examen de requêtes en nullité de la procédure.

 

AFP

Campagne 2007 de Sarkozy : un nouveau témoignage accrédite la thèse du financement libyen

Par L' Obs

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Un cousin de Mouammar Kadhafi évoque "des dizaines de millions d'euros" distribués à Nicolas Sarkozy "en plusieurs versements à partir de 2005-2006".

Nicolas Sarkozy, le 9 mars 2012 à Nice. (VALERY HACHE/AFP)

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À LIRE AUSSI

Tandis que Nicolas Sarkozy se prépare à annoncer son retour en politique, un nouveau témoignage vient accréditer l'hypothèse d'un financement par la Libye de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.

Un cousin de Mouammar Kadhafi et ex-dignitaire du régime, Ahmed Kadhaf al-Dam, évoque dans un entretien à "L'Express", mercredi 17 septembre, "des dizaines de millions d'euros" distribués à Nicolas Sarkozy "en plusieurs versements à partir de 2005-2006".

Des juges du pôle financier enquêtent depuis avril 2013 sur des accusations de financement de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy par le régime libyen de Mouammar Kadhafi. Les accusations sont lancées, sans preuves, par Ziad Takieddine, lui-même mis en examen pour son rôle d'intermédiaire dans des ventes d'armes dans le volet financier de l'affaire Karachi. Parmi les ex-dignitaires libyens, certains ont confirmé ce financement, sans fournir d'élément matériel, d'autres ont démenti.

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a déposé plainte pour faux contre Mediapart, qui avait publié une note semblant accréditer ce financement en pleine présidentielle de 2012. Une autre enquête est ouverte à ce sujet.

Dans l'enquête sur ce possible financement libyen, l'enregistrement d'une conversation téléphonique entre Nicolas Sarkozy, placé sur écoutes, et son avocat a provoqué l'ouverture d'une information judiciaire le 26 février pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction. L'ex-président a-t-il tenté, avec l'appui de Me Thierry Herzog, de recueillir des informations dans une procédure le concernant auprès d'un haut magistrat contre une promesse d'intervention pour l'aider à obtenir un poste de prestige? La justice le soupçonne. Ces écoutes ont conduit à la mise en examen pour corruption de l'ex-président.

A-S. H. (avec agences)