Un neurochirurgien de Harvard confirme que la vie après la mort existe!

Publié le par José Pedro

Un neurochirurgien de Harvard confirme que la vie après la mort existe

 
Avons-nous une âme? Y a-t-il une vie après la mort? Depuis les débuts de l’histoire, la vie après la mort a été expérimentée par d’innombrables personnes qui sont revenues raconter leur histoire. Le compte-rendu le plus remarquable est celui vécu de première main par le neurochirurgien (pendant 25 ans) formé à Harvard, le Dr Eben Alexander. Ceci n’est pas juste une de ces histoires de l’au-delà qui peut être balayée d’un revers de main comme si c’était une hallucination. Avant d’examiner les détails de son expérience de l’au-delà et à quel point ils défient toute explication scientifique, explorons un peu son récit.



Avant son expérience, il ne croyait pas en l’existence d’un esprit non physique. Ayant fait ses études dans le cadre de la médecine universitaire occidentale, et ses collègues médecins profondément investis dans une perspective matérielle de l’univers, il pensait que l’idée d’une âme était bizarre. Comme la plupart des « sceptiques », il croyait que les histoires de l’au-delà étaient des hallucinations ou des produits de l’imagination humaine.

Le Dr Alexander a changé d’avis après avoir été dans le coma pendant 7 jours à la suite d’une méningite bactérienne sévère. Pendant son coma, il a fait l’expérience d’un voyage intense dans ce qu’il savait être l’au-delà, en visitant des espaces célestes et d’autres moins paradisiaques.

 
Après être revenu dans son corps et avoir vécu une guérison miraculeuse contre toute attente, il a écrit le best-seller du New-York Times « La Preuve du Paradis » (Proof of Heaven). Ce que le Dr. Alexander confirme, c’est que notre vie ici ne serait qu’un test pour aider nos âmes à évoluer et à croître, et que la façon dont nous y parvenons c’est de nous comporter avec amour et compassion. Voici quelques autres remarques surprenantes qu’il a faites:

– L’expérience de l’au-delà était si « réelle » et vaste que l’expérience de la vie en tant qu’un humain sur Terre semblait un rêve artificiel en comparaison.

– Le tissu de l’au-delà était de l’AMOUR pur. L’amour dominait l’au-delà à un tel degré que la présence globale du mal était infiniment minuscule. Si vous souhaitez connaître l’Univers, connaissez l’Amour.

– Dans l’au-delà, toute communication était télépathique. Il n’y avait pas besoin de mots parlés, ni même de la séparation entre le moi et tout ce qui se passe autour de nous. Toutes les questions que vous posiez dans votre esprit obtenaient immédiatement une réponse télépathique aussi.

Quand on lui demande ce qu’il veut que tout le monde sache sur le domaine spirituel, il répond toujours que vous êtes infiniment précieux et aimé plus que vous ne pouvez l’imaginer.  Vous êtes toujours en sécurité. Vous n’êtes jamais seul. L’amour inconditionnel et parfait et Dieu ne néglige pas une seule âme.

« L’amour est, sans aucun doute, la base de tout. Pas une sorte d’amour abstrait, insondable, mais l’amour quotidien que tout le monde connaît, celui que l’on ressent en regardant notre conjoint(e) ou nos enfants, ou même nos animaux. Dans sa forme la plus pure et la plus puissante, cet amour n’est ni jaloux, ni égoïste, mais inconditionnel.



Telle est la réalité des réalités, la vérité des vérités incompréhensible et magnifique qui vit et respire au coeur de tout ce qui existe ou existera jamais, et il n’est absolument pas possible de comprendre ce que nous sommes ou qui nous sommes si nous ne connaissons pas cette vérité et si nous ne la ressentons pas profondément dans nos corps et dans toutes nos actions. »

Parlons maintenant crédibilité une minute. Qu’est-ce qui rend cette expérience tellement plus significative que d’autres récits d’expérience de mort imminente (EMI)? Le néocortex d’Eben était complètement hors d’état de fonctionner pendant la durée de son coma dû à sa grave méningite bactérienne, il n’y a donc aucune explication scientifique éclairant ce qu’il a vécu. En fait, il réfute 9 explications scientifiques éventuelles dans son livre.

 

 Explorer les explications naturalistes

Examinons 5 explications potentielles qu’il décrit à l’annexe B de « La Preuve du Paradi ». Quelques-unes de ses explications ne pourraient nous être d’aucun secours, n’étant pas familiers avec la terminologie neuroscientifique. Voici donc les explications les plus courantes qu’il réfute, extraites de son livre.

1. Ce serait un « programme du tronc cérébral primitif pour soulager la douleur et la souffrance.  (« argument évolutionniste » – peut-être comme un vestige de stratégies telles que faire le mort des mammifères inférieurs?). Ceci n’explique pas la nature abondante et richement interactive des souvenirs.

2. La remontée déformée de souvenirs de parties plus profondes du système limbique (par exemple, l’amygdale latérale) qui est suffisamment protégé par des enveloppes successives de l’inflammation méningée, survenant, elle, principalement à la surface du cerveau. Ceci n’explique pas la nature abondante et richement interactive des souvenirs.

3. Une décharge de DMT. La DMT, un agoniste de la sérotonine survenant naturellement provoque des hallucinations et un état de rêve. Je suis personnellement familier des expériences de drogues liées aux agonistes de la sérotonine (LSD) de mes années d’adolescence, au début des années 1970. Je n’ai eu aucune expérience personnelle avec la DMT, mais j’ai vu des patients sous son influence. La riche ultra-réalité que j’ai vécue, exigerait les capacités auditives et visuelles du néocortex comme régions réceptrices du cerveau pour y générer une expérience audiovisuelle tellement riche, telle que je l’ai vécue dans mon coma. Le coma prolongé en raison de la méningite bactérienne avait gravement endommagé mon néocortex, qui est la zone où la totalité de la sérotonine, à partir des noyaux du raphé dans mon tronc cérébral (ou la DMT, agoniste de la sérotonine) aurait eu des effets sur les expériences visuelles ou auditives. Mais mon cortex était éteint, et la DMT n’aurait pas eu de place dans le cerveau pour agir.

4. Un phénomène de redémarrage – une accumulation aléatoire de souvenirs bizarres et épars venant de vieux souvenirs dans le néocortex endommagé, ce qui pourrait se produire avec le retour du cortex dans la conscience après une panne prolongée de l’ensemble du système, comme dans ma méningite. Surtout étant donné les subtilités de mes souvenirs élaborés, cela semble hautement improbable.

5. La génération de souvenirs insolites par une voie visuelle archaïque passant par le mésencéphale, utilisée abondamment chez les oiseaux mais rarement détectée chez les humains. Ce phénomène peut être mis en évidence chez les humains aveugles au niveau du cortex, du fait du cortex occipital. Cela ne fournit aucune explication concernant l’ultra-réalité dont j’ai pu témoigner et n’explique pas non plus le fait que les expériences visuelles et auditives étaient aussi interreliées.

Son compte-rendu d’EMI se présente comme le récit le plus crédible de tous les temps, et du fait de son contexte de formation scientifique matérialiste, nous avons de bonnes raisons de croire qu’il a réellement expérimenté une rencontre saisissante avec quelque chose au-delà de ce monde.

 

Liens connexes:
 

Vie après la mort : Mort pendant 45mn, il se réveille avec une vision

 


Sources:

New York Times
La Preuve du Paradis par le Dr. Eben Alexander
Spirit Science And Metaphysics


Source Fr: Sante-nutrition

Expérience de mort imminente

 
 
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir EMI.
 
L'Ascension vers l'Empyrée de Hieronymus Boschest associée par les chercheurs sur l'expérience de mort imminente aux aspects de la vision du tunnel1

Expérience de mort imminente (EMI) est une expression désignant un ensemble de « visions » et de « sensations » consécutives à une mort clinique ou à un coma avancé. Ces expériences correspondent à une caractérisation récurrente et spécifique contenant notamment : la décorporation, la vision complète de sa propre existence, la vision d’un tunnel, la rencontre avec des entités spirituelles, la vision d’une lumière, un sentiment d'amour infini, de paix et de tranquillité, l'impression d'une expérience ineffable et d’union avec des principes divins ou supranormaux2. Cependant, rares sont les EMI qui associent tous ces éléments et on observe une certaine variation inter-individuelle.

Plusieurs patients ayant vécu cette expérience en infèrent la possibilité pour la conscience de survivre, au moins quelque temps, à la mort physique. Les neuroscientifiques constatent pour leur part dans ce phénomène une altération de la conscience cérébrale où elles reconnaissent des mécanismes physiologiques largement étudiés.Quelques neuroscientifiques[réf. souhaitée] se penchent cependant à tout hasard sur les hypothèses envisageant l'existence d'une conscience indépendamment de l'activité cérébrale.

D'autres expressions sont parfois utilisées, comme « expérience aux frontières de la mort », « expérience de mort approchée » (EMA), « expérience de mort-retour », ou l'expression anglaise : « near-death experience » (NDE)3.

 

 

Origines du terme[modifier | modifier le code]

L'expression « expérience de mort imminente » a été proposée par le psychologue et épistémologue français Victor Egger en 1896 dans Le moi des mourants à la suite de débats menés à la fin du xixe siècle entre philosophes et psychologues, relatifs aux récits d’alpinistes de la vision complète de leur existence4 lors de chutes5. Ces débats ont été initiés par la publication en 1892 des « Notizen über den Tod durch Absturz » [Notes sur la mort causée par une chute] par le géologue SuisseAlbert Heim dans les Annales du Club Alpin Suisse. À la suite d'une expérience personnelle, lors d'une randonnée dans le Säntis avec un groupe d'alpinistes expérimentés, il a collecté et publié dans cette revue les sensations d'une trentaine d'autres alpinistes qui tous ont vécu une vision complète de leur existence associée a une sensation agréable de flottement et de calme infini.

« Toutes les pensées furent connectées entre elles et très claires. Elles ne furent aucunement brouillées, à la manière d’un rêve.Tout d’abord, j’ignorai quel pouvait être mon sort. […] Je pensai à enlever mes lunettes et à les jeter pour que les éclats de verre ne blessent pas mes yeux […] Je vis ensuite, à une certaine distance, se dérouler comme sur une scène ma vie entière. […] À travers une lumière céleste, tout paraissait radieux, tout était beau et sans douleur, sans peur et sans peine. […] La bataille était devenue amour. […] Une paix divine traversa mon âme comme une musique sublime. […] J’entendis ensuite le bruit sourd de l’impact annonçant la fin de ma chute. »

— Albert Heim6

Dans les années 1960, des psychologues et des psychiatres nord-américains se sont intéressés à ces débats. Les Notizen über den Tod durch Absturz ont été traduites en anglais en 1972 par Russell Noyes et Roy Kletti sous le titre The Experience of Dying from Falls7. Ils se sont alors intéressés à ce phénomène et ont cherché des cas similaires aux États-Unis, d'abord dans les clubs d'alpinisme, sans succès, puis parmi les accidentés de la route. La collecte suffisante de cas leur permet d'établir une hypothèse : « l'expérience s’apparente à un syndrome passager de dépersonnalisation, lorsque l’on est en danger de mort, on se scinde en un Moi en état d’alerte et en un Moi en état d’observation, rendu étranger à son propre corps, ce qui correspondrait à un mécanisme de protection de la psyché humaine6 ».

Les EMI sont mieux connues depuis le développement et l’amélioration des procédures de réanimation. Elles ont été popularisées avec les travaux du psychiatreRaymond Moody en 1975 sous le nom de Near Death Experience (NDE)8, reprenant l'expression de Victor Egger. L'impression de décorporation n'est cependant pas exclusive à l'EMI, elle était déjà présente dans diverses spiritualités, avec des témoignages de personnes rapportant être « sorties de leur corps » lors de méditationou au moment de s'endormir (voir le « voyage astral » dans le monde paranormal).

En 2011, dans son article intitulé A Search for the Truth of Near Death Experiences, le Dr James Paul Pandarakalam souligne que « les travaux de recherche antérieure de Raymond Moody ont créé une grande controverse en thanatologie dont les conclusions ont été mises en avant par ses éditeurs sensationnalistes. Dans sa récente publication9, il a déclaré nuls et non avenus ses travaux antérieurs sur les EMI et a tenté de récupérer sa crédibilité scientifique. »

Mort clinique[modifier | modifier le code]

La mort clinique correspond à une brève période d’inconscience causée par un apport sanguin insuffisant au cerveau dû à une mauvaise circulation sanguine, à uneinsuffisance respiratoire, ou aux deux. On parle de mort clinique lorsque les tests cliniques effectués — et répétés plusieurs fois — pour vérifier la mort d'une personne montrent que, simultanément, le patient n'a plus d'activité musculaire spontanée, n'a plus de réflexe — pas de réaction à la douleur par exemple — et ne respire plus10,11. Il s'agit d'un état réversible différent de la mort cérébrale. Lors d'une expérience de mort imminente à la suite d'un arrêt cardiaque, le tracé plat de l’électro-encéphalographie ne signifie pas que le cerveau est mort. Selon Steven Laureys, chercheur au Coma Science Group (Centre de recherche du Cyclotron, Université de Liège, Belgique), l'analyse par PET-scan du cerveau lors d'un arrêt cardiaque indique qu'il conserve une activité physiologique résiduelle qui le différencie d'un cerveau mort12.

Fréquence des EMI[modifier | modifier le code]

Plusieurs études ont traité de la fréquence des expériences de mort imminente. Ces études ont fait l'objet d'une méta-analyse en 2008 au sein de l'Université de Liège1. Selon cette méta-analyse, réalisée par Marie Thonnard et coll., la fréquence des EMI varie de 2 % à 12 %. L'étude de Pim van Lommel en 200113 rapporte que sur 344 patients interrogés, 62 (18 %) avaient certains souvenirs de la période d'inconscience et 41 d'entre-eux (12 %) ont expérimenté une EMI de base. Parnia en 2001 en rapporte 6 %14 et Greyson en 2003 en rapporte 2 %15. Par ailleurs, en 2011, une nouvelle étude réalisée par Vanessa Charland-Verville en rapporte 5 %16. La différence réside dans la méthodologie, van Lommel utilisant le questionnaire WCEI établi en 1980 alors que les trois autres utilisent un questionnaire plus nuancé, celui de Greyson établi en 1983. Selon la méta-analyse de Marie Thonnard et coll., la fréquence des EMI est inversement proportionnelle à l'âge, elle est plus élevée chez les personnes de moins de 60 ans; et inversement proportionnelle au déficit mnésique induit par la longueur de la post-réanimation cardio-respiratoire1. La fréquence ainsi que la profondeur de l'EMI (voir échelle de Greyson) n'est par contre pas corrélée avec les facteurs tels que les substances pharmacologiques administrées, la durée du coma ou de l’arrêt cardiaque. Avoir expérimenté une EMI augmente la probabilité d'en expérimenter une nouvelle. Cependant, ce résultat peut également être induit par l'âge, en effet, les patients de ce groupe dans les différentes études sont majoritairement des personnes jeunes 1.

Effets de la profondeur des expériences de mort imminente sur la survie[modifier | modifier le code]

La profondeur de l'expérience de mort imminente, définie par exemple par l'indice WCEI (Weighted core experience index) de Bruce Greyson (en) pour mesurer la « qualité » d'une EMI17 sous la forme d'une échelle de qualification des témoignages18,19, est corrélée avec un risque de décès dans les 30 jours après l'arrêt cardiaque1. La profondeur de l'EMI est liée au sexe, elle est dite généralement « plus profonde » chez les femmes, et au fait d'avoir eu une réanimation cardio-pulmonaire en dehors de l'hôpital1. Cependant, étant donné que les patients de ce second groupe étaient plus jeunes que les autres patients, au sein des différentes études, ce résultat sur la profondeur de l'EMI peut résulter d'une différence d'âge1.

Expérience de mort imminente et expérience de mort partagée[modifier | modifier le code]

 
Représentation du Paradis de Dante Alighieri parGustave Doré

Les premiers témoignages contemporains[modifier | modifier le code]

Après avoir repris conscience, certains patients font au Dr Moody un récit qui lui semble présenter des similitudes : décorporation, conviction d'être mort et cependant conscient mais dans un corps immatériel (ou corps astral), déplacement le long d'un tunnel, vision d'une lumière intense, rencontre avec des personnes décédées ou des« êtres de lumière », remémoration en accéléré de sa propre existence, prises de conscience, etc.

Dans la majorité des cas, l'expérience est jugée agréable et qualifiée de « lumineuse », avec une connotationmystique, au point que la personne éprouverait ensuite des difficultés pour revenir à la réalité matérielle du monde20. Quatre pour cent (4 %) des personnes décrivent cependant cette expérience comme effrayante ou désespérante21. Certaines études menées dans des contextes différents contestent ce constat et montrent une grande variation du sentiment agréable/désagréable en fonction du milieu culturel et religieux22.

L'expérience type selon Moody[modifier | modifier le code]

L'expérience « modèle » de mort imminente, selon Raymond Moody, se présente ainsi :

« Voici donc un homme qui meurt, et, tandis qu’il atteint le paroxysme de la détresse physique, il entend le médecin constater son décès. Il commence alors à percevoir un bruit désagréable, comme un fort timbre de sonnerie ou un bourdonnement, et dans le même temps il se sent emporté avec une grande rapidité à travers un obscur et long tunnel. Après quoi il se retrouve soudain hors de son corps physique, sans quitter toutefois son environnement immédiat ; il aperçoit son propre corps à distance, comme en spectateur. Il observe de ce point de vue privilégié les tentatives de réanimation dont son corps fait l’objet (...) Bientôt, d’autres évènements se produisent : d’autres êtres s’avancent à sa rencontre, paraissant vouloir lui venir en aide ; il entrevoit les esprits de parents et d’amis décédés avant lui (...) Mais il constate alors qu’il lui faut revenir en arrière, que le temps de mourir n’est pas encore venu pour lui. À cet instant, il résiste, car il est désormais subjugué par le flux des évènements de l’après vie et ne souhaite pas ce retour (...) Par la suite, lorsqu’il tente d’expliquer à son entourage ce qu’il a éprouvé entre temps, il se heurte à différents obstacles. En premier lieu, il ne parvient pas à trouver des paroles humaines capables de décrire de façon adéquate cet épisode supraterrestre (...) Pourtant cette expérience marque profondément sa vie et bouleverse notamment toutes les idées qu’il s’était faites jusque là à propos de la mort et de ses rapports avec la vie. »

— Raymond Moody, La vie après la vie, 1977, trad., Editions Robert Laffont, pp. 35 à 37.

Les quinze traits communs de l'expérience de mort imminente selon le point de vue du patient (Moody)
1) l'incommunicabilité « Je ne trouve pas de mots »
2) l'audition du verdict « J'ai entendu une voix de femme qui demandait : « Est-ce qu'il est mort ? » »
3) les sentiments de calme et de paix « Je ne ressentais absolument rien, si ce n'est paix, réconfort »
4) les bruits « J'entendais quelque chose qui ressemblait à un tintement de cloches dans le lointain »
5) le tunnel obscur « Après, me voilà comme entraîné dans ce long couloir sombre »
6) la décorporation « Je me retrouvai en train de flotter à peu près à un mètre cinquante au-dessus du sol »
7) le contact avec d'autres « Je me suis aperçue de la présence d'un tas de monde, tous des gens que j'avais connus autrefois et qui étaient passés dans l'autre monde »
8) l'être de lumière « C'est alors qu'est intervenue cette lumière brillante »
9) le panorama de la vie « Des retours en arrière ont commencé, je me retrouvais toute petite et, à partir de là, je me suis mise à avancer à travers les premiers temps de mon existence, année après année, jusqu'au moment présent »
10) la frontière ou limite « Des paroles me sont venues à l'esprit : 'Veux-tu mourir ? »
11) le retour « Je me sentais un devoir envers les miens, alors j'ai pris la décision de revenir »
12) le problème du témoignage  
13) les répercussions sur la conduite de vie {« Leur vie avait gagné en profondeur », « Réfléchir sur des problèmes philosophiques », « J'avais brusquement mûri », « [avant] j'agissais sous le coup d'impulsions ; maintenant je réfléchis ... tout passe par ma conscience », « J'ai été plus consciente de posséder un esprit qu'avant de posséder un corps », « Depuis lors, on m'a souvent fait remarquer que je produisais un effet calmant sur les gens », « Presque tous les témoignages mettent l'accent sur l'amour du prochain, unique et profond », « En outre ... importance de la recherche de la connaissance » )
14) les nouvelles perspectives sur la mort  
15) les confirmations.  

Le psychiatre Stanislas Grof, connu pour ses travaux sur les expériences sous LSD, comme l'un des fondateurs de la « psychologie transpersonnelle » et promoteur de la « respiration holotropique » déclare :

« Un exemple intéressant d'expérience de sortie du corps véridique, en situation de mort imminente, est celui de Ted, un enseignant afro-américain de 26 ans, souffrant d'un cancer inopérable... L'équipe médicale s'était décidée à l'opérer... Nous apprîmes qu'au cours de l'opération, Ted avait eu deux arrêts cardiaques entraînant une mort clinique et qu'il avait dû être réanimé à deux reprises... Nous interrogeâmes Ted sur ce qu'il avait vécu... [1] Sa conscience se trouvait en haut du plafond et il n'arrivait pas à revenir dans son corps... [2] Il se mit à décrire avec précision ce que nous portions [comme vêtements] lors de notre précédente visite. Il ne faisait aucun doute qu'il avait perçu avec justesse les personnes présentes dans la pièce, alors que ses yeux étaient restés fermés. Il avait même remarqué à un moment des larmes couler sur les joues de Joan [Halifax]... [3] [Il vit] une lumière brillante, [accompagnée] d'un sentiment de sacré et d'une profonde paix intérieure. [4] Il voyait simultanément un film au plafond retraçant de façon très intense tout le mal qu'il avait fait dans sa vie. Devant ses yeux défilaient les visages de toutes les personnes qu'il avait tuées pendant la guerre, il ressentit la douleur et les souffrances de toutes les personnes auxquelles il avait fait du mal, tout au long de sa vie. »

— Stanislav Grof, Quand l'impossible arrive, 2007, Guy Trédaniel éditeur, pp. 205-207.

Le concept de « mort partagée »[modifier | modifier le code]

Il existe aussi ce que Raymond Moody appelle les « expériences de mort partagée » dans son dernier ouvrage intitulé Témoins de la vie après la vie23.

Les expériences de mort partagée ressemblent aux expériences de mort imminente (décorporation, vision autoscopique, lumière mystique, sentiment exacerbé de bien-être, d’amour et de paix, etc.) à un détail près : elles sont vécues par des gens en bonne santé, physique et psychologique mais qui se manifestent au moment du décès d’un proche. Ils se tiennent près du corps et se sentent transportés ailleurs, comme échappés de leur propre corps, immergés dans une intense lumière et « participent » dans la paix et l’amour au départ du proche (ou du patient) après avoir généralement visualisé à ses côtés le film de sa vie.

Voici comment est exposé dans Témoins de la vie après la vie le récit modèle d’une telle expérience :

« Une femme appelée Jane est assise auprès de son mari, en phase terminale d’un cancer, après trente ans de vie commune. Il a perdu conscience et, d’après le médecin qui le soigne, sa mort est imminente. (…) Tandis qu’elle le regarde, une brume blanche s’élève et se dissipe dans l’air au-dessus de lui. (…) Soudain, la chambre s’éclaire et s’emplit d’une lumière blanche dans laquelle dansent des particules. Jane, qui se sent un peu étourdie, comprend tout à coup qu’elle a quitté son corps et qu’elle flotte non loin du plafond de la chambre. Elle se voit en bas, assise auprès du cadavre de son mari, ce qui lui parait bizarre car elle le sent en même temps non loin d’elle. Elle tourne la tête et le voit qui lui sourit (…). Le couple continue à planer tandis que des scènes de leur vie surgissent autour d’eux. Ils voyagent dans leur passé en voyant défiler ces fragments dont certains se présentent de façon panoramique ; (…). Parmi ses scènes, se trouvent des séquences dont Jane ne fait pas partie, des scènes de la vie de son mari. (…) Ensemble, ils se déplacent vers un coin de la chambre qui n’est plus à angle droit. Toute la pièce a changé de forme et semble continuer à se transformer (…). C’est peut-être dû à cette ouverture, à ce tube qui semble se dilater près du plafond, comme une porte vers un ailleurs. Jane et son mari y pénètrent (…) [et] débouchent dans un paysage édénique. Autour d’eux, tout n’est que beauté. (…) Jane et son mari marchent sur un sentier qui descend vers un cours d’eau. Comme ils s’en approchent, Jane se rend compte qu’elle ne peut pas aller plus loin. (…) Elle est heureuse pour son mari qui ne souffre plus et n’a plus de corps mortel. Elle prend congé de lui et, en un éclair, se retrouve dans son corps de chair et d’os, assise auprès de celui, inerte, de son mari24(…) »

Sept caractéristiques selon Moody[modifier | modifier le code]

Plus succinctement, Raymond Moody analyse sept éléments constitutifs de ce phénomène :

  1. « Le changement de géométrie » : la pièce semble « se muer » en quelque chose d’autre, elle « s’étire et s’effondre en même temps, [dessinant comme] une géométrie alternative » dit un expérienceur mathématicien 25.
  2. « Une immersion dans une lumière mystique » : source de pureté, d’amour, de paix.
  3. « Une musique et des sons musicaux » accompagnent l’expérience.
  4. « Décorporation » de l’expérienceur et de la personne décédée.
  5. Ils revivent ensemble « le film du passé » du défunt : « Je me tenais devant ce qui ressemblait à un vaste écran avec mon mari qui venait de mourir et nous regardions sa vie se dérouler sous nos yeux. Certaines des choses que j’ai vues, je les ignorais complètement jusqu'alors »26
  6. « Découverte d’un paysage irréel ou édénique »
  7. « La brume au moment de la mort » : celle-ci correspond à une espèce de fumée blanche qui s’échappe du corps défunt et prend parfois une forme humaine.

Dans son livre Glimpses of Eternity, an investigation into shared death experiences27 coécrit avec Paul Perry et publié en 2010, Moody propose que les neurones miroirs du système empathique pourrait contenir la clé pour expliquer le mécanisme de transmission de l'expérience de mort partagée. Les neurones miroirs joueraient un rôle dans la cognition sociale, notamment dans les processus affectifs, tels que l'empathie.

À plus long terme, on note fréquemment un développement de l'empathie, la remise en cause des priorités et la modification du mode de vie. Quelques Répercussions sur la conduite de la vie8 (p. 102-107) :

  • « Leur vie avait gagné en profondeur »,
  • « Réfléchir sur des problèmes philosophiques »,
  • « J'avais brusquement mûri »,
  • « [avant] j'agissais sous le coup d'impulsions ; maintenant je réfléchis ... tout passe par ma conscience »,
  • « J'ai été plus consciente de posséder un esprit qu'avant de posséder un corps »,
  • « Depuis lors, on m'a souvent fait remarquer que je produisais un effet calmant sur les gens »,
  • « Presque tous les témoignages mettent l'accent sur l'amour du prochain, unique et profond »,
  • « En outre ... importance de la recherche de la connaissance »,
  • « En aucun cas elle ne leur a inspiré l'idée d'un salut instantané ou d'une infaillibilité morale ».

Les échelles d'EMI[modifier | modifier le code]

Généralement, les cas avérés d'EMI sont considérés lorsqu'un patient a subi une mort clinique et a été ranimé avec succès. Leurs témoignages peuvent ensuite être comparés à une échelle EMI construite selon le modèle de Rasch, une approche mathématique simple utilisée dans le cadre de la théorie des réponses aux items, pour les normaliser et les investiguer objectivement.

Kenneth Ring a notamment construit l'indice WCEI (Weighted core experience index) pour mesurer la « qualité » de l'EMI17 et Bruce Greyson (en) une échelle de qualification des témoignages18,19.

L'indice WCEI comprend 10 items cotés par leur présence ou absence, les scores de 1 à 5 identifiant une expérience superficielle, de 6 ou plus une expérience de base et de 10 une NDE profonde28. Les questions de ce questionnaires sont les suivantes :

  1. le sentiment subjectif d’être mort ;
  2. un sentiment de paix ;
  3. la séparation du corps ;
  4. l’entrée dans une région sombre ;
  5. rencontrer une présence ou entendre une voix ;
  6. examiner sa propre vie ;
  7. voir ou être enveloppé dans la lumière ;
  8. voir des couleurs magnifiques ;
  9. entrer dans la lumière ;
  10. rencontrer des esprits.

L'échelle de Greyson est une version révisée de l'indice WCEI. Il se base sur un questionnaire construit de façon à obtenir un résultat chiffré pour quantifier les expériences de mort imminente. Le questionnaire est réparti en quatre catégories (cognitive, affective, paranormale, et transcendantale), il comprend 16 items avec un choix possible de 3 réponses pour chaque item. Un score minimal de 7 sur 32 est évalué positif29,28.

Après l'écoute attentive des histoires des patients, les neuroscientifiques, en concertation avec les neuropsychologues, essaient de caractériser ses mémoires afin de mettre en évidence la part potentielle de récits inventés, la possibilité de comparer ces mémoires avec d'autres perceptions subjectives comme le rêve ou les hallucinations.

Certaines techniques de méditation pourraient également provoquer des sensations que certains rapprochent de l'EMI sans toutefois les reproduire dans leur ensemble[réf. nécessaire].

Beaucoup d'EMI apparaissent après un épisode crucial (exemple : lorsque le patient entend qu'il est déclaré mort par le médecin ou l'infirmière), ou lorsque la personne ressent l'impression d'être dans une situation fatale (exemple : juste avant un accident de voiture).

Selon des études épidémiologiques, les témoignages d'EMI seraient plus fréquents chez les sujets âgés de moins de 60 ans13.

Que ces expériences de mort imminente soient ou non hallucinatoires, elles ont toujours un impact profond sur l'individu. Beaucoup de psychologues ont reconnu cet impact, sans préjuger de la nature objective de l'expérience décrite. Sans chercher nécessairement à discréditer les interprétations radicales, voire religieuses des EMI, les scientifiques se sont prudemment bornés à essayer de comprendre les mécanismes biologiques sous-jacents. La psychologue britannique Susan Blackmores'est distinguée par un examen30 détaillé et non partisan des récits d'EMI, et par une critique exigeante des « théories » les plus populaires. Elle met en avant les défauts rédhibitoires de ces dernières et elle propose l'esquisse d'une interprétation qui fait des traits typiques de l'EMI des manifestations mentales d'un cerveau placé dans des conditions critiques (défaut d'oxygénation cérébrale, etc.).

L'étude de Pim van Lommel[modifier | modifier le code]

 
Vue d'artiste d'une expérience de mort imminente. On y retrouve l'image du tunnel avec une lumière à son extrémité

La première étude clinique sur les expériences de mort imminente chez des patients en arrêt cardiaque a été réalisée par Sam Parnia (en) en février 200131, suivie en décembre 2001 par celle de Pim van Lommel, un cardiologue néerlandais, et son équipe (The Lancet, 2001)13. Sur 344 patients qui ont été réanimés avec succès après avoir souffert d'un arrêt cardiaque, 62 (18 %) ont exprimé un souvenir peropératoire et parmi ceux-ci, 41 (12 %) ont expérimenté une EMI « classique », qui inclut une expérience de sortie du corps. Selon van Lommel, les patients se souviennent des détails de leur état durant leur arrêt cardiaque bien qu'ils soient cliniquement mort avec une activité du cortex cérébral plate. Parmi les 62 patients qui ont exprimé un souvenir, 50 % ont rapporté une conscience d'être mort, 31 % se souviennent d'avancer dans un tunnel, tandis que 32 % décrivent la rencontre de personnes décédées. Par ailleurs, si les patients qui ont vécu une EMI signalent souvent un sentiment de paix et de bonheur, seulement 56 % des sujets de l'étude associent l'expérience avec de telles émotions positives. Aucun patient n'a rapporté une EMI pénible ou effrayante32. De même, les personnes qui ne connaissent pas d'EMI après un arrêt cardiaque se désintéressent de la spiritualité, et leur peur de la mort a également diminué. Ces deux processus, comme la plupart des transformations psychologiques associés à une approche de la mort, se déroulera sur plusieurs années32.

Van Lommel conclut que ses découvertes confortent la théorie que la conscience perdure malgré l'absence d'activité neuronale dans le cerveau. Van Lommel conjecture que la continuité de la conscience peut être réalisable si le cerveau agit comme un récepteur pour l'information générée par le souvenir et la conscience, qui existaient indépendamment du cerveau, de même que l'information radiophonique, la télévision et l'internet existent indépendamment des instruments qui reçoivent ces émissions33,13.

Pim van Lommel et al. argumentent que, « avec une explication purement physiologique comme l'anoxie cérébrale pour l'expérience de mort imminente, la plupart des patients qui ont été cliniquement morts devraient en rapporter une32. » Selon le chercheur Sam Parnia de l'Université de Southampton, « la mort commence lorsque le cœur cesse de battre, mais nous pouvons intervenir et ramener les gens à la vie, parfois même au bout de trois à quatre heures quand ils sont maintenus très froids. Il se pourrait qu'une proportion beaucoup plus élevée de gens aient des expériences de mort imminente, mais ne s'en souviennent pas34. »

Les expériences de ce type sont en général très marquantes pour les sujets qui les vivent. Le retour à la conscience peut s'accompagner d'une certaine confusion entre l'EMI et la réalité et à une peur d'être considéré comme victime de maladie mentale.

Les conclusions de l'étude de Pim van Lommel, en faveur de l'hypothèse de la survie35 (c'est-à-dire que la conscience peut fonctionner totalement indépendamment du cerveau et, par conséquent, survivre à la mort de celui-ci), ont été critiquées par des mouvements sceptiques36 ainsi que par les neuroscientifiques qui estiment avoir une théorie claire du phénomène (voir ci-dessous les explications neuroscientifiques).

Point de vue spirituel et des patients[modifier | modifier le code]

Le cas de Pamela Reynolds[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le cas de Pamela Reynolds.

Contemporain, initialement rapporté par un médecin, repris dans les médias et critiqué, le cas de Pamela Reynolds est populaire. Cette américaine, alors âgée de 35 ans, a vécu en 1991 une EMI pendant une opération d'un anévrisme géant au tronc basilaire. Avoir un tel anévrisme est très délétère, il peut se rompre et saigner à tout moment, détruisant alors le tronc cérébral adjacent et causer la mort. Enlever un tel anévrisme géant est très délicat et sa localisation est également très difficile à approcher. Pour réaliser cette opération à hauts risques, le neurochirurgien Robert F. Spetzler (en) a utilisé la technique nommée « arrêt cardiaque hypothermique » (Deep hypothermic circulatory arrest (en)) dont il a l'expertise qui consiste à abaisser la température corporelle à 15,5 °C et à mettre en place une circulation sanguine extracorporelle37. Ceci permet d'enlever l'anévrisme sans perte de sang excessive aussi bien que de protéger les tissus cérébraux adjacents de dommages éventuels. De ce fait, Pamela Reynolds a été maintenue 45 minutes avec un électroencéphalogramme (EEG) plat, c'est-à-dire sans aucune activité électrique cérébrale détectable. L'opération proprement dite à duré près de 6 heures. La littérature paranormale affirme que l'EMI de Pamela Reynolds s'est déroulée durant cette période d'arrêt cardiaque hypothermique.

Selon son récit, elle est sortie de son corps au moment de l'arrêt de l'EEG et elle a pu raconter en détail, après coup, toute l'opération à laquelle elle aurait assisté de l'extérieur : les anecdotes entre infirmières, les instruments chirurgicaux utilisés, puis une phase transcendante, le tunnel, la lumière. Elle est morte le 29 mai 2010, à l’âge de 53 ans, 19 ans après son opération38,39.

L'expérience de mort imminente de Pamela Reynolds est considérée par certains comme une preuve de la réalité de la survie de la conscience après la mort, et de la vie après la mort. Ce récit d'EMI a gagné une popularité internationale énorme depuis sa publication en 1998 dans le livre Light and Death40 du cardiologue américain Michaël Sabom

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