WWIII : L'Afghanistan au centre de l'IRAN, de la RUSSIE et de la CHINE, LES USA et la Coalition, s'implantent autour des Pays qu'ils vont combattre.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : L'Afghanistan au centre de l'IRAN, de la RUSSIE et  de la CHINE, LES USA et la Coalition, s'implantent autour des Pays qu'ils vont combattre. 

Pour la Russie elle est déjà complètement encerclée par l'OTAN. Les Etats Unis imposent le terrain de Jeux encore une fois en Europe, et au Moyen Orient, avec une occupation des mers du globe, face à la Chine. Cela ressemble fort à un positionnement d'envergure, avant de tirer.

Les Etats-Unis annoncent un déploiement de troupes supplémentaires en Afghanistan.

© Omar Sobhani Source: Reuters
Des soldats américains (image d'illustration)

Dix jours après l'annonce d'un renforcement des troupes américaines en Afghanistan faite par le président américain Donald Trump, lors d'un discours prononcé depuis la base militaire de Fort Myer, près de Washington, le Pentagone a fait part ce 31 août de l'envoi de soldats supplémentaires dans le pays. 

«Oui, j'ai signé des ordres [d'envoi de soldats]», a déclaré le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis à des journalistes, sans fournir aucun chiffre. «Cela permettra aux forces afghanes de combattre plus efficacement», a-t-il ajouté, précisant qu'il s'agirait notamment de conseillers militaires.

Selon le Washington Post, le gros des nouvelles troupes proviendraient d'unités parachutistes de la 25e division d'infanterie et de la 82e division aéroportée, auxquelles s'ajouteraient des chasseurs F-16 et des avions A-10.

11 000 GIs actuellement en Afghanistan

Lire aussi

Le 21 août, le président Donald Trump est revenu sur sa promesse de ne pas prolonger la guerre en Afghanistan alors qu'il était favorable à un retrait des troupes américaines du pays lorsqu'il était candidat à la présidence en 2016. Il avait expliqué ce revirement en affirmant qu'un retrait des GIs dans la région profiterait aux terroristes d'Al-Qaïda et au groupe Etat islamique (EI).

Un haut responsable américain avait également fait savoir à l'AFP que le président Trump avait donné son accord au Pentagone pour le déploiement 3 900 soldats supplémentaires.

Réagissant à l'exposition de cette nouvelle stratégie américaine en Afghanistan, les taliban avaient promis un «cimetière» à l'armée des Etats-Unis. 

La présence américaine en Afghanistan ne date pas d'hier : l'ex-président George W. Bush avait décidé d'intervenir dans le pays en octobre 2001, dans le but d'y instaurer la démocratie et de combattre le terrorisme.

Le 30 août 2017, le Pentagone a révélé que 11 000 soldats américains étaient toujours présents sur le sol afghanet non pas 8 400, comme l'administration Trump l'avait précédemment annoncé. Ces soldats sont la fois chargés d'encadrer les militaires afghans avec leurs alliés de l'OTAN et de combattre aux côtés des forces spéciales sur place, contre les taliban, l'Etat islamique et Al Qaïda.

Lire aussi : 3 900 soldats US supplémentaires en Afghanistan, les taliban promettent un «cimetière» à Trump

Plus de soldats US en Afghanistan pour empêcher les Chinois d’y entrer? Le lithium et la bataille pour obtenir les richesses minérales.

Trump préconise une escalade de la guerre en Afghanistan. Pourquoi? Parce que cela fait partie de la « guerre mondiale contre le terrorisme »? Parce qu’il faut combattre les méchants? Pour une autre raison?

Ce que le grand public ne sait pas, c’est que l’Afghanistan possède d’importantes ressources pétrolières et gazières, des matières premières stratégiques, sans oublier l’opium, une industrie de plusieurs milliards de dollars qui alimente le marché noir de l’héroïne aux USA.

Les réserves minérales comprennent d’énormes veines de fer, de cuivre, de cobalt, d’or et de lithium, une matière première stratégique qui entre dans la production de piles de haute technologie pour les ordinateurs portatifs, les téléphones cellulaires et les voitures électriques.

La détermination de Trump se traduira par le pillage et le vol des richesses minérales de l’Afghanistan pour financer la « reconstruction » d’un pays détruit par les USA et leurs alliés après 16 années de guerre. Les « réparations de guerre » seront donc accordées au pays agresseur?  

Capture d’écran : The Independent.

Une note de service interne du Pentagone datant de 2007, citée par le New York Times, signalait que l’Afghanistan pourrait devenir « l’Arabie saoudite du lithium ». (New York Times, U.S. Identifies Vast Mineral Riches in Afghanistan – NYTimes.com, 14 juin 2010; voir aussi la BBC, 14 juin 2010; et Michel Chossudovsky, Global Research, 2010)

Bien qu’il faudrait de nombreuses années pour développer une industrie minière, le potentiel est tellement grand que les représentants et les patrons de l’industrie croient qu’elle pourrait attirer un investissement majeur :

« Il y a un potentiel incroyable ici, a déclaré le général David H. Petraeus, chef du commandement central des États-Unis (…). Il y a évidemment bien des si, mais je crois que le potentiel est considérable. »

« Cela deviendra le pilier de l’économie afghane », a indiqué Jalil Jumriany, un conseiller du ministre afghan des Mines. (New York Times, op. cit.)

Ce que le rapport de 2007 omet de mentionner, c’est que ce réservoir de ressources est connu de la Russie (l’Union soviétique de l’époque) et de la Chine depuis les années 1970.

Pendant que le gouvernement du président Ghani invite le président Donald Trump à promouvoir les investissements étasuniens dans le secteur minier de l’Afghanistan, notamment pour l’exploitation de lithium, la Chine a déjà pris les devants en mettant en œuvre des projets miniers et énergétiques, en élaborant des projets de pipelines et en créant des couloirs de transport.

La Chine est un partenaire majeur de l’Afghanistan du point de vue du commerce et de l’investissement (aux côtés de la Russie et de l’Iran), ce qui risque de heurter les intérêts économiques et stratégiques des USA en Asie centrale.

La Chine compte éventuellement intégrer le transport terrestre passant par le corridor historique de Wakhan, qui relie l’Afghanistan à la région autonome ouïgoure du Xinjiang (voir la carte ci-dessous).

Les ressources minérales inexploitées de l’Afghanistan étant estimées à trois mille milliards de dollars, des sociétés chinoises ont acquis des droits d’extraction de quantités énormes de cuivre et de charbon, en plus d’obtenir les premières concessions d’exploration pétrolière consenties à des étrangers depuis des décennies. La Chine lorgne aussi du côté des vastes dépôts de lithium, qui entrent notamment dans la fabrication de piles et de composantes nucléaires.

Les Chinois investissent aussi dans l’hydroélectricité, l’agriculture et la construction. Une liaison routière directe menant à la Chine, qui passera par la frontière de 76 kilomètres jouxtant les deux pays, est en construction dans cette région éloignée. (New Delhi Times, 18 juillet 2015)

L’Afghanistan possède d’énormes réserves de pétrole, dont l’exploration a été confiée à la China National Petroleum Corporation (CNPC).

Source : Mining News, août 2010

« La guerre, c’est bon pour les affaires »

Les bases militaires étasuniennes sont sur place pour imposer la mainmise des USA sur les richesses minérales de l’Afghanistan. Selon le Foreign Affairs, « il y a plus de forces armées étasuniennes déployées là [en Afghanistan] que dans toute autre zone de combat active », dont le mandat officiel est de « pourchasser » les talibans, Al-Qaeda et Daech dans le cadre de la « guerre mondiale contre le terrorisme ».

Pourquoi tant de bases étasuniennes? Pourquoi Trump y envoie-t-il d’autres forces armées?

L’objectif non déclaré de la présence militaire étasunienne en Afghanistan est de ne pas permettre aux Chinois d’y entrer, autrement dit, d’empêcher la Chine d’établir des relations commerciales avec l’Afghanistan et d’y investir.

De façon plus générale, l’établissement de bases militaires proches de la frontière occidentale de la Chine entre dans un processus d’encerclement militaire de la République populaire de Chine, dont font partie les déploiements navals en mer de Chine méridionale, les installations militaires à Guam, en Corée du Sud, à Okinawa, sur l’île de Jeju, etc. (voir la carte de 2011 ci-dessous)

Pivot vers l’Asie

Dans le cadre du pacte de sécurité liant les USA et l’Afghanistan découlant du pivot vers l’Asie d’Obama, Washington et ses partenaires de l’OTAN ont établi une présence militaire permanente en Afghanistan, qui comprend des installations militaires proches de la frontière occidentale de la Chine. Le pacte devait permettre aux USA de maintenir leurs neuf bases militaires permanentes, stratégiquement situées à la frontière avec la Chine, le Pakistan, l’Iran, le Turkménistan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan.

La présence militaire étasunienne n’a cependant pas empêché la Chine d’accroître ses relations commerciales avec l’Afghanistan et ses investissements. Un accord de partenariat stratégique a été signé par Kaboul et Pékin en 2012. L’Afghanistan jouit aussi d’un statut d’observateur auprès de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

En outre, le Pakistan voisin, qui est maintenant un membre à part entière de l’OCS, a établi des relations bilatérales étroites avec la Chine. Voilà maintenant que Donald Trump profère des menaces au Pakistan qui, pendant de nombreuses années, a été la cible de la « guerre des drones non déclarée » menée par les USA.

Autrement dit, on assiste à un tournant sur le plan géopolitique, qui favorise l’intégration de l’Afghanistan, aux côtés du Pakistan, dans l’axe eurasiatique actif dans les secteurs du commerce, de l’investissement et de l’énergie.

Le Pakistan, l’Afghanistan, l’Iran et la China coopèrent à la réalisation de projets d’oléoduc et de gazoducs. L’OCS, qui compte parmi ses membres à part entière le Turkménistan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan, propose une plateforme géopolitique en vue de l’intégration de l’Afghanistan dans les couloirs eurasiatiques pour le transport et l’énergie.

La Chine pourrait bien vouloir intégrer l’Afghanistan au réseau de transport de la Chine occidentale et à son Initiative route et ceinture.

En outre, le géant minier appartenant à l’État chinois qu’est la Metallurgical Corporation of China Limited (MCC) a déjà réussi à mettre la main sur l’immense dépôt de cuivre de Mes Aynak, qui se trouve dans un secteur contrôlé par les talibans. Déjà en 2010, Washington craignait « que la Chine, qui est gourmande en ressources, tente de dominer le processus de développement de la richesse minérale de l’Afghanistan, au grand dam des États-Unis (…). Après avoir obtenu le contrat pour l’exploitation de la mine de cuivre d’Aynak, dans la province de Logar, il est clair que la Chine en veut davantage. » (Mining.com)

La Chine et la bataille pour le lithium

Les conglomérats miniers chinois sont maintenant entrés dans la concurrence pour obtenir le contrôle stratégique du marché mondial de lithium, qui était jusqu’à tout récemment dominé par « trois grands » conglomérats : Rockwood Lithium de la Albermarle Corporation (Caroline du Nord), la Sociedad Quimica y Mineral de Chile, et FMC Corporation, (Philadelphie), qui exerce ses activités en Argentine. Pendant que les trois grands dominent le marché, la Chine représente maintenant une part importante de la production de lithium mondiale, qui fait d’elle le quatrième pays producteur de lithium en importance dans le monde, derrière l’Australie, le Chili et l’Argentine. Le Tianqi Group a également pris le contrôle de la plus grande mine de lithium de l’Australie, appelée Greenbushes. Tianqi détient maintenant une participation de 51 % dans Talison Lithium, en partenariat avec Albemarle, de la Caroline du Sud.

Cet engouement pour la production de lithium est lié au développement rapide du marché des voitures électriques en Chine.

La Chine est dorénavant « le centre de l’univers du lithium ». Elle constitue le plus grand marché pour les voitures électriques. BYD, une entreprise chinoise soutenue par Warren Buffett, est le plus grand fabricant de voitures électriques au monde et les entreprises chinoises produisent la plus grande quantité de produits chimiques à base de lithium entrant dans la composition des piles. À l’heure actuelle en Chine, 25 sociétés fabriquent 51 modèles de voitures électriques. Cette année, 500 000 voitures électriques seront vendues. GM a dû attendre sept ans avant de vendre 100 000 Chevy Volts depuis 2009. BYD vendra 100 000 voitures électriques cette année seulement! (Mining.com, rapport de novembre 2016)

L’ampleur des réserves de lithium en Afghanistan n’est pas encore bien établie.

Les analystes croient que ces réserves encore inexploitées n’auront pas d’incidence majeure sur le marché mondial du lithium.Prof. Michel Chossudovsky

Article original en anglais :

More American Troops to Afghanistan, To Keep the Chinese Out? Lithium and the Battle for Afghanistan’s Mineral Riches, publié le 24 août 2017

Traduit par Daniel pour Mondialisation.ca

La marine russe classée 3e flotte, l’une des plus grandes du monde selon le Pentagone

La flotte maritime russe comprend 186 sous-marins et navires, elle est classé l’une des plus importantes flottes du monde, tel qu'exposé dans le rapport « La marine russe: la transformation historique », élaboré sur demande du Pentagone en 2014 par George Fedoroff, expert du département du Bureau des Renseignements de la marine. A en croire ce rapport la première place revient à la marine américaine, avec ses 280 navires et vaisseau connexes suivi par la Chine puis la Russie. Fedoroff souligne que la marine russe opère dans les océan Atlantique, Pacifique et Arctique ainsi que dans les mers Noire, Baltique, Caspienne et Méditerranée.

Le spécialiste évalue l'état de la marine russe en se basant sur l'information du nombre de nouveaux vaisseaux, sous-marins, avions et armes. Selon le rapport, depuis l'année 2000, des mesures cohérentes ont été prises pour restaurer l’armée Russe. Or, dans les dix prochaines années la flotte russe sera plus puissante qu’en 2017 pouvant éventuellement surpasser les autres puissances. Deux événements sont dernièrement survenus dans la vie de la Marine russe: la deuxième frégate du projet 11356, Admiral Essen, est entrée au service actif, tandis que la première l'Admiral Grigorovitch est arrivée dans son port d'attache, Sébastopol. Les six frégates de ce projet, dont quatre sont encore en chantier vont compléter la Flotte de la mer Noire.

Ces bâtiments de guerre sont dotés d'armes sophistiquées et possèdent de remarquables qualités nautiques. Les frégates du projet 11356 sont équipées d'un système de combat comprenant huit rampes de lancement de missiles Kalibr conçus pour neutraliser les cibles de surface, sous-marines et terrestres. Un missile de ce type garantit la destruction d'un croiseur et peut atteindre un porte-avions. De la sorte, une frégate de cette classe est en mesure de faire face à un groupe naval adverse. Une telle frégate de ce type qui dispose d'un système puissant de contre-mesures électroniques capable de la protéger contre les armes de haute précision n’est certainement facile à toucher pour l’ennemi.

Les armements antiaériens de la frégate comprennent le système surface-air Chtil et deux lance-missiles Kortik ou Palach qui garantissent la destruction en vol de tout engin s'approchant du navire. D’après les données du ministère de la défense Russe, Ces armements sont complétés par une pièce d'artillerie A-190 de 100 millimètres qui a la plus grande vitesse de tir parmi les canons de ce calibre. Cette pièce est capable de tirer 80 coups par minute à une distance allant jusqu'à 20 kilomètres. Le navire est également doté de tubes lance-torpilles de 533 millimètres, il peut porter un hélicoptère de lutte anti-sous-marine Ka-27PL ou un hélicoptère d'alerte avancée Ka-31. La vitesse maximale de la frégate est de 30 nœuds et son autonomie, de 30 jours. Son équipage comprend 180 membres permanents Les tirs de missiles Kalibr sur les positions des terroristes en Syrie ont provoqué un choc au pentagone à cause de la portée de ces missiles (1.500 kilomètres) et de la classe des navires qui les ont tirés. Les bateaux lance-missiles qui ont participé à cette opération sont des bâtiments du projet 21631 Bouïan-M. De classe fleuve-mer, ils sont équipés de huit missiles de croisière Kalibr capables de remplir des missions tactiques.

Informe-t-on. Les bâtiments de classe Bouïan sont dotés de pièces d'artillerie A-190 de 100 millimètres mentionnées ci-dessus, de deux mitrailleuses de 14,5 millimètres et trois mitrailleuses de 7,62 millimètres. Pour se protéger contre les attaques aériennes, ils disposent de lance-missiles Douet et Guibka, ainsi que de systèmes de contre-mesures électroniques. La vitesse maximale des bateaux lance-missiles est de 25 nœuds et leur autonomie, de 10 jours. L'équipage compte 29 à 36 personnes. Outre les bâtiments de la flottille de la mer Caspienne, la Marine russe compte deux autres navires de cette classe: le Zeleny Dol et le Serpoukhov qui ont récemment intégré la Flotte de la mer Noire. Quatre autres navires entreront en service d'ici 2019.

LA CHINE S'OPPOSE AU DEPLOIEMENT DU THAAD DANS LA PENINSULE COREENNE

Corée : la Chine s’oppose au déploiement du THAAD

Le lancement-test par le Pentagone d'un missile d'interception du système THAAD sur une île du Pacifique. ©AFP

 

Le lancement-test par le Pentagone d'un missile d'interception du système THAAD sur une île du Pacifique. ©AFP

L'ambassadeur permanent de la Chine auprès des Nations unies Liu Jieyi, a réclamé l’arrêt du déploiement des systèmes de missiles THAAD dans la péninsule coréenne.  

Liu Jieyi s’est dit fermement, ce mercredi 30 août, contre la guerre dans la péninsule coréenne avant d’appeler à l’arrêt du déploiement des systèmes de missiles THAAD en Corée du Sud.

Il a demandé que des sanctions unilatérales contre des individus, des organisations et institutions d'autres pays soient suspendues.

L'ambassadeur permanent de la Chine à l’ONU a également appelé à une réduction en nombre d'exercices militaires et à un resserrement de la structure militaire dans la péninsule coréenne, ainsi qu'au gel des sanctions unilatérales contre la Corée du Nord.

Le ministre chinois des Affaires étrangères a annoncé que Pékin mènerait une coopération avec d’autres pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU en vue de lancer des négociations sur le dossier nord-coréen.

Le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi. ©AFP

« La Chine travaille pour négocier sur le dossier nord-coréen avec d'autres membres du Conseil de sécurité de l'ONU », a déclaré ce mercredi 30 août le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi.

Les déclarations du ministre chinois des Affaires étrangères interviennent après que la Corée du Nord a confirmé le tir d'un autre missile survolant l'archipel nippon.

Une photo de missile fournie par l'agence nord-coréenne KCNA, censée être celui tiré au-dessus du Japon, le 29 août 2017.©Reuters  

Lors d'une conférence de presse, le ministre chinois des Affaires étrangères a appelé toutes les parties à respecter les moyens diplomatiques et pacifiques pour trouver une issue aux tensions dans la péninsule coréenne.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a fermement condamné, mercredi, le tir de missile par la Corée du Nord et exhorté Pyongyang à cesser de tirer plus de missiles et de poursuivre son programme nucléaire.

Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU sur le dernier lancement de missiles par la Corée du Nord, le 29 août 2017. ©AFP

Cette instance internationale s’est dite pour le règlement pacifique et diplomatique de l’affaire de la Corée du Nord avant d’insister sur la prise des mesures tangibles en vue d’empêcher les crises dans la région de la péninsule coréenne.

Ce Conseil a également souligné que les actions de la Corée du Nord ne représentaient pas seulement une menace pour la région, mais aussi ils mettraient en péril tous les États membres de l'ONU.

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/08/30/533429/Core--la-Chine-soppose-au-THAAD 

Menace sécuritaire

Le ministère chinois des Affaires étrangères s’est ostensiblement inquiété de la « menace sécuritaire » que posent selon lui les navires de guerre américains pour les bateaux civils.
L’US Navy « devient un danger dans les eaux asiatiques », a abondé le quotidien officiel China Daily. Avant de s’interroger, non sans sarcasme: comment des navires de guerre aussi perfectionnés ont-il été incapables d’éviter de gigantesques navires de fret ?

Pour le journal Global Times, proche du Parti communiste, ces collisions montrent que l’aptitude au combat et la qualité du commandement militaire des Américains « ont décliné de concert ».

Les incidents « ont été applaudis » par le public chinois, en « colère » contre les manœuvres américaines dans la région, assure même le journal.

Pékin est vent debout contre les interventions des Etats-Unis en mer de Chine méridionale, zone riche en ressources et route maritime cruciale, que le géant asiatique revendique en quasi-totalité contre les prétentions territoriales des pays riverains (Vietnam, Philippines, Malaisie, Taiwan).

Soucieux d’appuyer ses revendications de souveraineté, la Chine muscle son appareil militaire.
Le pays, qui possède la première armée du monde en termes d’effectifs, a gonflé son budget de la Défense de 7% cette année – même s’il reste très loin de celui des Etats-Unis.

Pékin a mis à flot en avril un deuxième porte-avions et récemment ouvert sa première base militaire à l’étranger, à Djibouti.

  ‘Téméraire’

« La Chine s’efforce de conforter son statut de puissance sécuritaire régionale » et peut espérer que les déboires américains encourageront certains pays à accepter « l’étreinte chinoise », souligne James Char, notant les ouvertures du président philippin Rodrigo Duterte à l’égard de Pékin.

Pour les principaux alliés des Etats-Unis, les incidents minant la 7e Flotte viennent alimenter des inquiétudes préexistantes sur la solidité de l’engagement américain en Asie sous l’administration du président Donald Trump.

Si ces collisions n’auront pas d’impact opérationnel « critique », elles ont « infligé des dommages psychologiques » et entamé la confiance, insiste Hideshi Takesada, professeur à l’université japonaise Takushoku.
Alors que Tokyo et Séoul nourrissaient des doutes sur les garanties militaires américaines, « ces accidents navals (…) ne vont certainement pas aider », abonde Daniel Pinkston, expert en sécurité à l’université sud-coréenne Troy.

Les Etats-Unis, eux, tentent de temporiser: au lendemain de l’accident de l’USS McCain, l’amiral Harry Harris, chef du commandement Pacifique de la marine américaine, a estimé qu’il serait « téméraire » pour quiconque de miser sur d’éventuelles vulnérabilités de l’US Navy.
« Nous avons de larges moyens et nous les mobiliserons s’il le faut », a-t-il martelé depuis une base aérienne américaine en Corée du Sud.

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/544905 

LE MISSILE BALISTIQUE CHINOIS JL-3 : UN NOUVEAU CHAPITRE DANS LA DISSUASION NUCLEAIRE MONDIALE

Un sous-marin chinois

Missile balistique chinois JL-3: un nouveau chapitre dans la dissuasion nucléaire mondiale

© AP Photo/ Guang Niu, Pool

INTERNATIONAL

La Chine développe le nouveau missile balistique naval Julang-3. L’expert militaire Vassili Kachine a expliqué en exclusivité à Sputnik son importance pour les forces stratégiques chinoises.

  • Suite à l'information relayée par les médias chinois sur le développement par la Chine du nouveau missile balistique intercontinental Julang-3, l'expert militaire Vassili Kachine a évoqué pour Sputnik son importance pour les forces stratégiques chinoises.

    un sous-marin chinois

    © AFP 2017 POOL / GUANG NIU

    La flotte sous-marine chinoise dépassera bientôt en nombre celle des USA

    L'expert a signalé que le développement par la marine chinoise d'un nouveau missile balistique JL-3 destiné à équiper ses sous-marins était connu depuis plusieurs années. Son développement a ainsi été évoqué par le dernier rapport du ministère américain de la Défense consacré à la puissance militaire chinoise. Le JL-3 doit être utilisé pour équiper les sous-marins nucléaires du futur du projet 096.

     Vassili Kachine a ajouté que l'information sur le projet avait été précédée par la mise en ligne fin juillet-début août des photos d'un sous-marin d'essai du projet 032 réaménagé aux chantiers navals de Dalian. Ses silos ont été adaptés pour accueillir un missile de plus grande taille, ce qui a modifié les contours du bâtiment.

    «À l'heure actuelle la marine chinoise dispose de quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins appartenant au projet 094/94G et armés de missiles JL-2», précise l'expert. Pékin

    © AP PHOTO/ ANDY WONG

    Missiles DF-41 chinois: Pékin compte répondre au THAAD des USA?

    Selon lui, les possibilités d'utiliser le missile JL-2 pour contenir les États-Unis sont limitées bien que sa portée se situe entre 7.400 et 8.000 km. En effet, la base des sous-marins nucléaires chinois se trouve en mer de Chine méridionale d'où il est difficile d'entrer dans l'océan Pacifique: il faut franchir des détroits étroits contrôlés par les marines américaine et japonaise. De plus, tirés depuis la mer de Chine méridionale, les JL-2 n'atteignent pas la partie continentale des États-Unis et ne peuvent être utilisés que contre les alliés américains et les bases américaines en Asie.

    «Le développement des forces nucléaires stratégiques navales oblige la Chine à développer un missile d'une portée de 11.000 à 13.000 km et doté d'ogive à têtes multiples», suggère Vassili Kachine.

    Les essais du JL-2 ont été un processus long et pénible accompagné de nombreux échecs.

    «Tout porte à croire que le développement du programme JL-3 sera plus rapide. Sa différence avec le JL-2 sera moins radicale que celle entre le JL-2 et le JL-1, le premier missile balistique naval chinois d'une portée de 1.700 km seulement. Les Chinois pourront utiliser l'expérience engrangée et avancer plus vite», conclut l'expert. 

    https://fr.sputniknews.com/international/201708211032729207-missile-intercontinental-chine-dissuasion-usa/ 

    LES DEBOIRES DE LA FLOTTE US EN ASIE, UNE AUBAINE POUR LA CHINE 25 août 2017

    accident_usnavy

     Asie et Afrique - Chine

    La série de collisions impliquant des navires de l’US Navy dans le Pacifique fait la joie de l’appareil de propagande chinois à l’heure où Pékin entend muscler sa propre marine, tout en inquiétant les alliés des Etats-Unis dans la région.

    Pas moins de quatre incidents ont entaché cette année les opérations de la 7e Flotte de la marine américaine dans le Pacifique, dont deux collisions meurtrières – qui ont finalement conduit cette semaine à la démission de son commandant.

    C’est un revers cuisant pour la 7e Flotte, pièce centrale du dispositif militaire américain en Asie, et dont le rôle s’avère crucial en pleine montée des tensions autour du programme nucléaire nord-coréen et face aux démonstrations de force de l’armée chinoise.

    Suite au dernier incident en date – une collision lundi entre le destroyer lance-missiles USS John S. McCain et un pétrolier dans le détroit de Singapour -, dix marins ont été portés disparus.

    Mi-juin, déjà, sept marins américains avaient péri dans un accident entre le destroyer USS Fitzgerald et un porte-conteneurs au large du Japon.

    Ces incidents ont été largement commentés par les médias d’Etat chinois comme une illustration de l’arrogance et des lacunes de l’armée américaine.
    Hasard du calendrier: le destroyer USS McCain venait juste d’effectuer « une opération » de promotion de la « liberté de navigation » en mer de Chine méridionale, à la grande fureur de Pékin, qui revendique la quasi-totalité de cette région stratégique.
    « Du point de vue chinois, cela fait de l’excellente propagande », commente James Char, expert de la sécurité régionale à l’université Nanyang de Singapour.

    Ces incidents interviennent « au moment où Pékin affirme aux autres pays de la région: +Vous ne pouvez plus compter sur les Américains pour assurer votre sécurité+ », explique M. Char à l’AFP.

     Menace sécuritaire

    Le ministère chinois des Affaires étrangères s’est ostensiblement inquiété de la « menace sécuritaire » que posent selon lui les navires de guerre américains pour les bateaux civils.
    L’US Navy « devient un danger dans les eaux asiatiques », a abondé le quotidien officiel China Daily. Avant de s’interroger, non sans sarcasme: comment des navires de guerre aussi perfectionnés ont-il été incapables d’éviter de gigantesques navires de fret ?

    Pour le journal Global Times, proche du Parti communiste, ces collisions montrent que l’aptitude au combat et la qualité du commandement militaire des Américains « ont décliné de concert ».

    Les incidents « ont été applaudis » par le public chinois, en « colère » contre les manœuvres américaines dans la région, assure même le journal.

    Pékin est vent debout contre les interventions des Etats-Unis en mer de Chine méridionale, zone riche en ressources et route maritime cruciale, que le géant asiatique revendique en quasi-totalité contre les prétentions territoriales des pays riverains (Vietnam, Philippines, Malaisie, Taiwan).

    Soucieux d’appuyer ses revendications de souveraineté, la Chine muscle son appareil militaire.
    Le pays, qui possède la première armée du monde en termes d’effectifs, a gonflé son budget de la Défense de 7% cette année – même s’il reste très loin de celui des Etats-Unis.

    Pékin a mis à flot en avril un deuxième porte-avions et récemment ouvert sa première base militaire à l’étranger, à Djibouti.

      ‘Téméraire’

    « La Chine s’efforce de conforter son statut de puissance sécuritaire régionale » et peut espérer que les déboires américains encourageront certains pays à accepter « l’étreinte chinoise », souligne James Char, notant les ouvertures du président philippin Rodrigo Duterte à l’égard de Pékin.

    Pour les principaux alliés des Etats-Unis, les incidents minant la 7e Flotte viennent alimenter des inquiétudes préexistantes sur la solidité de l’engagement américain en Asie sous l’administration du président Donald Trump.

    Si ces collisions n’auront pas d’impact opérationnel « critique », elles ont « infligé des dommages psychologiques » et entamé la confiance, insiste Hideshi Takesada, professeur à l’université japonaise Takushoku.
    Alors que Tokyo et Séoul nourrissaient des doutes sur les garanties militaires américaines, « ces accidents navals (…) ne vont certainement pas aider », abonde Daniel Pinkston, expert en sécurité à l’université sud-coréenne Troy.

    Les Etats-Unis, eux, tentent de temporiser: au lendemain de l’accident de l’USS McCain, l’amiral Harry Harris, chef du commandement Pacifique de la marine américaine, a estimé qu’il serait « téméraire » pour quiconque de miser sur d’éventuelles vulnérabilités de l’US Navy.
    « Nous avons de larges moyens et nous les mobiliserons s’il le faut », a-t-il martelé depuis une base aérienne américaine en Corée du Sud.

    Source: AFP

    https://french.almanar.com.lb/544905 

Le président chinois a déclaré hier, jeudi 17 août, lors de sa rencontre avec le chef d’état-major de l’armée américaine, qu’il s’attendait à ce que les relations militaires deviennent un facteur de stabilisation majeur dans les relations sino-américaines.

  • Xi Jinping a en effet rencontré hier à Pékin Joseph Dunford, le premier haut officier militaire américain à se rendre en Chine depuis que le président américain Donald Trump a pris ses fonctions.

    Xi Jinping, également président de la Commission militaire centrale (CMC), a insisté lors de cette rencontre sur le renforcement du dialogue à tous les niveaux entre Washington et Pékin.

    À cet égard, le président chinois a déclaré :

    « L’orientation générale des relations sino-américaines concerne non seulement les intérêts fondamentaux des deux nations et de leur peuple, mais elle a aussi une incidence profonde sur la situation stratégique internationale. »

    Xi Jinping a fait remarquer qu’une Chine en pleine croissance était également dans l’intérêt des États-Unis.

    « Malgré des hauts et des bas dans le développement des relations bilatérales, un arc-en-ciel vient après le vent et la pluie », a-t-il ajouté.

    Au cours de sa visite, Dunford a également rencontré Fang Fenghui, chef du département du personnel commun de la CMC, Fan Changlong, vice-président de la CMC, et le conseiller d’État chinois Yang Jiechi.

    Lors de sa rencontre avec Joseph Dunford, Fan Changlong, vice-président de la Commission militaire centrale, a appelé les États-Unis à travailler avec la Chine pour avancer dans la même direction et trouver une solution au problème nucléaire ainsi que pour rétablir la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne.

    Tout en reconnaissant le développement des relations militaires bilatérales, Fan Changlong a souligné les influences négatives des actions des États-Unis contre la Chine.

    http://www.presstv.com/DetailFr/2017/08/18/532161/Dunford-reoit-1-leon-des-militaires-chinois 

  • La Chine et le Népal conviennent de renforcer leur coopération bilatérale
  French.xinhuanet.com | Publié le 2017-08-17 à 08:35
 

NEPAL-KATHMANDU-WANG YANG-MEETING

(Xinhua/Sunil Sharma)

KATMANDOU, 16 août (Xinhua) -- La Chine et le Népal ont convenu mercredi de renforcer leur coopération bilatérale, notamment dans le cadre de l'initiative "la Ceinture et la Route", afin de promouvoir davantage les relations amicales entre les deux pays.

Lors d'un entretien avec le vice-Premier ministre chinois Wang Yang, la présidente népalaise Bidhya Devi Bhandari a dit apprécier le soutien constant et l'aide de la Chine au développement national et à la reconstruction du Népal après le séisme de 2015.

Le gouvernement et le peuple népalais chérissent l'amitié traditionnelle avec la Chine et les deux pays sont toujours de bons voisins et de vrais amis qui partagent les bons comme les mauvais moments dans l'histoire, a indiqué la présidente.

Elle a assuré que son pays soutenait l'initiative "la Ceinture et la Route" proposée par la Chine et compter y participer activement en vue de promouvoir davantage cette coopération bilatérale mutuellement bénéfique.

Le Népal et la Chine ont continué d'avoir de nombreux échanges de haut niveau et leur coopération dans des domaines variés se développe d'une manière stable, a-t-elle noté.

Elle a promis que le pays respectait la politique d'une seule Chine et n'accepterait aucune activité anti-chinoise sur son territoire.

Pour sa part, M. Wang a assuré que la Chine travaillerait avec le Népal pour mettre en œuvre le consensus important conclu entre le président chinois Xi Jinping et les dirigeants népalais, maintiendrait des contacts étroits de haut niveau et renforcerait la confiance politique mutuelle.

M. Wang a également promis que la Chine travaillerait avec le Népal pour intensifier la coopération bilatérale dans le cadre de "la Ceinture et la Route", renforcerait les interconnections, maintiendrait une coordination étroite dans les affaires internationales et régionales afin de mettre en avant leurs relations amicales traditionnelles.

NEPAL-KATHMANDU-WANG YANG-MEETING

(Xinhua/Sunil Sharma)

Le même jour, le Premier ministre népalais Sher Bahadur Deuba a reçu le vice-Premier ministre chinois. Il a déclaré que son pays attachait une grande importance au développement des relations avec la Chine et souhaitait renforcer davantage la coopération entre les deux pays.

Pour sa part, M. Wang a estimé que la coopération bilatérale avait encore de grands potentiels et que les deux pays devaient augmenter davantage le volume du commerce et des investissements, promouvoir avec constance la construction d'infrastructures de transport et les projets de reconstruction post-séisme, élargir les échanges entre peuples et renforcer la coopération dans des domaines tels que le tourisme, la santé, la formation des ressources humaines.

Durant son séjour au Népal, M. Wang a également rencontré le vice-Premier ministre népalais Bijay Kumar Gachhadar, des dirigeants de partis politiques et des représentants des milieux commerciaux et industriels du Népal.

http://french.xinhuanet.com/2017-08/17/c_136532502.htm

Classement des plus grandes armées du Monde

La Russie et la Chine se placent derrière les États-Unis dans le nouveau classement des armées mondiales établi par Globalfirepower.

L'armée nord-coréenne

Le portail Globalfirepower a publié son classement des armées les plus puissantes du monde dressé par des experts militaires.

La liste est dominée par les États-Unis, alors que la Russie se trouve en deuxième position et la Chine est classée troisième. Viennent ensuite l'Inde, la France, le Royaume-Uni, le Japon, la Turquie, l'Allemagne et l'Égypte.

Classement des puissances militaires: la Russie dans le top 3

La Corée du Sud figure en 12e place, alors que son voisin du Nord est en 23e position. Le Canada et la Belgique sont classés 26e et 66e respectivement.

La liste dressée par Globalfirepower est basée sur plus d'une cinquantaine de critères, dont la quantité totale des armements et équipements ainsi que leur diversité, les effectifs des troupes régulières et des réserves, les budgets militaires, les infrastructures de transport dont disposent les pays étudiés, ainsi que la production des hydrocarbures et d'autres facteurs qui ont un impact sur les capacités défensives du pays.

L'armée nord-coréenne quatrième au classement mondial

La Corée du Nord a une arme très redoutable: ce n'est pas la "mère de toutes les bombes" mais son armée nationale.

Militaires nord-coréens

Pour la Journée de l'armée Pyongyang a organisé des tirs d'artillerie près de la ville portuaire de Wonsan, auxquels le dirigeant Kim Jong-un a assisté en personne. Le programme de cette journée festive pourrait ne pas s'arrêter là: le Pentagone et les voisins de la Corée du Nord craignent à nouveau que Pyongyang célèbre cette date par le lancement de nouveaux missiles ou de nouveaux essais nucléaires. Les USA appellent la Corée du Nord à "s'abstenir de provocations". Que craignent les Américains? Qu'y a-t-il de si particulier dans l'armée de ce pays?

L'armée de la Corée du Nord est pratiquement la plus grande fierté des habitants du pays. Elle est la quatrième du monde avec 1 200 000 soldats et officiers — sachant que près de 4 millions de personnes sont inscrites en réserve. Toutefois, en dépit de son ampleur, les experts affirment que la Corée du Nord est derrière son voisin du sud en termes de puissance.

Comment les sous-marins «trous noirs» de la Corée du Nord menacent les États-Unis

Il faut en effet tenir compte des capacités de l'armée sud-coréenne. Certes, la Corée du Nord dispose de la quatrième plus grande armée en termes d'effectifs mais le budget de Séoul est 25 fois plus grand que celui de Pyongyang, ce qui se reflète dans la modernité de son matériel militaire.

L'armée nord-coréenne ne peut pas se vanter de disposer du matériel le plus avancé mais le moral de ses combattants est au plus haut, notamment grâce à l'éducation patriotique. Le service militaire est obligatoire et il est très difficile d'y échapper. Sachant que la durée du service est extrêmement élevée: 10 ans pour les hommes et 7 ans pour les femmes. D'ailleurs, pour ces dernières, le service est devenu obligatoire sur ordre de Kim Jong-un depuis 2015.

Pyongyang n'utilise pas l'armée que pour intimider ses rivaux mais également pour des missions de nettoyage, par exemple dans les champs.

C'est probablement pour cette persévérance et ce labeur qu'on craint l'armée nord-coréenne et qu'on préfère ne pas avoir affaire à ce pays. Et aujourd'hui, pour la Journée de l'armée populaire en Corée du Nord, la Maison blanche a réuni tout le Sénat pour évoquer la situation dans ce pays. Certains experts pensent que Trump pourrait utiliser le conflit avec Pyongyang à ses propres fins.