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WWIII : La Russie essaie de rassurer les Européens sur la nature de l’exercice militaire Zapad d'invasion éventuelle de la Lituanie, de la Pologne ou de l’Ukraine , qu'a observé M. Fomine

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

La Russie essaie de rassurer les Européens sur la nature de l’exercice militaire Zapad 2017 d'invasion éventuelle de la Lituanie, de la Pologne ou de l’Ukraine , qu'a observé M. Fomine.

Posté dans Otan, Russie par Laurent Lagneau Le 29-08-2017

 


 

 

Lors d’un déplacement à Varsovie, le 25 août, le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a de nouveau appelé la Russie à respecter ses obligations en matière de manoeuvres militaires, alors que l’exercice Zapad 2017 doit bientôt se tenir en Biélorussie et dans l’enclave de Kaliningrad, avec d’importants moyens matériels et humains.

« Je demande à la Russie d’assurer le respect des obligations qui lui incombent en vertu du Document de Vienne de l’OSCE car la prévisibilité et la transparence sont particulièrement importantes lorsqu’on a augmenté l’activité militaire le long de nos frontières », a en effet déclaré M. Stoltenberg, lors d’une conférence de presse. Cela veut dire que des observateurs internationaux devraient assister à ces manoeuvres. Or, seulement deux représentants de l’Otan seront conviés… seulement pour assister à la « journée destinée aux visiteurs de haut rang ».

La tenue de cet exercice, qui doit commencer le 14 septembre, inquiète la Lituanie, l’Estonie, la Lettonie et la Pologne dans la mesure où ils craignent qu’il puisse servir de prétexte à d’importants mouvements de troupes près de leurs frontières. Troupes qui seraient ensuite susceptibles de rester sur place (ou, du moins, leurs équipements).

En outre, le fait qu’il aura lieu près du passage dit de Suwalki, qui, situé entre Kaliningrad et la Biélorussie, st le seul accès terrestre reliant les pays baltes aux autres pays de l’Otan et de l’Union européenne, n’est, de leur point de vue, guère rassurant. Enfin, le risque d’incidents est aussi à prendre en compte.

Face à ses inquiétudes, le vice-ministre russe de la Défense, Alexandre Fomine, a expliqué, ce 29 août, que « les exercices Zapad-2017 ont une portée antiterroriste et un caractère purement défensif », avant d’accuser les médias occidentaux de « faire circuler des mythes à propos de la soit-disant ‘menace russe' ».

« Certains sont allés jusqu’à affirmer que les exercices servent de base à l’invasion et à l’occupation de la Lituanie, de la Pologne ou de l’Ukraine », a observé M. Fomine.

Selon le ministère russe de la Défense, le scénario de Zapad 2017 prévoit de simuler l’infiltration de la Biélorussie et de Kaliningrad par des « groupes extrémistes » dans le but « d’organiser des actes terroristes » à des fins de déstabilisation. « L’ennemi est imaginaire, il n’a rien à voir avec la région » qui accueillera l’exercice, a affirmé le responsable russe.

Seulement, sur ce point, le général biélorusse Oleg Belokonev, qui s’est exprimé au même moment depuis Minsk, n’a pas dit exactement la même chose puisqu’il a parlé d’un scénario envisageant des tentatives de déstabilisation de la part d’une « coalition de pays à l’ouest, (…) là où se trouvent la Pologne, la Lituanie et la Lettonie. »

Officiellement, Zapad 2017 mobilisera 12.700 militaires (7.200 biélorusses et 5.500 russes). Enfin, selon les chiffres fournis par Moscou puisque ceux donnés par Minsk parlent de 13.800 soldats mobilisés. En outre, 10 navires, 70 aéronefs, 250 chars et 200 pièces d’artillerie seront impliqués.

Cela étant, la Lituanie a estimé que 100.000 soldats participeraient à ces manoeuvres. Sans aller jusqu’à donner de chiffres, le secrétaire général de l’Otan a affirmé, le mois dernier, qu’il avait « toutes les raisons de croire » que Zapad 2017 allait mobiliser « largement plus de troupes que les nombres donnés officiellement. »

Zapad 2017: manœuvres «purement défensives» affirme Moscou, mais l’OTAN reste inquiète.

« Zapad (Occident) 2017 » est un exercice stratégique conjoint des forces de défense nationales de la Fédération de Russie et de la République de Biélorussie qui est prévu pour le 14-20 septembre 2017. Selon Selon Vilnius, 100.000 militaires russes vont participer à l’exercice « Zapad » qui se déroulera au Bélarus, au sud de la frontière lituanienne et qui inquiète l’Occident et tout particulièrement les pays baltes voisins.

La Russie a tenté mardi de rassurer l’Otan, affirmant que les exercices militaires conjoints prévus avec le Bélarus en septembre aux portes de l’UE étaient « purement défensifs » et ne sont dirigés envers aucun pays en particulier.

« Les exercices Zapad-2017 ont une portée antiterroriste et un caractère purement défensif », a indiqué lors d’une conférence de presse le vice-ministre russe de la Défense, Alexandre Fomine.

M. Fomine a dénoncé les médias et les capitales occidentales, qu’il a accusés de « faire circuler des mythes à propos de la soit-disant +menace russe+ » en amont de ces manœuvres prévues du 14 au 20 septembre.

« Certains sont allés jusqu’à affirmer que les exercices servent de base à l’invasion et à l’occupation de la Lituanie, de la Pologne ou de l’Ukraine », a-t-il dénoncé.

Selon le scénario de ces manœuvres expliqué par le ministère russe de la Défense, l’armée devra lutter contre des « groupes extrémistes » ayant infiltré le Bélarus et l’enclave russe en Europe de Kaliningrad, dans le but « d’organiser des actes terroristes et déstabiliser » les deux pays.

« L’ennemi est imaginaire, il n’a rien à voir avec la région » qui accueillera les manœuvres et pourrait avoir lieu « n’importe où dans le monde », a assuré M. Fomine.

Son homologue bélarusse, le général Oleg Belokonev, qui tenait une conférence de presse simultanée à Minsk, a en revanche précisé que le scénario envisageait que les tentatives de déstabilisation proviennent d’une « coalition de pays à l’Ouest, (…) là où se trouvent la Pologne, la Lituanie et la Lettonie ».

Quelque 12.700 militaires, 7.200 Bélarusses et 5.500 Russes, doivent officiellement participer à ces exercices, selon Moscou, tandis que Minsk a évoqué le chiffre de 13.800 soldats. L’armée bélarusse précise que les soldats russes engagés au Bélarus dans les exercices retourneront ensuite en Russie.

Près de 70 avions et hélicoptères, 250 chars et 200 pièces d’artillerie et dix navires participeront également à ces manœuvres, a indiqué Moscou.

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a affirmé en juillet qu’il avait « toutes les raisons de croire » que ces manœuvres conjointes allaient mobiliser « largement plus de troupes que les nombres donnés officiellement ». La Lituanie assure de son côté que 100.000 soldats participeront aux manœuvres Zapad-2017.

Vendredi, M. Stoltenberg a appelé Moscou à faire preuve de transparence lors de ces manœuvres qui inquiètent les membres frontaliers de l’Alliance, la Pologne et les pays baltes en tête.

Pour éviter la confrontation, Otan et Russie échangent des informations sur leurs prochaines manœuvres 

’Otan et la Russie ont convenu jeudi d’éviter tout risque de potentielles confrontations lors de leurs exercices, en échangeant notamment des informations à l’avance, à l’approche d’importantes manœuvres russes qui inquiètent Baltes et Polonais.

Les deux camps ont eu des échanges « francs » à Bruxelles dans le cadre d’un Conseil Otan-Russie, une instance de dialogue au niveau des ambassadeurs, selon le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Jens Stoltenberg.

Au cours de la réunion, la partie russe a fourni, comme le réclamait l’Otan, le nombre de ses soldats, navires et avions qui participeront à l’exercice militaire Zapad (« Occident ») 2017 qui aura lieu en septembre près de la frontière polono-lituanienne, s’est félicité M. Stoltenberg, sans donner de détails.

L’exercice Zapad a lieu tous les quatre ans. Cette année, lors de l’exercice prévu pour le 14-20 septembre 2017, les troupes russes s’entraîneront aux frontières des États baltes, dans le district militaire occidental de Russie (y compris l’enclave de Kaliningrad) et sur le territoire du Bélarus territoire. L’armée américaine s’attend à ce que entre 70 000 et 100 000 soldats participent à l’exercice, ce qui en fait l’un des plus grands exercices militaires russes depuis 2013. En comparaison, le plus grand exercice de l’OTAN depuis les années 1990, Trident Juncture, a eu lieu en 2015 et n’a impliqué que 36 000 soldats.

Selon Vilnius, ce sont 100.000 militaires russes qui vont participer à l’exercice « Zapad ».

« En raison de la portée et de l’emplacement de Zapad, les États baltes craignent que l’exercice provoque des confrontation accidentels ou, pire, se transforme en une attaque surprise, écrivait le mois dernier Léo-Paul Jacob dans le journal de l’Association canadienne pour l’OTAN.

Des exercices militaires russes se sont déjà dans le passé transformés en invasions (Géorgie en 2008 et Est ukrainien en 2014). Les tensions actuelles entre l’Alliance et la Russie augmentent les craintes qu’un scénario similaire se répète dans les pays baltes.

Avec Donald Trump qui a « joué » à remettre ou, tout au moins, sembler remettre en cause l’article 5 de l’OTAN de protection mutuelle des pays de l’Alliance, la tentation pour Vladimir Poutine pourrait être grande.

Et si Zapad 2017 se transformait en une attaque, les armées de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie, avec leurs leurs forces qui s’élèvent ensemble à environ onze bataillons d’infanterie ou d’infanterie légère (environ 10 000 soldats), seraient incapables de résister seules aux troupes russes.

On peut donc comprendre l’angoisse des pays baltes et l’inquiétude de l’OTAN. D’où l’importance d’éviter tout malentendu.

« Il est significatif que nous ayons échangé aujourd’hui des briefings à l’avance sur les manœuvres à venir », a souligné le chef de l’Otan en précisant que l’Alliance avait également informé l’ambassadeur russe du prochain exercice « Trident Javelin » 2017.

« Je suis encouragé par ces progrès », a commenté M. Stoltenberg, tout en avertissant que « compte tenu des expériences passées (…), il se pourrait que beaucoup plus de troupes (russes) participent que les chiffres annoncés officiellement ».

Le point de presse du secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, après la réunion du 13 juillet 2017 du Conseil Otan-Russie. (OTAN)

La « trouée » de Suwalki

À l’importance d’éviter tout malentendu s’ajoute celle, peut-être encore plus grande, d’envoyer à la Russie un message clair sur la volonté de l’OTAN de défendre son flanc oriental.

Le mois dernier, des membres de l’Otan ont organisé leur premier exercice militaire dans cette région stratégique, axé sur la défense de la trouée dite de Suwalki (nord-est de la Pologne), considérée comme un point critique pour la sécurité des alliés baltes, dans un contexte de tensions persistantes avec Moscou.

Cet étroit bout de terrain à la frontière entre la Pologne et la Lituanie s’étend sur 60 à 100 km, entre l’enclave russe fortement militarisée de Kaliningrad et le Bélarus, un proche allié du Kremlin.

Selon des spécialistes occidentaux, le passage de Suwalki pourrait constituer un talon d’Achille sur le flanc oriental de l’Otan, son occupation éventuelle pouvant isoler les trois membres baltes de l’Alliance atlantique (Estonie, Lettonie et Lituanie).

Dans le cas où la Russie déciderait d’envahir la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie, elle n’aurait qu’à occuper cette ligne d’une soixantaine de kilomètres de long afin d’empêcher l’Otan de se porter au secours de pays baltes, écrivait Laurent Lagneau dans Opex360 le 20 juin dernier, ajoutant « qu’outre l’impossibilité d’y envoyer des forces terrestres, il pourrait également être compliqué pour les Alliés d’intervenir par les airs et la mer étant donné que Kaliningrad est le port d’attache de la flotte russe de la Baltique et qu’une « bulle A2AD » [Anti-Access Area-Denial, interdiction et de déni d’accès], basée sur des systèmes de défense aérienne performants (S-300 et S-400) y a été installée. À cela, il faut aussi compter la base aérienne russe installée en Biélorussie »..

L’Otan se concentre sur le passage de Suwalki, point faible de la défense des pays baltes, un point critique de la défense de l’Alliance atlantique (et de l’UE). D’où l’exercice mené pour la première fois par l’Otan dans cette zone en juin dernier. L’exercice, IRON WOLF, dans le cadre des importantes manœuvres SABER STRIKE, a consisté à faire passer en Lituanie le bataillon multinational basé en Pologne [Battle Group Poland], dans le cadre du renforcement du flanc oriental de l’Otan décidé lors du sommet de Varsovie, en juillet 2016. Ici, le Enhanced Forward Presence Battle Group Poland fait route vers Rukla, en Lituanie, le 18 juin 2017. (Sgt. Austin Majors)

*Avec AFP

China Quietly Looms Over Zapad 2017 Exercises

 

 

 

Nicholas Trickett holds an M.A. in Eurasian studies through the European University at St. Petersburg with a focus on energy security and Russian foreign Policy.

Russia would likely lose a considerate audience in Beijing on important issues were it to undermine China’s economic strategy in Eastern Europe and force China to save face with major European partners. While China can build all the fences it wants for its trade partners, it can’t sit on them forever when an avowed strategic partner threatens their sovereignty and security. Russian leaders best not forget as Putin switches to social spending in an election year with the considerable financial aid of his counterparts in Beijing.

The issue isn’t just economic. China will have to spend political capital to compartmentalize its deals with Russia from its interest in infrastructure projects in more illiberal or dissatisfied members of the EU or states in Europe. China has already bought EU silence on the South China Sea through investment into Greece and Hungary, but has to play a careful game as scrutiny ratchets up on strategic investment policies. Greater EU concern over Chinese influence may lead to more forceful policy responses to projects in Greece, the Balkans, and Central Europe. China is increasingly perceived as a threat to European unity like Russia, a threat that becomes more pressing with aggressive Russian action this September.

All rail transit through Russia now funnels through Belarus because of transit bans with Ukraine. Anything that would provoke Poland to squeeze rail transit through Russia or interrupt transit flows through Belarus would force China to focus yet more on Trans-Caspian trade. A serious destabilization of Ukraine would harm China’s Black Sea toehold into European markets and a chain of investments stretching from Xinjiang to Georgia. Russia can write off investments it desperately needs into its own rail system if transit routes are interrupted or seriously threatened.

Take China’s financial role for Russian firms and the Russian economy. Billions in Sino-Russian financing deals are covering budget holes in Moscow, such as the recent $11 billion financing agreement for the Russia Direct Investment Fund and Vneshekonombank (VEB), both under sanctions. State oil giant Rosneft is now searching for Chinese capital to plug budget holes, and may sell off shares of the company to Chinese partners. Chinese financing has kept Novatek’s LNG project on Yamal afloat. The Russia-China Investment Fund (RCIF) is supposed to invest $500 million in Russian projects this year. Russia’s central bank has even opened a Beijing office and some proffered the idea of issuing Yuan-denominated bonds, though the idea hasn’t taken root due to disagreements between banks on the efficacy of the policy. China has been a lifeline, but a cautious one.

To be clear, the odds Russia will meet the expectations of more fearful rhetoric around the Zapad exercises are quite low. Michael Kofman’s overview is instructive in showing that more paranoid fears reflect much more on the West’s insecurities than facts on the ground and in the Russian general staff dictate. But if some form of aggression — hybrid or conventional — were to occur, Russia would risk further strategic isolation given its dependence on China.

Unintended Consequences

Just as in Ukraine, China has sought agricultural imports from Belarus. Belarus was granted market access for beef and poultry exports this year and Chinese investors have expressed willingness to invest up to $1 billion into the sector at large. Doing so would help Belarus reach its own export targets for its Agribiz-2020 plan. Most importantly, the two countries have signed a protocol for border cooperation, forming a basis for greater trade opportunities down the road.

Great Stone existed largely on paper until this May when the first sub-park was commissioned ahead of the Belt and Road Summit. Great Stone is meant to capitalize on Belarus’ labor costs so that Chinese companies can cheaply manufacture cars and higher-tech products. Doing so allows them to piggyback onto Belarus’ customs union with Russia, avoid negotiating with obstinate Russian companies for market access in Russia proper, and also sell to Eastern European EU member states. China and Belarus are considering a $585 million joint investment fund designed to attract companies to Great Stone. Of the 15 companies now claiming residency in the park, 11 are Chinese. President Lukashenko also has gone as far as to suggest military-industrial firms from China could open shop, a signal aimed at Moscow.

Belarus began looking to China for infrastructure investment back in 2013 to lessen dependence on Russia and avoid European complaints on human rights. The most visible projects kicked around have been the Great Stone industrial park near Minsk and the creation of a logistics hub in Bolbasovo. Bolbasovo is also intended to become a trade hub for China to relocate production, but remains early in development.

Most of that growth is due to greater container volumes by rail from Russia and other Eurasian Economic Union states like Kazakhstan, driven by routes and exports subsidized by China. Some transit growth comes from Russian goods headed to Ukraine due to transit bans on their border. After significant drop-off in the wake of the Ukraine crisis, trade turnover between Belarus and Ukraine has grown 26 percent so far in 2017 year-on-year from the nearly $4 billion in trade last year. Turnover is complicated by the fact that Belarusian firms trade with the Donbas and all increase in oil exports to Ukraine originate in Russia. China can use both countries as stepping-stones to supply chains in the Baltics and Poland without the same level of oversight required in EU member states.

Belarus’ rising significance for China’s aims in Eastern Europe comes as a result of growing investment, targeted trade, and most importantly, transit of Chinese goods to Europe by rail. Increases in transit also concern the Baltic States looking to find new trade opportunities. Transit volumes on Belarus’ rail network were up 30.4 percent for the first 7 months of 2017 year-on-year in tariff ton-kilometers, 8.85 billion thus far or 89.1 percent of Belarus’ own exports by rail in that time. Belarus’ transit rail trade is now nearly as large as its own exports by rail.

Belarus as Launch Pad

Ukraine has eased the visa regime for Chinese businessmen, trade turnover grew 5.3 percent in 2016 reaching $6.51 billion, and the two countries have signaled interest in low-level security cooperation. Turnover is small for China, but brick and mortar projects will cement Chinese interest and capital flows into the country. That the DCFTA has made Ukraine an attractive market has undercut Russia’s economic pull. China is unconcerned about reform unlike European partners, something Kyiv may find useful in the near future as Trans-Caspian trade grows and port concessions are awarded.

With better market access, it has become more attractive for China to source production in Ukraine in the future as well as invest in its ports and roads. The China Harbor Engineering Company (CHEC) won a contract to dredge and upgrade the Ukrainian port of Yuzhny north of Odessa. The China Export-Import Bank was recently approached to finance a bridge project in Kremenchuk, showing growing interest in infrastructure in the country. Ukraine expects to spend nearly $2 billion next year on road construction and is reportedly in talks with China Road and Bridge Corporation (CRBC) to construct the nation’s first concrete highway connecting Odessa and Kherson. China has effectively pivoted from Crimea to the mainland and though the Trans-Caspian route remains too expensive to be competitive for Ukrainian firms, China can afford to subsidize its own exports.

The bans added new impetus to trade through the Trans-Caspian corridor, buoyed by the Baku-Tbilisi-Kars railway (BTK) in the South Caucasus. The first train is expected to travel the line next month, making transit of Chinese goods through the region that much more attractive. Cargo transshipments through Azerbaijan’s Alat Port – dependent on the BTK to sustain itself – have grown 43.5 percent this year and Black Sea ports such as Constanta in Romania are joining the Trans-Caspian route. All the member states of the corridor have begun work on harmonizing tariffs and border practices.

Ukraine reached a Deep Comprehensive Free Trade Area (DCFTA) agreement with the EU in 2015, eliminating 98.1 percent of EU tariff duties on Ukrainian goods and services. In response, Russia began an escalating series of road and rail transit bans to other countries through Russia, which Ukraine has answered in kind.

Plans to invest into Crimea fell apart quickly. Doing so would have been a tacit recognition of the annexation, infuriating Western partners and guaranteeing sour relations with Kyiv. Talk of investing into a deepwater port in Ukraine dissipated, but local authorities kept it alive in the news to lie about the peninsula’s business prospects. China’s trade and investment interests pivoted towards the mainland, including the proposed port project.

Ukraine as Transit Hub

Russia’s annexation of Crimea and military involvement in the Donbas put China’s foreign policy stance of non-interference in others’ domestic politics to the test. The EU is China’s largest trade partner. Their mutual trade was worth about 1.4 billion euros a day in 2016 and the two parties have been negotiating an agreement on investment since November 2013. There was no conceivable way that China could recognize the annexation at the time, opting to abstain from a vote in the United Nations (UN) discouraging the recognition of Crimea’s legal status. To date, China supports a peaceful resolution that takes into account the interests of all sides, knowing full well that such a resolution is not a possibility for the foreseeable future.

The potential investment into the port coincided with an agreement to lease 3 million hectares of Ukrainian farmland earlier that fall as well as talks to open China’s market to certain Ukrainian agricultural exports. Corn was of particular interest for China, since it has historically relied on imports from the United States. Ukraine quickly became an important food security partner, accounting for close to half of China’s corn import needs based on the United States Department of Agriculture’s 2017 estimates, roughly 1.4 million tons so far this year. Since then, China has slowly increased access for Ukrainian dairy producers and other food exporters. China’s acute food security concerns make Ukraine a logical partner given its agricultural potential.

Ukraine was originally China’s gateway into Europe when the Belt and Road Initiative was first articulated in 2013. Then-president Viktor Yanukovych went to China hoping to procure state-to-state loans in the wake of his rejection of an EU association agreement, a move welcomed by Moscow that triggered a political chain reaction leading to his ouster. Whether the loans would have kept him in power is unclear but they never materialized. Those loans aside, Chinese telecoms entrepreneur Wang Jing also proposed to build a $3 billion deepwater port in Sevastopol – home to Russia’s Black Sea Fleet in Crimea – along with $7 billion in further infrastructure investments in early December as political crisis spread.

 

China and Crimea

Most coverage of Zapad ignores the presence of a new player in Eastern Europe: China. Russia may be entertaining provocative action with the exercise, but anything Russia could do would undermine China’s economic interests in the region and, by extension, Russia’s relationship with its so-called strategic partner.

As Russia prepares for the Zapad exercises in September with its partner Belarus – the largest military exercise since the Cold War – many regional and transatlantic observers are, understandably, worried. Putting aside the alarmist rhetoric of potential Russian aggression, much less attention is paid to the unintended consequences of Russian actions aimed at destabilizing Belarus, Ukraine, or other regional actors.

 

La Chine se méfie tranquillement des exercices Zapad 2017
Toute agression russe hors des exercices pourrait nuire aux relations sino-russes.

Par Nicholas Trickett le 28 août 2017

Nicholas Trickett détient un M.A. dans les études eurasiennes à travers l'Université européenne à Saint-Pétersbourg avec un accent sur la sécurité énergétique et la politique étrangère russe.
La Russie perdrait probablement un public attentionné à Pékin sur des questions importantes si elle devait compromettre la stratégie économique de la Chine en Europe de l'Est et forcer la Chine à faire face aux principaux partenaires européens. Alors que la Chine peut construire toutes les clôtures qu'elle souhaite pour ses partenaires commerciaux, elle ne peut pas s'asseoir sur elles pour toujours quand un partenaire stratégique avoué menace sa souveraineté et sa sécurité. Les dirigeants russes ne doivent pas oublier que Poutine passe par des dépenses sociales pendant une année électorale avec l'aide financière considérable de ses homologues à Pékin.
La question n'est pas seulement économique. La Chine devra dépenser des capitaux politiques pour compartimenter ses affaires avec la Russie de son intérêt pour les projets d'infrastructure chez des membres plus libéraux ou insatisfaits de l'UE ou des Etats d'Europe. La Chine a déjà acheté le silence de l'UE sur la mer de Chine méridionale grâce à des investissements en Grèce et en Hongrie, mais doit jouer un jeu attentif car l'examen scrute les politiques d'investissement stratégiques. La plus grande préoccupation de l'UE concernant l'influence chinoise peut conduire à des réponses politiques plus énergiques aux projets en Grèce, dans les Balkans et en Europe centrale. La Chine est de plus en plus perçue comme une menace pour l'unité européenne comme la Russie, une menace qui devient plus pressante avec une action russe agressive en septembre.
Tout le transit ferroviaire en Russie maintenant s'effectue par la Biélorussie en raison des interdictions de transit avec l'Ukraine. Tout ce qui provoquerait que la Pologne émettrait le transit ferroviaire en Russie ou interromprait les flux de transit par la Biélorussie obligerait la Chine à se concentrer encore davantage sur le commerce trans-Caspien. Une grave déstabilisation de l'Ukraine nuirait à la mer noire de la Chine dans les marchés européens et une chaîne d'investissements s'étendant du Xinjiang à la Géorgie. La Russie peut annuler les investissements dont elle a besoin dans son propre système ferroviaire si les itinéraires de transit sont interrompus ou sérieusement menacés.
Prendre le rôle financier de la Chine pour les entreprises russes et l'économie russe. Des milliards dans les accords de financement sino-russes couvrent les trous budgétaires à Moscou, comme l'accord de financement récent de 11 milliards de dollars pour le Fonds d'investissement direct de Russie et Vneshekonombank (VEB), tous deux sous des sanctions. Le géant national de l'huile, Rosneft, cherche maintenant la capitale chinoise pour alimenter les budgets et peut vendre des parts de l'entreprise aux partenaires chinois. Le financement chinois a maintenu le projet GNL de Novatek sur le flot de Yamal. Le Fonds d'investissement Russie-Chine (RCIF) devrait investir 500 millions de dollars dans des projets russes cette année. La banque centrale de Russie a même ouvert un bureau de Pékin et certains ont proposé l'émission d'obligations libellées en Yuan, même si l'idée n'a pas pris racine en raison des désaccords entre les banques sur l'efficacité de la politique. La Chine a été une ligne de vie, mais prudente.
Pour être clair, les chances de la Russie de répondre aux attentes d'une rhétorique plus effrayante autour des exercices Zapad sont assez faibles. L'aperçu de Michael Kofman est instructif en montrant que plus de peurs paranoïaques reflètent beaucoup plus sur les insécurités de l'Ouest que les faits sur le terrain et que l'état-major général russe dicte. Mais si une forme d'agression - hybride ou conventionnelle - devait se produire, la Russie risquerait un isolement stratégique supplémentaire étant donné sa dépendance à l'égard de la Chine.
Conséquences inattendues
Tout comme en Ukraine, la Chine a cherché des importations agricoles en Biélorussie. La Biélorussie a obtenu l'accès au marché pour les exportations de boeuf et de volaille cette année et les investisseurs chinois ont exprimé leur volonté d'investir jusqu'à 1 milliard de dollars dans le secteur en général. Cela aiderait le Bélarus à atteindre ses propres objectifs d'exportation pour son plan Agribiz-2020. Plus important encore, les deux pays ont signé un protocole pour la coopération aux frontières, qui constitue une base pour des débouchés commerciaux plus importants sur le terrain.
Great Stone existait en grande partie sur papier jusqu'à ce mois de mai, lorsque le premier sous-parc a été commandé avant le Belt and Road Summit. Great Stone est censé capitaliser sur les coûts de main-d'œuvre du Bélarus afin que les entreprises chinoises puissent fabriquer à bon marché des voitures et des produits de haute technologie. Cela leur permet de se rapprocher de l'union douanière de la Biélorussie avec la Russie, d'éviter de négocier avec des entreprises russes obstinées pour l'accès au marché en Russie proprement dit et de vendre aux États membres de l'UE de l'Europe de l'Est. La Chine et la Biélorussie envisagent un fonds commun d'investissement de 585 millions de dollars destiné à attirer des entreprises à Great Stone. Sur les 15 entreprises qui revendiquent la résidence dans le parc, 11 sont des Chinois. Le président Lukashenko est également allé jusqu'à suggérer des entreprises militaires et industrielles en provenance de Chine qui pourraient ouvrir un magasin, un signal destiné à Moscou.
Le Bélarus a commencé à chercher la Chine à investir dans l'infrastructure en 2013 afin de réduire la dépendance à l'égard de la Russie et d'éviter les plaintes européennes sur les droits de l'homme.

Les projets les plus visibles lancés ont été le parc industriel Great Stone près de Minsk et la création d'un centre logistique à Bolbasovo. Bolbasovo est également destiné à devenir un centre commercial pour que la Chine déménage la production, mais reste au début du développement.
La majeure partie de cette croissance s'explique par l'augmentation des volumes de conteneurs par rail de la Russie et d'autres États de l'Union économique eurasienne comme le Kazakhstan, sous l'impulsion des routes et des exportations subventionnées par la Chine. Une certaine croissance en transit provient de marchandises russes dirigées vers l'Ukraine en raison d'interdictions de transit à leur frontière. Après une baisse significative dans le sillage de la crise de l'Ukraine, le commerce entre le Bélarus et l'Ukraine a augmenté de 26% jusqu'en 2017 par rapport à l'année dernière, près de 4 milliards de dollars. Le chiffre d'affaires est compliqué par le fait que les entreprises biélorusses négocient avec les Donbas et toutes les exportations de pétrole vers l'Ukraine sont originaires de Russie. La Chine peut utiliser les deux pays comme tremplin pour fournir des chaînes dans les pays baltes et en Pologne sans le même niveau de surveillance requis dans les États membres de l'UE.
L'importance croissante de la Biélorussie pour les objectifs de la Chine en Europe de l'Est résulte de l'investissement croissant, du commerce ciblé et, surtout, du transit des marchandises chinoises en Europe par rail. Les augmentations de transit concernent également les pays baltes qui recherchent de nouvelles opportunités commerciales. Les volumes de transport en commun sur le réseau ferroviaire de Biélorussie ont augmenté de 30,4% pour les 7 premiers mois de 2017 en tonnes-kilomètres tarifaires, soit 8,85 milliards jusqu'à présent, soit 89,1% des exportations biélorusses par chemin de fer à ce moment-là. Le commerce ferroviaire de transit en Biélorussie est maintenant presque aussi important que ses propres exportations par chemin de fer.
La Biélorussie est le Pad de lancement
L'Ukraine a assoupli le régime de visa pour les hommes d'affaires chinois, le chiffre d'affaires a augmenté de 5,3% en 2016 pour atteindre 6,51 milliards de dollars et les deux pays ont manifesté un intérêt pour la coopération en matière de sécurité de bas niveau. Le chiffre d'affaires est faible pour la Chine, mais les projets de briques et de mortiers vont cimenter l'intérêt chinois et les flux de capitaux dans le pays. Que le DCFTA a fait de l'Ukraine un marché attrayant a atténué l'attrait économique de la Russie. La Chine ne se préoccupe pas de la réforme contrairement aux partenaires européens, quelque chose que Kyiv pourrait trouver utile dans un proche avenir à mesure que le commerce Trans-Caspien augmentera et que les concessions portuaires seront accordées.
Avec un meilleur accès au marché, il est devenu plus attrayant pour la Chine de produire des sources en Ukraine à l'avenir et d'investir dans ses ports et ses routes. La China Harbor Engineering Company (CHEC) a remporté un contrat pour draguer et moderniser le port ukrainien de Yuzhny au nord d'Odessa. La Banque chinoise d'exportation et d'importation a récemment été invitée à financer un projet de pont à Kremenchuk, montrant un intérêt croissant pour l'infrastructure dans le pays. L'Ukraine prévoit de dépenser près de 2 milliards de dollars l'année prochaine sur la construction de routes et devrait négocier avec China Road and Bridge Corporation (CRBC) pour construire la première route en béton qui relie Odessa et Kherson. La Chine a effectivement pivoté de la Crimée vers le continent et, bien que la route Trans-Caspienne reste trop coûteuse pour être compétitive pour les entreprises ukrainiennes, la Chine peut se permettre de subventionner ses propres exportations.
Les interdictions ont ajouté un nouvel élan au commerce à travers le couloir Trans-Caspien, soutenu par le chemin de fer de Bakou-Tbilisi-Kars (BTK) dans le Caucase du Sud. Le premier train devrait parcourir la ligne le mois prochain, ce qui rendrait plus attrayant le transit des produits chinois dans la région. Les transbordements de marchandises par l'intermédiaire du Port Alat d'Azerbaïdjan - dépendant du BTK pour se maintenir - ont augmenté de 43,5% cette année et les ports de la mer Noire tels que Constanta en Roumanie rejoignent la route Trans-Caspienne. Tous les États membres du corridor ont commencé à travailler sur l'harmonisation des tarifs et des pratiques frontalières.
L'Ukraine a atteint un accord complet de zone de libre échange étendue (DCFTA) avec l'UE en 2015, éliminant 98,1 pour cent des droits tarifaires de l'UE sur les biens et services ukrainiens. En réponse, la Russie a commencé une série croissante d'interdictions de transit routier et ferroviaire vers d'autres pays par la Russie, que l'Ukraine a répondu en nature.
Les plans d'investir dans la Crimée se sont effondrés rapidement. Cela aurait été une reconnaissance tacite de l'annexion, exaspérant les partenaires occidentaux et garantissant des relations acides avec Kyiv. Parler d'investir dans un port en eaux profondes en Ukraine a dissipé, mais les autorités locales l'ont maintenu en vie dans les nouvelles pour mentir sur les perspectives d'affaires de la péninsule. Les intérêts commerciaux et d'investissement de la Chine ont pivoté vers le continent, y compris le projet portuaire proposé.
L'Ukraine comme centre de transit
L'annexion de la Crimée par la Russie et l'implication militaire dans les Donbas ont mis en évidence la politique étrangère de la Chine en matière de non-ingérence dans la politique intérieure des autres. L'UE est le principal partenaire commercial de Chine.

 

Il n'était pas concevable que la Chine puisse reconnaître l'annexion à l'époque, en décidant de s'abstenir d'un vote aux Nations Unies (ONU) décourageant la reconnaissance du statut juridique de la Crimée. Jusqu'à présent, la Chine appuie une résolution pacifique qui prend en compte les intérêts de tous les côtés, sachant très bien qu'une telle résolution n'est pas une possibilité dans un avenir prévisible.
Les investissements potentiels dans le port ont coïncidé avec un accord de location de 3 millions d'hectares de terres agricoles ukrainiennes plus tôt cette chute ainsi que des pourparlers visant à ouvrir le marché de la Chine à certaines exportations agricoles ukrainiennes. Le maïs était particulièrement intéressant pour la Chine, puisqu'il s'appuie historiquement sur les importations en provenance des États-Unis. L'Ukraine est rapidement devenue un important partenaire de sécurité alimentaire, ce qui représente près de la moitié des besoins chinois en matière d'importation de maïs en fonction des estimations de 2017 du ministère de l'Agriculture des États-Unis, soit environ 1,4 million de tonnes jusqu'ici cette année. Depuis lors, la Chine a lentement accru l'accès pour les producteurs laitiers ukrainiens et les autres exportateurs de produits alimentaires. Les préoccupations aiguës de la sécurité alimentaire de la Chine font de l'Ukraine un partenaire logique compte tenu de son potentiel agricole.
L'Ukraine était à l'origine la porte d'entrée de la Chine en Europe lorsque l'Initiative Belt and Road a été publiée pour la première fois en 2013. Le président Viktor Ianoukovitch s'est ensuite rendu en Chine dans l'espoir de se procurer des prêts d'État à l'État suite à son rejet d'un accord d'association de l'UE Accueilli par Moscou qui a déclenché une réaction de chaîne politique menant à sa fuite. Que les prêts l'aient conservé au pouvoir n'est pas clair mais ils ne se sont jamais concrétisés. Ces prêts à côté, l'entrepreneur chinois chinois Wang Jing a également proposé de construire un port en eau profonde de 3 milliards de dollars à Sébastopol - à la fin de la flotte de la mer Noire en Crimée - ainsi que 7 milliards de dollars d'investissements dans l'infrastructure au début de décembre alors que la crise politique se propageait.
Chine et Crimée
La plus grande couverture de Zapad ignore la présence d'un nouveau joueur en Europe de l'Est: la Chine. La Russie peut avoir des activités provocatrices avec l'exercice, mais tout ce que la Russie pourrait faire compromettrait les intérêts économiques de la Chine dans la région et, par extension, les relations de la Russie avec son partenaire stratégique.
Alors que la Russie se prépare aux exercices Zapad en septembre avec son partenaire Biélorussie - le plus grand exercice militaire depuis la guerre froide - de nombreux observateurs régionaux et transatlantiques sont, de toute évidence, inquiets. En mettant de côté la rhétorique alarmiste de l'agression russe potentielle, beaucoup moins d'attention est accordée aux conséquences involontaires des actions russes visant à déstabiliser le Bélarus, l'Ukraine ou d'autres acteurs régionaux.