Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

WWIII : Les TEMPLIERS et leur culte réservé à Marie Madeleine. Histoire d'une continuation de l'Ordre en Ecosse et au Portugal.TOMAR ou THOMAR photos d'un site exceptionnel.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

Les TEMPLIERS et leur culte réservé à Marie Madeleine. Histoire d'une continuation de l'Ordre en Ecosse et au Portugal.TOMAR ou THOMAR photos d'un site exceptionnel.

Non nobis Domine non nobis sed Nomini Tuo da gloriam

PAS EN NOTRE NOM SEIGNEUR,
PAS EN NOTRE NOM,
MAIS AU NOM DE TA GLOIRE.

« Ordre des Templiers, Chevalerie et Valeurs de France »

Les origines Templières du Portugal

lestempliersimage005.jpg

Les origines templières du Portugal – La terre du Saint Graal – Portugal : Porto Graal

L’ordre des Templiers, l’ordre des pauvres chevaliers du Temple, a été fondé en 1119 par Hugues de Payens et huit autres chevaliers, compagnons de Geoffroy de Bouillon, dont Geoffroy de Saint Omer et le portugais Pedro Arnaldo da Rocha. Sa mission était d’assurer la défense des sites saints en Palestine.

Neuf ans plus tard, en 1128, l’ordre des Templiers a été reconnu par le pape, sur une demande de Bernard de Clairvaux, qui a préparé les règles de l’ordre, approuvées par le Concile de Troyes la même année. Ces règles reflètent la doctrine religieuse de Bernard de Clairvaux qui a aussi écrit un livre faisant l’éloge des Templiers.

Les Templiers étaient le seul ordre qui n’a pas été fondé pour aider les pèlerins et les malades en Terre Sainte, mais pour s’engager dans le combat contre les infidèles. Leurs documents officiels ont été intitulés « Fratres militiae Templi ou Pauperes commilitones Christi Templique Salomonis ». Le roi de Jérusalem, Baudouin II, leur a offert pour leur siège une aile dans son palais à la mosquée El-Aqsa, construite sur le site du temple de Salomon, duquel le nom de l’Ordre est dérivé.

Leur devise était « Non Nobis, Domine, Non Nobis, Sed Nomini Tuo ad Gloriam » (non pour nous, seigneur, non pour nous, mais pour que ton nom soit glorifié) L’ordre était composé de quatre grades : les chevaliers, les écuyers, les frères laïcs et les aumôniers et prêtres (les commandants militaires, les sergents, les soldats et le clergé).

Les Templiers juraient de consacrer leurs vies au service de Dieu, à la défense de la foi chrétienne et à la protection de ses sites saints, combattant les ennemis de la foi chrétienne. Ils faisaient des vœux de pauvreté, d’obéissance et de chasteté.

Saint Bernard, l’Abbé de Clairvaux, les a décrits comme des « moines – chevaliers de Dieu », vivant d’une façon frugale dans une communauté détachée des choses mondaines, sans femmes ni d’enfants et ne pouvant pas posséder de biens matériels. Ils n’étaient jamais oisifs, ni dispersés en dehors de leurs résidences ; quand ils n’étaient pas en campagne contre les infidèles, ils étaient occupés à réparer leurs vêtements, leurs armes et les harnais de leurs chevaux. Ils ne s’intéressaient pas aux jeux, ils ne s’intéressaient pas à la chasse et se baignaient rarement ; leur tenue était simple et négligée, leurs cheveux rasés et leurs faces barbues étaient brunies par le soleil.

L’esprit des Templiers était protégé par l’armure de leur foi, juste comme leur corps était protégé par leur armure de fer, sans aucun autre ornement que celui de leurs armes. Ils avaient placé toute leur confiance dans le Seigneur et combattaient pour sa cause, en cherchant la victoire totale sur leurs ennemis ou une mort sainte et honorable au combat.

Les Templiers apportent une aide importante à la reconquête chrétienne de la Péninsule Ibérique

Depuis ses débuts, le mouvement des croisades a lié son action en Terre Sainte à des interventions directes pour aider les royaumes chrétiens de la péninsule Ibérique à se libérer des envahisseurs maures et arabes. Pendant les campagnes de reconquête de la péninsule Ibérique contre les maures, et en particulier au Portugal, les Templiers ont appuyé la lutte des royaumes chrétiens pour combattre les infidèles et propager la foi chrétienne.

En France et en Angleterre, les Templiers ne se trouvaient pas dans les mêmes conditions de guerre, de ce fait, dans ces deux pays, ils se sont consacrés principalement à recueillir des dons et à mener des transactions financières qui leur servaient à financer leurs campagnes et leur implantation en Terre Sainte. C’est précisément leur pouvoir financier qui les a fait devenir l’objet de l’envie des grands seigneurs féodaux et même des monarques. Pour réaliser ces opérations financières, ils contournaient les dispositions de l’église, qui interdisaient aux chrétiens d’exercer des activités d’usure. Ils sont même devenus les banquiers du pape, ainsi que de monarques, de princes et de particuliers. Leur énorme pouvoir financier les a conduits plus tard à des situations de conflit avec un grand nombre de monarques, qui, sous le prétexte de la défense de leurs intérêts et de ceux de leurs sujets, ont dénoncé publiquement aux plus Hautes Autorités ecclésiastiques l’origine douteuse des richesses accumulées par les Templiers. En réalité, ces monarques voulaient surtout s’accaparer des richesses des Templiers.

Les Templiers constituaient un état dans l’état ; cette situation était mal vue des souverains de l’époque, qui les soupçonnaient d’être à l’origine des graves déséquilibres économiques qui affectaient défavorablement les finances de leurs pays.

Dans la péninsule Ibérique, l’aide des Templiers a été précieuse, et cela a été reconnu par les souverains ibériques, qui leur ont accordé des bénéfices et privilèges importants. Ils étaient exempts d’impôts et de la juridiction épiscopale, notamment en matière de recensements ecclésiastiques généraux. À la différence de ce qui arrivait en France et en Angleterre, les monarques de la péninsule Ibérique leur ont accordé des privilèges et des larges territoires, de préférence dans les zones de combat et sur les premières lignes de la lutte des chrétiens contre les envahisseurs maures.

Le noble croisé Henry de Bourgogne fonde la dynastie templière du comté « Portugalensis »

Les comtes bourguignons Henry et Raymond sont arrivés dans la Péninsule Ibérique à la fin du XIème siècle, invités par le roi Alphonse VI de Léon et de la Castille, comme croisés pour l’aider dans la défense et la reconquête de l’Ibérie contre les Almoravides.

Le comte Henry, le quatrième fils d’ Henry du Bourgogne, grand-petit-fils de Robert I de France, frère des ducs Hugues et Eudes de Bourgogne et arrière neveu de Saint Hugues, Abbé de Cluny, qui a été un des représentants les plus remarquables de l’esprit européen de son époque. Il est naturel que les rois de France aient voulu s’assurer le vasselage complet de la part des ducs du Bourgogne, lesquels, bien qu’en théorie étaient des sujets de la couronne française, en réalité, ils bénéficiaient d’une réelle indépendance qui déplaisait aux souverains français.

Par ailleurs, l’emprise du Catharisme dans le Languedoc et sa diffusion à la Bourgogne, à la Provence et à l’Aragon a suscité une implication des bourguignons dans les campagnes contre les albigeois.
Le comte Henry, poursuivant sa vocation de croisé, a été attiré vers les régions de combat contre les infidèles et il a souhaité lier sa mission en Terre Sainte à une intervention sur les marches occidentales de la chrétienté.

Après avoir rejoint son cousin Raymond dans la croisade contre les Sarrasins, il a rendu visite à sa tante, la reine Constance de Léon dans la Péninsule Ibérique et il a accepté l’invitation du roi Alphonse VI de Léon pour aider ce dernier dans la lutte contre l’occupation maure dans le comté Portugalensis – Portus-Calixis, mot qui signifie le Port du Graal ou le Portugal, un nom dérivé donc du saint Graal, l’un des symboles chrétiens le plus vénéré, en particulier par les Cathares et par les chevaliers Templiers.

En 1095, le roi Alphonse VI donne sa fille Tareja en mariage à Henry, comme récompense pour les services rendus par ce dernier dans la lutte contre les maures, en lui offrant comme dot le comté « Portugalensis » ; une des marches des domaines du roi de Léon, dans une partie du territoire de ce qui était autrefois la Lusitanie. Ce comté, qui a pris naissance au milieu du neuvième siècle, s’étendait de l’Alto Minho dans le nord, à la province de Trás-Os-Montes dans l’est, avec le Douro et Coimbra au sud.

La région de Coimbra comprenait les fleuves Douro, Mondego et vers le bas le Tage. En 1097, Henry gouvernait sur les terres allant de Minho à Santarém. Les succès militaires du printemps 1095 ont conduit Alphonse VI à accentuer encore plus la séparation entre le comté « Portugalensis » et ses autres domaines péninsulaires, ce qui était exigé par les besoins de la poursuite de la guerre de frontière contre les Sarrasins.

Selon le témoignage de la « Chronique Lusitanienne », beaucoup de Français avaient franchi les Pyrénées pour participer à la bataille de Zalaca et aussi plus tard. Rien n’indique que le comte Henry ait adopté les croyances des Cathares, mais certainement, en tant que bourguignon, il comprenait les raisons de la lutte des combattants du Languedoc contre les hordes capétiennes et condamnerait les mesures répressives prises contre eux par la Curie romaine. Il a été croisé et à Jérusalem il aurait été en contact avec les Templiers, auxquels avaient été révélés les principes de la religion dualiste, inspirée par les vieilles doctrines de Zoroastre.

Les premières références au comte Henry datent de 1072 (Charte de Cluny) et de 1082, quand dans un document de Molesme il est considéré comme un pur, dénomination que s’attribuaient les cathares. À la date de son mariage avec Tareja, en 1095, il avait environ trente ans, ce qui nous conduit à la conclusion qu’il est né en 1065. Comme il portait une cape comme les croisés, cela nous laisse supposer qu’il ait été en Terre Sainte. 

Il s’est distingué dans la guerre contre l’Almoravides dans la partie méridionale de la Péninsule Ibérique entre les dates susmentionnées. Sa cour a été principalement composée de nobles bourguignons et provençaux, d’artistes et de sages, ce qui a continué pendant le royaume de son fils Afonso Henriques. En mariant sa fille Tareja (Teresa) à Henry, Alphonse VI lui a donné comme dot le comté Portugalensis, qui comprenait aussi les régions de Coimbra et de Santarém. Les territoires du patrimoine royal possédés par le roi et par la couronne sont devenus un bien et domaine héréditaires de la couronne. C’est à ces biens que le passage célèbre de la Chronique d’Alphonse VII semble faire référence en mentionnant Tareja comme : « dedit maritatam Enrico camiti, et dotavit eam magnifice dans portugralesem terra juce heriditaria ». 

Le Portugal – Un pays templier

On doit remarquer la suite et la coïncidence des dates des faits historiques significatifs qui démontrent l’influence de l’Ordre des Templiers dans la formation du Portugal en tant que pays indépendant :
33 – Jésus Christ utilise un calice commun dans la sainte Cène pour consacrer le vin qui a été servi. Ce calice deviendra le Saint Graal. Jésus Christ sera après crucifié ;

68 – L’empereur Vespasien et son fils Titus étouffent le soulèvement de Jérusalem. Titus détruit le Temple de Salomon.
73 – Joseph d’Arimathie amène le Graal en Europe.
1095 – Le Pape Urbain II annonce les Croisades Sacrées à Clermont – Ferrant, France
1096 – Organisation officielle de la première croisade.
1099 – Vendredi Saint, les croisés entrent à Jérusalem. 

1119 – 1128 – Les Templiers ne participent pas à des combats en Palestine, ils font seulement des excavations et des fouilles autour du Temple de Salomon. La plupart rentrent dans leurs pays d’origine en 1128
1124 - Le jour de son anniversaire, jour consacré au Saint Esprit, le roi Afonso Henriques, portant son accoutrement de chevalier, comme était le privilège de ceux de sang royal, a été adoubé chevalier à l’autel de l’église de S. Salvador, à Zamora.
1126 - Première donation aux Templiers au Portugal : Fonte Arcada.


1128 – Saint Bernard de Clairvaux convoque le Concile de Troyes qui a reconnu officiellement les Templiers en tant qu’Ordre religieux et militaire.
 Le Château de Soure est donné aux Templiers, par D. Tareja, ainsi que les terres entre Leiria et Coimbra. Reconnaissance de l’ordre des Templiers par le Concile de Troyes.
Victoire de D. Afonso Henriques sur les troupes de sa mère dans la bataille de São Mamede.
1129 – Le Pape accorde sa bénédiction à l’Ordre des Templiers.
 L’infant Afonso Henriques signe de sa propre main la lettre de donation du Château de Soure aux Templiers ; dans cette lettre, l’infant se reconnaît « frère » des Templiers. 
1131 – Saint Bernard de Clairvaux rédige la Règle des Templiers.
1139 – Le Pape Innocent édite une Bulle déterminant que l’Ordre des Templiers ne doit obéissance qu’au Pape.
Implantation des Templiers à Braga. 
1140 – Victoire en 1140 de D. Afonso Henriques sur les maures dans la bataille de Ourique.
1143 – Afonso Henriques porte le titre de Rex qui est reconnu par pape Eugène III, un disciple de Bernard de Clairvaux.
L’abbaye de S. João de Tarouca passe à obéir à Clairvaux, suivie des abbayes de Lafões, Salzedas, Sever, Fiães, S. Pedro das Aguias.
1147 – A la demande de Saint Bernard de Clairvaux, le roi de France Louis VII et l’empereur Conrad III du Sacré Empire Romain Germanique organisent la deuxième croisade.
La reconquête du Portugal devient un des axes les plus importants des croisades de l’occident
D. Afonso Henriques avec l’appui des Templiers conquiert Lisbonne et Santarém. Les propriétés et les revenus des églises de Santarém ont été cédés aux Templiers.
1153 – Fondation du couvent de Santa Maria de Alcobaça, qui devient le siège intellectuel et spirituel des moines cisterciens au Portugal, sous la juridiction de Clairvaux.
1157- D. Afonso Henriques accorde des privilèges considérables aux Templiers : inviolabilité des marchandises et des personnes, exemption d’hommages et de services ; exemption de portages ; exemption du paiement de la dîme sur les terres qu’ils cultivent ou faisaient labourer sur leur compte ; les Templiers ne pouvaient pas être emprisonnés, ni être poursuivis en justice pour les crimes qu’ils avaient commis, les causes qui les concernaient étaient jugées par des prud’hommes.

1185 – Décès de Gualdim Pais, le Maître qui a le plus consolidé les domaines des Templiers au Portugal, lesquels possédaient alors, les châteaux de : Tomar, Almourol, Zézere, Soure, Pombal, Idanha-a-Velha, Cêras, Cardiga, Sousa et en outre, plusieurs propriétés à Lisbonne, Sintra, Santarém, Leiria, Evora et Beja.

Cette synchronie des dates de faits significatifs, met en évidence de manière assez nette l’influence des ordres religieux et en particulier celle des Templiers sur la fondation du Portugal ; pendant le règne du comte Henry, les terres étaient soumises à l’abbaye de Cluny ; après, sous le royaume D. Afonso Henriques, dans son effort de conquête du territoire portugais et de conversion au christianisme des populations de ce territoire , il a continué à compter sur l’aide morale et religieuse des Cisterciens et, surtout, sur l’appui armé décisif des Templiers.

L’indépendance du Portugal a été, donc, façonnée et marquée par la convergence de l’alliance bourguignonne – portugaise, de l’esprit chrétien des Cisterciens et des idéaux Templiers, sous la tutelle spirituelle de Saint Bernard de Clairvaux.

La nouvelle nation européenne s’est consolidée dans le triangle compris entre Guimarães/Braga, Tomar et Alcobaça. Le premier roi du Portugal est un chevalier Templier, ce qui explique son identification complète avec l’ordre du Temple.

Dans la lettre de donation de Soure aux Templiers, en 1129, l’Infant D. Afonso Henriques écrit : « cette donation que je vous fait, …parce qu’en toutes vos œuvres, je suis votre frère ». Le Portugal sera un fer de lance contre l’occupation islamique du territoire ibérique, ainsi qu’un exemple d’un pays ayant assumé une mission, à la fois militaire et religieuse.

Le Portugal est, dès ses débuts, un royaume chrétien qui a été conçu et organisé spirituellement sur les bases des principes du christianisme trinitaire : moral, croisé et apostolique ; mais aussi chevaleresque, dévoué à la Vierge Marie et inspiré par les idéaux religieux de Saint Bernard de Clairvaux.

Dans sa vision divine avant la bataille d’Ourique contre les Sarrasins, il pressent l’inspiration de Dieu qui le guide et qui lui dit :
« Parce que je suis le fondateur et le distributeur des empires de ce monde, sur toi et sur ta génération, je souhaite fonder pour moi un royaume dont l’industrie sera mon nom annoncé à des gens étrangers » ( Frère Bernardo de Brito dans « Chronique de Cister »)

L’évangile de Saint Jean : « Templarisme et Graalisme »
A l’époque il existait un lien spirituel entre la doctrine de l’évangile de Saint Jean, le « Templarisme » et le « Graalisme », c’est-à-dire, consacré à la dévotion du Saint Esprit (Paracletus divin) et à Saint Bernard de Clairvaux. Le Graal est le calice avec le sang de Jésus, conservé par Joseph d’Arimathie et qui a été amené par celui-ci en Europe. En 1190, Robert de Boron a écrit « Le roman de l’estorie dou Graal », où apparaissent des personnages comme : Joseph d’Arimathie, Merlin et Parsifal. Robert de Boron a été un poète au service du noble Gauthier de Montbéliard qui a participé à la 4ème croisade et est décédé en Palestine en 1212.

En 1204, Wolfram von Eschenbach écrit « Parsifal » dans lequel l’auteur décrit le Graal comme une pierre sacrée qui serait tombée du ciel. Dans les récits des cycles romanesques de Robert de Boron et de Wolfram von Eschenbach, les Templiers sont les gardiens du Graal, ils portaient une Croix-Rouge sur une tunique blanche, ou une robe blanche avec une Croix-Rouge sur la poitrine et partaient à la recherche du Saint Graal. Les chevaliers du Graal partaient à la recherche des lieux et des sites inconnus où se trouverait le Saint Graal, naviguant dans des navires aux les voiles blanches avec une Croix Rouge qui ressemblaient aux futures caravelles portugaises qui ont aussi inscrit la croix du Christ sur leurs voiles.

Les possessions et les privilèges des Templiers au Portugal

Rome s’est toujours méfiée des déviations d’orthodoxie des nobles chevaliers du comté Portugalensis, qui était considéré comme une terre de Templiers, qui, bien que leur ordre ait été éteint dans le reste de l’Europe, ont continué d’exister au Portugal sous le nom de l’ordre du Christ. Ainsi, pendant des siècles, la Curie romaine a eu une certaine défiance à l’égard du royaume du Portugal et a pris souvent des décisions contraires aux réclamations portugaises. Cela a duré pendant des siècles, jusqu’au dernier roi du Portugal, et a commencé quand le fils bâtard du roi Afonso Henriques était le grand maître, non de l’Ordre du Temple, mais de la « religion de Saint Jean », tel qu’il est inscrit sur sa pierre tombale dans l’église de Saint Jean de Alporão à Santarém, consacrée au culte du Saint Esprit Plus tard, le roi D. Dinis et sa femme Dona Isabel, ont été des fervents promoteurs du culte du Saint Esprit au Portugal.

Le comte Henry n’a jamais abandonné sa participation aux croisades en Syrie et en Terre Sainte. Il est mort comme croisé en 1112, sur la terre de son comté qu’il avait libéré des infidèles. Son fils, D. Afonso Henriques, a choisi la croix du Christ des croisades de son père et des Templiers comme le symbole de l’écu des armes qu’il a immortalisé dans le drapeau portugais. Après le décès du comte Henry, sa veuve, la reine Tareja, a attribué aux Templiers en 1128 les châteaux de Soure et d’Alpreade, et a inclus dans la donation les terres vides et inhabitées entre Coimbra et Leiria. Le premier roi du Portugal, Afonso Henriques, dans sa croisade pour jeter les Sarrasins hors de la Péninsule Ibérique et élargir les territoires de son royaume, s’est appuyé sur les chevaliers de l’Ordre du Temple commandés par leur Maître Gualdim Pais. Afonso Henriques lui-même, inspiré par l’exemple de son père, se considérait comme un Templier. 

En 1159, comme récompense pour leurs faits d’armes, le roi donne aux Templiers le Château de Cêras ; en 1160, les Templiers ont conquis la ville de Tomar pour le royaume, délivrant ainsi les territoires de la rivière Nabão, que les maures avaient appelé Tomar et où Maître Gualdim Pais construirait, dix ans plus tard, sur une colline surplombant la rivière Nabão, un château pour le siège de son Ordre, il disposait en plus d’un tiers de toutes les terres qu’ils avaient conquis, ainsi que les possessions et les châteaux de Castro-Marim, Almourol et Pombal. Dans le sceau de la donation de Tomar aux Templiers, en 1160, Afonso Henriques a fait inscrire les mentions : Portugal/Portu gral.

Le Temple du Christ et le Graal

Si la première phase de l’activité des Templiers au Portugal s’est concentrée principalement sur les activités militaires pour soutenir la lutte du roi Afonso Henriques contre les maures, dés 1160 ils ont initié ce que peut être appelé leur phase spirituelle, avec la construction du Château et de l’église à Tomar. Gualdim Pais était un vieux compagnon de guerre de Afonso Henriques, qui, après avoir combattu à la bataille de Ourique à 21 ans, a été anobli Il est parti ensuite comme croisé, pour la Palestine, où il est resté pendant cinq ans. Après s’y être distingué dans plusieurs batailles contre les infidèles, il a rejoint l’Ordre du Temple. Ses exploits et sa personnalité l’ont conduit au niveau le plus élevé au sein de l’Ordre. En Palestine, il a été certainement initié à la doctrine des Evangiles de Saint Jean. Pour lui, la mission des moines de Dieu visait plus que la simple défense physique des sites saints.

À son retour au Portugal, il était pleinement convaincu et formé pour sa mission templière au Portugal. En 1158, il a été investi comme le sixième maître de l’ordre portugais du Temple.
Peu de temps après, le 1er mars 1160, Maître Gualdim Pais jette les fondements du château de Tomar, qui sera le siège des Templiers au Portugal. L’architecture du couvent de Tomar reflète une confluence entre des missions des chevaliers du temple de Salomon, l’esprit du monastère de Clairvaux et celui de la recherche du Saint Graal. Le temple qui a été construit n’a pas une forme qui s’inspire de la tradition portugaise. C’est un temple octogonal, ayant à l’intérieur une chapelle, elle aussi octogonale, presque circulaire dans la disposition des piliers au centre de laquelle existe un autel.

Initialement, il y avait une porte unique menant directement au couvent, pour la seule utilisation des chevaliers. Comme dans d’autres églises des Templiers, sa conception architecturale a été basée sur celle de l’église du Saint Sépulcre à Jérusalem. Les colonnes qui soutiennent le dôme, marquant les limites de la chapelle intérieure, se terminent par les corniches d’inspiration orientale ou phytomorphe et l’une d’entre elles soutient encore de nos jours la croix Templière gravée et rehaussée en rouge faisant, face à la nef ouverte par leroi Manuel I. Dans les cérémonies liturgiques ou pendant la prière, les Templiers s’ assemblaient dans un cercle, selon l’archétype des chevaliers de la Table Ronde qui cherchaient le Graal. La rotonde de l’église du couvent de Tomar forme un cercle où le centre est l’autel, ou la table, autour duquel les chevaliers se déployaient : c’est une table ronde.

Considérant les petites dimensions relatives de l’église, constituée de deux octogones concentriques, tendant à une forme circulaire, il est facile de reconnaître qu’il ne s’agit pas d’un temple conçu pour loger des foules, mais prévu pour un petit nombre de moines chevaliers admis dans l’ordre, c’est-à-dire, il s’agit d’un temple pour un cercle restreint d’initiés. Cette disposition renforçait les notions d’élection, de choix et de mission, qui étaient essentielles au mode de vie de ces chevaliers qui, comme ceux du roi Arthur, « abandonnaient leurs parents, leurs femmes et leurs enfants pour suivre l’Ordre. Selon certains récits, c’est Saint Bernard de Clairvaux qui a commandé lui-même aux Templiers de recueillir, dans les galeries des ruines du Temple de Salomon, un « objet sacré » qu’il a fait amener en Europe. C’est cet « objet sacré » qui aurait été amené au Portugal par les auspices du Comte Henry et aurait été déposé, d’abord dans le Couvent de Sainte Marie d’Alcobaça et ultérieurement gardé dans le Couvent du Christ à Tomar.

Les Templiers sont expulsés de Palestine et trouvent refuge d’abord à Chypre et à Malte et après en France et en Péninsule Ibérique

Tant que les Templiers et les Hospitaliers étaient en Palestine, il y a eu une rivalité constante entre les deux ordres. Cette rivalité a été souvent à l’origine de luttes armées entre eux qui ont affaibli les positions chrétiennes en Terre Sainte. Après la chute d’Accra (Saint-Jean d’Acre) en 1291, les deux ordres se sont réfugiés à Chypre, que le roi Richard Cœur de Lion avait donné au roi de Jérusalem et à Malte. Mais la rivalité entre les deux ordres devait perdurer jusqu’à la dissolution de l’Ordre des Templiers par le pape Clément V, à l’instigation du roi de France Philippe IV le Bel. Mais tandis que les chevaliers Hospitaliers se sont maintenus dans la Méditerranée orientale, les Templiers, comme nous avons montré plus haut, poursuivant leur mission universelle, avaient déjà étendu leur présence en Europe occidentale, en particulier en Péninsule Ibérique. Leur présence et leur influence ont perduré au Portugal, leurs temples fortifiés étaient des bastions vraiment imprenables, qui subsistent encore aujourd’hui.

L’excommunication de Philippe IV le Bel par le pape Boniface VIII et l’appui des Templiers à l’autorité papale sont à l’origine de la condamnation et du démantèlement de leur ordre en France et dans d’autres pays

En France, le siège des Templiers était à Paris. Pendant le règne du roi Philippe IV le Bel, comme les finances publiques étaient épuisées, le roi, pour résoudre ce problème économique a décidé de surcharger ses sujets d’impôts. De ce fait, le peuple a commencé à haïr la monarchie et à admirer l’ordre des Templiers, dont le pouvoir d’achat avait enrichi beaucoup de marchands et d’artisans, à la fois chrétiens et juifs, et dont les terres employaient la main-d’œuvre de beaucoup de familles de paysans.

Au cours de cette période, vers l’an 1300, Philippe le Bel, roi de France est entré en conflit avec le pape Boniface VIII, celui-ci a décidé de l’excommunier. Le roi a réagi en convoquant les Etats Généraux, qui ont décrété en 1302 que la couronne française avait cessé de reconnaître l’autorité du Pape Boniface VIII. A la mort ce dernier, Benoît XI lui a succédé, mais il est mort peu de temps après, en 1304. Clément V a alors été élu pape. L’élection de ce pape avait été appuyée par le monarque français. Les Templiers avaient soutenu le pape Boniface VIII et cette position avait beaucoup irrité Philippe IV lequel, voyant que la dette énorme qu’il avait à l’égard des Templiers venait à échéance, a décidé de s’approprier leurs énormes richesses. Pour cela il a conçu un plan machiavélique. Il a exploité toutes les rumeurs et calomnies qui circulaient sur les Templiers pour monter, avec l’appui du Pape Clément V, un procès contre eux.

Philippe IV le Bel a décidé d’anéantir l’Ordre des Templiers, avec la collaboration de l’évêque de Bologne et au moyen d’un accord secret qu’il a fait avec le Pape Clément V, qu’il avait réussi à imposer comme pape. Les Templiers ont été accusés de beaucoup de crimes : lèse-majesté, usure, hérésie, dépravation, etc.

Il est probable que le long séjour des Templiers au Moyen-Orient ait touché à un certain degré la pureté de leur foi, mais les accusations contre eux, propagées et instiguées par Philippe le Bel, visaient à persuader le pape, qui était de connivence avec le roi, à décider l’extinction de l’ordre pendant le Concile de Vienne en Dauphiné convoqué en 1311.

Mais la raison principale de la persécution des Templiers a été la convoitise de leur pouvoir à la fois politique et financier par le roi de France et aussi par le Pape. La chronologie des faits les plus significatifs nous aide à mieux comprendre l’enchaînement de ces évènements dramatiques :
1307 – le vendredi 13 octobre le roi Philippe IV de France qui les accusait d’hérésie, donnait l’ordre de faire emprisonner tous les Templiers et son Grand Maître Jacques de Molay. Les trésors et les archives des Templiers qui avaient été enlevés la veille des arrestations du siège de l’ordre à Paris ont été transportés dans le port de La Rochelle où l’énorme flotte des Templiers était à quai. La flotte templière quitte le port de La Rochelle vers une destination inconnue.

Les Templiers ayant échappé aux persécutions en France trouvent refuge dans des nations comme le Portugal, l’Ecosse et l’Irlande
1311 – Le Pape Clément V désirant anéantir l’Ordre des Templiers, pour pouvoir s’accaparer plus facilement leurs richesses et détruire leur pouvoir, convoque le Concile de Vienne dans le Dauphiné. Ce Concile n’a pas accepté les arguments du Pape.
1312 – Clément V convoque ensuite un nouveau Concile plus restreint dans lequel l’Ordre des Templiers a été aboli et ses biens confisqués au bénéfice de l’Ordre de Saint Jean, mais en réalité, la plus grosse parcelle des biens des Templiers est revenue à la trésorerie du roi Philippe IV.

L’esprit œcuménique des Templiers

Au niveau politique, les Templiers ont conçu un plan pour la gouvernance mondiale, a travers la constitution d’une fédération d’états autonomes sous la direction de deux chefs suprêmes, un religieux, le pape, l’autre laïque, l’empereur, avec la milice du temple comme leur bras armé. Ce plan aboutirait à la réconciliation des trois religions monothéistes, les héritiers de la tradition biblique : Christianisme, l’Islam et le Judaïsme.(d'actualité avec le Nouvel Ordre Mondial que les BRICS (la moitié du Monde), ne veulent pas. Les Templiers dont certains étaient de véritables bouchers, ont massacrés du Sarazin, avec la réciprocité d'usage, ce que nous vivons aujourd'hui)!

Ce concept œcuménique est illustré, par exemple, par les relations énigmatiques des Templiers avec les Ismaélites palestiniens, en particulier avec la secte secrète des Hashassins, commandée par le cheik Al Djebel, le vieil homme de la montagne, et par la présence de synagogues juives dans les terres Templières. Le culte juif a été protégé par l’ordre, comme on peut le voir dans le cas de la synagogue de Tomar au Portugal, qui a été conservée intacte a travers les siècles. Ces faits ont servi de soutènement aux accusations de Philippe IV le Bel et du Pape Clément V contre les Templiers, bien que leur signification ait été intentionnellement déformée pour étayer ces mêmes accusations.

La position des monarques péninsulaires principalement celle du roi du Portugal, dans la protection des membres de l’Ordre des Templiers

Les monarques péninsulaires ont été convoqués par le Pape Clément V pour participer au Concile de Vienne dans le Dauphiné. Certains ont envoyé des représentants, mais pas le roi du Portugal, qui a déclaré qu’il n’avait aucune raison de plainte contre les Templiers, et qu’il leur était plutôt reconnaissant pour leur appui et leur rôle dans la lutte contre les envahisseurs Sarrasins qui avaient permit d’agrandir et enrichir son royaume. Le roi du Portugal a évité que les Templiers soient persécutés dans son royaume.

Comme le pape avait prévu de s’approprier toutes propriétés de l’Ordre, en invoquant le fait que celles-ci lui était directement subordonnées, les souverains du Portugal, Castille et l’Aragon, pour éviter la confiscation par le Pape des biens appartenant aux Templiers qui se trouvaient dans leurs royaumes, ont allégué que la propriété de ces biens avait été accordée à l’ordre des Templiers pour favoriser ses activités missionnaires dans leurs pays respectifs. En conséquence, avec la suppression de l’ordre, toutes les propriétés et tous les biens appartenant à l’ordre devraient retourner à la couronne, une fois que le motif original de leur attribution avait disparu avec l’ordre.

Quelle que soit la raison, il semble que le pape ait accepté les accusations portées contre l’ordre. Il a décidé la création d’une commission d’inquisition qui n’a pas tiré de conclusions définitives dans le Concile de Vienne, mais qui a initié un procès qui a abouti à la dissolution de l’Ordre dans un Concile restreint qui a été convoqué plus tard. Cela a pu se faire grâce à la complicité qui existait entre le pape et Philippe IV, qui avaient tous les deux forgé un libelle accusatoire de nature juridico-ecclésiastique pour pouvoir arrêter, juger et condamner au bûcher le Grand Maître Jacques de Molay et un grand nombre des chevaliers qui ont été emprisonnés en France. Dans les flammes du bûcher, le Grand Maître Jacques de Molay a lancé une malédiction contre le roi et contre le Pape Clément V ; en effet, Philippe IV le Bel a eu une mort horrible peu de temps après l’exécution de Jacques de Molay et Clément V est lui aussi mort peu de temps après. Toutefois, le roi de France n’a pas réussi à détruire totalement l’Ordre du Temple.

Les Templiers avaient leur flotte de 18 bateaux à quai au port de La Rochelle. Ils ont pu embarquer à bord de leurs bateaux une partie de leurs trésors qui ont été transférés à la hâte de leur siège à Paris et ont été transportés à La Rochelle. La flotte templière est partie sans laisser de trace, vers une direction inconnue. La flotte templière s’est dispersée en mer. Une partie des bateaux aurait trouvé refuge en Ecosse et en Irlande. Mais, tout porte à croire, malgré le secret gardé le long des siècles sur leur destination, que la plupart des bateaux se sont dirigés vers le Portugal (Port (u) Graal) où l’Ordre disposait de structures et d’appuis solides et jouissait de privilèges considérables.

L’arrivée de la flotte et des trésors des Templiers au Portugal, au Porto Graal, fuyant l’inquisition du roi de France, pendant le royaume du roi D. Dinis, a permis de préserver les éléments essentiels de la mission de l’ordre, devenue au Portugal l’Ordre du Christ. Ayant changé de nom et s’étant restructuré, l’Ordre s’est donné aussi de nouvelles missions. L’apport des Templiers français a constitué un puissant facteur de renouvellement et d’extension de l’action de l’Ordre à partir du Portugal. L’Ordre du Christ a été le promoteur de l’entreprise maritime des découvertes outremer faites par les portugais dans tous les continents, diffusant et laissant les marques de l’esprit des Templiers partout dans le monde. Les codes et les valeurs templiers ont été ainsi diffusés par les missionnaires navigateurs portugais sur tous les continents.

Le changement du nom de l’Ordre du Temple par le roi D. Dinis

Avec la métamorphose des chevaliers Templiers en chevaliers de l’ordre du Christ, l’étendard noir et blanc des Templiers, que le procureur français Guillaume de Nogaret avait méchamment dénoncé comme symbole du dualisme du royaume de la lumière et du royaume de l’obscurité, de Dieu et de Baphomet, a été remplacé au Portugal par la Croix Rouge qui a toujours identifié les Templiers, par laquelle les Portugais porteraient le message templier dans leurs voyages de découverte outremer.

La dynastie dont le roi D. Dinis est issu avait une origine templière, de même, d’ailleurs, qu’une partie importante de la population portugaise, qui provenait et était composée : de Templiers, de Cathares et de Juifs (qui existaient même au sein de l’Ordre) qui sont arrivés et ont peuplé le Portugal pendant la période de formation de la nation. Un certain nombre d’entre eux étaient venus avec le comte Henry, et celui-ci, après avoir conquis aux maures de nouveaux territoires, les a installés pour peupler ces mêmes territoires.

Dans ces conditions, on comprend que le roi D. Dinis ait voulu assurer la protection des membres de l’Ordre des Templiers dans son royaume changeant le nom de l’Ordre en celui de l’ordre du Christ. L’Ordre a continué d’exister au Portugal pendant des siècles, portant la croix du Christ d’un autre prince Henry, celle du Grand Maître de l’Ordre (du Temple) de Christ, qui a servi de bannière pour une vaste entreprise de découvertes maritimes et d’expansion outremer qui a duré plusieurs siècles. Une entreprise collective qui a organisé, pendant des siècles, des expéditions maritimes à travers des routes maritimes inconnues jusqu’alors, pour amener la religion et la civilisation chrétiennes aux populations des autres continents, avec la mission de convertir à la foi chrétienne, en diffusant, dans un esprit messianique, le message du Saint Esprit. Une entreprise qui a, par ailleurs, développé et placé le Portugal au sommet de toutes les nations de l’époque.

Pour devenir un chevalier gentilhomme et entrer dans l’Ordre du Christ, il y avait des conditions sine qua non essentielles à remplir. Dans les « Ordenações Afonsinas », collectées par le roi Afonso V, on énonçait que, pour entrer dans l’ordre de la chevalerie, le premier grade de la noblesse, « cette noblesse s’acquiert de trois manières : la première par la naissance (l’origine familiale), la deuxième par la sagesse, la troisième par la qualité : le bon comportement et la capacité ». 
 
La sagesse et la capacité dont disposaient beaucoup de Juifs qui sont devenus membres de cette noblesse, de cette chevalerie de la mer, où ils sont devenus des Chevaliers Navigateurs. L’Ordre du Christ, comme les Templiers se structurait en quatre grades ; Comme les Templiers, les membres de l’Ordre du Christ étaient obligés de jurer garder un secret absolu sur tout ce qu’ils avaient vu et entendu ; Comme les Templiers, ils prêtaient également serment. Pendant le règne du roi Jean II, l’application de la devise templière du « Sigillum Militum Christi », de la « Politique de Secret » est devenue encore plus contraignante.Cette politique de secret avait comme but d’éviter que les puissances concurrentes s’approprient la connaissance des voies et des techniques de navigation.

Dans la première église du Château de Tomar on trouve la rotonde polygonale, le plus bel exemple de l’art syrien en Europe occidentale. À Newport aux Etats-Unis existe aussi une tour avec huit voûtes (templières) construite par les Portugais au 15ème siècle, par le navigateur Miguel Corte-Real, chevalier de l’ordre du Christ (héritier de l’Ordre du Temple), dans laquelle il y a un message chrétien et templier inscrit sur une pierre analogue à celle de la rotonde du couvent de Tomar, ou à celle du haut autel.

L’extérieur est rond et l’intérieur est octogonal, avec huit voûtes et elle a été conçue aussi avec les mêmes lignes que celles de l’église du Saint Sépulcre à Jérusalem. Les Templiers du Portugal, inspirés par les églises circulaires et octogonales qu’ils avaient vues au Moyen-Orient pendant les croisades, notamment l’église du Saint Sépulcre, où le Christ fut crucifié et a été enterré, ont construit plusieurs châteaux dans le même style : Almourol, Idanha, Monsanto, Pombal, Zêzere, Cêras, Castro – Marim et Tomar. Le château de Tomar est le prototype des rotondes octogonales portugaises huit-arqués. Sa circulaire extérieure se termine par une tour de garde.

Pendant la période des découvertes, les Portugais ont utilisé cette méthode pour construire plus de 150 châteaux et églises en Afrique, en Asie et au Brésil. Aucun autre pays européen n’a construit davantage de châteaux et d’églises avec des tours circulaires et octogonales dans les terres lointaines des trois continents, que le Portugal. En effet, le drapeau portugais est seul dans le monde qui porte des châteaux. Et les voûtes templières de ces châteaux ressemblent à celles de la tour de Newport aux États-Unis. Des chevaliers, des sages, des navigateurs, des découvreurs ont appartenu à la fraternité de l’ordre du Christ. Mais l’appartenance à l’ordre ne se limitait pas aux chevaliers et aux marins ; on y trouvait également des mathématiciens, des cartographes et des médecins, dont certains d’origine juive.
Les noms des templiers navigateurs portugais appartiennent aujourd’hui à l’histoire universelle : Henri le Navigateur, Gil Eanes, Diogo Cão, Bartolomeu Dias, Vasco da Gama, Christophe Colon, Pedro Alvares Cabral et tant d’autres…

Les récits des faits historiques, les analyses épigraphiques, diplomatiques, cartographiques et les formes architecturales constituent des indices qui nous révèlent et nous portent à croire qu’une partie du trésor et du patrimoine spirituel des Templiers et en particulier le Saint Graal, a été amené et gardé en secret dans les terres Portugalensis, un nom dérivé de celui du saint Graal et où ce dernier a été abrité : le Portus Calixis, qui signifie le Port du Graal. Le Saint Graal qui, d’après la mémoire collective du peuple portugais, aurait été gardé quelque part dans le haut autel du Couvent du Christ de Tomar, lieu où a été conçue l’épopée des grandes découvertes maritimes faites par les navigateurs portugais.

José Antonio SEQUEIRA CARVALHO
Centro de Estudos e Documentação Europeia
Universidade Técnica de Lisboa

http://www.innovation-democratique.org/Les-origines-templieres-du.html

‘‘ Les Templiers préservèrent leurs connaissances secrètes ''

Alors qu'ils s'intéressaient à Léonard de Vinci et au Suaire de Turin, les auteurs ont remarqué l'importance que plusieurs sociétés secrètes portaient à Marie-Madeleine. Ils entreprirent alors des recherches plus poussées sur les Templiers...
La position académique consiste habituellement à juger absurde toute théorie «occulte» relative aux templiers ; pour la plupart des historiens ils n'étaient que des moines-soldats. En conséquence, certains sites templiers importants n'ont jamais été étudiés. Le Languedoc-Roussillon est, en dehors de la Terre sainte, la patrie de l'Ordre - plus de trente pour cent des forteresses et des commanderies templières d'Europe s'y trouvent. Néanmoins, l'on n'a entrepris qu'un nombre insignifiant de recherches historiques dans cette contrée. Par bonheur, la négligence officielle est compensée par la passion de chercheurs privés pour ces mystérieux chevaliers.

Depuis le début de notre enquête, nous avions le sentiment inconfortable, mais croissant, qu'un secret fabuleux se dissimulait sous le voile de l'histoire officielle. Se pouvait-il que templiers et cathares aient partagé une connaissance aux implications explosives ? Ce secret fut-il le vrai mobile de Philippe le Bel pour organiser une campagne soigneusement orchestrée contre les templiers ? Tous les templiers ne périrent pas en ce détestable vendredi 13. Beaucoup eurent la vie sauve et furent même autorisés à reformer l'Ordre sous un nom différent. Deux pays, en particulier, offrirent asile aux chevaliers en fuite : l'Ecosse et le Portugal. (Dans ce dernier, les templiers prirent le nom de chevaliers du Christ.)

Comme l'écrit, Jean Robin : «L'ordre du Temple était, en fait, composé de sept cercles «extérieurs» consacrés aux petits mystères, et de trois cercles «intérieurs» correspondant à l'initiation aux grands mystères. Le «noyau», lui, rassemblait les soixante-dix templiers «interrogés» par Clément V».

Un groupe intérieur pouvait demeurer occulte parce que les templiers formaient essentiellement une école de mystères - ils fonctionnaient donc avec une hiérarchie reposant sur l'initiation et le secret. Un troupier en savait beaucoup moins que ses supérieurs ; en outre, ses croyances différaient probablement des leurs. La plupart des chevaliers du Temple n'étaient sans doute rien de plus que de simples soldats chrétiens. Il en allait tout autrement au sein du cercle intérieur.

Celui-ci semble avoir eu pour objectif de favoriser l'étude active de sujets ésotériques et religieux. S'il cultivait le secret, c'est peut-être que ses membres abordaient les arcanes des traditions juives et islamiques. Ils cherchaient les secrets de l'univers là où ils avaient une chance de les trouver. Au cours de leurs périples géographiques et intellectuels, ils en vinrent à tolérer - voire à adopter - des croyances hérétiques.

En ce temps-là, il fallait être habité par une force particulièrement puissante pour rechercher ainsi la connaissance à tout prix. Les templiers n'étaient pas soucieux de la recherche en soi - c'étaient avant tout des êtres pragmatiques. Quand ils entreprenaient une investigation spécifique, c'est qu'ils avaient de bonnes raisons de le faire. Ils laissèrent, d'ailleurs, certains indices qui permettent de deviner ce qui leur tenait tant à cœur.

L'une de ces clés nous est fournie par l'obsession de Bernard de Clairvaux, l'éminence grise des débuts. Ce moine intellectuel, mais fervent, était tout dévoué à Marie, comme l'indiquent nombre de ses sermons. Cependant, la Vierge n'était pas, semble-t-il, le véritable objet de son amour spirituel. Il vénérait une autre Marie, dont l'identité réelle nous est suggérée par sa passion des Vierges noires et le fait qu'il consacra près de quatre-vingt-dix sermons au Cantique des Cantiques, et plus de prêches encore dans lesquels la «bien-aimée» est clairement identifiée à Marie de Béthanie, qui, en ce temps-là, était confondue avec Marie-Madeleine.

«Je suis noire, mais je suis belle», dit la bien-aimée, une phrase qui lie le Cantique des Cantiques au culte des Vierges noires. Or Bernard était né à Fontaines, près de Dijon, un centre du culte des Vierges noires ! Il prétendait devoir son inspiration à trois gouttes de lait miraculeusement tombées sur lui de la poitrine de la Vierge noire de Châtillon, quand il était enfant. On a laissé entendre qu'il s'agirait d'une référence codée à une initiation à son culte. Quand Bernard prêcha la seconde croisade, ce fut de Vézelay, un centre consacré à Marie-Madeleine. La dévotion apparente de Bernard pour la Vierge n'était probablement qu'un écran de fumée masquant sa passion pour la Magdaléenne, même si les deux ne sont pas incompatibles. Toutefois, lorsqu'il rédigea la Règle des templiers, Bernard précisa que les chevaliers devaient «allégeance à Béthanie, le château de Marie et Marthe». Il transmit sa dévotion particulière à l'Ordre. Alors même qu'ils étaient menacés d'extinction, les chevaliers emprisonnés aux côtés du grand maître, Jacques de Molay, dans la forteresse de Chinon, composèrent une prière à Notre-Dame.

Ils y évoquent saint Bernard, qui fonda la religion de la Sainte Vierge Marie Il. Compte tenu des autres indices, sans doute s'agissait-il là d'une référence codée au culte de la Magdaléenne.

Le serment templier était prêté à «Dieu et Notre-Dame», ou encore à «Dieu et sainte Marie». La «Dame» en question ne serait pas la Vierge - supposition confortée par les termes de l'absolution templière : «Je prie Dieu qu'il pardonne vos péchés, comme ils les a pardonnés à sainte Marie-Madeleine et au larron sur la croix». Cette formule prouve l'importance de la Magdaléenne pour les templiers. (Rappelons que sur ordre du pape, les conditions d'incarcération des templiers du Roussillon étaient délibérément aggravées le jour de la Sainte-Marie-Madeleine».)

Le cercle intérieur des templiers semble avoir pris grand soin de préserver ses connaissances secrètes. Les templiers employaient un code connu sous le nom d'Atbash. Voilà qui est remarquable car c'est celui utilisé par les auteurs de certains Manuscrits de la mer Morte, rédigés quelque mille années avant la création de l'ordre du Temple. Les templiers s'évertuaient donc à préserver leurs secrets de manière ingénieuse. Qui plus est, leurs connaissances provenaient de sources diverses et ésotériques. Si l'on applique le code Atbash au nom de la mystérieuse idole templière à tête coupée - le Baphomet - l'on obtient le terme grec sophia, ce qui signifie «sagesse». Evoquée simplement par le mot «sagesse», en hébreu Hokmah - un personnage féminin de l'Ancien Testament, et en particulier des Proverbes -, la Sophia a bien embarrassé les commentateurs juifs et chrétiens, car elle est présentée comme la compagne de Dieu, qu'elle influence et conseille. La Sophia se situait au centre de la cosmologie gnostique - dans le texte de Nag Hammadi intitulé Pistis Sophia, elle est intimement associée à Marie Madeleine. En tant que Hokmah, elle est la clé de la compréhension gnostique de la Kabbale. Chez les gnostiques, elle correspondait à la déesse grecque Athéna et à l'Egyptienne Isis - parfois appelée Sophia.

En soi, l'utilisation par les templiers du mot Sophia - encodé dans «Baphomet» - ne prouve pas, bien entendu, une vénération particulière du Principe féminin. Peut-être admiraient-ils simplement la quête de sagesse. Cependant, d'autres indices révèlent que ce détail s'inscrit dans une obsession profonde du Principe féminin.

Les églises bâties par les templiers étaient le plus souvent circulaires, parce qu'ils croyaient que tel était le Temple de Salomon. Cette forme était peut-être le symbole d'un univers rond, mais plus probablement de la féminité. Cercles et cycles sont toujours associés aux déesses et au féminin, tant en ésotérisme qu'en biologie. Le cercle est un archétype universel. Les tertres funéraires préhistoriques étaient circulaires parce qu'ils représentaient le ventre de la terre. Ils recevaient le corps du défunt pour lui permettre une renaissance en esprit. Les hommes faisaient le lien entre la rondeur du ventre d'une femme enceinte et la pleine lune, qui en vint à symboliser la «maternité» de la déesse.

Après la période templière, l'Eglise déclara officiellement hérétiques les églises circulaires. Les templiers furent alors les principaux instigateurs de la construction des grandes cathédrales gothiques, en particulier de celle de Chartres. En tant que premiers - et souvent uniques - «promoteurs» des grands centres culturels européens, on les trouve à l'origine des guildes de bâtisseurs, notamment celle des maçons. Ces derniers, qui devinrent convers de l'Ordre, bénéficiaient de tous les avantages accordés aux chevaliers du Temple, notamment de l'exonération des taxes.

L'étrange symbolisme visible dans la décoration et le plan des grandes cathédrales a intrigué bien des experts. C'est tout récemment que leur mystère est apparu pour ce qu'il est : l'écriture codée d'une connaissance ésotérique templière. Le plan des cathédrales était conçu spécifiquement pour prendre en compte - pour illustrer - les principes d'une géométrie sacrée.

Il en ressort que certaines proportions géométriques sont en résonance avec l'harmonie divine - et sont plus divines que d'autres. Voilà qui éclaire la déclaration abrupte de Pythagore : «Tout est nombre», et conforte ce principe hermétique : les mathématiques sont le langage par lequel les dieux s'adressent à l'Homme. Les artistes et les architectes de la Renaissance étaient de fervents adeptes de cette architecture ésotérique ; pour eux, la «Proportion Dorée» - la proportion parfaite - était une sorte de panacée. Leur pensée ne se limite toutefois pas là. Ce concept de géométrie sacrée imprégnait toute leur vie intellectuelle. Les dessins de Léonard de Vinci - qu'ils représentent des hommes ou des machines, le cœur d'une fleur ou une vague - expriment, en fait, la croyance de l'artiste dans le fait qu'il y a un sens dans la forme, et une harmonie dans la proportion. L'un de ses plus célèbres dessins, L'Homme de Vitruve, incarne littéralement la Proportion Dorée.

Les templiers étaient dépositaires d'une connaissance issue de nombreuses sources ésotériques. Le «pont» entre leurs théories ésotériques et le monde chrétien de l'époque est incarné par une femme : Marie-Madeleine. Tout cela est advenu il y a fort longtemps. Les cathares ont disparu, puis les templiers. Mais cette connaissance secrète, cette conscience mystique et alchimique, est-elle enfouie sous la poussière de l'oubli ?
Peut-être pas ! Peut-être est-elle le secret le plus dangereux, conservé dans les milieux ésotériques d'Europe...

File:Portugal 130316 Castelo de Tomar 02.jpg

Vue du château de Tomar avec le couvent de l'Ordre du Christ à l'intérieur. La citadelle avec le donjon est au centre de l'image et l'église ronde (avec un beffroi) est sur la droite.

Le château de Tomar fut construit par l'ordre du Temple vers 1160, sous l'impulsion du maître de la province, Gualdim Pais (1156-1196), pendant la Reconquista. À l'intérieur de la forteresse se trouve le Couvent de l'Ordre du Christ qui regroupent tous les styles architecturaux pratiqués au Portugal entre les XIIe et XVIIIe siècles, témoin capital en particulier du style manuélin.

 

Le château de Tomar a été construit sur un emplacement stratégique, au-dessus d'une colline et à proximité du fleuve Nabão. Il possède un mur externe défensif de forme pentagonale et une citadelle (alcáçova) également fortifiée avec un donjon à l'intérieur. Le donjon, une tour centrale à vocation résidentielle et défensive, a été introduit au Portugal par les templiers, et celui de Tomar est parmi les plus anciens du pays. Une autre nouveauté apportée au Portugal par les templiers sont les tours rondes dans les murs externes, qui sont plus résistantes aux attaques que les tours carrées. Quand la ville a été fondée, la plupart de ses résidents ont vécu dans des maisons situées à l'intérieur des murs protecteurs du château.

L'église ronde (rotunda) du château de Tomar a été construite durant la deuxième moitié du XIIe siècle. L'église, comme quelques autres églises du Temple en Europe, aurait été bâtie sur le modèle de la mosquée d'Omar à Jérusalem, que les croisés ont cru, à tort, être un vestige du Temple de Salomon. La Basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem pourrait également avoir servi de modèle.

 

Château et couvent des Templiers de Tomar, devenu en 1334 le siège de l'ordre des Chevaliers du Christ.

 

Vue de l'église ronde

La forteresse faisait partie du système de défense créé par les Templiers pour sécuriser la frontière du jeune royaume chrétien contre les Maures, frontière qui, au milieu du XIIe siècle, correspondait à peu près aux rives du fleuve Tage. Une ville s'établit peu à peu autour. Quelques années après, le château fut choisi comme siège de l'ordre au Portugal.

Selon les chroniqueurs chrétiens, en 1190, le château de Tomar où s'était réfugiée la population chrétienne, a résisté pendant six jours aux attaques du calife almoravide Abu Yusuf Yaqub al-Mansur, qui avait auparavant pris d'autres forteresses portugaises dans le Sud du pays. Une plaque, près de l'entrée de l'église du château, commémore cette victoire, et une porte de la forteresse fut appelée « la porte du sang ».

Lorsque l'ordre du Temple fut dissous, les châteaux d'Almourol et de Tomar furent donnés à un nouvel ordre, l'ordre de la chevalerie de Notre Seigneur Jésus-Christ. Cet ordre, fondé le 14 mars 1319, avait son siège central au Château de Castro Marim (pt) avant que celui-ci ne soit transféré à Tomar en 1356[2].

Sceau des templiers du château de Thomar ou TOMAR au Portugal.

Selo do Comenda Knights Templar em Tomar Portugal

SCEAU DU COMMANDEUR DU TEMPLE DES TEMPLIERS

Le Christ ou Saint - Georges sur un siège d'aspect gothique

deux écusons identiques cheval et deux étoiles, une dessus et dessous le cheval

(un cheval pour deux, une écuelle pour deux, double pouvoir, temporel et spirituel, fraternité)

8 (chiffre sacré des Templiers) croix templières sur le siège gothique, et une neuvième qui est un en fait un ergot.

XRISTI - IN - CONDENSIS

Le Christ est dans la foule dense ou le Christ est parmi nous

SIGILLUM - THOMUR

THOMAR ou TOMAR Thomar signifierait issue vers la mer

Sceau des Chevaliers du Christ

date 1158 - 1312

Ces dates couvrent les périodes suivantes :

Grand Maître Gualdim Pais 1160 construction de la forteresse de THOMAR - mort du Maître 1195

en 1190, le château de Tomar où s'était réfugiée la population chrétienne, a résisté pendant six jours aux attaques du calife almoravide du Maroc, Abu Yusuf Yaqub al-Mansur, qui avait décidé de lancer une grande offensive contre les terres chrétiennes. Avant d’établir un siège à Tomar, il avait auparavant pris d'autres forteresses portugaises situées dans le Sud. Gualdim Pais et ses hommes combattirent de manière tellement sanglante et décidé pour défendre les portes de la ville que l’une d’entre (celle d’Almedina) porte désormais le nom de « Porte Sanglante ». En effet, c’est à cet endroit que les combats les plus violents se sont déroulés d’où l’attribution de ce nom. Cette victoire écrasante contre les Musulmans confirmera la puissance militaire de l’Ordre et en fera un acteur incontournable de la Reconquista dans le jeune royaume du Portugal. Une plaque, près de l'entrée de l'église du château, commémore cette victoire. Lorsque l'Ordre du Temple fut dissout, les châteaux d'Almourol et de Tomar furent donnés à un nouvel ordre, l'ordre de la chevalerie de Notre Seigneur Jésus-Christ, fondé le 14 mars 1319

1195—1202  Lopo FERNANDES
1202—1209Fernando DIAS
1210—1212Gomes RAMIRES
1212—1221Pierre ALVARES de ALVITO
1223—1224Pedro ANES
1224—1229Martin SANCHEZ
1229—1237Estevao BELMONTE
1237—1242Guillaume FOUQUE alias FULCO
1242—1248Martin MARTINS
1248—1251Pedro GOMES
1251—1253Paio GOMES
1253—1265Martin NUNES
1268—1271Gonçalo MARTINS
1273—1277Beltrao de VALVERDE
1280—1283Joao ESCRITOR
1283—1288Joao FERNANDES
1289—1290Alfonso PAIS—GOMES
1291—1295Lourenço MARTINS
1295—1306Vasco FERNANDES

Taille de 6,66 cm x 4 cm, poids 67,7 grammes, métal bronze

L'histoire de Tomar est étroitement liée aux Templiers. Le village s'est développé au pied de la colline où le Grand Maître de l'Ordre, les parents Gualdim, fondèrent un château en 1160. Le principal monument est composé du château de TOMAR et du couvent du Christ, construit sur une colline qui domine la ville (le parc est de 45 hectares). Primitivement le château (XIIe siècle), était entouré de murs qui entouraient jadis la forteresse et la citadelle avec son donjon. Le plan du temple est une copie de l'autel circulaire au centre d'une chapelle octogonale (la "Rotonde") apprécié par les Templiers et conforme au Temple du Rocher à Jérusalem. Après la disparition des Templiers (1312), a été mis en place au Portugal l'Ordre du Christ qui s'est substitué. Le présent arrêté sera décisif dans les découvertes portugaises, avec qui vous attribuer le rôle de moteur principal bailleur de fonds et des résultats. Le siège de l'Ordre était à Tomar. Entre 1430 et 1460, l'Infante D. Henry (alors gouverneur de l'Ordre), a ajouté aux clautros de construction initiaux le cimetière gothique et lavages. D. Manuel Ier ordonna la construction de la nouvelle église (architecture gothique), et décorée de façon exubérante. Dans ces travaux comprend la "Salle du Chapitre» et les fameuses vitrines ornées de symboles se rapportant à la célébration de la puissance impériale manuélin. La citée de TOMAR ressemble aux templiers. Chaque pierre a une histoire et tout est symbole.

Visualisation des photos du Château de Thomar et de son Sceau du Commandeur du Temple.

Bernard Lancelot, un templier du Monde Moderne.

Le trésor des Templiers à Tomar ?

 

tomarhermes.jpgsello.jpg

Cette figuration ornant l’une des clés de voûte d’une salle du couvent du Christ, qui fait partie du château de Tomar, est interprétée par M. Guinguand (L’or des templiers : Gisors ou Tomar), comme la représentation d’Hermès Trismégiste, considéré comme le fondateur de l’alchimie ; elle pourrait rendre compte du fait que cet « art » était pratiqué au couvent - ainsi qu’en témoignerait également la présence d’un œuf alchimique que l’on peut encore voir à l’ouest du château. Rappelons qu’au Moyen Age et à la Renaissance, l’alchimie constituait une véritable philosophie de la matière, dont les adeptes cherchaient à percer les mystères de la nature ; l’aspect mystérieux qui lui est généralement attribué tenant à la codification du langage utilisé, car réservé aux seuls initiés.

Cette effigie de trois visages est située à proximité du réfectoire du couvent du Christ, bien cachée (et aujourd’hui cachée aux visiteurs), mais placée de telle façon que si elle était retirée, non seulement le plafond s’écroulerait, mais aussi tout l’étage supérieur. On retrouve exactement la même tête sculptée en bas d’un des piliers de la cathédrale de Sées, en France. D’après M. Guinguand, ces deux sculptures indiquent l’emplacement du même trésor (celui des Templiers), mais à deux époques différentes.

Selon lui, les précieux biens de l’Ordre du Temple étaient rassemblés et mis en sécurité à Sées, en un point extrêmement secret auquel le puits qui se trouve à l’intérieur de la cathédrale n’est pas étranger. Lorsque Philippe le Bel décide d’arrêter les Templiers, en 1307, Jacques de Molay, alors Grand Maître de l’Ordre du Temple, confie à l’un de ses chevaliers la mission de sauver ce trésor. Il est donc transporté vers le Nord de la France, où l’attend une partie de la flotte templière, venue de La Rochelle. La précieuse cargaison prend la direction du Portugal et débarque à Serra d’El Reis, près d’Obidos, d’où le transport jusqu’à Tomar ne pose plus aucun problème.

Récemment, des experts internationaux ont voulu connaître ce qui existait dans le sous-sol de Tomar. Car on sait qu’il existe des entrées, mais scellées, et qu’en d’autres lieux, les Templiers ont construit jusqu’à trente mètres sous terre. Les experts avaient fait appel à l’Institut de Géophysique, et grâce aux moyens de la géoélectricité et du géoradar, ils devaient être capables de détecter les cavités souterraines jusqu’à 40 mètres de profondeur, sans rien ouvrir, sans rien toucher, sans rien abîmer. Mais le Ministère de la Culture du Portugal leur a interdit d’effectuer ces fouilles.

De fait, les légendes pullulent encore : y aurait-il un trésor caché sous le château de Tomar, ou même le cinquième Evangile, écrit par le Christ lui-même ?…

Le Coin de l´Enigme : Hauts Lieux, nous avons la clef et le sceau...
1- Quelques Temples, Arbres Du Monde

Au Portugal : Tomar ( Convento do Cristo, Santa Maria do Olival ) et Batalha
En Espagne : Vera Cruz, Torres del Rio puis
Eunate et Olcoz

MARIE MADELEINE AU CONVENTO DO CRISTO A TOMAR AU PORTUGAL

Voici une belle Marie Madeleine, celle que l´on peut admirer au Couvent du Christ à Tomar.
L´ œuvre de Domingos Vieira Serrao, artiste du XV ºs. se trouve sur l´un des huit autels de la « Charola ».
Visite virtuel 3D .

Ce tableau entra dans l´Enigme de Rennes -le-Château, de la main de Jean Patrick Pourtal

qui  ignorant le lieu et le nom de l´artiste, fit un parallèle entre le paysage peint par Vieira et celui  du bien fameux « Bergers d´Arcadie » de Poussin.

Je vous invite à lire son intéressant  article pour bien comprendre.
Avec
Eunate et Olcoz, au chapitre suivant, nous retrouverons un parallèle entre ce paysage et celui qui entoure Eunate.
Sur ce tableau de Domingos Vieira Serrao, pour compléter l´étude faite par Jean-Patrick, le pot de baume de Marie Madeleine ressemble plutôt à un encensoir.
Le nom de l´artiste, VIEIRA signifie COQUILLE DE SAINT JACQUES …est-ce un hasard ?
Dans la région des commanderies portugaises nous avons un Salvaterra et un Segura, prés d´un Monsanto, ce qui rappelle les légendes du Graal.

CHAROLA, RETONDE, CROMLECH ET ANASTASIS

  
Crâne de la porte du cimetière des pauvres chevaliers du Christ et stèles mortuaires.
Le pentacle inversé contient une fleur à 5 pétales qui dessinent un 6 en son centre.

Qu´est-ce qu´une charola ?
C´est le déambulatoire qui parcourt le polygone, base du temple, dessinant ainsi une « rotunda » ( retonde  ou redone ) ici supportée par seize contreforts,

 impressionnants comme seize menhirs formant un CROMLECH.
Ce mot est synonyme de niche, est-ce par hasard qu´à Tomar une porte mène de la charola au cloître du cimetière des templiers ?


La Charola du Convento do Cristo à Tomar avec porte sur le cloître du cimetière

Mais nous retrouvons une autre signification de ce nom, en étudiant ses possibles origines.

Ce genre de construction serait inspiré de la Mosquée d´Omar, mais aussi de la structure constantinienne donnée au Saint Sépulcre de Jérusalem
 qui se compose d´est à ouest d´un vestibule, atrium ouvrant sur une basilique ou Matyrium,
 suivie d´un second atrium intérieur cette fois où se trouvait jadis le Golgotha
puis une retonde ou ANASTASIS, du grec résurrection, contenant le Saint Sépulcre du Christ.

Ce serait ce modèle circulaire, rappelant ainsi le Sépulcre christique, qu´auraient exporté nos croisés.
Mais ce n´est pas la seule origine de ces temples circulaires, en effet cette rondeur se retrouvait déjà dans la structure de mausolées antiques

 qu´imite cette Anastasia et cette forme fut aussi utilisée pour les baptistères.

Bien entendu nous avons aussi le Panthéon de Rome, avec sa fameuse coupole, qui est un temple circulaire en forme de serrure avec ses huit autels et huit piliers.

   


Image 1 - le Saint Sépulcre de Jérusalem   puis  Image 2 - le Panthéon d´Agrippa à Rome

Remarquons la forme de clef de la retonde unie au baptistaire au Saint Sépulcre de Jérusalem. Nous verrons d´autres clefs plus tard. ( voir image plus bas )

Ceci expliquerait la structure de certaines églises romanes de la France, comme Notre Dame du Port à Clermont-Ferrand,
qui, non terminées en cul-de-four,
présentent un déambulatoire derrière l´autel, comme le feront nos cathédrales gothiques plus tard.

Mais à Tomar, la structure primitive de l´église ne comprenait que la charola, le chœur fut ajouté peu à peu par les rois,

terminant avec Manuel, d´où son style gothique manuélin et le symbole de l´Ordre du Christ.

Complétons l´information apportée par ce mot, en portugais charola est aussi un plateau pour le transport de coupes ou graals
Nous retrouverons plus loin ce Graal dans ces temples, Axis Mundi.
Mais ce vocable rappelle un CHARRE, et sa forme une roue, celle que dessine la coupole sur la clef de voûte centrale de cette charola ( voir image plus bas ),

une Rose des vents ou un joli XP, sans lettre, ( avec le P barré )

C´est le Verbe dit ARKHO, rapportant à saint Jean et à la symbolique du chrisme,
la croix nous l´avons retrouvé sur différents tableaux, ( XP avec P barré = 8 ;  avec P non barré = 6 )
Cette étoile dite
signe d´origine, dont les six rayons et leur Centre forment le signe sacré du sceau de Salomon, c´est l'étoile brillante du macrocosme.
Le 8 étant le soleil du Haut qui se reflète au Bas qui avec son Centre donne 9, soit la graine qui germe du Haut au Bas, l´inverse du 6.
Elle se décompose en un axe verticale, signe du Divin, un triangle sommet vers le haut, symbole du masculin
 puis un autre sommet vers le bas, la coupe du  féminin.
Ou un
X qui dans l´alphabet templier était équivalent au N qui se compose de 2 V , l´une inversée par rapport à l´autre ainsi  (
voir ):

     ou     
Ce dernier signe se retrouve sculpté sous forme gothique sur le premier arc de la porte vers notre gauche.

En pénétrer dans ce magnifique lieu templier, une vierge nous reçoit, elle porte son enfant sur le bras droit, ce qui est rare et symbolise la noblesse de la Dame.

L´Enfant tient une pomme en guise de Monde. La pomme, fruit que l´on veut tenir de l´arbre de la Science, dessine par ses pépins une étoile à 5 branches.

Ce fruit se répète sur la décoration extérieure aussi associé au chiffre 5. Nous le retrouverons à Santa Maria do Olival à Tomar aussi.

5 c´est l´étoile à cinq branche, c´est Marie, la Mater, la Matière avec son rejetons divin au centre,
c´est aussi Lucifer, le porteur de lumière. Accoucher, c´est bien donné de la lumière chez nous ( Dar a luz )
4 + UN = 5 , c´est l´
homme de Vitruve, mais 5 = 2 + 3, la Quintessence de la Joconde, la perfection.

Cinq : principe de l´Ordre, du Centre qui permet d´équilibrer le jeu constant du Yin et le Yang, et d´assurer l´unité du perpétuel flux  des choses.
5 = 2 + 3,  le deux étant l´essentiel féminin tandis que le trois est l´essentiel masculin. Le cinq est donc la Totalité de l´Univers.
En Alchimie la quintessence indique l´Unité de l´ Œuvre, l´Unité spirituelle de la Création.
C´est bien en simple homme contenant l´étincelle divine que l´on entre en ce temple pour retrouver le Haut en parcourant la RouX, puis en sortant au cimetière.

 
La Vierge du Convento do Cristo et les pommes à 5 de la décoration
Le Baphomet  est bien présent aussi, il se trouve sur le premier arc de la porte sous le vase, un peu à notre droite


CLEF ET SERRURE

Le  plan final du Convent du Christ, présente la forme d´une Clef, comme celui de la basilique deBatalha ( la bataille ) dont nous parle longuement Grasset d´Orcet
  dans ses trois articles “L'ordre du Christ de Portugal” parus dans la Revue Britannique de 1894, consultables sur le site d´Artgauth .
Donc je n´insisterai pas sur l´histoire de la construction de Batalha.
Voir aussi la forme de clef  sur le plan du
Parc de Lydieu 
  
Plan présentant la forme de clef de Tomar puis de Batalha
Plan de Vera Cruz de Segovia-Espagne. Polygone de 12 côtés  dessinant un sceau de Salomon
 ( 3 Eglises templières)

 

D´ailleurs à Batalha, lieu d´enterrements royaux, nous  trouvons  au sol une dalle bien étrange,  juste à droite entre l´entée principale et  la porte de la chapelle royale dite du fondateur qui dessine la partie de la clef qui entre dans la serrure.

Cette dalle, sans nom, ne présente que 24 D gothiques rayonnants.  
Le D c´est la quatrième lettre de notre alphabet et correspond au
Daleth hébreux avec la valeur numérique 4 et la symbolique assignée de Porte.
24 D = 24 x 4 = 96 = LUMIERE, les D sont bien rayonnants.
La lumière de la graine du Haut qui germe vers le Bas et de celle du Bas qui fait l´inverse : le Sceau de Salomon.

Ce tombeau, remplacerait-il la vierge manquante de la façade ? Car Jean I, bâtard royal, mais Grand Maître de l´
ORDRE d´AVIZ,
dédia cette construction à Sainte Marie de la Victoire, en honneur de celle emportée par les portugais contre Jean I de Castille à Albujarrota.

Signalons aussi que la tombe du soldat inconnu se trouve dans le cloître de cette  fameuse et magnifique basilique.

AXE MUNDI, ARBRE DE VIE ET KABBALE
  
Vue générale du Convento do Cristo et La Charola vue de la cour
Revenons à Tomar : La chapelle a une forme d´Arbre Mundi, son centre est une Lanterne aux Morts.
C´est un lieu d´Initiation typiquement templier, comme on peut le voir aussi à la Vera Cruz de Segovia et à ND de Eunate de Navarre.
Mais à Tomar cet arbre est splendide et atteint de grandioses dimensions.
On veut que ce Polygone à 16 côtés qui contient un hexagone, émule le Temple de la Roche de Jérusalem.
D´ailleurs le mot TOMAR  ne rapporte-t-il pas à la Mosquée d´Omar ?
Mais ce n´est pas le seul arbre caché  de ce couvent, nous avons aussi l´Arbre de Vie ou les
Sephirots de la Kabbale, inscrits sur la décoration de la  plus connue des façades de ce monument historique.

Le chœur de la Charola vue de l´extérieur avec sa fameuse fenêtre
Le mot Kabbale vient de l'hébreu qabalah qui signifie "tradition" ou encore "reçu par tradition".
Ce mot est construit à partir de la racine qabel  qui signifie "recevoir".

Sa rosasse dessine une spirale, ce n´est pas la seule spirale puisque ses escaliers aussi dessinent un joli colimaçon.


Escalier du Couvent du Christ avec fontaine formant une croix
L'Arbre de la Kabbale est parfois représenté sous forme de roue.
Cette roue ne comporte généralement pas les 22 sentiers, son centre étant Tiphéreth, la Beauté dont le chiffre associé est 6.
 Elle permet de mettre en évidence des relations qui sont moins aisément identifiables dans le dessin classique de l'Arbre que l´on représente toujours inversé.

 

Et nous en revenons à la roue de la coupole de la Charola. Deux formes d´expressions différentes.
C´est à dire que du 1, la Couronne, partent les racines de l´Arbre kabbalistique et de 10 le ramage. 
6 est l´autel de Tomar, et le 9 c´est le pèlerin.


 http://mw2.google.com/mw-panoramio/photos/medium/22129337.jpg
Détail du bas de la fameuse fenêtre manuéline
VOUS AVEZ DIT : TRESOR !?
Ce haut lieu templier possède une légende : le trésor apporté de Jérusalem, par les premiers chevaliers de l´Ordre, se trouverait dans l´un de ses puits.
 On parle aussi de ses salles souterraines, qui, aujourd´hui sont inondées.
Il s´agirait d´or et de documents anciens, comme à Rennes-Le-Château ! Mais là aussi les excavations sont interdites.


Une image vaut bien mille paroles…

  

Puis la Charola vue de l´intérieure et clef de voûte du centre.

Batalha, l´ étoile de Béatitude de la chapelle du Fondateur
Tomar au Couvent du Christ, détail de la colonne de droite sur la façade du chœur

https://farm5.static.flickr.com/4007/4392766320_18bb607076.jpg
http://www.mediotejodigital.pt/NR/rdonlyres/00007653/szzqztwcseezdzedbhjqiphebuwnwmql/tomar_capela_sao_gregorio.jpg

Chapelle octogonale st Grégoire de Tomar à la Porte dite Templière

SANTA MARIA DO OLIVAL
A Tomar, place saint Jean Baptiste, sur le sol en damier et devant la cathédrale, du même nom que la place,

 se tient la statue de Dom Gualdim Pais, fondateur de la ville et quatrième Grand Maître templier du Portugal.
Jusqu´alors le siège de l´Ordre
se trouvait à Braga, Pais le transférera au château de Tomar,
qu'il fit bâtir en 1160, ce lieu se trouvant alors près de la frontière avec les états musulmans.
Mort à Tomar en 1195, sa sépulture se trouve dans l'église de Santa Maria do Olival (
voir visite virtuelle ) dans cette même cité.
Ici, nous ne retrouverons pas de charola, mais si un arbre et pas des moindres, Santa Maria do Olival fut le panthéon de maîtres templiers,
même après leur arrestation, cette église devint le chef lieu de l´ Ordre du Christ, avant de passe à être la mère de toutes celles de l´empire portugais,
avec les mêmes honneurs qu´une cathédrale.

Ce qui constitue déjà un fait assez insolite, vue la petite taille de l´édifice.
http://ipt.olhares.com/data/big/491/4914056.jpg
Le clocher carré fait face à la cette chapelle –cathédrale, il nous faut descendre pour joindre la porte
Sur celle-ci une rosace montrant 12 pétales et une simple fleur plus ancienne à cinq pétales nous invite à pénétrer.


 
Là nous attendent 8 marches et nous nous retrouverons face à 8 piliers et à l´autel illuminé par un pentacle, sommet vers le haut.
Cette étoile à 5, symbole de perfection, ne peut qu´annoncer la taille pétrée portant son petit, qui lui nous tourne le dos, sur son bras droit.

C´est d´ailleurs la seule de cette guise, dans ce temple, Marie semble allaiter son petit.

Notre Dame sur l´autel,  Sainte Anne portant Marie qui a son tour soutient Jésus, la Vierge au Rosaire dite de la Paix
et enfin pour comparer avec la première la taille de la Vierge d´Oreto de l´Alcudia ( Valence)

Sainte Anne est représentée en arbre généalogique

Et Sainte Marie Madeleine me direz-vous ?  Elle garde la tombe de Dom Gualdim Pais
 et si vous vous approchez de l´autel qui lui est destiné vous aurez un effet miroir à l´ Infini, soit ce 8 couché qui apparaît gravé sur l´une des 4 dalles restantes.
 
http://www.jlgimenez.es/lugares_favoritos/Tomar/Tomar_iglesiaSta_M-Olivais_entrada_abajo.JPG http://www.jlgimenez.es/lugares_favoritos/Tomar/tomar_sta_M_olivais_MMagdalena_efecto_espejo.JPG

Il y a aussi une autre bizarrerie sur un des tableaux que j´aimerai souligner :

 
Pentecôte avec 16 apôtres mais 17 langues de feu

Saint Pierre n´ a que 4 orteils mais 6 doigts !
16 comme les cotés du polygone de la charola qui avec son centre donnent 17
4 au sol, comme les 4 piliers centraux de la charola, puis le 6 aérien, la graine du Bas qui s´unit au Haut

Est-ce une grossière erreur de la part de l´artiste, pas trop doué ? ou laissa-t-il à qui sût le déchiffrer un message codé ?
C´est fort possible, car l´histoire se répète.
Les chevaliers du Christ, héritiers des biens du Temple portugais, soumis dès leur création au Roi et non plus au pape, furent aussi poursuivis.
 Afin d´effacer les traces historiques de leurs existences, durant la campagne dirigée par le Père Antonio de Silva et Moniz, les tombes furent détruites
et des épigraphies des maîtres Templiers et de ceux de l´ Ordre du Christ , il n´en laissa que quatre !
Ne chercha-t-il qu´à gommer leur trace historique ou chercha-t-il leur trésor ?
Puisque l´Ordre du Christ au Port au Graal fut le plus riches d´Europe sous la maîtrise d´Henri le Navigateur, ce pays connut alors son plus grand essor.
Henri était déjà membre de l'ordre de la Jarretière et Grand Maître de l´Ordre d´Aviz.
Ce troisième fils de Jean I, comme son père et frère couronnés, fut enterré à la chapelle du Fondateur de Batalha,
tandis que son frère le roi Edouard fit construire la chapelle dite Imparfaite de ce même monastère -cathédrale.
Cette chapelle rappelle les
Jardins Initiatiques de Sintra, ville d´été des monarques lusitains,
bizarrement nulle porte ne la relie au temple, son accès se fait obligatoirement du dehors.

Aujourd´hui l´Ordre du Christ n´est qu´une barrette avec laquelle le président de la république, GM nominatif, orne les habits de quelques méritants,

c´est la légion d´Honneur portugaise. Pourtant il faut remarquer que la charole de Tomar, polygone à 16 côtés y est encore présente.

Oui, mais l´arbre dans tout ça ? Et bien la dame qui nous a reçu chez elle s´appelle de l´olivier.
L´olivier, visible sur le drapeau de l´ONU, attribut d´Athènes, déesse de la Sagesse et de la Force, que l´on retrouve dans le bec de la colombe de Noé
marquant la fin du déluge, le pardon de Dieu et la paix, symbolise aussi l´Agonie de Jésus le soir avant son arrestation, son Sacrifice.
C’est aussi un olivier, accompagné d'un cyprès et d'un cèdre, qui surgit des cendres d'Adam.

Après sa vision de l'échelle céleste, Jacob enduisit d'huile d'olive la pierre de Beth-El.

Les notions symboliques de l’olivier dans la religion chrétienne sont la paix, la réconciliation, la bénédiction et le sacrifice.
Remarquez que c´est un arbre qui colle à merveille pour un lieu de repos éternel.

Et puisque nos croisés aux blancs manteaux voyagèrent en orient, citons le Coran :

Dans le Coran, l'olivier est un arbre béni, symbole de l'homme universel.
Il est l'axe du monde, mais aussi, associé au figuier, il tient le rôle d'arbre sacré du Paradis. ( voir
figuier de Salamanque )

L'huile d'olive n´est-elle pas la divine source de lumière, servant de guide aux hommes, par l´onction ?

Cette parenthèse faite sur le lieu clef de l´histoire des templiers portugais, revenons à nos temples, arbre du Monde,
sans pour autant pouvoir laisser nos pauvres chevaliers et pour cause, ils en sont les commanditaires et les bâtisseurs.
Voilà donc pour résumer un peu de ce qu´on peut admirer à Santa Maria do Olival, petite église à grande Histoire
Son guide
, Antonio Rebelo qui se présente comme gardien de ce temple, en parlerait des heures entières
Passons donc maintenant à une église plus petite encore, remplie aussi d´histoire, mais plus modeste, qui a aussi son gardien, un chevalier de Malte :
Don Juan Pablo Martin Nieva, Capelan Magistral de l´Ordre.

LA VERA CRUZ DE ZAMARRAMALA à SEGOVIE
 

http://galeon.com/iberiamagica/veracruz.JPG
Vue de la Vera Cruz avec l´Alcazar de Ségovie et du quartier de saint Marc
Remarquons sur le premier toit polygonale, un tabernacle un peu plus large que l´un des cotés

Placée sur un point hautement tellurique, marqué par une ligne de couvents,

je n´ai jamais vu aucun oiseau autour d´elle, sauf quelque cigognes, et je l´ai, comme celle du Portugal, maintes fois visitée,

à des heures et des saisons différentes, et même plusieurs Pâques durant, afin de voir, malgré la neige et de froid de 2 : 00 du matin,
la procession du Christ mort porté par les chevaliers de Malte, rejoignant Marie Madeleine portée par des femmes de Zamarramala,

ville plus haut perchée à qui appartient l´église.

Zamarramala ou Mirador d´Allah, son histoire se reflète dans une légende :

ses femmes descendirent en dansant devant le château de l´Alcazar pour y distraire les maures,
elles le firent si bien que ceux-ci abandonnèrent leurs postes, ce qui permit à leurs maris de reprendre Ségovie.
Les maures pour se venger auraient tranché les seins féminins.

Quand les morisques s´en aperçurent, ils coupèrent les seins  de celles qui les avaient dupé.
Les rois de Castille, après coup, libéra ses habitants de taxe et d´impôts et leurs confia la garde de l´Alcazar.
 Les armes furent gardées bien plus tard, dans leur église, Sainte Madeleine.
Les femmes, avec à leur tête l´Alcaldesa, ont depuis lors, le privilège, le jour de Saint Agathe, le 5 février, de commander les hommes à la lumière du jour.
Les personnes qui veulent visiter leur ville, ce jour là, doivent encore payer une taxe s´ils sont du sexe dit fort.
Revenons à la Vera Cruz
Une plaque dit ainsi :  LES FONDATEURS DE CE LIEU SAGRE, QU´ILS ENTRENT DANS LA MAISON CELESTE
ET LEURS DIRIGEANTS AVEC EUX, DEDIERENT L´EGLISE DU SAINT SEPULCRE IDUS AVRIL 1246
Soit le 13 avril 1208 de l´ère chrétienne et non hispanique.


Les Trois Marie chemin du Saint Sépulcre, surmonte la porte Est, celle du soleil levant.
Il faut dire que nos historiens, fainéants de recherches sérieuses ne sont toujours pas d´accord sur l´Ordre fondatrice de ce temple :
Chevaliers du Saint Sépulcre ou Templiers. Peu importe pour l´ analyse de sa structure architectural.
Ce polygone à 12 côtés présente un déambulatoire, sur lequel plus tard s´ouvriront trois chapelles.
 La centrale avec un christ en croix du XII, très serin, du côté droit une vierge noire, la Vierge de la PAIX et de l´autre un archet en forme d´église.
Pourtant lors de mes premières visites, de chaque coté du Christ, on avait st Jean Baptiste à droite et Marie Madeleine, selon le guide.
Ces deux statues, insistait son fier gardien, sont des copies catalanes récentes, de deux images gradées par l´Ordre à Madrid.
mais aujourd´hui elles n´y sont plus ….

Remarquons que la structure se divise aisément en trois parties visibles :
- le déambulatoire qui donne aussi sur la tour où loge dans une croix patriarcale, un bout de bois de la vraie croix de la Passion.
- le POINT SECRET des Templiers, selon son gardien qui se plaçant au beau milieu des 4 piliers s´écrit  toujours «  Oh là, l´ennemi est là ! »
Ce n´est pas assez grand pour avoir un effet écho, mais à ma question du pourquoi il disait toujours cette phrase et en français,

il me dit que c´était pour avertir du danger et que sous ses pieds, il y a un passage souterrain pour fuir, accessible jadis,
avant d´être recouvert par le parquet de pierre nouveau. Le sol était donc plus bas sous cette coupole à 4 voûtes.
Je demandais s´il avait eu l´occasion de  visiter de lieu de fuite qui mène sans doute entre autre au château proche et à d´autres couvents extra mur.
A sa réponse, je lui demande sur l´existence d´un puits et d´un menhir, ce qui l´étonna fort me demandant alors comment je le savais…
la réponse est toute simple : chaque temple digne de ce nom en possède.
Et puis il doit y avoir deux courants d´eau, qui s´y croisent, annoncés sur les deux portes par deux  couples de sirènes-oiseaux.
- au troisième niveau nous retrouvons un autel décoré de 6 piliers zigzagant, à notre gauche Notre Dame de Philerme, patronne de Malte et face à elle Jean Baptiste

La porte-fenêtre visible de cet étage donne sur le tabernacle secret visible du dehors et en hauteur.

Il est fort possible qu´il s´agisse d´un secretum gardant des papiers, mais rien a était trouvé là.
Cette petite chambre-armoire peut contenir un homme couché et ressemble alors fort à un cercueil.


  

 http://media-cdn.tripadvisor.com/media/photo-s/01/5c/d0/fd/iglesia-de-la-vera-cruz.jpg 

Arbre central, puis à droite les 4 voûtes de la salle du bas dite Point Secret ou Magique des templiers avec 4 portes orientées aux 4 points cardinaux. 

Puis autel du haut entouré de bancs et on aperçoit une porte-fenêtre, celle donnant au sépulcre caché sur le premier nivaux de la toiture du temple du haut, la coupole avec ce 4 x 4 et la porte-fenêtre.
Une des 4 portes donnant au Point Secret, ici celle sous l´escalier


  

  

 https://farm2.staticflickr.com/1249/5108117783_afb2690809_z.jpg

 Une des 4 entrées au Point Secret sous les escaliers menant à la Lanterne aux Morts du second étage avec son autre autel, dessinant 6 piliers zigzagants,
on aperçoit le Christ de l´autel central du rez-de-chaussée.

Baphomet de l´entrée, placé entre deux personnages l´un masculin l´autre féminin.

 
ARCHE SUR LA BRANCHE
Cette cavité accessible que par un escalier mobile, serait plutôt une chambre de pénitence, logée sur une branche à l´Ouest de l´Arbre du Monde.
Pénitence du futur chevalier à qui, après une expérience de mort et de renaissance, on remettait ses armes.
 Il devait alors repasser une nuit dans ce temple sépulcre à les garder sur le puits du bas.
Comme le fit le Quichotte au debout de ses aventures.

Ce n´est qu´alors qu´il méritait sa nomination comme Pauvre Chevalier du Temple de Salomon, ou comme chevalier du Saint Sépulcre,

sur l´autel du centre au premier étage, avec ses 6 piliers.
Arche ou Sépulcre sur un arbre, symbole de l´Arbre Mystique rappelant celui d´Osiris pris dans un arbre et qui germa avec lui.
Ou celle dite d´Alliance qui fut mandée par Moise sauvé des eaux ?
Si Osiris navigant sur son arche fit pousser un arbre, Noé sortant de la sienne planta une vigne.
L´AXE ET LES CONSTELLATIONS
Ajoutons à ceci que l´emplacement de cet Axis Mundi, comme celui de l´ Alcazar d´Alphonse X, dit le Sage, astronome bien malgré l´église,
( il y a d´ailleurs une belle comme amusante histoire sur ceci que les guides du château racontent dans la salle du Cordon ),
n´est pas arbitraire, en plus de suivre les forts courants telluriques du Bas, ces deux monuments sont alignés avec les étoiles.
Le Cœur du Graal ( je m´expliquerai plus loin sur ce point ) s´accouple à la constellation du CYGNE, faut-il s´en étonner ?,
alors que sur  les tours de la forteresse, à l´Est de la Vera Cruz, s´installe celle du capricorne.
Avant de passer à l´étude de ces deux constellations, remarquons que si la rotonde de Tomar possédait 16 côtés qui avec leur centre donnent 17 !
La Vera Cruz est formée par 12 murs et son Centre, nombre qui rappelle le zodiaque tournant autour du Soleil,

les 12 travaux d´Hercules ou les 12 fils de Jacob, avec leurs 12 tribus,
Le Christ suivi des 12 apôtres, comme le roi Arthur avec ses 12 chevaliers de la Table Ronde, Charlemagne et ses 12 pairs,
et Titurel, une fois le temple du Graal construit, ne le légua-t-il pas à la garde de 12 templiers et un Grand Maître ?
Toujours 12 + 1 soit 13, mais ne sommes nous pas au saint Sépulcre de la Vera Cruz, le 13 du tarot c´est la Mort, la transformation.
Le Christ de l´autel est orienté Est-Ouest, Naissance -Mort, les trois Maries sont sur le portail Est, côté de la Vie.
Le Cygne, que les grecs désignaient déjà sous le nom de l'Oiseau, fut renommée par Julius Schiller en 1627 sous le nom de Croix de Sainte-Hélène,
 à une époque de christianisation massive du ciel, avant de devenir aujourd´hui la Croix du sud.
La Vera Cruz est bien l´écrin qui enferme, comme son nom indique, la relique de la croix de la Passion trouvée par la mère de Constantin.
La Croix du Sud contient la nébuleuse dite Sac de Charbon, le charbon noir donne le Diamant, porteur de Lumière!

Lors du solstice d'hiver, le Soleil se trouvait dans la constellation du Capricorne. Il s´agit d'un Soleil renaissant ayant son essor durant le printemps.
Le Capricorne représente les valeurs du Père, du UN, du géniteur, celui qui fait entrer l'esprit dans la matière, en l'enfermant dans le cercle des limitations, des frustrations.
Les mystiques de la même époque firent aussi de la chèvre, en partant du même point, la figure du Christ qui observe, des hauteurs du ciel,
les actes des justes et des méchants en vue des rémunérations et des justices futures.
Les hermétistes du Moyen-âge rapprochèrent aussi la chèvre de la personne de Jésus en lui appliquant le vieux sens païen, christianisé par eux,
du Capricorne zodiacal qui était dans l'ésotérisme ancien la Janua coeli, la PORTE DU CIEL, par opposition au Cancer qui est Janua inferni.

Ainsi, disaient-ils, que la chèvre sent accroître ses facultés visuelles à mesure qu'elle s'élève plus haut sur la montagne,
de même, plus l'âme monte vers Dieu, plus elle se rapproche des célestes sommets par l'union spirituelle au Christ
 Dans le Cantique de Salomon on peut lire : Similis est dilectus meus capreae. « Mon Bien-Aimé est semblable à la chèvre. »
Est-ce cet homme chèvre que l´on nomme Baphomet ? ( nous verrons ceci au chapitre suivant  à propos des deux portes d´Eunate )
Il faut dire que pour les grecs ce Capricorne n´était autre que Pan associé à une histoire proche de celle d´Osiris
Et c´est au saint Sépulcre de Torres del Río, que l´on trouve un capitaux qui représente, plus qu´une descente de la croix, un démembrement du corps du Christ
   
 

La Mosquée d´Omar dite de la Roche, Sainte Marie de Eunate, Saint Sépulcre de Torres del Río… et San Marcos de Salamanque

TORRES DEL RIO ( Navarre), LA LANTERNE DES MORTS
https://lh3.ggpht.com/-wfiaCKhO5WY/UJK4dUxDUSI/AAAAAAAAA1g/xIP3BAOzJbU/s1600/santosepulcrotorresrio.jpg
Ce temple octogonal montre sur l´une de ses deux portes une croix patriarcale inversée. Le bras de la croix du haut est plus large que celui du bas.
Celle-ci pourrait se décomposer par un Tau et une croix latine.( image centrale)
Nous sommes sur le chemin de Compostelle où une autre Tau, celle du
Portique de Gloire nous recevra. 
Cette lettre, dernière de l´alphabet hébreux, a pour valeur 22 et signifie croix,
l´étape de Compostelle correspond, par rapport au jeu de l´Oie, à la case 58, la Mort.( 5 + 8 = 13 , la mort du Tarot ) Mais le Chemin des Jacques ne termine point là…
A Torres del Rio l´église, son abside et sa tour dessinent un joli 8 orienté sur l´axe Est-Ouest, ou signe de l´Infini, puisqu´on est sensé regarder le Nord.
Signe de l´Infini, signe de mort et de résurrection, du principe et fin , l´axe Est-Ouest est celui suivi par le soleil.


http://hermann-brenner.de/assets/images/db_images/db_Torres_del_Rio_Kirche_Kuppel2.jpg     
A l´intérieur, autour du mur octogonal un banc de pierre où les chevaliers devaient  s´asseoir pour le conseil.
On y vénère une taille byzantine d´un crucifié à 4 clous. 
Sur la coupole une étoile de béatitude nous éclaire ( image de gauche ) mais jouons avec le zoom cette Béatitude contient l´étoile dite mudéjar ( image de droite )
Celle-ci dessinée à l´aide de 2 carrés ( 2 x 4 = 8  et son centre, UN ) est un symbole solaire.
Soleil obtenu par la dualité de la matière unie qui contient le Cercle qui à son tour comprend le Un.
Nous avons donc 2 octogones autour de la Création, le macrocosme et le microcosme.( 8 + 8 + 1 = 17 ! )



Etoile de Béatitude centrale dessinée par une croix grecques inscrite dans un octogone
Forme qui rappelle la Chapelle Saint Salvayre entre Alet et Coustaussa ( Aude ) dans la zone de menhirs( image du bas).
Les 4 têtes : oiseau, ange, bœuf et lion, visibles aux 4 points cardinaux, sont le bestiaire qui accompagne les 4 évangélistes.
Symbole aussi des 4 éléments on les retrouve aussi sur l´arcane du Tarot, le MONDE.Ici il faut supposé que l´orle,sur le point centrale intérieur du temple, contient le Pantacrator ou saint Sauveur.

A Torres del Rio comme à la Vera Cruz nous avons trois niveaux,
en suivant l´escalier qui mène à la lanterne, nous avons celui de l´apprenti, celui du maître puis celui de l´illumination.
Un feu y était allumé, peut-être lorsqu´un néophyte était admis dans l´Ordre.
J´ai la chance d´habiter une maison qui a gardé sa lanterne, intouchable sur son pilier.
C´était l´ancienne demeure du Charpentier qui contribua à la construction de la cathédrale.
Comme celle de Torres del Rio placée en pleine vallée, elle ne pouvait illuminer le voyageur, puisqu´elle est plus basse que l´ancien village situé sur la colline.
De plus aucun enterrement ne fut fait ici et ceux trouvés à Torres del Rio, sont bien postérieurs à 1500, fait qui se répète dans toutes ses églises octogonales.
D´ailleurs nous avons déjà vu qu´à Tomar, les GM templiers étaient enterrés à Santa Maria do Olival, les autres au couvent du Christ.

  

https://farm2.static.flickr.com/1277/568894621_d40a5749b2.jpg
Les deux chapiteaux qui encadrent l´autel, représentent des têtes félines, l´une plus féminine que l´autre : dualité !
Puis on a une descente de la croix avec un christ qui semble à point être démembré, comme le fut Osiris.
Remarquons que le traditionnel INRI fut remplacé par le IHS, présentant ainsi Jésus comme divin sauveur et non comme simple roi juif.
Le bois de la croix sur le capitaux bourgeonne, c´est l´Arbre de Vie.
Du côté masculin Joseph d´Arimathie remplit le Graal puis du côté féminin, les trois Marie devant le tombeau vide.

-

« Sermon pour la Passion » de Saint Léon le Grand

Voici le Sermon pour la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ repris dans la Liturgie des Heures du Vendredi Saint comme Lecture patristique « Gloire et Puissance de la Croix » de Saint Léon le Grand (390-461), Pape de l'Eglise Catholique Romaine de 440 à 461 et proclamé Docteur de l'Église, « Docteur de l'Incarnation », en 1754. Le 45ième Pape Léon Ier laissa de très nombreuses homélies, prières liturgiques et lettres, pleines d'enseignement.

Portement-Croix-Giotto.jpg

Le Sermon pour la Passion du Pape Léon le Grand « Gloire et Puissance de la Croix » :
« Le Seigneur est livré à ceux qui Le haïssent. Pour insulter Sa dignité royale, on L'oblige à porter Lui-même l'instrument de Son supplice. Ainsi s'accomplissait l'oracle du prophète Isaïe : Il a reçu sur ses épaules le pouvoir. En se chargeant ainsi du bois de la Croix, de ce bois qu'il allait transformer en sceptre de Sa force, c'était certes aux yeux des impies un grand sujet de dérision mais, pour les fidèles, un Mystère étonnant : Le Vainqueur glorieux du démon, l'Adversaire tout-Puissant des puissances du mal, présentait sur Ses épaules, avec une patience invincible, le Trophée de Sa victoire, le Signe du salut, à l'adoration de tous les peuples.

station-5.jpg

Comme la foule allait avec Jésus au lieu du supplice, on rencontra un certain Simon de Cyrène, et on fit passer le bois de la Croix des épaules du Seigneur sur les siennes. Ce transfert préfigurait la foi des nations, pour qui la Croix du Christ devait devenir, non un opprobre, mais une gloire. En vérité, le Christ, notre Pâque, a été immolé. Il s'est offert au Père en sacrifice nouveau et véritable de réconciliation, non dans le Temple, dont la dignité avait déjà pris fin, mais à l'extérieur et hors du camp, pour qu'à la place des victimes anciennes dont le mystère était aboli, une nouvelle victime fût présentée sur un nouvel autel, et que la croix du Christ fût cet autel, non plus du temple, mais du monde.

Crucifixion.jpg

Devant le Christ élevé en Croix, il nous faut dépasser la représentation que s'en firent les impies, à qui fut destinée la parole de Moïse : Votre vie sera suspendue sous vos yeux, et vous craindrez jour et nuit, sans pouvoir croire à cette vie. Pour nous, accueillons d'un cœur libéré la Gloire de la Croix qui rayonne sur le monde. Pénétrons d'un regard éclairé par l'Esprit de vérité le sens de la Parole du Seigneur annonçant l'imminence de sa Passion : C'est maintenant le jugement du monde, c'est maintenant que le prince de ce monde va être jeté dehors. Et moi, une fois élevé de terre, j'attirerai tout à moi.

Crucifixion-Giotto.jpg

Ô admirable Puissance de la Croix ! Ô Gloire inexprimable de la Passion ! En elle apparaît en pleine lumière le jugement du monde et la victoire du Crucifié ! Oui, Seigneur, Tu as tout attiré à Toi ! Alors que Tu avais tendu les mains tout le jour vers un peuple rebelle, le monde entier comprit qu'il devait rendre gloire à Ta majesté. Tu as tout attiré à Toi, Seigneur, puisque, le voile du temple déchiré, le saint des saints devenu béant, la figure a fait place à la réalité, la prophétie à son accomplissement, la Loi à l'Évangile. Tu as tout attiré à Toi, Seigneur, puisque la piété de toutes les nations célèbre partout, au vu et au su de tous, le Mystère qui jusqu'alors était voilé sous des symboles dans un temple unique de Judée.

Christ-Puy-en-Velay.jpg

Ta Croix, ô Christ, est la Source de toutes les bénédictions, la cause de toute Grâce. Par Elle, les croyants tirent de leur faiblesse la force, du mépris reçu la gloire, et de la mort la vie. Désormais, l'unique offrande de ton Corps et de ton Sang donne leur achèvement à tous les sacrifices, car Tu es, ô Christ, le véritable Agneau de Dieu, Toi qui enlèves le péché du monde. L'ensemble des Mystères trouve en Toi seul son sens plénier : au lieu d'une multitude de victimes, il n'y a plus qu'un unique Sacrifice.
Amen. »
Saint Léon 1er le Grand (390-461)

Leon-le-Grand.jpg

Voir également de Saint Léon le Grand :
La Prière de Saint Léon le Grand « Tu as tout attiré à Toi, Seigneur, car ta Croix est la Source de toutes les Bénédictions »
Le Sermon du Pape Léon le Grand pour la Passion « Gloire et Puissance de la Croix »
La Prière du Pape Léon le Grand pour Noël « Réveille-toi, ô homme, et reconnais la dignité de ta nature ! »
Le Sermon de Saint Léon le Grand pour l'Ascension sur « Ce qui s'est passé entre la Résurrection et l'Ascension »

 

 

Livre détaillant les périples de Marie Madeleine ou Marie de Magdala dans le Languedoc, et en particulier dans les trois vigueries de Maguelone, de Mormellicum-Monmel (Saint Bauzille de Montmel église du premier siècle du Pic saint Léon), et de Substantion, en latin, Sextantio actuellement Castelnau-le Lez. Ces trois vigueries ou vicaria ou vicarii sont une juridiction administrative médiévale qui vient du latin Vicaire. Ces trois vigueries indissociables et gérées par les évêques de Maguelone, dont le premier est  Simon le lépreux qui deviendra premier évêque de Maguelone, sont liées très fortement à la présence au premier siècle de Marie Madeleine dans la région de Montpellier. Ensuite on la suit dans l'Aude (Rennes-les-bains) et enfin en Provence.

Marie Madeleine (bibliographie) a vécu sur cet oppidum avec le frère Franciscus (Francis ou François) Turrigianus et le frère  Ioannes (jean) Serrado Chichimecarum, et d'autres premiers chrétiens, en évangélisant les pauvres, en les soignant et en leur donnant des sacrements.

Le couvent (Conuentu) des Mourgues ou Pic Saint Léon ou église antique de Monmel, sis à Saint Bauzille de Montmel, est une demeure authentifiée datant du premier siècle, qui était le refuge de la Sainte, qui fut ensuite le refuge des Wisigoths, chrétiens qui ont géré l'église de Maguelone, puis qui a reçu la visite et la bénédiction du Pape Saint Léon le Grand, en présence des Wisigoths du site, qui a été un couvent de femmes, devenu monastère Bénédictin au 10ème siècle, rattaché au 15ème siècle au monastère de Saint Félix de Montceau (Gigean), car l'abbaye fut ruinée et les sœurs sans ressources.

Le médecin légiste Philippe Charlier, spécialiste français des énigmes médico-historiques, présente à l'occasion du 7ème congrès international de pathographie, une "proposition de reconstitution médico-légale du visage de Marie-Madeleine d'après les reliques de Saint-Maximin-La-Sainte-Baume".

 

Une prouesse scientifique: A partir de ce double virtuel de la surface du crâne, des données anthropologiques et des informations sur la morphologie de la chevelure, l'équipe d'anthropologie médicale de l'université de Saint-Quentin-en-Yvelines a été en mesure de procéder à une reconstitution faciale.