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WWIII : On fait la Guerre aussi à cause d'un effondrement financier global, pour ne pas rembourser les créanciers.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

LES NOTES DE SIMONE WAPLER

URGENT : Gel de votre Compte en Septembre : Avez-vous de quoi tenir ?

L'Union européenne prévoit de geler votre compte courant en cas de crise bancaire.

Dès le premier euro... et pendant 20 jours.

Relancer la croissance avec une « bonne petite guerre » ?

Les guerres alimentent l’industrie de l’armement, et ensuite il faut reconstruire : autant de facteurs qui sont susceptibles de relancer une économie moribonde.

Reuters a révélé ce plan dans la presse il y a quelques jours... et les Etats-membres de l'Union européenne reprendront les débats sur ce projet dès le mois de septembre.

Je répète : si ce plan se concrétise...

... à la moindre alerte sur les banques, vous n'aurez plus accès à votre argent pendant trois semaines.

Depuis des mois, je vous parle de cette menace... et le danger se précise.

Après Popolare di Vicenza et Banco Veneta en Italie, cela a été au tour de Banco Popular de semer la panique en Espagne...

... Qui sera la suivante ? J'ai mon idée sur la question.

Quel que soit le prochain domino à tomber, l'Union européenne est prête à tout pour éviter le cauchemar d'une panique bancaire -- y compris à faire main basse sur votre argent.

Car en plus du gel de votre compte, tout est en place pour procéder aussi à des ponctions arbitraires de votre épargne : je vous explique tout ici.

  • Etes-vous prêt pour un tel cas de figure ?
  • Votre banque est-elle "étanche aux chocs" ?
  • Avez-vous du cash chez vous -- et la quantité est-elle suffisante ?
  • Avez-vous un matelas de secours en dehors des banques, solide et fiable ?
  • Quelles sont les garanties en place sur votre épargne... votre assurance-vie... vos dépôts bancaires ? Comment vous assurer qu'elles seront respectées en cas de crise ?

Les réponses à ces questions vitales pourraient faire la différence entre tout perdre... ou sortir gagnant de la prochaine crise bancaire.

Ne vous y trompez pas : un effondrement est inévitable.

Selon certaines sources, 70% des banques européennes sont en situation de quasi-faillite.

Simone Wapler

La nouvelle crise de la dette

La France et les Etats-Unis sont deux pays endettés et entravés par la bureaucratie,et par les engagements auprès de la Banque Rotschild commençait Bill Bonner dès lundi.

Mon collègue américain Charles Hugh Smith constatait de son côté que l'échelle sociale avait de moins en moins de barreaux et que les technocrates perchés en haut de l'échelle vivaient dans un monde à part.

Visiblement, notre promotion du libéralisme se heurte à une incompréhension car cet article attirait ce commentaire :

"Nous pouvons nous attendre au pire avec le libéralisme à tout va et la mondialisation débridée que nos grands dirigeants et profiteurs du système sont en train de mettre en place sur notre planète."

Le système dans lequel nous vivons n'a rien à voir avec le libéralisme. Il s'agit d'un système frauduleux qui s'appuie sur un crime et profite à quelques uns.

Le crime est assez simple à comprendre.

Les Etats nous ont imposés des monnaies dites fiduciaires qui ne sont rien d'autre que du crédit.

Nous nous y sommes habitués et nous avons confiance dans ces monnaies.

Ensuite, les élites dirigeantes ont prétendu savoir contrôler la masse de crédit. Nous les avons crues et beaucoup les croient encore.

Mais cette masse de crédit grandit désormais de façon incontrôlable. Nous refusons de regarder la réalité en face.

Elle dépasse nos capacités humaines de remboursement. C'est tout l'enjeu de la "croissance molle".

Les fruits de notre travail devraient nous être intégralement confisqués si nous devions rembourser cette dette. Pour en supporter les intérêts, il faudrait que les taux soient presqu'à zéro. La notion même d'épargne n'a alors plus aucun sens.

Quelqu'un qui n'est plus propriétaire des fruits de son travail et qui ne peut conserver ce qu'il a légitimement acquis est un esclave.

Le système monétaire que nous subissons nous conduit à l'esclavage – qui est contraire aux Droits de l'Homme. C'est en cela que les promoteurs de ce système commettent un crime contre l'humanité.

Comme vous le voyez, nous sommes à des années lumières du libéralisme ou du capitalisme.

La Parasitocratie - qui ne paie pas ou très peu d'impôts, qui crée elle-même ou a accès au crédit illimité et gratuit - a tout intérêt à faire durer ce système. Elle va s'y employer.

Confrontée à une nouvelle crise de la dette, la Parasitocratie se prépare à mette en place un "jubilé" avec une tentative d'apurement des comptes et un impôt mondial.

Notre épargne et notre argent risquent d'être englouti dans ce jubilé qui n'en sera pas un car il ne nous libérera pas de la dette, il augmentera la pression fiscale.

Mon collègue Jim Rickards, familier des instances internationales, publiera en septembre un livre sur ce sujet. Ci-dessous, en primeur, ce qu'il écrit sur ce futur impôt mondial.

Rappelez-vous que la démocratie est un système sain lorsqu'il s'agit d'un gouvernement de proximité.

Vous avez foi en la démocratie, et après tout pourquoi pas ? Bien contrôlée, c'est un bon système.

Raisonnons alors par analogie. Vous êtes peut-être copropriétaire. Votre logement vous appartient mais vous partagez des parties communes avec d'autres copropriétaires. L'assemblée des copropriétaires a élu un conseil syndical et a confié la gestion de ces parties communes à un syndic auquel vous payez vos charges.

Vous faites confiance au conseil syndical et au syndic... enfin jusqu'à un certain point. Si vous avez des doutes sur le coût de certains travaux, sur ses appels d'offres, sur la comptabilité, sur ses honoraires... vous vérifiez. Vous ne le laissez pas rentrer dans les parties privatives et vous ne lui donnez pas les clés de votre appartement. Vous ne pensez pas que ce syndic veut nécessairement votre bien. Les syndics sont souvent très empressés pour vous proposer des travaux pas toujours utiles ou valorisants pour la copropriété. Vous pouvez très bien vous retrouver confronté à un conseil syndical incompétent et un syndic véreux.

C'est exactement la même chose pour un gouvernement. Un gouvernement, comme un syndic, ça se surveille ! Ca se surveille même plus qu'un syndic car ce dernier ne remanie pas sans cesse le règlement de copropriété, ne vous impose pas ses propres vigiles, son tribunal d'arbitrage et une monnaie valable uniquement dans votre copropriété.

Lorsque vous ne contrôlez plus rien, vous n'êtes plus en démocratie.

Où irez-vous trouver votre député mondial du gouvernement mondial pour lui dire que vous ne voulez pas payer cet impôt mondial injuste qui finance une bêtise mondiale ?

LES NOTES DE JIM RICKARDS

Jim Rickards

Le piège de la fiscalité mondiale se referme

Extrait de Road to Ruin, à paraitre en septembre en français.

Considérant tous les mécanismes d'évasion fiscale à disposition des entreprises – le transfert de biens, l'établissement de prix de transfert, la compensation, les conventions fiscales, le crédit-bail, la conversion, les reports et les dérivés – il n'est pas étonnant que la collecte des taxes soit une passoire, pour chaque pays. La trésorerie des entreprises passe dans ce tamis avant d'arriver à la ligne du résultat. Les pays se retrouvent les mains vides.

Les élites de la politique aux Etats-Unis, en Allemagne, au Royaume-Uni et au Japon connaissent bien ces techniques. Elles ont fréquenté les mêmes écoles de droit et ont suivi les mêmes séminaires financiers que les conseillers des entreprises. Le va-et-vient professionnel qui s'opère entre les élites du gouvernement et des entreprises fait que les experts changent constamment de bord, passant tour à tour de la perception des taxes à l'évasion fiscale, et inversement.

Cela fait partie des petits jeux de l'élite.

Si c'est un jeu, il n'amuse plus vraiment le G20. Le poids des dettes souveraines et l'incapacité à générer de la croissance ont conduit le G20 à s'investir d'une mission : mettre fin à l'évasion fiscale.

Le plan de l'élite consiste donc à mettre au point une fiscalité mondiale via des actions coordonnées et le partage des informations. Une fois que les autorités fiscales d'un pays ont une visibilité sur toutes les facettes d'une transaction (au lieu de se contenter de la facette locale), cette transaction est bien plus facile à attaquer.

Cette mission de recouvrement de l'impôt a été déléguée au G7 (Etats-Unis, Japon, Royaume-Uni, France, Allemagne, Canada et Italie) par le G20. Le G7 héberge les entreprises les plus riches et aux taux d'imposition les plus élevés. C'est le G7 qui a le plus à perdre, en matière d'évasion fiscale, et qui est donc le plus motivé, s'agissant d'y mettre un terme.

Le G7 s'appuie sur l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) qui assure le secrétariat technique. Les élites du G20/G7 externalisent souvent leurs missions vers le FMI, mais ont parfois recours à d'autres organisations multilatérales pour assurer des tâches spécifiques. Les Nations Unies sont le lieu privilégié pour toutes les questions liées au changement climatique. On s'appuie sur l'OCDE pour le plan de fiscalité mondiale car elle représente les économies les plus avancées et les plus motivées en matière de recouvrement fiscal.

Ce plan de fiscalité mondiale n'est pas nommé ainsi. Il serait trop cousu de fil blanc. On attribue des intitulés techniques à ces plans afin d'en occulter les intentions. On nomme la monnaie mondiale "droits de tirage spéciaux" car cela a un côté anodin bien pratique. Le plan de fiscalité mondiale est intitulé BEPS, l'acronyme de Base Erosion and Profit Shifting [Ndr : Plan d'action concernant l'érosion de la base et le transfert de bénéfices]. Lorsque l'on fait référence au "BEPS de l'OCDE", dites-vous simplement qu'il s'agit du "plan de fiscalité mondiale de l'élite" et vous serez sur la bonne voie.

Les élites ne font aucun effort pour cacher leurs intentions. Elles communiquent autour, mais dans un jargon inintelligible, sur des sites obscurs peu consultés et encore moins compris. Voici ce que les leaders du G7, notamment Barack Obama et Angela Merkel, ont déclaré à propos de ce plan de fiscalité mondiale, le 27 mai 2016 :

"Il est crucial que la mise en oeuvre du Plan d'action du G20/de l'OCDE, concernant l'érosion de la base d'imposition et le transfert de bénéfices (BEPS), se déroule de façon régulière, cohérente et concertée... pour arriver à un terrain d'égalité mondial pour tous ceux qui sont engagés dans des activités économiques. Nous maintenons notre engagement visant à prendre la tête de ce processus, pour donner l'exemple. Afin d'assurer une mise en oeuvre étendue des mesures du BEPS, nous encourageons tous les pays et juridictions concernés et intéressés à s'engager à mettre en oeuvre les mesures du BEPS et à rejoindre ce nouveau cadre global...

Nous réaffirmons l'appel lancé par le G20 à tous les pays concernés, y compris toutes les places financières et juridictions en vue de mettre en oeuvre [...] des mesures défensives pouvant être envisagées à l'encontre de juridictions qui ne coopèreraient pas...

Nous attendons les premières propositions [...] concernant des façons d'améliorer la mise en oeuvre de normes internationales, notamment la disponibilité d'informations liées à la propriété effective et aux échanges internationaux".

Malgré ce jargon assez dense, la signification est claire. Le G20 insiste pour que les transactions soient entièrement divulguées sur le plan mondial. Il utilisera ces informations afin d'appliquer le recouvrement des impôts selon ses propres conditions.

Les juridictions qui refuseraient de coopérer encourent des "mesures défensives". C'est une façon polie d'exprimer qu'elles seront exclues des canaux bancaires internationaux, et que leurs économies seront détruites à moins qu'elles ne jouent le jeu. Cette invitation à coopérer ou bien se faire écraser, est une mécanique de type Cosa Nostra parée de nouveaux atours.

L'évasion fiscale à laquelle se livrent les entreprises est un luxe que les économies développées ne peuvent plus s'offrir. Les sociétés multinationales détiennent plus de 7 000 Mds$ de trésorerie, produit d'une évasion fiscale sophistiquée dont l'essentiel est amassé dans des paradis fiscaux. Cette trésorerie est une cible trop tentante pour que les élites gouvernementales la laissent filer, même si leurs copains de l'univers des entreprises en bénéficient. Un simple droit de péage de 25% sur ces 7 000 Mds$ rapporterait 1 750 Mds$ de nouveaux revenus au G7. Cet argent serait ensuite consacré à diminuer le poids de la dette souveraine.

La solution que le G7 a dans ses tuyaux, c'est la fiscalité mondiale. Cela commence avec une base de données centralisée contenant des informations fiscales partagées par les pays développés. L'évasion fiscale s'apparenterait alors à jouer au poker en montrant vos cartes. Vous pourriez jouer mais vous ne gagneriez jamais.

En fusionnant à l'échelle mondiale un partage d'information, les mises en application, et la taxation des montants bruts, les économies développées sont en mesure d'extraire un maximum de richesses des secteurs productifs vers les élites non productives. Cela continue jusqu'à ce que le système social s'effondre, sort commun à toutes les civilisations lorsqu'elles ont atteint une phase ultime de parasitisme de haut niveau.

La taxation mondiale est là, à peine voilée. Bientôt, le voile se lèvera et l'extraction de la richesse commencera. Il n'y aura aucun endroit où se refugier et aucun moyen de stopper la machine.

BANQUE DE FRANCE, HISTOIRE TROUBLE

La banque de France n’est pas la banque de la France, elle est bien déjà privée, ce qui conduira Napoléon à une citation importante.

Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. […] L’argent n’a pas de patrie; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence; leur unique objectif est le gain.

ETAPE 1 du scandale, la BDF gouverne le gouvernement de 1800 à 1936

En effet, la BDF émettais la monnaie pour la France et si le pays avait besoin d’argent, la BDF faisant un prêt, une avance sans frais, mais il n’y avait pas d’intérêt à rendre. C’était déjà très bien de ne pas payer d’intérêt, mais ce qui était déjà un problème c’est que la banque était au dessus de l’Etat, elle était privée et si elle jugeait qu’il ne fallait financer tel ou tel projet elle pouvait s’y opposer. Ce scandale va durer de 1800 jusqu’au début des années 1930 ou la montée en puissance du communisme, du front populaire, d’un socialisme fort vont parvenir à nationalisé en quasi totalité la Banque de France…

L’expression « deux cents familles » désignait les deux cents plus gros actionnaires (sur près de 40 000) de la Banque de France pendant l’Entre-deux-guerres. Avant la réforme de 1936, ils constituaient l’Assemblée générale de la Banque de France. L’influence des deux cents familles pèse sur le système fiscal, sur les transports, sur le crédit. Les deux cents familles placent au pouvoir leurs délégués. Elles interviennent sur l’opinion publique, car elles contrôlent la presse. »

Or parmi les deux cents premiers actionnaires de la Banque de France certaines familles (Rothschild, Wendel, Schlumberger, Neuflize…) disposaient de plusieurs membres (réduisant d’autant le nombre de familles)

Surtout, il faut y distinguer la présence de richesse active (essentiellement les entrepreneurs banquiers) de celle de la richesse passive (les rentiers). Seuls les premiers disposent d’un véritable pouvoir par leur présence au Conseil général : c’est-à-dire les représentants de la Haute Banque. (4)

Liste des principales familles qui ont dominés et dont les descendant domine encore la banque en France et dans le monde. (source)

  • Famille Caruel de Saint-Martin (Manufacture de Tabacs)
  • Famille Darblay (Industrie)
  • Famille Davillier (Banque)
  • Famille Fould (Banque)
  • Famille Goüin (Banque, Industrie)
  • Famille Gradis (Commerce)
  • Famille Hottinguer (Banque)
  • Famille Lazard (Banque)
  • Famille Louis-Dreyfus (Négoce de grains)
  • Famille Maingard (Industrie)
  • Famille Mallet (Banque)
  • Famille Mirabaud (Banque)
  • Famille Petiet (Industrie, UCPMI)
  • Famille Piaton (Industrie)
  • Famille Raphaël (Banque)
  • Famille Rimet (Négoce de grains, Chemins de fer)
  • Famille Robillard (Manufacture de Tabacs)
  • Famille Rothschild (Banque)
  • Famille Schlumberger (Industrie)
  • Famille Schneider (Industrie)
  • Famille Stern (Banque)
  • Famille Vernes (Banque)
  • Famille de Vulliod (Viticulture)
  • Famille Wendel (Industrie)
  • Famille Worms (Banque, Armement naval)

J’ai retranscrit ci-dessous une partie de la conférence d’Annie Lacroix-Riz intitulée « La Banque de France » (à partir de 4:51) qui explicite ce point très clairement :

Pour la quasi-totalité de la population, et je dois dire l’historien inclus évidemment, avant qu’il ne découvre les dossiers, un gouvernement … ça se prépare dans des conditions diverses, mais enfin un gouvernement ça n’existe que, en régime parlementaire, parce qu’un parlement lui donne son acceptation, l’agrée, procède à son installation.
Eh bien ça ne se passe pas du tout comme ça !
Depuis Bonaparte, qui a fait à la France des institutions qui consacraient bien la victoire de la bourgeoisie, depuis Bonaparte et la création de la Banque de France, c’est donc une assez vieille affaire, eh bien la Banque de France a reçu le moyen de gouverner les gouvernements de façon très simple.Chaque gouvernement dépend des avances de la Banque de France, qui est un club de banques privées, de la Grande Banque, de ce que l’on appelle la Grande Banque, et donc, lorsque un gouvernement est pressenti, dans des conditions qu’éclairent aussi les archives, eh bien avant de se présenter devant le Parlement, il se présente devant ce que l’on appelle le gouvernement de la Banque, c’est-à-dire le petit noyau des plus grands banquiers, les régents de la banque de France parmi lesquels on comptait dans la période qui nous occupe, Xavier de Wendel qui était un des maîtres des industries sidérurgiques de la France, […]
Et donc, tout premier ministre pressenti, accompagné de son ministre des finances, … et donc le gouvernement qui dépendait des bontés de la banque de France qui lui accordait ou ne lui n’accordait pas ses avances, le gouvernement venait promettre au gouvernement de la Banque de France, au futur gouvernement, de faire un bon usage bien économe des deniers, puisqu’un État c’est bien connu, c’est toujours impécunieux, et que cela a toujours tendance à laisser filer les salaires et autres , et il promettait donc d’appliquer l’assainissement financier qui était la clef de l’octroi des dites avances. J’insiste sur le fait qu’ils promettaient, et que, Herriot en 1924 et Léon Blum en 1936 ont promis …
[…]
J’insiste beaucoup sur le fait que, … je sais bien que cela choquera beaucoup, mais au vu des archives que je produis ce sera difficile de contester, j’insiste beaucoup sur le fait que le gouvernement de la France ne gouvernait rien, mais que la Banque de France gouvernait le gouvernement, et que, en France, il ne date aucunement d’aujourd’hui que les banquiers et les industriels gouvernent le gouvernement. C’est-à-dire que le terme fort à la mode depuis un certain nombre d’années, selon lequel on ne peut rien faire parce qu’autrefois les gouvernants gouvernaient, alors qu’aujourd’hui ce sont les banquiers internationaux qui gouvernent est un thème qui correspond à une réalité absolument pas neuve. » (2)

Un peu d’espoir en 1936 avec le Front Populaire (3)

Après la victoire électorale de 1936, le gouvernement du Front Populaire ayant estimé contraire à l’intérêt général que le contrôle de la monnaie soit du ressort d’intérêts privés, décide de modifier les statuts de la Banque de France. La loi du 24 juillet 1936 vise à donner aux pouvoirs publics les moyens d’intervenir plus directement dans la gestion de la Banque pour pouvoir mener une politique économique d’intérêt général.

La nationalisation de la Banque de France intervient après la Libération de la France, avec la loi du 2 décembre 1945.

Rendez vous compte, la Banque nationalisé est enfin au services des peuples, c’est l’après guerres, la reconstruction du pays et des 30 glorieuses. Dans cette période il n’y a pas de dette publique, la France se finance quand elle le veut pour reconstruire le pays et au taux zero. A l’école on apprend qu’a cette époque il n’y avait pas de chômage parce qu’il y avait un pays reconstruire. La vérité est tout autre, c’est parce que l’Etat pouvait émettre la monnaie nécessaire pour payer les travailleur qu’il n’y avait pas de chômage. Il y a encore du travail aujourd’hui, des maisons à construire, des maisons à rénover, isoler, des personnes à soigner, des enfants à éduquer, des énergie alternative à développer etc…. et bien sur 10 à 15 % de chômeur… ce qu’il nous manque c’est l’argent pour payer le travail.

Scandale caché mise à jour par les archives enfin libérée :  Devant la montée du Front Populaire, les banquiers privés, les industriels, notamment ceux de la sidérurgie vont faire preuve de solidarité de caste pour s’opposer à l’émancipation des travailleurs et favoriser l’effort de guerre de l’Allemagne. Cette Synarchie (voir livre d’Annie Lacroix Riz) va soutenir financièrement l’Allemagne Nazi, elle va vendre de l’acier pour les canons, de l’aluminium pour les avions etc…. Et dans l’ombre ces gens là prépare le Gouvernement de Vichy, d’où la découverte que la défaite de la France en juin 1940 à été voulu, provoqué pour rétablir un ordre moins populaire, plus favorable aux affaires des banquiers, des rentiers, des patrons.

ETAPE 2 du SCANDALE : La fin des 30 glorieuses gravé dans la marbre de la loi de 1973.

En 1973, les statuts de la Banque de France, laissés en suspens à la libération, sont modifiés par la Loi n°73-7 du 3 janvier 1973, signée par Pompidou, Messmer, Giscard d’Estaing et parue au Journal officiel le 4 janvier 1973. Dans l’article 25, il est stipulé que « le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». En pratique, cela signifie qu’on oblige la République à emprunter sur les marchés à obligation contre taux d’intérêt.

Le 22 juillet 1981, 45 députés, dont Pierre Messmer qui avait signé la loi 73-7, ont déposé le projet de Loi n°157, pour permettre à la République d’emprunter sans intérêts dans le cadre de ses investissements économiques. Ce projet n’a jamais été voté.

A partir de 1973, c’est la catastrophe car la France n’a plus sa Banque pour lui avancé de l’argent à taux zero par le mécanisme classique du crédit. Les dettes publiques partent réellement de cette loi. Plus tard tard, ce sont tous les Etats d’Europe qui se voient imposés une loi identique dans le Traités de Maastricht (article 104). De fait tous les Etats d’Europe sont endettés à partir du moment ou il abandonne leur droit d’emprunter ou émettre la monnaie sans intérêts. Aucun pays ne peut échapper à cela. Si la Grèce, l’Espagne, l’Irlande, l’Italie, bientôt la France sont aussi endetté, cela ne tient qu’en quelques textes de loi qu’on nous a dissimulé

Conclusion :

Il y a une forme de solidarité de caste depuis 200 ans, et piloté par les grandes banques qui ne cessent de protéger leur monopole, de lutter contre l’inflation pour protéger les rentiers. Ces grand banquiers n’ont pas de scrupule et peuvent favoriser des criminels de guerre en puissance comme Hitler. Ne nous étonnons pas de voir en Grèce et en Italie 2 anciens grands banquiers défenseur du système pour remplacer Papendréou et Berlusconi.

Si nous avons une chose à défendre bec et ongle, c’est le contrôle de la création monétaire. C’est de cela dont nous devons parler à la télé, à la radio, dans les journaux, sur internet. La clef de notre impuissance se trouve dans ce processus de création monétaire. A chaque fois que la Banque fut sous le contrôle du peuple le chômage à reculé, les hommes se sont épanouie. Rappelez vous de vos cours d’histoire lors du Le Front Populaire à créer les congés payés, la semaine de 48 heure. Puis après la guerre de 1945 à 1975, les fameuses trente glorieuses.

La Banque de France est toujours une entité privé, tout comme la BCE.
Il n’est pas possible de rentrer au capital de ces banques centrales en tant que citoyens, à l’inverse des entreprises.
Les actionnaires, qui sont des personnes morales ne le clame pas sur les toits, et entretiennent une certaine opacité sur ce plan là.
Il était 40 000 parait il dans l’entre deux guerres dont 200 familles remarquables qui depuis plusieurs génération se transmettent l’essentiel du capital.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Deux_cents_familles

Ensuite, je pense que beaucoup de citoyens sans le savoir, et qui souscrive à certain produits financiers se retrouve en possession de part sociale pour la banque de france.
Mais cela représente une petite partie seulement de l’activité.
Le problème n’est pas uniquement de savoir qui détient, mais qui contrôle et pilote, et une chose est sur, ce ne sont pas les peuples, ni leur représentant

Quant à la Banque centrale européenne, un particulier ne peut y accéder, seul les banques privés le peuvent. De fait ceux qui détiennent les banques privées détiennent du capital de la BCE.

Pour devenir banquiers il faut être coopter par un autre banquier et apporter un capital.

La banque de France aujourd’hui ne sert pas du tout nos intérêt, elle se comporte comme une banque privée, en créant de la monnaie pour des banques privées, qui vont ensuite prêter cette monnaie à la France… au final les 877 millions d’euros que reverse la BDF ne sont qu’une paille à coté de ce qu’elle créé comme dette à la France via les banques privées. La France rembourse 50 à 60 milliard rien qu’en intérêt chaque année, alors les 0,877 milliard de bénéfice de la BDF c’est de l’esbroufe… si la France pouvaient créer sa monnaie nous ferions 50 à 60 milliard d’économie par an.

Georges Pompidou a été le directeur général de la banque Rothschild ; il en était le valet, il n’est par conséquent pas étonnant qu’il ait fait cette loi du 3 janvier 1973 qui interdit à l’État français de battre monnaie et qui a endetté la France d’une façon structurelle et incommensurable auprès de banques privées comme la banque Rothschild.

 

La prétendue "dette" de la France est une gigantesque arnaque,
et il n’est pas question de la "rembourser" !

Remarque du 4 février 2017 : Macron est le candidat Rothschild à la présidentielle française de 2017 :

http://mai68.org/spip/spip.php?article12045

Extraits d’une biographie de Georges Pompidou :

Georges Pompidou fit parti du cercle restreint des proches du général de Gaulle, et cette proximité lui valut d’être nommé chef de son cabinet d’avril 1948 à 1953.

En 1953, il entra à la banque Rothschild, où il occupa rapidement les fonctions de directeur général et d’administrateur de nombreuses sociétés. Ce fut pour lui l’occasion de participer à la vie économique du pays, d’accroître le champs de ses compétences et d’établir un éventail plus large de relations.

Il rédigea néanmoins, durant cette période d’intense activité, trois présentations de classiques illustrés sur Racine, Taine et Malraux

Le général de Gaulle élu à la présidence, Georges Pompidou retourna pendant quelques temps vers le monde de l’entreprise en réintégrant la banque Rothschild.

Membre du conseil constitutionnel en 1959, il profita également de cette période pour rédiger une anthologie de la poésie française.

Georges Pompidou s’installa à l’Élysée le 15 juin 1969. Son mandat fut écourté par son décès le 2 avril 1974 à Paris.

3 janvier 1973, réforme de la Banque de France

Dans la loi portant sur la réforme des statuts de la banque de France, nous trouvons en particulier cet article 25 très court, qui bloque toute possibilité d’avance au trésor :

« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France. »

Ce qui signifie que l’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 interdit à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts ; alors qu’avant cette loi, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la banque de France qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt.

Autrement dit : auparavant, l’État français avait le droit de battre monnaie, et avec cette nouvelle loi, il perd ce droit qui est du même coup légué aux banques privées, qui en profitent pour s’enrichir aux dépends de l’État en lui prêtant avec intérêt l’argent dont il a besoin.

Cette décision correspond à une privatisation de l’argent et ramène la nation au même rang que n’importe lequel de ses citoyens.

L’accroissement sans fond de la dette publique trouve son origine précisément là. Voici en effet un graphique représentant l’évolution de la dette, avec et sans intérêt. La courbe rouge représente bien sûr la dette constatée, calculée avec les intérêts.

Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

La dette à fin 1979 était de 239 milliards d’euros (*), déjà injustifiables ; la dette à fin 2008 s’établit à 1327 milliards d’euros ! Ainsi, entre 1980 et 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards d’euros et nous avons payé 1306 milliards d’euros d’intérêts.

1327 - 1306 = 21 Milliards d’Euros ! : Si nous avions pu créer notre monnaie — faire exactement ce qu’ont le droit de faire les banques privées —, la dette publique serait quasiment inexistante aujourd’hui.

Georges Pompidou a été le directeur général de la banque Rothschild ; il en était le valet, il n’est par conséquent pas étonnant qu’il ait fait cette loi du 3 janvier 1973 qui interdit à l’État français de battre monnaie et qui a endetté la France d’une façon structurelle et incommensurable auprès de banques privées comme la banque Rothschild.

C’est pourquoi, cette loi, je propose de l’appeler désormais la loi Rothschild.

NOTE (*) : La dette à la fin 1979 était en réalité de 82,8 milliards d’Euros, soit 21% du PIB ; mais en tenant compte de l’inflation, cela fait aujourd’hui 239 milliards d’Euros.

Référence :

(1) Le secret de la liberté des banques et de la monnaie, Philippe Nataf, Aux sources du modèle libéral français, 1997

(2) Le choix de la Défaite – Annie Lacroix Riz

(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_de_France

(4) : Cf. Alain Plessis, 1982. Les actionnaires n’interviennent pas dans orientation de l’institut d’émission qui leur garantit la stabilité monétaire. Les actions de la Banque constituent pour eux un placement sans risque.

Selon la Banque de France, Institution indépendante régie par le droit public français et européen, membre de l’Eurosystème, système fédéral qui regroupe la Banque centrale européenne et des banques centrales nationales de la zone euro

L’or de la France est un Or Privé.

La Banque de France détient 2 435 tonnes d’or dans la Souterraine qui est située à 27 m sous terre (soit 40 m au-dessous de l’auditorium suspendu). Cet or constitue les réserves de la France et représente environ 80 milliards d’euro.

Le PIB (Produit Intérieur Brut) de la France, c'est-à-dire son revenu annuel, dépasse 2 000 milliards d’euros. Il correspond aussi à sa dette publique. Ces réserves représentent donc 4% du PIB (et de la dette) soit 15 jours de production nationale. Chaque français, possède indirectement 38 grammes (2 millions et demi de kilos divisés entre 65 millions de Français), soit environ 6 « napoléons ».

Tout l’or du monde connu et exploité depuis la nuit des temps représente moins de 180 000 tonnes soit environ 9 000 m3 (19,5 tonne/m3). Il tiendrait dans un cube de 20 mètres de côté. La Souterraine pourrait l’accueillir sans difficulté.

À la Banque de France, 100 milliards d' euros en sous-sol qui appartient à des investisseurs privés.

La salle de la pesée de la Souterraine se trouve au 8e sous-sol de la Banque de France. Chacune de ces barres d'or pèse 12,5 kg. Soit environ 560.000€.
La salle de la pesée de la Souterraine se trouve au 8e sous-sol de la Banque de France. Chacune de ces barres d'or pèse 12,5 kg. Soit environ 560.000€. Crédits photo : © BANQUE DE FRANCE Arnaud FRICH
On l'appelle «la Souterraine». C'est dans ce lieu ultrasecret - un hectare sous terre au cœur de Paris - que se trouve notre trésor national. En voici des photos, jamais vues auparavant.

C'est l'un des endroits les plus sécurisés de la République. Sise au huitième sous-sol de la Banque de France, dans le Ier arrondissement de Paris, «la Souterraine», une spectaculaire salle-bunker de 11.000 mètres carrés, abrite entre ses 658 colonnes les réserves en or de la France: 2435 tonnes de métal précieux, en pièces et lingots. Au cours actuel de l'or, le magot national s'élève à plus de 110 milliards d'euros. Après les Etats-Unis et l'Allemagne, la France est, au coude à coude avec l'Italie, le troisième détenteur d'or au monde. Mais que les braqueurs se ravisent, le temple de Saturne est inviolable.

La porte blindée pèse 7 tonnes et ouvre sur des rails.

L'entrée se fait au 20 rue du Colonel-Driant. Il faut d'abord obtenir un badge d'accès. Les visiteurs et leurs effets, flanqués d'agents de la sécurité, sont ensuite scannés. Sur le toit de l'immeuble, l'ancien tour de garde dessine un chemin de rambardes métalliques. Dessous, c'est le royaume des milliards. On arrive au quatrième sous-sol en ascenseur. Une pièce vide propose un vestiaire pour les visiteurs. Puis une porte blindée de 7 tonnes ouvre sur des rails au bout desquels attend un bloc de ciment de 17 tonnes. Aux heures de fermeture, il viendra se loger dans une tourelle pivotante de 35 tonnes, formant un indestructible verrou. L'accès à la Souterraine se fait par un deuxième ascenseur. Huitième sous-sol. A nouveau une porte blindée, à nouveau un bloc de ciment sur rails. On arrive dans un univers d'esthétique carcérale. Un sol de carrelage ocre, un long couloir pâle débouchant sur une grille. Cette dernière passée, on aperçoit enfin les colonnes et le sol à damiers.

La Souteraine compte 658 colonnes.

Au fil du temps, pour améliorer encore la sécurité, la salle a été murée. Dans les cloisons, entre les colonnes, des portes, encore, barrent l'accès. On les ouvre avec deux clés différentes. L'une d'elles est aux mains du contrôleur, l'autre dans celles du caissier. Ils sont accompagnés d'un agent de caisse. Derrière les portes, il y a les serres. Elles abritent des chambres fortes dans lesquelles repose, immobile, l'or de France. Pas un déballage de lingots comme on l'aurait espéré. Non. Presque invisible, le trésor est conditionné en palettes, en boîtes ou dans des armoires métalliques. Il attend, sécurisé à l'extrême, dans l'une des constructions parmi les plus gigantesques jamais réalisées en France.

La tourelle pivotante est le clou de la construction de la Souteraine.

La décision de construire une nouvelle salle forte est prise vers 1920. Elle suit les bombardements de Paris en 1870, puis ceux de la Première Guerre mondiale. S'ajoute la crainte d'une occupation ennemie ou d'une insurrection populaire. La casemate doit être imprenable. Les travaux démarrent en 1924. De mai 1924 à novembre 1927, 1200 ouvriers se relaient jour et nuit sur le chantier. Par 20 mètres de profondeur, ils retireront 150.000 mètres cubes de remblais et utiliseront 10.000 tonnes d'acier, 20.000 tonnes de ciment et 50.000 tonnes de sable - cette construction sera primée, dix ans plus tard, à l'Exposition internationale de Paris.

Outre les serres à or, les coffres et les chambres fortes, une partie de la Souterraine est équipée de cuisines, de lavabos et de frigorifiques. En cas de conflit, 3000 personnes peuvent s'y réfugier. Un lieu spectaculaire. Autorisé à le visiter, Stefan Zweig écrit en 1932: «Le paradis et l'enfer de Dante possédaient sept cercles ; les caves de la Banque de France, elles, en ont peut-être davantage encore», parlant aussi «d'un trésor que ni César ou Crassus, ni Cortés ou Napoléon, ni tous les empereurs et les grandes familles de cette planète, ni aucun mortel depuis le commencement des temps n'ont jamais vu réuni.»

Pour être traçable, chaque lingot porte l'écusson du fondeur affineur ainsi qu'un numéro et un poinçon.
Pour être traçable, chaque lingot porte l'écusson du fondeur affineur ainsi qu'un numéro et un poinçon. Crédits photo : BANQUE DE FRANCE ASSAILLY Pascal

Mais à quoi sert aujourd'hui une telle réserve d'or? «L'or est une valeur refuge, explique Denis Beau, directeur général des opérations. Comme réserve de valeur il contribue à garantir la crédibilité monétaire. C'est surtout un actif de diversification qui permet de réduire l'exposition au risque de change du dollar - une part importante des réserves françaises est en dollars. On a constaté que le cours du dollar est généralement inversement proportionnel à celui de l'or.»

Le trésor français est aussi composé de 115 tonnes de pièces dont la moitié sont étrangères.

Si les premières pièces d'or ont été frappées en 550 avant notre ère, le précieux métal connaît ses heures de gloire au XIXe siècle avec le triomphe de l'étalon-or adopté par l'Angleterre, le Portugal, l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie, la Russie, le Japon, la France et ses partenaires de l'Union latine. Dès lors, l'unité monétaire est définie en référence à un poids fixe de l'or, les règlements nets entre pays sont effectués en or et les réserves des Banques centrales doivent permettre de faire face aux demandes de conversion en or des billets en circulation. Le système perdure, mais après bien des accidents (Première Guerre mondiale, crise de 1929 et dévaluations) la France abandonne la convertibilité en or en 1937. En juillet 1944, avec la signature des accords de Bretton Woods qui consacrent la naissance d'un système monétaire international, le dollar devient l'unique monnaie convertible en or. Mais en janvier 1976, le système s'effondre: c'en est fini du rôle monétaire de l'or.Au cours des décennies suivantes, les trésors métalliques sommeillent dans les sous-sols. Depuis peu cependant, l'or connaît une modernité nouvelle. Avec la crise, son cours a triplé en cinq ans. «Trois facteurs expliquent ce phénomène, reprend Denis Beau, l'augmentation de la demande en bijouterie venue des pays émergents, ainsi que celle de la demande industrielle (l'or présente des propriétés chimiques uniques: inaltérabilité, excellente conductibilité électrique, par exemple, ndlr), et enfin une montée forte de l'aversion aux risques de crédit face auxquels l'or constitue un point de repli important. On constate aussi, et c'est une nouveauté de ces dernières années, un phénomène de financiarisation de l'or dû à l'intérêt que portent désormais les gestionnaires de portefeuilles aux matières premières - et à l'or en particulier.»

Des éclairs jaunes qui enflamment le regard humain

Une volatilité nouvelle qui a parfois un prix. Soucieux de dynamiser le portefeuille en devises de la France, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Économie, s'accorde en 2004 avec le gouverneur de la Banque de France pour une vente de plus de 580 tonnes d'or. Le ministre indique cependant que «le rythme de mise en oeuvre du programme de vente» devra dépendre du jugement du gouverneur de la Banque. Exécuté entre 2004 et 2009, le programme est épinglé par la Cour des comptes. Motif: en 2007, la crise financière provoque l'envolée du cours de l'or. Un changement qui, selon les sages, aurait dû freiner le programme de vente pourtant mené jusqu'à son terme en 2009. À la Banque de France cependant, l'opération est défendue, les dollars achetés à bas cours ayant été, selon l'institution, profitablement placés.

Un mur de lingots d'une valeur inéstimable.

Plus que jamais prisé du grand public, l'or fascine, avec, comme disait encore Zweig ses «éclairs jaunes qui enflamment et excitent d'une façon si curieuse le regard humain». Pourtant, sur l'or de la Banque de France, on ne disposait que de très peu d'informations. Jusqu'en 2003, lorsqu'un jour le Caissier Général découvre dans la Souterraine un coffre empli de documents. Il s'y trouve empilées toutes les tribulations de l'or de la Banque de France pendant la Seconde Guerre mondiale. De rapports en correspondances, elles révèlent la fantastique aventure du trésor français. Fondateur de la mission historique de la Banque de France, directeur général honoraire de la BDF et auteur du très documenté Les Secrets de l'or *, Didier Bruneel, s'en empare. «Après tant d'années passées à la Banque de France, découvrir tant de nouvelles choses, c'était formidable!» s'enthousiasme-t-il. Au regard de ces documents, l'or prend vie. Il y est question de voyages invraisemblables, de transferts et de déménagements abracadabrants, depuis le début des années 1930 jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Les agents autorisés à manipuer l'or portent gants, corsets dorsaux et chaussures de sécurité.

Mais les aventures de l'or ont débuté bien avant. Une anecdote entre mille: nous sommes en 1871, c'est la Commune. On redoute une prise de la Banque par les Communards. L'or se trouve alors dans les caves de l'hôtel de Toulouse, siège de la Banque. La salle forte, longue de 32 mètres et large de 8 mètres est haute de 4 mètres. Elle n'est accessible que par un étroit escalier en colimaçon où deux personnes ne peuvent se croiser et dont le sommet est clos par une lourde plaque de fer. L'évacuation de l'or n'est plus possible et le temps presse. À la Banque on cherche une solution pour protéger le trésor. Il sera finalement décidé d'ensabler l'escalier menant à la salle forte jusqu'en son sommet. La Commune ne prit jamais l'or de la Banque de France.

Or allemand: pourquoi Berlin doit-il faire rapidement revenir ses réserves au pays.

 

 

 

 

Dans le contexte actuel marqué par l'instabilité économique, les voix des Allemands, exigeant que les réserves allemandes d'or stockées à l'étranger retournent au pays, deviennent de plus en plus nombreuses. Dans leur commentaire à Sputnik, des experts allemands et autrichien en expliquent les raisons.Un lingot d'or

À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne a perdu toutes ses réserves d'or. Toutefois, à partir des années 1950, l'économie de la RFA a commencé à croître à un rythme important et, les exportations allant croissant, le pays s'est mis à acquérir ce métal précieux. Toutefois, pour des raisons de sécurité, l'Allemagne ne pouvait stocker ses réserves qu'à l'étranger: aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni. Depuis la fin la guerre froide, Berlin mène un travail conséquent pour récupérer toutes ses réserves d'or de l'étranger et non sans succès étant donné que quelque 1.700 des 3.300 tonnes qu'il possède ont déjà été transmises à Francfort. Or, dans le contexte actuel marqué par l'instabilité économique globale, le retour de l'ensemble de ces réserves s'avère indispensable, estiment de nombreux experts interrogés par Sputnik. Même une campagne placée sous le slogan «Rapatriez notre or» a vu le jour.

Pour l'auteur de cette initiative, Peter Boehringer, la question ne se limite pas au rapatriement de ce métal. «Nous ne voulons pas faire revenir nos réserves d'or, mais pour la première fois les entreposer sur le territoire allemand», explique-t-il.

L'or allemand est confié à un système financier atteint d'un cancer

«Ce métal noble est la garantie de la Banque centrale, c'est la raison pour laquelle j'ai signé cette initiative», explique pour sa part Folker Hellmeyer, économiste en chef de la Landesbank de Brême. L'or est la valeur la plus résistante aux effets de la crise, estime-t-il. «Lorsque l'or m'est nécessaire, soit pendant la crise, il affiche son pouvoir d'achat réel. Pour cela, si nous regardons l'histoire, les banques centrales ne s'en dessaisissaient jamais».

Dès 2001, l'expert mettait en garde contre une crise sur le marché de l'or: «Alors, je disais que le prix de l'or serait de quatre chiffres car le système financier occidental est atteint d'un cancer. Il est centré sur les États-Unis. Et puisque la République fédérale d'Allemagne, avec ses quelque 3.300 tonnes, possède la deuxième réserve d'or au monde, il est important que l'État effectue un contrôle physique sur cet or dans ses frontières au lieu de le confier à des parties tierces».

D'autant plus que le centre de ce système financier, les États-Unis, se caractérise par une faiblesse structurelle, souligne l'expert. Les systèmes économique et financier mondiaux traversent une transformation, estime-t-il: «Aujourd'hui, la Chine et la Russie jouent incontestablement un rôle crucial, et en fait, dans le contexte de la faiblesse relative des États-Unis, ce sont elles qui rythment l'économie mondiale».

L'expert Dimitri Speck trouve pour sa part que l'emplacement des réserves allemandes est une composante d'«un marché de l'or opaque»: «Depuis août 1993, le grandes banques centrales ont manipulé les cours de l'or pour baisser des anticipations d'inflation. […] Ceci a conduit à l'avenir à la formation d'une bulle financière», ce qui prouve encore une fois que l'or est une réserve idéale qui doit être stockée à l'intérieur des frontières nationales.

Inaction de la Bundesbank?

Comme le pointe M.Hellmeyer, lorsque l'initiative «Rapatriez notre or» a vu le jour, la Bundesbank a préféré garder une attitude expectante et répondait avec son «silence hautain» à toutes les discussions sur la nécessité de rapatrier les réserves.

Cette question est sans alternative, confirme à Sputnik Philip Klinkmüller, cofondateur et gérant de la société d'investissement et de conseil Hopf-Klinkmüller Capital Management. «D'ailleurs je ne comprends pas ce que les réserves allemandes peuvent faire dans la Réserve fédérale des États-Unis ou ailleurs», insiste-t-il.

Et si dans sa réponse à la requête de Sputnik, le service de presse de la Banque fédérale d'Allemagne évoque le retour de 216 tonnes d'or allemand depuis les États-Unis et la France en 2016, le qualifiant d'«accomplissement réussi», Peter Boehringer s'indigne, rappelant que la moitié de l'or allemand reste encore à l'étranger et la banque évoque un «succès».

Et si les coffres de banques étaient vides?

Comme le pointe M.Boehringer, sa campagne est soutenue par des économistes de renom et des personnalités célèbres, si bien que personne n'a jamais pu leur coller sur le dos l'étiquette d'amateurs des théories du complot.

«Nous nous sommes toujours basés sur les faits. Comme, par exemple, la Réserve fédérale des États-Unis n'a pas d'audit clair, nous ne pouvons ni le prouver, ni réfuter. Cette non-transparence est toujours sujette à des critiques de la part des experts indépendants», estime-t-il.

Walter Eichelburg, expert en finances autrichien, n'exclut pas que les coffres où l'or allemand était conservé sont déjà vides.

«Au cours des 20 dernières années, les banques centrales ont jeté sur le marché toutes leurs réserves d'or pour réduire le prix du marché», estime-t-il. «Les coffres sont vides», ajoute l'expert pour qui le monde connaîtrait prochainement un effondrement financier majeur qui touchera aussi bien les systèmes monétaires que les marchés des métaux précieux et les États-nations.

CODE MONETAIRE ET FINANCIER
STATUTS DE LA BANQUE DE FRANCE

Chapitre Ier Missions
Section 1 Missions fondamentales
 
Art. L. 141-1. - La Banque de France fait partie intégrante du Système européen de banques centrales, institué par l'article 8 du traité instituant la Communauté européenne, et participe à l'accomplissement des missions et au respect des objectifs qui sont assignés à celui-ci par le traité. Dans ce cadre, et sans préjudice de l'objectif principal de stabilité des prix, la Banque de France apporte son soutien à la politique économique générale du Gouvernement. Dans l'exercice des missions qu'elle accomplit à raison de sa participation au Système européen de banques centrales, la Banque de France, en la personne de son gouverneur ou de ses sous-gouverneurs ne peut ni solliciter ni accepter d'instructions du Gouvernement ou de toute personne. Modifié  par la loi la loi nº 2007-212 du 20 février 2007 art. 1  Modifié  par la loi n° 2008-776  du 4 août 2008 art. 174 
 
Art. L. 141-2. - Dans les conditions fixées par les statuts du Système européen de banques centrales, et notamment l'article 30 du protocole sur les statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne, relatif au transfert d'avoirs de réserve de change à la Banque centrale européenne, et l'article 31 dudit protocole relatif à la gestion des avoirs de réserve de change détenus par les banques centrales nationales, la Banque de France détient et gère les réserves de change de l’État en or et en devises et les inscrit à l'actif de son bilan selon des modalités précisées dans une convention qu'elle conclut avec l'État. Dans le respect des dispositions de l'article 111 du traité instituant la Communauté européenne, notamment relatives aux instances internationales dans lesquelles les États membres peuvent négocier et aux accords internationaux qu'ils peuvent conclure, ainsi que dans le respect de l'article 6, paragraphe 2, du protocole sur les statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne, relatif aux institutions monétaires internationales auxquelles la Banque centrale européenne et, sous réserve de son accord, les banques centrales nationales sont habilitées à participer, la Banque de France peut participer, avec l'autorisation du ministre chargé de l'économie, à des accords monétaires internationaux. Modifié  par la loi n° 2008-776  du 4 août 2008 art. 174 
 
Art. L. 141-3. - Il est interdit à la Banque de France d'autoriser des découverts ou d'accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics. L'acquisition directe par la Banque de France de titres de leur dette est également interdite. Des conventions établies entre l'État et la Banque de France précisent, le cas échéant, les conditions de remboursement des avances consenties au Trésor public par la Banque de France, avant le 1er janvier 1994. Les dispositions du premier alinéa ne s'appliquent pas aux établissements de crédit publics qui, dans le cadre de la mise à disposition de liquidités par la Banque de France, bénéficient du même traitement que les établissements de crédit privés.
 
Art. L. 141-4. – I La Banque de France veille au bon fonctionnement et à la sécurité des systèmes de paiement dans le cadre de la mission du Système européen de banques centrales relative à la promotion du bon fonctionnement des systèmes de paiement prévue par l'article 105, paragraphe 2 du traité instituant la Communauté européenne. L'opposabilité aux tiers et la mise en œuvre des droits des banques centrales nationales membres du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne sur les instruments financiers, effets, créances ou sommes d'argent nantis, cédés en propriété ou autrement constitués en garantie à leur profit ne sont pas affectées par l'ouverture des procédures prévues au livre VI du code de commerce ou toute procédure judiciaire ou amiable équivalente sur le fondement d'un droit étranger, ni par aucune procédure civile d'exécution prise sur le fondement du droit français ou d'un droit étranger, ni par l'exercice d'un droit d'opposition. La Banque de France s'assure de la sécurité des moyens de paiement tels que définis à l'article L. 311-3, autres que la monnaie fiduciaire, et de la pertinence des normes applicables en la matière. Si elle estime qu'un de ces moyens de paiement présente des garanties de sécurité insuffisantes, elle peut recommander à son émetteur de prendre toutes mesures destinées à y remédier. Si ces recommandations n'ont pas été suivies d'effet, elle peut, après avoir recueilli les observations de l'émetteur, décider de formuler un avis négatif publié au Journal officiel.
Pour l'exercice de ces missions, la Banque de France procède aux expertises et se fait communiquer, par l'émetteur ou par toute personne intéressée, les informations utiles concernant les moyens de paiement et les terminaux ou les dispositifs techniques qui leur sont associés. Il est institué un Observatoire de la sécurité des cartes de paiement, qui regroupe des parlementaires, des représentants des administrations concernées, des émetteurs de cartes de paiement et des associations de commerçants et de consommateurs. L'Observatoire de la sécurité des cartes de paiement assure, en particulier, le suivi des mesures de sécurisation entreprises par les émetteurs et les commerçants, l'établissement de statistiques de la fraude et une veille technologique en matière de cartes de paiement, avec pour objet de proposer des moyens de lutter contre les atteintes d'ordre technologique à la sécurité des cartes de paiement. Le secrétariat de l'observatoire est assuré par la Banque de France. Le président est désigné parmi ses membres. Un décret en Conseil d'État précise sa composition et ses compétences. L'observatoire établit chaque année un rapport d'activité remis au ministre chargé de l'économie, des finances et de l'industrie et transmis au Parlement.  II. - Dans le cadre des missions du Système européen de banques centrales, et sans préjudice des compétences de l’Autorité des marchés financiers et de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, la Banque de France veille à la sécurité des chambres de compensation définies à l’article L. 440-1 et des systèmes de règlement et de livraison d’instruments financiers. III. – La Banque de France procède à des contrôles sur pièces et sur place pour l’exercice des missions mentionnées au premier alinéa du I et au II. Elle effectue des expertises et se fait communiquer par les chambres de compensation et par les gestionnaires des systèmes de paiement ou de règlement et de livraison d’instruments financiers les informations et les documents utiles à l’exercice de ces missions. Dans le cas où un rapport est établi, le projet de rapport est porté à la connaissance des dirigeants de la chambre de compensation ou du gestionnaire du système contrôlé, qui peuvent faire part de leurs observations, dont il est fait état dans le rapport définitif. Les recommandations formulées par la Banque de France, ainsi que toute autre information transmise à la chambre de compensation ou au gestionnaire du système contrôlé, ne peuvent être communiquées à des tiers, en dehors des cas où la loi le prévoit, sans l’accord préalable de la Banque de France. Modifié par la loi nº 2001-420 du 15 mai 2001 art. 30  Modifié par la loi nº 2001-1062 du 15 novembre 2001 art. 39  Modifié par la loi nº 2001-1168 du 11 décembre 2001 art. 27  Modifié par la loi nº 2003-706 du 1 août 2003 art. 46  Modifié par l’ordonnance n° 2005-171 du 24 février 2005art 3  Modifié par la loi n° 2013-672 du 26 juillet 2013 art 45 
 
Art. L. 141-5. - En application de l'article 106, paragraphe I, du traité instituant la Communauté européenne, accordant à la Banque centrale européenne le monopole d'autorisation d'émission de billets de banque dans la Communauté, la Banque de France est seule habilitée, sur le territoire de la France métropolitaine des départements d’outre-mer et du Département de Mayotte  ainsi que sur le territoire de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin, à émettre les billets ayant cours légal. Elle exerce cette compétence à Saint-Pierre-et-Miquelon. La Banque de France doit verser à l'État le solde non présenté à ses guichets de types de billets libellés en francs retirés de la circulation. La Banque de France a pour mission d'assurer l'entretien de la monnaie fiduciaire et de gérer la bonne qualité de sa circulation sur l'ensemble du territoire. Modifié  par  l’ordonnance n° 2005-429 art. 86  Modifié  par  l’ordonnance n° 2008-698 du 11 juillet 2008 art. 1  Modifié par l’ordonnance n° 2013-79 du 25 janvier 2013 art 1 
 
Art. L. 141-5-1. − La Banque de France veille, conjointement avec le Haut Conseil de stabilité financière, à la stabilité du système financier. Elle contribue à la mise en œuvre des décisions de ce haut conseil. Inséré par la loi n° 2013-672 du 26 juillet 2013 art 27 
 
 
Art. L. 141-6. − I. – La Banque de France est habilitée à se faire communiquer par les établissements de crédit, les sociétés de financement, les établissements de monnaie électronique, les intermédiaires en financement participatif, les entreprises mentionnées au II de l’article L. 511-7 et aux articles L. 521-3, L. 525-4 et L. 525-5, les établissements de paiement, les entreprises d’investissement, les OPCVM, les FIA relevant des paragraphes 1, 2 et 6 de la sous-section 2, du paragraphe 2 ou du sousparagraphe 1 du paragraphe 1 de la sous-section 3, et de la sous-section 4 de la section 2 du chapitre IV du titre Ier du livre II, les compagnies financières holding, les entreprises d’assurance et de réassurance régies par le code des assurances et les entreprises industrielles et commerciales tous documents et renseignements qui lui sont nécessaires pour l’exercice de ses missions fondamentales. II. – La Banque de France établit la balance des paiements et la position extérieure de la France. Elle contribue à l’élaboration de la balance des paiements et de la position extérieure globale de la zone euro dans le cadre des missions du Système européen de banques centrales, ainsi qu’à l’élaboration des statistiques de l’Union européenne en matière de balance des paiements, de commerce international des services et d’investissement direct étranger. III. – Un décret fixe les sanctions applicables en cas de manquement aux obligations déclaratives mentionnées aux I et II.
IV. – La Banque de France, l’Institut national de la statistique et des études économiques et les services statistiques ministériels se transmettent, dans le respect des dispositions légales applicables, les données qui leur sont nécessaires pour l’exercice de leurs missions respectives. Les modalités de transmission font l’objet de conventions. Les agents de l’administration des impôts peuvent communiquer à la Banque de France les renseignements qu’ils détiennent et qui sont nécessaires à l’accomplissement des missions mentionnées au II. Rétabli dans la section 1 par  la loi nº 2007-212 du 20 février 2007 art. 3  Inséré par l’ordonnance n° 2009-866 du 15 juillet 2009 art. 2  Modifié par la loi n° 2013-100 du 28 janvier 2013 art. 3  Modifié  par l’ordonnance n°2013-544 du 27 juin 2013 art. 1  Modifié par l’ordonnance n° 2013-676 du 25 juillet 2013 art 36  Modifié par l’ordonnance n° 2014-158 du 20 février 2014 art 1et 5  Modifié  par l’ordonnance n° 2014-559  du  30 mai 2014 art. 18 
 
Art. L. 141-6-1. − Lorsque la Banque de France a connaissance, dans l’exercice de ses missions, d’une situation d’urgence définie à l’article L. 613-20-5, elle alerte dès que possible l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution et, le cas échéant, les autorités compétentes concernées au sens du 40 du paragraphe 1 de l’article 4 du règlement (UE) n° 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, ainsi que l’Autorité bancaire européenne. Inséré par l’ordonnance n° 2014-158 du 20 février 2014 art 1 
Section 2 Autres missions d'intérêt général et autres activités
 
Art. L. 141-7.  − La Banque de France exerce également d’autres missions d’intérêt général. Dans ce cadre, la Banque de France accomplit les prestations demandées par l’Etat ou réalisées pour des tiers avec l’accord de celui-ci. A la demande de l’Etat ou avec son accord, la Banque de France peut aussi fournir des prestations pour le compte de celui-ci ou pour le compte de tiers. Ces prestations sont rémunérées afin de couvrir les coûts engagés par la Banque de France. La nature des prestations mentionnées ci-dessus et les conditions de leur rémunération sont fixées par des conventions conclues entre la Banque de France et, selon le cas, l’Etat ou les tiers intéressés. Modifié  par  la loi nº 2007-212 du 20 février 2007 art. 3 
 
Art. L. 141-8. - Peuvent être titulaires de comptes à la Banque de France : 1. Les organismes définis à l’article L. 511-1 ; 2. Le Trésor public, l'institut d'émission des départements d’outre-mer, l'institut d'émission d'outre-mer et la caisse des dépôts et consignations ; 3. Les prestataires de services d'investissement régis par le titre III du livre V ; 4. Les banques centrales étrangères et les établissements de crédit étrangers ; 5. Les organismes financiers internationaux et les organisations internationales ; 6. Dans les conditions fixées par le Conseil général, les agents de la Banque de France, ainsi que toute autre personne titulaire de comptes de clientèle à la Banque de France au 6 août 1993 ; 7. Tout autre organisme ou personne expressément autorisés par décision du Conseil général à ouvrir un compte à la Banque de France. 8. Les établissements de paiement régis par le chapitre II du titre II du livre V. 9. Les établissements de monnaie électronique régis par le chapitre VI du titre II du livre V. Modifié par la loi n° 2005-516 du 20 mai 2005 art. 16  Modifié par l’ordonnance n° 2009-866 du 15 juillet 2009 art. 2  Modifié  par la loi n° 2013-100 du 28 janvier 2013 art. 3  Modifié  par l’ordonnance n°2013-544 du 27 juin 2013 art. 1 
 
Art. L. 141-9. - La Banque de France peut faire, pour son propre compte et pour le compte de tiers, toutes opérations sur or, moyens de paiement et titres libellés en monnaies étrangères ou définis par un poids d'or. La Banque de France peut prêter ou emprunter des sommes en euros ou en devises étrangères à des banques étrangères, institutions ou organismes monétaires étrangers ou internationaux. A l'occasion de ces opérations, la Banque de France demande ou octroie les garanties qui lui paraissent appropriées.
Chapitre II Organisation de la banque
Section 1 Statut de la Banque de France Art. L. 142-1. - La Banque de France est une institution dont le capital appartient à l'État.
 
Section 2 Le conseil général Titre section modifié par la loi nº 2007-212 art. 1 
 
Art. L. 142-2. -  Le conseil général administre la Banque de France. Il délibère sur les questions relatives à la gestion des activités de la Banque de France autres que celles qui relèvent des missions du Système européen de banques centrales. Il délibère des statuts du personnel. Ces statuts sont présentés à l’agrément des ministres compétents par le gouverneur de la Banque de France. Le conseil général délibère également de l’emploi des fonds propres et établit, en veillant à doter la banque des moyens nécessaires à l'exercice des missions qui lui sont dévolues à raison de sa participation au système européen de banques centrales, les budgets prévisionnels et rectificatifs de dépenses, arrête le bilan et les comptes de la banque, ainsi que le projet d’affectation du bénéfice et de fixation du dividende revenant à l’Etat. Le conseil général désigne deux commissaires aux comptes chargés de vérifier les comptes de la Banque de France. Ils sont convoqués à la réunion du conseil général qui arrête les comptes de l’exercice écoulé. Remplacé par la loi la loi nº 2007-212 du 20 février 2007 art. 1  Modifié  par la loi n° 2008-776  du 4 août 2008 art. 174 
 
Art. L. 142-3. - I. Le conseil général de la Banque de France comprend :   1° Le gouverneur et les deux sous-gouverneurs de la Banque de France ;   2° Deux membres nommés par le président de l'Assemblée nationale et deux membres nommés par le président du Sénat, compte tenu de leur compétence et de leur expérience professionnelle dans les domaines financier ou économique ;   3° Deux membres nommés en conseil des ministres, sur proposition du ministre chargé de l'économie, compte tenu de leur compétence et de leur expérience professionnelle dans les domaines financier ou économique ;   4° Un représentant élu des salariés de la Banque de France. 5° Le vice-président de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution.  Le mandat des membres du conseil général mentionnés aux 1° à 4° est de six ans sous réserve des dispositions prévues au neuvième alinéa. Ils sont tenus au secret professionnel.  A compter du 1er janvier 2009, le renouvellement des membres visés au 2° s'opère par moitié tous les trois ans. Lors de chaque renouvellement triennal, un membre est nommé par le président de l'Assemblée nationale et un membre est nommé par le président du Sénat.   Il est pourvu au remplacement des membres visés au 2° au moins huit jours avant l'expiration de leurs fonctions. Si l'un de ces membres ne peut exercer son mandat jusqu'à son terme, il est pourvu immédiatement à son remplacement dans les conditions prévues à l'alinéa précédent et il n'exerce ses fonctions que pour la durée restant à courir du mandat de la personne qu'il remplace.  Les fonctions des membres nommés en application des 2°, 3° et 5° ne sont pas exclusives d'une activité professionnelle, après accord du conseil général à la majorité des membres autres que l'intéressé. Le conseil général examine notamment l'absence de conflit d'intérêts et le respect du principe de l'indépendance de la Banque de France. Cette absence de conflit d'intérêts impose que les membres n'exercent aucune fonction et ne possèdent aucun intérêt au sein des prestataires de services visés par les titres Ier à V du livre V. Ces mêmes membres ne peuvent pas exercer de mandat parlementaire. II. – La validité des délibérations est subordonnée à la présence d’au moins six membres. Les décisions se prennent à la majorité des membres présents. En cas de partage, la voix du président est prépondérante. Le conseil général peut consentir des délégations de pouvoir au gouverneur de la Banque de France, qui peut les subdéléguer dans les conditions fixées par le conseil. Un censeur, ou son suppléant, nommé par le ministre chargé de l’économie, assiste aux séances du conseil général. Il peut soumettre des propositions de décision à la délibération du conseil. Les décisions adoptées par le conseil général sont définitives, à moins que le censeur ou son suppléant n’y ait fait opposition. Modifié par la loi n°2002-1576 du 30 décembre 2002 art 85  Remplacé par la loi la loi nº 2007-212 du 20 février 2007 art. 1  Modifié  par la loi n° 2008-776  du 4 août 2008 art. 173  Modifié par la loi n°2010-1249 du 22 octobre 2010 art 12  Modifié par la loi n° 2013-672 du 26 juillet 2013 art 65 
 
 
Section 3 Le comité monétaire du conseil général abrogé  par la loi n° 2008-776 art. 173 
Section 4 Le gouverneur et les sous-gouverneurs
 
Art. L. 142-8. - La direction de la Banque de France est assurée par le gouverneur de la Banque de France. Le gouverneur préside le conseil général de la Banque de France. Il prépare et met en œuvre les décisions du conseil général. Il représente la Banque vis-à-vis des tiers ; il signe seul, au nom de la Banque, toute convention. Il nomme à tous les emplois de la Banque, sous réserve des dispositions de l'article L. 142-3. Il adopte les mesures nécessaires pour transposer et mettre en œuvre les orientations, décisions et tout acte juridique de la Banque centrale européenne pris dans le cadre des missions du Système européen de banques centrales. Le gouverneur est assisté d'un premier et d'un second sous-gouverneurs. Les sous-gouverneurs exercent les fonctions qui leur sont déléguées par le gouverneur. En cas d’absence ou d’empêchement du gouverneur, le conseil général est présidé par l’un des sous-gouverneurs, désigné spécialement à cet effet par le gouverneur. Le gouverneur et les deux sous-gouverneurs sont nommés par décret en Conseil des ministres pour une durée de six ans renouvelable une fois. La limite d'âge applicable à l'exercice de ces fonctions est fixée à soixante-cinq ans. Lorsqu’ils atteignent cette limite d’âge, le gouverneur et les deux sous-gouverneurs sont maintenus dans leurs fonctions jusqu’au terme de leur mandat en cours. Il ne peut être mis fin, avant terme, à leurs fonctions que s'ils deviennent incapables d'exercer celles-ci ou commettent une faute grave, par révocation sur demande motivée du conseil général statuant à la majorité des membres autres que l'intéressé.   Les fonctions du gouverneur et des sous-gouverneurs sont exclusives de toute autre activité professionnelle publique ou privée, rémunérée ou non, à l'exception, le cas échéant, après accord du conseil général, d'activités d'enseignement ou de fonctions exercées au sein d'organismes internationaux. Ils ne peuvent exercer de mandats électifs. S'ils ont la qualité de fonctionnaire, ils sont placés en position de détachement et ne peuvent recevoir de promotion au choix.   Le gouverneur et les sous-gouverneurs qui cessent leurs fonctions pour un motif autre que la révocation pour faute grave continuent à recevoir leur traitement d'activité pendant trois ans. Au cours de cette période, ils ne peuvent, sauf accord du conseil général, exercer d'activités professionnelles, à l'exception de fonctions publiques électives ou de fonctions de membre du Gouvernement. Dans le cas où le conseil général a autorisé l'exercice d'activités professionnelles, ou s'ils exercent des fonctions publiques électives autres que nationales, le conseil détermine les conditions dans lesquelles tout ou partie de leur traitement peut continuer à leur être versé. Modifié  par la loi nº 2007-212 du 20 février 2007 art. 1  Modifié  par la loi n° 2008-776  du 4 août 2008 art. 174  Modifié  par la loi n°2010-1249 du 22 octobre 2010 art 76  Modifié  par l’ordonnance n° 2014-1332 du 6 novembre 2014 art 1 Modifié par la loi n°2014-1662 du 30 décembre 2014 art 24
 
Section 5 Le personnel de la banque
 
Art. L. 142-9. - Les agents de la Banque de France sont tenus au secret professionnel. Ils ne peuvent prendre ou recevoir une participation ou quelque intérêt ou rémunération que ce soit par travail ou conseil dans une entreprise publique ou privée, industrielle, commerciale ou financière, sauf dérogation accordée par le gouverneur. Ces dispositions ne s'appliquent pas à la production des œuvres scientifiques, littéraires ou artistiques. Le conseil général de la Banque de France détermine, dans les conditions prévues par le troisième alinéa de l’article L. 142-2, les règles applicables aux agents de la Banque de France dans les domaines où les dispositions du code du travail sont incompatibles avec le statut ou avec les missions de service public dont elle est chargée. Les articles L. 2323-19 et L. 2323-21 à L. 2323-24 et L. 2323-26 du code du travail et les articles L. 2323-78 à L2323-82 et L. 2323-86 du même code ne sont pas applicables à la Banque de France. L’article L. 2323-86 du code du travail ne s’applique pas aux personnes morales de droit privé sur lesquelles la Banque de France exerce une influence dominante au sens de l’article L. 2331-1 du même code. Les dispositions du chapitre II du titre III du livre IV du même code autres que celles énumérées à l’alinéa précédent sont applicables à la Banque de France uniquement pour les missions et autres activités qui, en application de l’article L. 142-2 du présent code, relèvent de la compétence du conseil général.  Le comité d’entreprise et, le cas échéant, les comités d’établissement de la Banque de France ne peuvent faire appel à l’expert visé au premier alinéa de l’article L. 2325-35 du code du travail que lorsque la procédure prévue aux articles L. 1233-29 et L. 123330 du même code est mise en œuvre. Les conditions dans lesquelles s’applique à la Banque de France les articles L. 2323-83 et L. 2323-87 du même code sont fixées par un décret en Conseil d’Etat. Modifié  par la loi nº 2007-212 du 20 février 2007 art. 7  Modifié par l’ordonnance n° 2007-329 du 12 mars 2007  Modifié par la loi n° 2013-672 du 26 juillet 2013 art 65 
Section 6 Les succursales
 
Art. L. 142-10. - Les succursales de la Banque de France participent à l'exercice des missions de la banque. Elles concourent à l'entretien de la monnaie fiduciaire et à l'exécution des paiements scripturaux. Elles contribuent à la connaissance du tissu économique local et à la diffusion des informations monétaires et financières. Elles assurent la gestion et le suivi des dossiers de surendettement dans les conditions prévues à l'article L. 141-7.  Elles entretiennent des relations, pour exercer leurs missions, avec les banques, les entreprises, les organismes consulaires, les collectivités locales et les services déconcentrés de l'État de leur rayon action. Modifié  par la loi n° 2008-776  du 4 août 2008 art. 174 
Chapitre III Rapport au Président de la République - Contrôle du Parlement
 
Art. L. 143-1. - Le gouverneur de la Banque de France adresse au Président de la République et au Parlement, au moins une fois par an, un rapport sur les opérations de la Banque de France, la politique monétaire qu'elle met en œuvre dans le cadre du Système européen de banques centrales et les perspectives de celle-ci. Dans le respect des dispositions de l'article 108 du traité instituant la Communauté européenne et des règles de confidentialité de la Banque centrale européenne, le gouverneur de la Banque de France est entendu par les commissions des finances des deux assemblées, à l'initiative de celles-ci, et peut demander à être entendu par elles. Les comptes de la Banque de France, ainsi que le rapport des commissaires aux comptes, sont transmis aux commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat. Modifié  par la loi nº 2007-212 du 20 février 2007 art. 1  Modifié  par la loi n° 2008-776  du 4 août 2008 art. 174   
Chapitre IV Dispositions diverses
 
Art. L. 144-1. - La Banque de France peut entrer directement en relation avec les entreprises et groupements professionnels qui seraient disposés à participer à ses enquêtes. Ces entreprises et groupements professionnels peuvent communiquer à la Banque de France des informations sur leur situation financière. La Banque de France peut communiquer tout ou partie des renseignements qu’elle détient sur la situation financière des entreprises aux autres banques centrales aux autres institutions chargées d’une mission similaire à celles qui lui sont confiées en France, aux établissements de crédit et établissements financiers, notamment les sociétés de financement, et aux intermédiaires en financement participatif lorsqu’ils exercent l’intermédiation au sens de l’article L. 548-1 pour les opérations de prêt à titre onéreux ou sans intérêt. Elle peut aussi communiquer ces renseignements aux entreprises d’assurance habilitées, dans les conditions prévues par le code des assurances, à pratiquer en France des opérations d’assurance-crédit ou de caution, sous réserve que leurs interventions s’adressent à des entreprises. Elle établit au préalable les modalités de communication de ces renseignements et fixe les obligations déclaratives de ces entreprises. Les méthodes et modèles de notation du risque de ces entreprises sont transmis à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution. Modifié par la loi nº 2003-706 du 1 août 2003 art. 79  Modifié  par la loi nº 2007-212 du 20 février 2007 art. 3 et 5  Modifié par la loi n°2010-1249 du 22 octobre 2010 art 59  Modifié  par l’ordonnance n°2013-544 du 27 juin 2013 art. 1  Modifié par la loi n° 2013-672 du 26 juillet 2013 art 24  Modifié  par l’ordonnance n° 2014-559  du  30 mai 2014 art. 18
 
 
Art. L. 144-2. - Les opérations de la Banque de France ainsi que les activités mentionnées au deuxième alinéa de l'article L. 142-2 sont régies par la législation civile et commerciale. Modifié  par la loi n° 2008-776  du 4 août 2008 art. 174   
 
Art. L. 144-2-1. − Les biens immobiliers appartenant à la Banque de France sont soumis aux dispositions du code général de la propriété des personnes publiques applicables aux établissements publics de l’Etat. Les biens mobiliers appartenant à la Banque de France sont insaisissables. Inséré par l’ordonnance n° 2006-460 du 21 avril 2006 art 3 
 
Art. L. 144-3. − La juridiction administrative connaît des litiges se rapportant à l’administration intérieure de la Banque de France. Elle connaît également des litiges opposant la Banque de France aux membres du conseil général ou à ses agents.
 Remplacé  par  la loi nº 2007-212 du 20 février 2007 art. 1 
 
Art. L. 144-4. - Un décret en Conseil d'État fixe les modalités d'application du présent titre. Il précise notamment le montant du capital de la Banque de France, les modalités d'établissement de son budget annuel, de financement de ses investissements, de présentation et d'arrêté des comptes, affectation du résultat annuel et de rémunération des membres du Conseil général ainsi que les modalités d'élection du représentant des salariés de la Banque de France au Conseil général. Modifié par  la loi nº 2007-212 du 20 février 2007 art. 1 
 
 Art. L. 144-5. - Un décret fixe la durée maximale pendant laquelle les informations relatives à la situation des dirigeants et des entrepreneurs qui sont détenues par la Banque de France peuvent être communiquées à des tiers.  Inséré  par la loi n° 2008-776  du 4 août 2008 art. 75

Les Rothschild et la colonisation financière de la planète...

Les Rothschild et la colonisation financière de la planète

L’argent est le dieu de notre temps et Rothschild est son prophète
Heinrich Heine

1 – Les espèces invasives
2 – Mes sources
3
Le contexte socio-politique de la montée en puissance de la « famille »

 

1 – Les espèces invasives

Envahissantes, proliférantes, virulentes, allochtones, les « espèces invasives » se manifestent par les perturbations souvent néfastes du milieu qu’elles colonisent ouvertement ou en tapinois.

Ainsi, la célèbre Caulerpa taxifolia, une jolie algue vert fluo d’origine exotique, relâchée accidentellement, dit-on, par les responsables de l’aquarium de Monaco, étouffe progressivement toutes les autres formes de végétation sous-marine méditerranéenne. Nul recoin ne lui échappe, elle se développe partout, dans le sable, la vase, en eau claire et dans les ports pollués, dans les baies protégées et sur les rochers battus par le vent.

D’origine tropicale, la Caulerpa taxifolia n’aurait pas dû survivre en Méditerranée, hors de son milieu naturel. Mais les « espèces invasives » savent s’adapter.

La pire de toutes les espèces invasives est sans conteste homo sapiens.

Un jour, une petite poignée d’hominidés s’est élancée des forêts, des confins désertiques africains ou asiatiques la question n’est pas tranchée. Ce qui est sûr, c’est qu’elle n’a mis qu’une quarantaine de milliers d’années pour se répandre sur la totalité de la « machine ronde ». Elle s’est si bien adaptée à tous les climats et à tous les sols qu’elle occupe aujourd’hui aussi bien les plus minuscules îlots que les glaces des pôles ou les déserts brûlants.

Une sous-espèce d’homo sapiens, l’homo erectus financiarus rothchilius, est apparue depuis peu. En un temps record, elle s’est révélée aussi virulente que la caulerpa de l’aquarium de Monaco dans la colonisation de la planète.

Longtemps Crésus fut le symbole indépassable du premier milliardaire béni des dieux. Mais oublié de nos jours le souverain lydien, ce premier trafiquant de monnaies et heureux bénéficiaire de la présence dans son petit royaume du fleuve Pactole, généreux pourvoyeur de paillettes d’or. Oublié le cupide Midas et son voeu imprudent de transformer en or tout ce qu’il touchait. Il découvrit trop tard et avec terreur que l’or ne se mange pas. Il mourut de faim.

Ces héros semi mythologiques ont aujourd’hui un successeur puissant, omniprésent, envahissant. A riche comme Crésus a succédé riche comme Rothschild. « L’argent est le Dieu de notre temps et Rothschild est son prophète« , écrivait le poète et écrivain allemand Henry Heine (1797-1856)

Telle une brindille de Caulerpa taxifolia colonisant tout le bassin de la Méditerranée ou la redoutable écrevisse américaine qui dévore, là où elle s’installe, les larves, les œufs de poisson et de grenouilles et qui croque au passage les végétaux aquatiques et détruit son environnement, le monde a assisté, incrédule, au miracle d’un rameau insignifiant d’homo erectus financiarus réussir à faire main basse sur la quasi-totalité de la finance internationale. Issu de la misérable rue-aux-Juifs de Francfort-sur- le-Main il y a moins de trois siècles, et en deux générations, homo financiarus rothchilius est parvenu à coloniser le monde entier en tapinois.

« Un Rothschild qui n’est pas riche, pas juif, pas philanthrope, pas banquier, pas travailleur et qui ne mène pas un certain train de vie n’est pas un Rothschild», clamait, en toute modestie, un des membres de la tribu.

Rorhschild 20170727

2 – Mes sources

A ce stade de mes analyses sur les origines du chaos financier actuel, il était inévitable que je rencontre le groupe financier qui a joué – et continue de jouer – un rôle décisif dans le destin de l’Europe et du monde.

Cependant, avant de me lancer dans la folle entreprise de tenter de comprendre par quels cheminements cachés et publics un clan d’extraction aussi modeste est devenu le maître du monde avec une rapidité foudroyante, il me semble loyal de présenter mes sources.

En effet, les archives complètes de la dynastie Rothschild ont toujours été secrètes. Elles le demeurent de nos jours et le demeureront à l’avenir. Personne, hormis peut-être quelques membres de cette pléthorique famille, n’y a accès car elles renferment des secrets financiers, donc politiques, si importants et si compromettants pour de nombreux Etats, qu’il est à parier qu’en cas de force majeure les documents les plus explosifs seront plutôt détruits que révélés.

En conséquence, tous les auteurs qui se sont intéressés à cette famille, même s’ils prétendent le contraire, ne traduisent, par la force des choses, que l’écume de la réalité et ne reflètent que leurs propres partis-pris. C’est pourquoi mon objectif n’est pas de rivaliser avec ces éminents prédécesseurs, mais d’essayer de comprendre comment on devient Rothschild.

Parmi les principaux biographes, certains se vantent d’avoir eu accès à des archives partielles en provenance de tel ou tel Etat européen. D’autres révèlent un talent remarquable de romanciers et « interprétent » à leur manière la partie émergée de l’iceberg dont ils ont connaissance, en subodorant le contenu de la partie immergée. Faute de documents officiels, leur imagination en conduit certains autres à inventer des épisodes destinés à accroître la gloire posthume de leurs héros ou à pimenter leur récit d’anecdotes croustillantes. J’en signalerai quelques-uns lorsqu’ils se présenteront.

Cependant, une note précieuse figure dans un petit opuscule de 1846, réédité par Gallica BNF en 2017 et intitulé Histoire édifiante et curieuse de Rothschild 1er, roi des Juifs, par Satan, de Georges-Marie Mathieu Dairnvaell, (chez l’éditeur, rue Colbert, 4 et chez tous les Libraires, 1846, p.13). Cette note donne la clé des raisons pour lesquelles l’immense majorité des biographies baigne dans une douce atmosphère sucrée d’admirative bienveillance, évidemment intéressée: « On connaît à Paris une race de soi-disant écrivains qui spéculent sur l’orgueil des hommes en évidence. (…) Le biographe fait des biographies à tous prix en laissant au biographé le droit de corriger les épreuves. (…) Les Rothschild ont corrigé eux-mêmes les épreuves (de leurs biographies) et payé en exemplaires (souscrits) la composition et la rédaction. » Comme chacun sait, on n’est jamais si bien servi que par soi-même.

Egon César Comte Corti, l’auteur de l’étude la plus exhaustive sur le sujet, pillée sans scrupules par tous les successeurs : La Maison Rothschild, (deux gros volumes traduits de l’italien, Payot 1929), enfonce le clou: « La littérature spéciale relative à la maison Rothschild se compose de panégyriques payés écrits en faveur de cette maison, ou de pamphlets haineux, dont le parti pris rebute également dès que l’on en a lu les premières lignes. »

C’est pourquoi j’ai privilégié les documents les plus anciens sur les origines de cette « dynastie« , en croisant autant que possible les sources, car j’ai constaté que les auteurs plus récents ont purement et simplement plagié et même recopié des pages entières des ouvrages anciens, notamment l’étude détaillée citée ci-dessus du Comte Corti, même lorsqu’ils se donnent le luxe de le critiquer et le jugent comme « une sorte de somme effroyablement composée, mais surtout précieuse par les documents tirés des archives d’Etat d’Autriche et de Prusse; Corti, en particulier, a utilisé la correspondance entre les Rothschild et Metternich. » (Jean Bouvier, Les Rothschild, Club français du livre, 1960, p.255)

M. Bouvier omet de préciser qu’il s’agit d’une édition originale dont le papier, la présentation et l’impression laissent, certes, à désirer. Mais son reproche est à adresser principalement aux éditions Payot, qui n’ont pas jugé bon de rééditer cet ouvrage capital de 1929 et dont néanmoins presque tout le monde s’inspire sans le citer.

C’est le cas de l’Israélien Amos Elon, Le premier des Rothschild, Meyer, Amschel, fondateur de la dynastie, trad. de l’anglais, Patricia Blot (Calmann-Lévy 1997) qui se vante pourtant d’avoir pu accéder aux archives privées des banquiers. Certes, une présentation modernisée et aérée transforme un dossier un peu aride en une sorte de roman d’aventures à la gloire de l’habileté et de la ténacité du héros, bien que l’auteur n’apporte aucune information importante nouvelle.

L’historien américain Herbert R. Lottman, spécialiste de la France des années de guerre et d’après-guerre, affirme avoir, pour la rédaction de son ouvrage La Dynastie Rothschild, (trad. Marianne Véron, Le Seuil, 1995) bénéficié du privilège du vainqueur. Le premier, il a eu accès, dit-il, à des correspondances de famille et à des archives des services secrets que le gouvernement de Vichy collationnait sur les juifs. Son ouvrage concerne l’histoire récente de la « Maison« .

L’ouvrage de l’Anglais John Reeves, The Rothschilds, The Financial Rulers of Nations, CHICAGO, AJe. C. McCLUEG & CO. 1887, est accessible en Pdf sur internet et en anglais. Il fait partie de la catégorie des panégyriques et véhicule des légendes et des balivernes destinées à cimenter la gloire d’une famille « exceptionnelle ».

Egalement accessible sur internet en Pdf, Jean Péron, Les Rothschild, Paris, Editions nouvelles, 1948. Résumé très condensé de l’analyse du Comte Corti, sur un ton, non pas « haineux », pour reprendre la classification du géopoliticien italien, mais pour le moins hostile.

En revanche, dans la catégorie des dithyrambes, on rangera S.Paul Robert, La vérité sur la maison Rothschild , Paris 1846, numérisé Gallica BnF. Opuscule (16 pages) très élogieux sur les actions humanitaires et culturelles de la Maison Rothschild en France qui, écrit-il, ne mérite pas la polémique née à propos de l’accident survenu lors de l’inauguration prématurée de la ligne de chemin de fer du nord dont James Rotschild était le principal actionnaire: « La famille Rothschild est riche, noble, bienfaisante, trois crimes énormes que les plumes vénéneuses ont voulu lui faire expier. » (p. 3) Ce livret entre visiblement dans la catégorie des biographies corrigées par le « biographé« .

Joseph Lémann, Napoléon et les Juifs, (1891), réédition, Avalon, 1989. Cet ouvrage est important dans son ensemble pour qui s’intéresse au statut des juifs durant le premier empire. Dans son chapitre III du Troisième Livre on découvre l’origine de la scène inénarrable du fils émigré à Londres – Nathan Rothschild – mais toujours étroitement associé à la maison mère allemande. Il aurait assisté, « adossé à un arbre« , à la débâcle de Waterloo – scène ensuite reprise telle quelle dans plusieurs ouvrages et dans d’innombrables articles sur internet. Le comique se poursuit avec la description des prétendus marchandages d’un banquier ventru avec des marins d’Ostende réticents. Tableau hilarant des tentatives du financier de les soudoyer les uns après les autres en vue d’arriver dare-dare en Angleterre malgré une grosse tempête et une mer déchaînée. Notre gros banquier humait le gros lot et voulait, au péril de sa vie et de celle des marins, profiter d’urgence des répercusions de la défaite de l’empereur et réaliser un coup fumant à la Bourse de Londres – opération magistrale, mais qui fut évidemment réalisée dans des conditions plus classiques. Elle lui a permis de rafler un coquet magot à l’origine de la fabuleuse fortune de la branche anglaise de la tribu. Mais quelle imagination de l’auteur! Quelle page de pure littérature fantastique!!

– J’ajoute quelques ouvrages moins directement biographiques, mais essentiels à la compréhension du destin de ce clan:

– Les Juifs en Allemagne, De l’époque romaine à la République de Weimar, Nachum, T. Gidal, Köneman 1998, gros ouvrage grouillant de références et d’illustrations inédites, dont sont reproduites celles figurant dans cette page.

– Histoire des banques centrales et de l’asservissement de l’humanité, Stephen Mitford Goodson, Omnia Veritas Ltd, 2016. Ouvrage lumineux sur les conditions de la naissance de la Banque d’Angleterre.

– La traite des Slaves, L’esclavage des blancs du VIIIe au XVIIIe siècle, Alexandre Skirda, Les Editions Paris Mac Chaleil, 2010. Ouvrage très important qui révèle un épisode soigneusement occulté des historiens modernes et origine de colossales fortunes réalisées par des esclavagistes de toutes religions depuis les débuts du Moyen-Age, auxquels se sont joints des juifs maranes chassés d’Espagne et du Portugal lors de la promulgation des lois sur la « pureté du sang » en 1492 par les rois Isabelle et Ferdinand. Durant tout le Moyen-Age, le trafic d’esclaves avait principalement concerné les Slaves, femmes, hommes et enfants, capturés au cours de violentes razzias en Europe orientale. Les enfants et les adolescents, castrés et vendus dans des foires, faisaient le bonheur des sublimes chorales de la Chapelle Sixtine au Vatican. Après la découverte des Amériques, les mêmes esclavagistes réorienteront leur commerce en direction du Nouveau Monde et les Africains en seront les nouvelles victimes.

Le Siècle des Fugger, Richard Ehrenberg, 1896, traduit de l’allemand en 1955 par un groupe d’économistes du Centre de recherches historiques de l’Ecole pratique des hautes études (S.E.V.P.E.N, édition abrégée, mais tout de même de 430 pages). Cet ouvrage capital retrace l’histoire des banques et des capitaux au XVIe siècle en Allemagne et appelé « Siècle des Fugger » en raison de la longévité de la domination de la famille Fugger sur le système financier durant tout ce siècle.

  3 – Le contexte socio-politique de la montée en puissance de la « famille »

L’épopée de la dynastie Rothschild ne s’est pas développée hors sol. Elle n’est compréhensible que dans le contexte politique, économique et social mais aussi religieux issu du statut des juifs dans l’Europe chrétienne de la fin du Moyen Age et les débuts de l’époque moderne. Sa naissance, son évolution et les péripéties du combat que le premier Rohschild a mené se sont déroulés dans le terreau politico-financier analysé par l’ouvrage cité ci-dessus de Richard Ehrenberg.

La nature a horreur du vide et après le déclin et la disparition de la Maison Fugger qui avait régné sur les finances germaniques durant trois générations, d’autres puissances d’argent sont apparues en Allemagne, notamment les Welser et les Höchstetter. Des maisons allemandes de second ordre, mais aussi flamandes, florentines, toscanes, génoises, lyonnaises et même espagnoles ont prospéré un temps, puis disparu. Il s’agissait toujours de groupes financiers chrétiens, principalement protestants – mais les catholiques romains n’étaient pas absents, en dépit de la position de l’Eglise, officiellement méfiante et même hostile envers toute forme d’activité financière lucrative, mais en réalité, parfaitement tolérante et complice.

L’ouvrage de Richard Ehrenberg est capital pour comprendre par quel processus un juif modeste comme Mayer Amschel Rothschild, a pu devenir à la fin de sa vie un des banquiers les plus riches et plus puissants de la ville de Francfort-sur-le Main, cité pourtant particulièrement hostile aux juifs en général. On comprend mieux de quelles ruses et de quelle intelligence il a dû faire preuve pour parvenir à s’insérer victorieusement dans un système financier complexe et abondamment peuplé de rivaux solidement installés. Son esprit agile et tenace lui a permis d’évoluer en eau trouble comme un poisson dans l’eau. L’époque particulièrement agitée des guerres napoléoniennes et la période politiquement instable qui a suivi dans toute l’Europe ont été propices à des trafics en tout genre. Mayer Amschel a su prendre la mesure de l’esprit du temps et louvoyer habilement entre les écueils, tout en conservant toujours les apparences de la parfaite légalité en affaires.

Le succès de Mayer Amschel Rothschild inaugure la victoire de la finance juive sur la finance chrétienne et le triomphe de Jahvé sur le Dieu trinitaire.

Voir : L’usure, axe central de l’histoire du monde

Il sera particulièrement important pour la compréhension du développement à venir d’évoquer la situation des juifs en Allemagne depuis la fin du Moyen Age, afin de situer le contexte dans lequel a opéré le fondateur de la dynastie. En effet, quand un groupe humain de nomades intermittents, prétend s’installer avec son Dieu et ses moeurs au sein de petites sociétés closes puissamment organisées, implantées sur leur territoire depuis la nuit des temps et qui vivent selon d’autres moeurs, autour de rites à la gloire d’un Dieu rival, il n’est pas étonnant que les nouveaux-venus ne soient pas les bienvenus.

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Judensau: la truie en allégorie du judaïsme dans la cathédrale de Ratisbonne, XIIIe siècle

Judensau: la truie en allégorie du judaïsme dans la cathédrale de Ratisbonne, XIIIe siècle

Lorsque les migrants furent des juifs, l’animosité à leur égard s’appela antijudaïsme ou antisémitisme. De nos jours, un nouveau mouvement migratoire d’un groupe vivant selon ses propres moeurs et portant la bannière de son propre Dieu suscite de la part de certains autochtones concernés un rejet appelé anti-islamisme. En Palestine même, sur les terres revendiquées par les fidèles du dieu Jahveh, c’est peu de dire que les « soumis » à Allah ne sont pas salués avec des fleurs et des vivats. Mais, la situation y est inversée, puisque les juifs, devenus certes les plus nombreux, sont majoritairement des immigrants de fraîche date en ce lieu. Leur violent rejet et leur hargne féroce à l’égard des habitants originaires, devenus minoritaires dans leur propre patrie, s’apparentent à un génocide larvé.

Il s’agit donc bien d’une donnée anthropologique universelle, propre aux animaux eux-mêmes: tout éleveur responsable sait qu’il est impossible d’introduire un nouveau sujet dans un troupeau de bovins déjà constitué sans des précautions particulières.

C’est pourquoi les nouveaux-venus sont partout et toujours spontanément victimes de mesures discriminatoires, parfois bénignes, souvent vexatoires, toujours destinées à décourager les intrus d’envisager une installation durable. L’hostilité des résidents autochtones peut conduire à des bouffées de violences physiques et même à des massacres accompagnés de spoliations des biens lorsque les immigrants récents ne bénéficient pas de la protection des autorités politiques en place.

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Une tuile du toit de la cathédrale de Ratisbonne ornée d'une tête de juif (chapeau pointu) On ignore s'il s'agit d'une figure repoussoir ou si elle commémore le massacre des juifs de 1348

Une tuile du toit de la cathédrale de Ratisbonne ornée d’une tête de juif (chapeau pointu)
On ignore s’il s’agit d’une figure repoussoir ou si elle commémore le massacre des juifs de 1348

Pour que des groupes de juifs aient pu s’implanter durablement dans les grandes cités du bassin rhénan, il a fallu qu’ils y aient joué un rôle que les chrétiens du lieu ne pouvaient plus ou ne savaient plus occuper aussi efficacement à ce moment-là. Mais il fallait également que des règles strictes eussent été édictées par les autorités en place, afin d’assurer leur protection. Jalousés et méprisés, ils étaient soumis à d’innombrables tracasseries et la cité de Francfort était l’une des plus dures à leur égard. Mais, comme chacun sait, les règles varient en fonction des changements de pouvoir. Il a donc fallu chaque fois s’adapter et Mayer Amschel Rothschild s’est révélé un champion particulièrement efficace.

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L'empereur germanique Henri VII (1308-1323) reçoit une délégation juive devant les portes de Rome et confirme les anciens droits (Miniature tirée du Codex Balduinensis)

L’empereur germanique Henri VII (1308-1323) reçoit une délégation juive
devant les portes de Rome et confirme les anciens droits
(Miniature tirée du Codex Balduinensis)

C’est donc dans un labyrinthe de règlements et de tracasseries et soumis à la concurrence de nombreux rivaux durablement implantés dans les lieux, que le premier des Rothschild, Mayer Amschel (1744-1812), a évolué. Mais son talent personnel, qui était grand, n’aurait pourtant pas été suffisant pour parvenir au sommet qu’il a fini par atteindre à la fin de sa vie. Il doit une grande partie de son succès à la conquête du soutien d’un acolyte placé à un poste stratégique auprès de l’Electeur de Hesse. Ils ont partagé les fruits d’un juteux commerce parallèle. Mayer Amschel avait fini par se rendre indispensable à son souverain. Les vannes de l’accumulation d’une colossale fortune en marge des « services » rendus au maître étaient ouvertes.

L’élan était donné et les générations suivantes n’avaient plus qu’à mettre leurs pas dans ceux de l’ancêtre et à imiter ses méthodes.

La puissance financière des Rothschild est née dans une ville allemande, mais elle a enflé de manière exponentielle lorsque le fils Nathan – dont j’ai évoqué les exploits ci-dessus – a pris pied en Angleterre, et cela grâce aux opportunités financières offertes par l’existence de la Bourse de Londres, à laquelle s’est ajoutée la réussite de sa ruse à la bourse de Londres après Waterloo.

Or, la première banque centrale privée, la Banque d’Angleterre, a été créée en 1699, donc bien avant l’irruption du clan Rothschild dans le paysage financier européen et mondial. Mais à partir de ce trampoline, si excellemment conçu aux fins que ses concepteurs poursuivaient – au point que, depuis sa création il n’a subi aucune modification – les éléments mâles de la « famille », associés et regroupés dans une sorte de syndicat, ont si effacement pris leur élan qu’ils ont rebondi avec succès sur la planète entière et en ont colonisé les endroits les plus reculés selon le principe du tas de grenouilles dans une brouette: dès que vous mettez la brouette en branle, les grenouilles sautent dans toutes les directions. La France, l’Autriche, le Royaume de Naples ont été investis dans la foulée de l’Angleterre par des brins éparpillés de la Caulerpa rothschilienne.

L’invasion était en marche et ne s’est plus arrêtée.

De nos jours, la quasi totalité des banques centrales du monde entier – hormis, entre autres, celles de l’Iran, de Cuba et de la Corée du nord – appartiennent ou sont sous la coupe des Rothschild , y compris la Banque Centrale Russe via la Réserve Fédérale américaine, propriété déclarée de la famille khazare Rothschild et la Banque centrale de Chine.

Aline de Diéguez

 Fin de la première partie

A suivre

Les juifs en Allemagne et notamment à Francfort- sur- le- main

Mayer Amschel , le premier des Rothschild, portrait

Les juifs en Angleterre, un rapide rappel historique

Comment est née la Banque d’Angleterre

Tintin à Waterloo

La « famille » prend ses quartiers en France, douceur, luxe et volupté

source: http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos/Rothschild/rothschild.htm