WWIII : Alain Juillet, ancien directeur du renseignement à la DGSE, évoque au Sénat les vraies raisons de la guerre en Syrie, mais pas seulement!

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : Alain Juillet, ancien directeur du renseignement à la DGSE, évoque au Sénat les vraies raisons de la guerre en Syrie ! Daesh est venu attaquer le port Russe de Tartous, seul port stratégique Russe dans la Méditerranée, ce qui était inacceptable pour la Russie. Nous rappelons que Daesh est une création de la CIA et donc des USA, en vue d'agir au Moyen orient pour y créer le Chaos, afin de rebattre les cartes de ces fausses démocraties, qui sont en réalité des Dictatures, qui fausses la distribution du Gaz et des hydrocarbures, vers les Pays Européen, en voulant taxer le passage, et en menaçant de couper l'approvisionnement. 

Comme la bataille de DEIR-EZ-ZOR signifie la fin de la Guerre en Syrie, la victoire de Bachar El Assad, le criminel qui selon Macron devra être Jugé, alors que la France sous son règne et celui de Hollande, a provoqué des milliers de morts, et des immigrations forcées vers l'Europe et vers la France.

Le nouvel enjeux militaire, semble se focaliser sur la Corée du Nord, pour faire payer aux Russes, la velléité de s'être associé à ce meurtrier, dont les cinq années de Guerre en Syrie ont fait quelques 500000 morts et disparus, surtout parmi les civils. La coalition dont la France devrait avoir sa part de mort soit environ 300000, car la Russie se soucie plus des civils que ne le fait la Coalition Occidentale.

Le point d'achoppement de cette coalition, c'est l'enjeu de la suprématie Mondiale, entre le Nouvel Ordre Mondial, décrété par les USA, et le Monde Multipolaire défendu par les BRICS dont la Russie et la Chine.

Macron fait du pipeau, à la manière des pâtres Grecs, en défendant le Multilatéralisme de l'ONU et de TRUMP et sa FranceàFric, qui n'est autre que la formule : "Parle toujours, je t'écoute, mais à la fin soit tu me rejoins soit je te détruis." Encore que TRUMP veuille s'écarter de la position de la Dictature Mondiale, en préconisant "American First", "on s'occupe du Peuple Américain en premier, et on se désengage des interventions Mondiales pour faire participer nos partenaires à notre place. Mais il ne contrôle plus ses agences comme la CIA, le FBI, la NSA, ni le DEEP STATE, ni l'Armée, dont il laisse ses généraux évaluer la situation, car son départ ou sa liquidation, comme pour John Fitzgerald Kennedy, est en train de se jouer sur le fil du rasoir.

Nous sommes dans un Monde Bizarre, et même étrange, où les dirigeants ne dirigent plus, où les communautarismes influent la Politique, et où les Banques et les intérêts privés, priment sur les intérêts collectifs.

 

Un sénateur russe tacle le départ du vice-Président US en plein discours de Lavrov

© Sputnik. Artem Zhitenev

International

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«Nous n’avons plus de points de contact. Sans illusions», a déclaré le sénateur russe Alexeï Pouchkov suite au départ du vice-Président américain Mike Pence pendant le discours du chef de la diplomatie russe au Conseil de Sécurité de l’Onu.

Le sénateur russe Alexeï Pouchkov a commenté la décision du vice-Président américain de quitter la salle en signe de boycott du discours de Sergueï Lavrov au Conseil de Sécurité de l'Onu.

«Le départ démonstratif de Pence pendant le discours de Lavrov à l'Onu est un signal clair qui montre que nous n'avons plus de points de contact avec l'administration des États-Unis», a-t-il écrit sur Twitter.

Алексей Пушков

Демонстрат. уход Пенса во время выступления Лаврова в ООН - ясный сигнал, что у нас с адм. США почти нет точек cоприкосновения. Без иллюзий.

​Les relations diplomatiques entre Moscou et Washington sont entrées dans une nouvelle spirale de tensions fin août, lorsque les autorités américaines ont exigé de Moscou la fermeture de son consulat général à San Francisco, ainsi que de ses deux représentations commerciales à Washington et à New York. Le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié ces décisions de prises de contrôle hostiles. Le 2 septembre, des perquisitions se sont déroulées dans les deux missions en présence d'agents du FBI.

En réaction à la fermeture d'établissements diplomatiques aux États-Unis et au renvoi de diplomates russes, Moscou avait précédemment sommé Washington de réduire à 455 personnes les effectifs de son ambassade en Russie, dans un souci de ramener le personnel des représentations diplomatiques américaines au même niveau que celui du personnel des représentations russes aux Etats-Unis.

Le quai d’Orsay aurait encouragé Lafarge à rémunérer Daesh pour protéger son activité en Syrie

Le quai d’Orsay aurait encouragé Lafarge à rémunérer Daesh pour protéger son activité en Syrie© Thomas Samson Source: AFP
(Illustration)

Selon un rapport cité par Le Monde, le cimentier Lafarge aurait, encouragé par la diplomatie française, versé d'importantes sommes d'argent à l'Etat islamique pour maintenir ses activités en Syrie de 2012 à 2014.

L'enquête sur les liens supposés du cimentier suisse Lafarge avec l'Etat islamique en Syrie révèle quelques éléments supplémentaires, comme le dévoile Le Monde dans son édition du 20 septembre. Selon des documents cités par le quotidien du soir, la direction de l'industriel aurait en effet accepté de payer l'Etat islamique pour assurer la sécurité de sa cimenterie de Jalabiya.

«L'économie de racket a commencé en septembre ou octobre 2012», raconte l'ex-directeur général adjoint opérationnel aux enquêteurs, selon un rapport que se sont procurés les journalistes du Monde. Contre des sommes allant de 80 000 à 100 000 dollars par mois, des «groupes rebelles» garantissent au cimentier que ses camions circuleront sans encombre.

Ce qui était un peu fou, c’est que toutes ces milices étaient alimentées en armes et argent par le Qatar et l’Arabie saoudite, sous le regard américain, sans aucun discernement

«Vous vous souvenez du nom de ces milices ?», demande l’enquêteur. Réponse de Bruno Lafont, un ex-PDG de Lafarge : «Ah non, elles changent d’allégeance… Ce qui était un peu fou, c’est que toutes ces milices étaient alimentées en armes et argent par le Qatar et l’Arabie saoudite, sous le regard américain, sans aucun discernement. On aime bien mettre des noms sur les choses, mais là-bas rien n’est si simple… » Puis, à partir de 2013, l'Etat islamique succèdent à ces racketteurs, et exige 20 000 dollars par mois. 

Jusqu'à l'automne 2014, l'usine de Jalabiya continue de produire du ciment, malgré les combats entre Daesh et les Kurdes et les alertes répétées de la sécurité du site concernant les risques pour les employés sur place. «Comment pourrait-on caractériser ces déclarations : un manque de lucidité, la cupidité ou business as usual ?», demande un enquêteur à Bruno Lafont. Celui-ci répond qu'il n'était pas au courant.

Tous les six mois, on allait voir le quai d'Orsay, qui nous poussait à rester

Autre point intéressant révélé par Le Monde : le groupe Lafarge aurait reçu le soutien du quai d'Orsay, à la tête duquel se trouvait à l'époque Laurent Fabius. «Le gouvernement français nous incitait fortement à rester. Tous les six mois, on allait voir le quai d'Orsay, qui nous poussait à rester», affirme l'un des dirigeants.

En avril 2017, Eric Olsen, le patron de Lafarge depuis 2015, avait annoncé qu'il allait quitter ses fonctions pour tenter de désamorcer ce dossier syrien. Le conseil d'administration avait accepté sa démission mais estimé qu'il n'était «ni responsable ni pouvant être considéré comme informé des actes répréhensibles identifiés [en Syrie]».

Lire aussi : Un ancien candidat Front national au cœur des tractations entre Lafarge et Daesh en Syrie ?

 

Les propos de Trump ne sont que des «aboiements de chien» pour Pyongyang, une réthorique adaptée à la volonté de Guerre

© AP Photo/ Alex Brandon

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Alors que Donald Trump a promis, depuis la tribune de l’Onu, d’«anéantir» la Corée du Nord en cas de menace pour les États-Unis, le chef de la diplomatie nord-coréenne Ri Yong-ho a comparé ses propos avec les «aboiements d’un chien», laissant ainsi entendre que Pyongyang ne se laissait pas intimider par une telle rhétorique.

À son arrivée à New York pour des réunions à l'Onu, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong-ho a commenté pour les journalistes les propos belliqueux du Président américain qui a affirmé que les États-Unis étaient prêts à «anéantir» la Corée du Nord en cas de menace provenant de Pyongyang.

«Il y a un proverbe qui dit que la marche continue même quand le chien aboie. S'ils croient nous choquer avec le son de l'aboiement d'un chien, c'est clairement qu'ils rêvent comme un chien», a-t-il répliqué par une maxime, citée par l'AFP.

Auparavant, depuis la tribune de l'Onu, le Président américain Donald Trump avait promis d'«anéantir» la Corée du Nord en cas de danger pour les États-Unis, insistant sur le fait que Washington était «prêt, veut et peut le faire», mais espère que ceci ne s'avérera pas nécessaire.

La Corée du Nord a confirmé avoir effectué vendredi dernier un tir d'essai d'un missile balistique Hwasong-12. L'engin, qui a survolé le Japon, a atteint une altitude de 800 kilomètres, a parcouru 3.700 kilomètres et est tombé à 2.000 kilomètres de l'île japonaise de Hokkaido. Le tir s'est déroulé sous le contrôle de Kim Jong-un en personne, d'après l'agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA). Pyongyang a ainsi «testé les performances d'un missile balistique stratégique à longue et moyenne portée», a noté le dirigeant nord-coréen.

Ce tir est intervenu trois jours après que le Conseil de sécurité des Nations unies a imposé de nouvelles sanctions contre Pyongyang pour son sixième essai nucléaire.

 

Moscou: l'opposion syrienne afflue à Deir ez-Zor pour soutenir Daech

© Sputnik. HİKMET DURGUN

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Les militaires russes ont repéré le déplacement de combattants des Forces démocratiques syriennes depuis la province de Raqqa vers le nord de la province de Deir ez-Zor, a annoncé Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense.

Selon le général Konachenkov, les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont procédé au transfert de leurs combattants depuis la province de Raqqa vers les régions nord de la province de Deir ez-Zor.

«Je tiens à signaler que les combattants des FDS se déplacent vers Deir ez-Zor depuis le nord et rejoignent les rangs de Daech sans rencontrer aucun obstacle. La semaine dernière, les drones et les éclaireurs russes n'ont observé aucun affrontement entre Daech et cette «troisième force», c'est-à-dire les Forces démocratiques syriennes », a signalé Igor Konachenkov.

Le ministère russe de la Défense avait précédemment annoncé que l'armée syrienne avait repris 85% du territoire de Deir ez-Zor et que la ville serait complètement libérée la semaine prochaine.

Le 5 septembre, les forces syriennes ont brisé le siège de Deir ez-Zor et sont entrées dans sa partie nord. Le blocus de la base aérienne de Deir ez-Zor a été brisé quatre jours plus tard par des unités syriennes placées sous le commandement des généraux Issam Zahreddine et Souheil al-Hassan.

Grâce au soutien de l'aviation et de l'artillerie, l'armée est parvenue à reprendre plusieurs hauteurs, mettre hors d'usage des équipements des terroristes de Daech et détruire certaines de leurs positions fortifiées.

jeudi 21 septembre 2017

dé mondialisation au quotidien, arrêter de dépendre d'un système à bout de souffle.
« … Bien, cela n’est pas sûr et n’arriverait pas du jour au lendemain, mais il y a là une grande fragilité du système et peut-être n’est-il pas inutile de prendre quelques précautions.


Cela prend des aspects assez simples et même vertueux :

  • Achetez de l’or —encore et toujours— : c'est la seule monnaie à traverser toutes les crises depuis des millénaires ;
  • Faites quelques réserves, cela n’est jamais inutile. Rappelez-vous la grève contre la loi travail et les longues queues à la pompe ou la désorganisation après une grosse tempête. Ces choses arrivent.
  • Essayez autant que possible de vous fournir localement: cela aura la double vertu de stimuler l’économie autour de chez vous en plus de vous assurer une « continuité de service » ainsi qu’un quotidien plus agréable et solidaire. Cela concerne aussi bien :
    • l’achat de vos fruits et légumes auprès du producteur le plus proche plutôt que dans les allées anonymes d’un supermarché ;
    • de manière générale, la redécouverte du petit commerce et même de l’entraide entre voisins et proches ;
    • La redécouverte de la qualité, de biens robustes et réparables plutôt que des objets importés de mauvaises qualité que l’on rachète tous les 2 ans ;
    • votre source de chauffage : en Grèce, au coeur de la crise la demande de poêles à bois explosa, aussi bien chez les riches que chez les ménages les plus modestes. La forêt est une source d’énergie bien plus sûre que le mazout, le gaz ou l’électricité.
Notez bien que ce n’est pas juste une injonction morale ou un voeu pieux. Tout ceci est en train de se développer en ce moment même » écrit Olivier Perrin dans sa lettre du 21 septembre 2017 à lire ci-dessous.


>> Lire aussi ;
La dédollarisation, vers une alternative très viable à la tyrannie du dollar américain
Pékin va permettre aux exportateurs de pétrole de s'affranchir du dollar ce qui signifie «littéralement le début de la fin de la superpuissance américaine»
Le contournement du commerce en dollars pourrait permettre aux exportateurs de pétrole d’éviter les sanctions américaines

La fin de la mondialisation

Par Olivier Perrin, le 21 septembre 2017

https://mail.google.com/mail/#inbox/15ea34dbbe19a429
Cher lecteur, 

Prenez votre téléphone.

Il a sans doute été dessiné en Californie. Les pièces ont été assemblées en Chine, l’écran et le processeur viennent de Corée, eux-même contiennent certains matériaux provenant d’Afrique du Sud. Votre service client se trouve en Irlande et vous-même probablement en France.

Il en va de même pour presque tous les objets qui vous entourent :
  • Cette table en bois de Russie, envoyé en Chine pour y être découpé auquel on ajoute des vis provenant d’Europe de l’Est et livré en France pour une entreprise Suédoise ;
  • Un yaourt à la mangue, dont le fruit a été cueilli en Inde, le lait trait en Allemagne, la recette élaborée en France dans un pot provenant de république tchèque et vendu en Pologne pour un géant de l’agro-alimentaire Suisse.
  • Une chemise taillée au Bangladesh avec du coton américain, une teinture indienne, une coupe italienne et vendue en Asie. 
Si vous deviez enlever de votre supermarché tous les articles pour lesquels au moins une opération a été faite hors de l’Europe… Il n’y resterait pas grand chose. Et je ne vous parle même pas des produits 100% made-in-France.

Prenez l’exemple du poulet et des volailles : elles sont difficiles à importer. Les normes sanitaires sont particulièrement contraignantes et le transport compliqué. Pourtant 30 à 40% du poulet que nous consommons est importé… principalement du Brésil et de Thaïlande.

De manière générale, les biens qui nous entourent ont souvent nécessité des opérations dans de nombreuses monnaies différentes : Yen japonais, Dollar américain, Yuan chinois, Real Brésilien, Rouble russe, Euro… Ainsi que des centaines de monnaies locales.

La réalité est que c’est un cauchemar financier et comptable.

Comment définir le prix de votre téléphone alors que le coût de la batterie peut varier du simple au double selon l’évolution des taux de change ? Comment prévoir votre approvisionnement en matière première pour l’année qui vient sans savoir combien il vous en coûtera réellement ?

Bien sûr le problème ne date pas d’hier et cela fait bien longtemps qu’une solution par défaut a été trouvée.

Quelle monnaie pour le monde ?

Rappelez-vous les 3 fonctions d’une monnaie :
  • Compter : Une monnaie vous permet de comparer les valeurs d’une baguette à 1€ et d’un steak à 5€ ;
  • Stocker : la monnaie est une réserve de valeur qui permet de différer la production de valeur de sa dépense par exemple pour des vacances, votre retraite ou des temps de vaches maigres ;
  • Échanger : la monnaie vous permet d’acheter et de vendre des biens et services. Votre boulanger refusera sans doute d’être payé en bonbons mais jamais en euros.
Voilà comment ces fonctions sont prises en charges dans le système international :

Le dollar est l’unité de compte. le prix du baril de pétrole saoudien est en dollar de même que la comptabilité des groupes internationaux.

La réserve de valeur est déjà plus compliquée : si votre entreprise française —dont les coûts de fonctionnement sont en euros— vend ses produits en dollars, ses revenus peuvent varier fortement selon les cours de change. Il lui est difficile de conserver la valeur créée au niveau mondial. C’est un risque important, le risque de change, pour lequel les banques ont développé des systèmes d’assurance complexes, qui représentent la part du lion des produits dérivés :

L’entreprise française qui veut exporter son produit en dollar contractera une assurance auprès de sa banque afin de garantir son taux. De son côté, la banque contractera elle-même un produit dérivé particulier, « un swap de change » pour couvrir le risque de change.

Mais le vrai problème est la fonction d’échange.

Nous en revenons au problème de liquidité.

La majorité des échanges mondiaux sont libellés en dollars. Même si la Chine importe du pétrole saoudien, l’échange se fera en dollars et non en yuans ou en riyals saoudiens.

Il faut donc que la Chine et l’Arabie saoudite aient des dollars en stock.

Où trouvent-elles ces « dollars » ?

Au niveau mondial la création de ces « dollars » provient du déficit de la balance des paiements américaine. Grossièrement, il faut que l’Amérique importe plus qu’elle n’exporte (en biens et en capitaux) pour que plus de dollars sortent des États-Unis qu’il n’en rentre chaque année, ce qu’elle fait constamment depuis 1971.

Là est le problème.

Tant que la croissance mondiale était tirée par la consommation et le déficit américains, il y avait une corrélation entre la création monétaire mondiale aussi tenue soit-elle et l’activité économique mondiale.

À partir du moment où les États-Unis ne sont plus le moteur de la croissance mondiale, cela veut dire qu’ils « exportent » moins de dollars qu’il n’en faudrait pour faire fonctionner l’économie mondiale.

Vous pouvez donc vous retrouver dans la situation où la Chine, la Turquie, l’Arabie saoudite même se retrouvent en panne à cause du manque de « dollars ».

Et c’est exactement ce qui est en train de se passer.

C’est là une raison sérieuse pour expliquer l’échec des pays en développement dont je vous parlait hier à développer leur marché intérieur : elles n’ont pas eu accès aux financements, aux liquidités pour opérer cette transition.

À ce propos, si vous vous demandez pourquoi les Chinois et les Qataris sont les seuls à accepter d’investir dans Deutsche Bank, vous avez maintenant la raison : il s’agit de mettre la main sur les opérateurs de la finance mondiale.

Cela serait malheureusement trop simple si cela s’arrêtait-là.

Pour pallier le manque de « dollars » les banques, et en particulier Deutsche Bank, ont développé un système d’une complexité incroyable par le biais des produits dérivés.

Je ne peux rentrer dans les détails de ce système de comptabilité plus mathématique qu’économique dans cette simple chronique amateur.

Mais retenez une chose : le dollar a échoué à devenir la monnaie mondiale.

Nous vivons dans une économie mondialisée avec des monnaies régionalisées.

Nous avons développé des prodiges de complexité pour maintenir un statu quo le plus longtemps possible. Mais quand la mer se retire, peu importe la solidité du bateau…

Il faut soit une monnaie mondiale soit une économie démondialisée.

Le dollar aurait pu il y a 5 ou 6 ans devenir la monnaie mondiale si les Américains en avaient eu le courage. Les nouvelles ambitions impérialistes de la Russie, le chaos politique des États-Unis et la situation paradoxalement affaiblie d’une Chine qui s’affirment rendent un tel mouvement aujourd’hui impossible.

On cite souvent des DTS « Droit de tirage Spéciaux », censés prendre le relais comme monnaie mondiale. Ce panier de devises a été créé par le FMI, mais les quotas sont si faibles qu’ils ne peuvent prétendre au titre de monnaie mondiale.

Il faut donc prendre extrêmement au sérieux l’éventualité d’un mouvement de démondialisation par manque de monnaie mondiale.

Et cela implique des choses très pratiques pour votre quotidien.

Démondialisation au quotidien

Imaginez 2 villes séparées par un grand fleuve, l’une entourée de champs fertiles et l’autre de forêts giboyeuses. Pendant des années ces deux villes échangent bois et céréales grâce à un grand pont.

Le jour où celui-ci s’effondre : que se passe-t-il ? Les habitants des champs sauront-ils se passer du bois des habitants des forêts et inversement ?

Il faut alors réapprendre à s’auto-subvenir, au moins en partie.

Il ne m’appartient pas de juger si un tel mouvement serait bon ou non, il est en revanche à prévoir une période chaotique pour passer d’un état à un autre et mieux vaut s’y préparer.

Bien cela n’est pas sûr et n’arriverait pas du jour au lendemain mais il y a là une grande fragilité du système et peut-être n’est-il pas inutile de prendre quelques précautions.

Cela prend des aspects assez simples et même vertueux :
  • Achetez de l’or —encore et toujours— : c'est la seule monnaie à traverser toutes les crises depuis des millénaires ;
  • Faites quelques réserves, cela n’est jamais inutile. Rappelez-vous la grève contre la loi travail et les longues queues à la pompe ou la désorganisation après une grosse tempête. Ces choses arrivent.
  • Essayez autant que possible de vous fournir localement: cela aura la double vertu de stimuler l’économie autour de chez vous en plus de vous assurer une « continuité de service » ainsi qu’un quotidien plus agréable et solidaire. Cela concerne aussi bien :
    • l’achat de vos fruits et légumes auprès du producteur le plus proche plutôt que dans les allées anonymes d’un supermarché ;
    • de manière générale, la redécouverte du petit commerce et même de l’entraide entre voisins et proches ;
    • La redécouverte de la qualité, de biens robustes et réparables plutôt que des objets importés de mauvaises qualité que l’on rachète tous les 2 ans ;
    • votre source de chauffage : en Grèce, au coeur de la crise la demande de poêles à bois explosa, aussi bien chez les riches que chez les ménages les plus modestes. La forêt est une source d’énergie bien plus sûre que le mazout, le gaz ou l’électricité.
Notez bien que ce n’est pas juste une injonction morale ou un voeu pieux. Tout ceci est en train de se développer en ce moment même.

Cela se passe maintenant.

Regardez le développement des paniers de fruits et légumes livrés directement par le producteur, les initiatives de « voisins vigilants », les plateformes de financement participatif, de partages de voiture, de logement, de savoir, de bateau… le retour de l’artisanat, du bricolage, des potagers…

Mes proches me disent souvent que je suis la personne la plus déprimante de leur entourage : je suis le porteur de mauvaises nouvelles. Oui c’est vrai. Les temps sont durs ? Je n’y peux rien… et vous non plus. Eh bien arrêtez de vous lamenter et préparez-vous. Il ne s’agit pas de vous enterrer bien au contraire mais de faire l’effort de redécouvrir un mode de vie simple et sain. D'arrêter de dépendre d'un système à bout de souffle.

Je crois au profond de moi que cette démarche est bonne.

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin