WWIII: Après les remarques déplacées de Macron, KIM JONG UN, le Nord Coréen, positionne ses missiles Nucléaires sur la France. Encore une promesse électorale de Macron, qui ne lui a rien coutée, mais qui nous vaut d'être la cible d'une attaque Nucléaire gracieuse et en règle, pour résoudre nos problèmes. Il fut un temps où la Diplomatie Française se gardait bien de dire que nous avions nous-mêmes l'arme Nucléaire, ce qui suffisait à rassurer nos amis potentiels et à dissuader nos ennemis éventuels.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII: Après les remarques déplacées de Macron, KIM JONG UN, le Nord Coréen, positionne ses missiles Nucléaires sur la France. Encore une promesse électorale de Macron, qui ne lui a rien coutée, mais qui nous vaut d'être la cible d'une attaque Nucléaire gracieuse et en règle, pour résoudre nos problèmes.

Il fut un temps où la Diplomatie Française se gardait bien de dire que nous avions nous-mêmes l'arme Nucléaire, ce qui suffisait à rassurer nos amis potentiels et à dissuader nos ennemis éventuels.

"Il y en a qui, s'ils fermaient leur gueule, on aurait la Paix." Pensées de Gustave Flaubert

En France on ne peut pas insulter ou diffamer la moindre personne, ce qui est puni sévèrement au Pénal, par contre on peut insulter et diffamer des Pays entiers, ce qui nous vaut des Guerres, et des morts dont les responsables ne sont jamais inquiétés. Macron l'irresponsable, avec son statut est dispensé de toutes interventions de la Justice comme beaucoup d'autres.

La diplomatie française, qui a disparu du Moyen Orient, espère revenir en force en ASIE.

Macron, Trump, Abe parlent sanctions contre la Corée du Nord Rédaction Reuters

Emmanuel Macron a parlé discrètement, avec son homologue américain, Donald Trump, et le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, de "la nécessité d'une réaction unie et ferme face aux provocations répétées" de la Corée du Nord.

Le régime de Pyongyang a multiplié ces derniers mois les tirs de missiles balistiques et les essais nucléaires, au mépris des interdits de la communauté internationale.

/Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron a parlé samedi avec son homologue américain, Donald Trump, et le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, de “la nécessité d‘une réaction unie et ferme face aux provocations répétées” de la Corée du Nord, a dit la présidence française.

Le régime de Pyongyang a multiplié ces derniers mois les tirs de missiles balistiques et les essais nucléaires, au mépris des interdits de la communauté internationale.

Ces “provocations” constituent “une menace pour la paix et la sécurité internationale”, souligne l‘Elysée.

Emmanuel Macron a évoqué avec Donald Trump et Shinzo Abe “la priorité d’accentuer la pression sur Pyongyang par le renforcement des sanctions”, ajoute-t-on de même source.

Le chef de l‘Etat français a en outre assuré le Premier ministre japonais de la solidarité de la France dans ce contexte, précise l‘Elysée.

Jean-Baptiste Vey, avec Emmanuel Jarry

France’s Emmanuel Macron has discussed discreetly on increased pressure and sanctions on North Korea on the telephone with US President Donald Trump and Japan’s Prime Minister Shinzo Abe, the French president’s office says.

The three leaders stressed the need for a “united and firm” reaction from the international community towards Pyongyang, Macron’s office said on Saturday.

South Korea was bracing on Saturday for a possible further missile test by North Korea as it marked its founding anniversary, just days after its sixth and largest nuclear test.

The French presidency said North Korea’s “repeated provocations” were a “threat to peace and international security”. It also said Macron had expressed France’s “solidarity” with Japan.

Tension on the Korean peninsula has escalated as North Korea’s leader, Kim Jong Un, has stepped up the development of weapons, testing a string of missiles this year, including one flying over Japan.

Experts believe the Pyongyang government is close to its goal of developing a powerful nuclear weapon capable of reaching the US, something Trump has vowed to prevent.

Après les remarques de Macron, Pyongyang estime que la France "devrait abandonner ses armes nucléaires"

Le président de la République avait appelé les Nations Unies à "réagir rapidement" après le dernier essai nucléaire de la Corée du Nord.

09/09/2017 23:52 CEST |  Le HuffPost avec AFP
KIM WON-JIN via Getty Images
Après les remarques de Macron, Pyongyang estime que la France "devrait abandonner ses armes nucléaires"
En réaction au sixième essai nucléaire mené le 3 septembre par la Corée du Nord, le président français avait appelé les Nations Unies à "réagir rapidement" aux actions de Pyongyang et sommé l'UE d'y apporter une réponse "claire et unie".
Mais cette prise de position a provoqué la colère de Ri Tok-Son, vice-directeur du département européen au ministère nord-coréen des Affaires étrangères, qui a défendu les ambitions nord-coréennes en les comparant avec le début du programme nucléaire français. "Les gens du monde se souviennent encore comme si c'était hier de la lutte de la France pour fabriquer ses armes nucléaires avec une telle résolution malgré l'opposition tenace et les pressions des Etats-Unis, assurant que sans armes nucléaires, la France ne pouvait devenir un véritable Etat souverain", a-t-il affirmé.
"Si les armes nucléaires sont des choses tellement mauvaises, la France devrait d'abord abandonner ses armes nucléaires parce qu'elle ne reçoit aucune menace nucléaire."

Le responsable nord-coréen a également démenti toute intention (voire même toute possibilité) de frapper l'Europe, contredisant le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian qui avait précisé que la Corée du Nord pouvait avoir la capacité de mener une frappe sur les Etats-Unis et même sur l'Europe, "en quelques mois".

""Ils se sont occupés (..) à formuler des remarques absurdes comme 'le missile de la Corée du Nord peut frapper l'Europe'", a réagi Ri Tok-Son, sans toutefois mentionner le nom d'Emmanuel Macron ou celui de Jean-Yves Le Drian. "Il est ridicule de dire que les armes nucléaires de la DPRK, la force dissuasive contre le chantage et la menace nucléaire américaine, puissent viser l'Europe", a t-il ajouté.

Les déclarations de Ri Tok-Son intervenaient quelques heures avant que les Etats-Unis demandent formellement à l'ONU de voter lundi un projet de résolution prévoyant de nouvelles sanctions sévères contre la Corée du Nord.

Le projet de texte initial des Etats-Unis prévoit notamment un embargo sur le pétrole, l'interdiction d'importer du textile nord-coréen, un gel des avoirs du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, le renvoi dans leur pays des expatriés nord-coréens et la possibilité d'inspecter par la force des navires suspects en haute mer.

Désarmement nucléaire ? La Corée du Nord propose à la France de montrer l'exemple

Désarmement nucléaire ? La Corée du Nord propose à la France de montrer l'exemple© KCNA KCNA Source: Reuters
Photographie montrant Kim Jong-un inspectant le programme de développement nucléaire de la Corée du Nord (illustration).
Réagissant aux récentes déclarations de l'exécutif français, appelant à la fermeté contre Pyongyang, un dignitaire nord-coréen a proposé à la France de renoncer à son propre arsenal nucléaire, n'étant pas elle-même menacée.

Alors que les dirigeants français se sont à plusieurs reprises positionnés pour la fermeté à l'égard de la Corée du Nord, Pyongyang n'est pas resté silencieux.

Réagissant notamment à des propos du chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, qui avait estimé que la Corée du Nord serait en capacité de frapper l'Europe «en quelques mois», Ri Tok-Son, directeur adjoint du département européen du ministère des Affaires étrangères nord-coréen, a opté pour le sarcasme lors d'un entretien accordé à l'AFP. 

Si les armes nucléaires sont si mauvaises, la France devrait alors d'abord abandonner ses armes nucléaires puisqu'elle n'est sous la menace nucléaire de personne

«Il est ridicule de dire que les armes nucléaires de la Corée du Nord, la force dissuasive contre le chantage et la menace nucléaire américaine, puissent viser l'Europe», a ainsi expliqué le dignitaire nord-coréen, le 8 septembre. Et d'ajouter : «Si les armes nucléaires sont si mauvaises, la France devrait alors d'abord abandonner ses armes nucléaires puisqu'elle n'est sous la menace nucléaire de personne».

Des propos qui semble-t-il n'ont pas eu grand succès auprès de l'exécutif français. Le 9 septembre, l'Elysée a fait savoir qu'Emmanuel Macron s'était entretenu avec le président américain Donald Trump et le Premier ministre japonais Shinzo Abe sur cette question et s'était prononcé en faveur de nouvelles sanctions à l'égards de Pyongyang. Assurant au chef du gouvernement japonais le soutien de la France, l'Elysée a qualifié les «provocations» de la Corée du Nord de «menace pour la paix et la sécurité internationale». «La priorité [est] d'accentuer la pression sur Pyongyang par le renforcement des sanctions», a précisé la présidence française. 

Depuis le récent essai nucléaire nord-coréen, présenté par Pyongyang comme un test de bombe H, les Etats-Unis réclament de nouvelles sanctions contre Pyongyang. Ils veulent que le Conseil de sécurité vote un texte en ce sens le 11 septembre, malgré l'opposition de Pékin et Moscou – qui appellent au dialogue entre les parties.

Lire aussi : La Corée du Nord évoque le renforcement de son potentiel nucléaire

Grandes manœuvres face à la menace nord-coréenne

Grandes manœuvres face à la menace nord-coréenne
L'armée sud-coréenne a mené lundi une démonstration de force, multipliant les exercices militaires (ici à Séoul) et simulant une frappe contre le site de Punggye-ri, où ont eu lieu les essais atomiques nord-coréens. HANDOUT/REUTERS
  • Alors que Pyongyang se prépare à lancer un nouveau missile balistique, Séoul et Washington montrent leurs muscles mais peinent à cacher leurs divergences.

Envoyé spécial à Séoul

Rien ne semble intimider Kim Jong-un. Le «leader suprême» nord-coréen prépare déjà le lancement d'un nouveau missile balistique intercontinental (ICBM), dans la foulée de l'essai nucléaire qui a déclenché la colère des grandes puissances mondiales, affirme Séoul. L'armée sud-coréenne a détecté dès dimanche des «préparatifs» faisant craindre une nouvelle provocation d'ampleur. Le NIS, les services de renseignement de Séoul, prédit le lancement prochain d'un ICBM au-dessus du Pacifique Nord, selon une trajectoire tendue, comme lors du précédent test qui a survolé le Japon, la semaine dernière. Le régime paria a démontré ces derniers mois sa capacité à jouer de la surprise en lançant des engins en un temps réduit, grâce à l'usage de rampe mobile, de carburant solide, et en alternant les sites, usant même de l'aéroport international de Pyongyang.

«Nous ne recherchons pas l'annihilation complète de la Corée du Nord, mais nous avons de nombreuses options pour le faire»

James Mattis, secrétaire d'État à la Défense

De quoi attiser encore les tensions en Asie du Nord-Est, alors que les États-Unis ont menacé la Corée du Nord de «réplique militaire massive» en cas d'attaque contre son territoire ou celui de ses alliés. «Notre engagement auprès de nos alliés est dur comme fer», a déclaré, lundi, le secrétaire d'État à la Défense James Mattis. «Nous ne recherchons pas l'annihilation complète de la Corée du Nord, mais nous avons de nombreuses options pour le faire», a averti le chef du Pentagone, qui a néanmoins donné la priorité à une solution diplomatique.

Dans la péninsule, l'armée sud-coréenne a mené une démonstration de force lundi, testant des missiles lancés de bombardiers F15 et simulant une frappe balistique contre le site de Punggye-ri, où se sont déroulés les six essais atomiques nord-coréens. Nous sommes prêts à frapper «le leadership de l'ennemi», a clamé une porte-parole de l'armée, le ton martial. La marine sud-coréenne a lancé des manoeuvres à tirs réels mardi, afin de dissuader Pyongyang de toute provocation en mer. Cet exercice naval, en mer du Japon, a notamment impliqué la frégate Gangwon, de 2500 tonnes, un patrouilleur de 1000 tonnes, et un navire lance-missiles de 400 tonnes, a précisé la marine sud-coréenne dans un communiqué.

Les deux alliés, liés par un traité de défense mutuel, discutent de l'envoi d'un porte-avions américain à propulsion nucléaire et de chasseurs F22 et F35 pour dissuader Pyongyang. Faute de mieux.

Course aux armements

Séoul et Washington montrent leurs muscles, mais peinent à cacher leurs divergences. Donald Trump a semé le trouble en taclant publiquement le président Moon Jae-in, dans un tweet lancé quelques heures après l'explosion nord-coréenne. «La Corée du Sud s'aperçoit, comme je le leur ai dit, que leur discours d'apaisement avec la Corée du Nord ne fonctionnera pas», a tweeté le président américain, plaidant pour une ligne de fermeté. Depuis son élection le 9 mai, Moon a multiplié les appels du pied en direction de Kim avec l'espoir de relancer la «Sunshine Policy» qui avait conduit à un rapprochement Nord-Sud spectaculaire au début des années 2000. En vain.

«Au moment où des armes nucléaires sont agitées au-dessus de nos têtes, nous ne pouvons pas toujours dépendre du parapluie nucléaire et de la dissuasion américaine»

Un éditorial du quotidien « Donga Ilbo »

Le dirigeant américain a également menacé de mettre fin à l'accord de libre-échange Korus, essentiel aux exportations de la 4e économie d'Asie. «Ce serait le pire moment pour annuler cet accord», juge John Nilsson-Wright, expert à Chatham House, think-tank londonien.

Cette défiance de la Maison-Blanche, à l'heure où l'ennemi nord-coréen sort ses griffes, sape la confiance en l'allié américain, auprès d'une opinion publique qui n'apprécie guère le style imprévisible du milliardaire new-yorkais. Une brèche dans laquelle pourrait s'engouffrer Pyongyang et qui donne également du grain à moudre aux partisans d'une bombe atomique sud-coréenne déstabilisatrice. «Au moment où des armes nucléaires sont agitées au-dessus de nos têtes, nous ne pouvons pas toujours dépendre du parapluie nucléaire et de la dissuasion américaine», affirme un éditorial du grand quotidien Donga Ilbo. De quoi doper la course aux armements dans la région.

Lundi, pour faire retomber la tension, les deux hommes se sont entretenus par téléphone pour la première fois depuis l'essai nord-coréen et ont estimé qu'il était temps d'accroître la pression et les sanctions sur Pyongyang. Donald Trump a même évoqué l'éventuelle vente à Séoul de «milliards de dollars» de matériel militaire. Le progressiste Moon avait déjà raidi sa posture, en donnant le feu vert lundi au THAAD, le controversé bouclier antimissile américain déployé à la hâte par le Pentagone avant l'élection et que la nouvelle Administration avait suspendu à une étude d'impact environnemental. Mais cette décision devrait tendre encore les relations avec la Chine et la Russie qui dénoncent l'installation de ces radars américains à leurs portes. «Toutes les options sont sur la table», a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, promettant une réaction de Moscou. Le coup d'éclat de Kim attise opportunément les divisions entre ses voisins.

KIM JONG UN vient de matérialiser son attaque sur la France, par une simulation qui pourrait devenir grandeur nature.

Corée du Nord: Voici l'impact que pourrait avoir une bombe H aussi puissante que celle testée par Pyongyang sur Paris. Un cadeau qu'il nous fait, pour raser tous les Ministères de bois à Macron.

Les calculs ont été revus à la hausse: elle est dix fois plus puissante que celle lancée sur Hiroshima.

06/09/2017 11:26 CEST | Actualisé 06/09/2017 11:27 CEST
Le Japon avait initialement relayé une évaluation égale à 70 kilotonnes pour l'énergie produite par l'explosion de la bombe testée par Pyongyang. Puis, s'appuyant sur des chiffres de l'Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (CTBTO en anglais), il l'a relevée mardi soir à 120 kilotonnes.
Lle ministre Itsunori Onodera a expliqué que les derniers calculs du CTBTO aboutissaient à un résultat encore supérieur, "d'environ 160 kilotonnes", contre 15 kilotonnes pour la bombe larguée le 6 août 1945 sur la ville japonaise de Hiroshima et qui a fait 140.000 morts. "Ces calculs reposent sur la prise en compte d'un séisme de magnitude estimée à 6,1 provoqué par la déflagration", a précisé le ministre devant les caméras de télévision.
Pour avoir une idée plus précise de ce que représentent ces chiffres, Le HuffPost vous propose de comparer l'étendue des dégâts potentiels causés par les bombes nucléaires les plus connues de l'histoire, si elles touchaient un territoire comme Paris.
Sur les cartes ci-dessous, réalisées grâce au site Nuke Maps, chaque couleur correspond à un rayon d'action et un degré de radioactivité différents:

- en vert: la zone où les radiations dépassent les 5 Sv (le Sievert étant l'unité de mesures des radiations). L'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire estime qu'à partir de 1 mSv (soit 0,001 Sv), la population doit être évacuée. Exposée à une radiation de 5Sv, le taux de mortalité approche des 90%.

- en rouge: la zone touchée par un souffle de puissance suffisante pour détruire la plupart des bâtiments en béton

- en gris: la zone touchée par un souffle de puissance suffisante pour causer l'effondrement de la plupart des bâtiments résidentiels

- en orange: la taille maximum de la boule de feu créée par l'explosion de la bombe

 

Nuke Map
 
 

La bombe H lancée le 3 septembre 2017 par la Corée du Nord.

 

Nuke Maps
La bombe lancée sur Hiroshima, d'une puissance de 12 à 18 kilotonnes.
 
 

 

NukeMaps
La bombe lancée sur Nagasaki, d'une puissance estimée de 18 à 23 kilotonnes.
 
 

 

NukeMap
Castle Bravo est la bombe H la plus puissante jamais testée par les Etats-Unis, avec une puissance estimé à 15.000 kilotonnes. Elle a été lancée en 1954, lors d'un test dans un atoll des îles Marshall.
 
 

 

NukeMap
La Tsar Bomba, développée par l'URSS, est la plus grosse bombe à hydrogène jamais larguée au monde. Sa puissance est estimée à 57.000 kilotonnes.
 
 

Une estimation qui dépasse largement celle faite par l'ONU

Cette valeur de 160 kilotonnes dépasse largement l'estimation faite au Conseil de sécurité des Nations unies par le chef des affaires politiques de l'ONU, Jeffrey Feltman, qui a évoqué une fourchette de 50 à 100 kilotonnes. Des responsables sud-coréens ont de leur côté jugé que la bombe avait une puissance estimée à 50 kilotonnes.

Après ce sixième essai nucléaire de Pyongyang, le plus puissant à ce jour, les Etats-Unis, avec leurs alliés européens et japonais, ont annoncé lundi négocier à l'ONU de nouvelles sanctions sévères contre la Corée du Nord, mais la position de la Chine et de la Russie, qui disposent d'un droit de veto, restait incertaine.

Pyongyang pourrait avoir désormais la capacité de mettre une bombe atomique sur un missile pouvant atteindre les Etats-Unis, mais les Occidentaux n'en ont pas pour le moment la certitude absolue.

Le président russe Vladimir Poutine a fermement mis en garde mardi contre toute "hystérie militaire" pour contrer le régime de Kim Jong-Un, agitant la menace d'une "catastrophe planétaire" face aux Etats-Unis qui ont évoqué "une réponse militaire massive".

Et pourtant KIM JONG UN est le meilleur ami des Américains.

Par contre pour les USA, KIM JONG UN réclamme la Guerre.

Le dérapage de trop ? et la Justice, elle dort! affaires Macron, en sommeil...

© REUTERS/ Pascal Rossignol

Points de vue

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Jacques Sapir
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Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République, vient de commettre un nouveau dérapage. Il vient, une nouvelle fois, d’insulter les Français, du moins ceux qui ne pensent pas comme lui. Dans les jardins de l’EFA à Athènes, le vendredi 8 septembre, il a réaffirmé la nécessité des réformes.

Emmanuel Macron

Mais, il l'a fait avec des mots d'une violence inouïe: « Je serai d'une détermination absolue, je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes ». Que le Président dise qu'il ne cèdera rien, c'est son droit. C'est une manière de gouverner. Aux opposants d'en tirer toutes les conséquences. Mais, qu'il le fasse en décrivant ceux qui ne sont pas de son avis de « fainéants, (…) cyniques, (…) extrêmes», ne semble pas avoir de précédant dans la vie politique française depuis 1945. Cela constitue, à l'évidence, un dérapage. La violence verbale dont il a ainsi fait preuve appelle, et justifie par avance, d'autres violences. Au point que l'on se demande s'il a conscience de ce qu'il a dit.

Emmanuel Macron persévère…

Ce n'est pas, hélas, le premier dérapage de ce type dont Emmanuel Macron se rend coupable. Il avait commis un autre impair de la même veine depuis les jardins de l'ambassade de France à Bucarest à la fin du mois d'août, ajoutant à l'insulte le fait de la proférer sur un sol étranger. Pourtant, c'était le même Emmanuel Macron qui avait déclaré qu'il ne ferait aucun commentaire sur la politique française depuis l'étranger…

On l'a déjà dit, il est faux d'affirmer, que ce soit à Athènes ou à Bucarest, que les français se refusent aux réformes. Les français ont été soumis, et ont accepté, depuis ces vingt dernières années un nombre incalculable de réformes. Ce que les français refusent, c'est une réforme particulière, celle qui concerne le droit du travail. Or, cette réforme est justement hautement discutable comme il a été montré. On peut la considérer comme néanmoins nécessaire; mais il importe, alors, de respecter ceux qui ne pensent pas comme vous.

Et ceci d'autant plus quand on a été élu sur un quiproquo, avec un faible nombre de voix. Rappelons-le, Emmanuel Macron n'avait réuni sur son nom que 20,7 millions de voix au deuxième tour quand Jacques Chirac, quinze ans avant et dans un scénario politique identique, en avait réuni plus de 25 millions. Macron est un président par défaut.

Or, Emmanuel Macron récidive. Il le fait au lendemain de son discours qui se voulait programmatique sur l'Europe et qui ne fut qu'étalage de platitudes. Il le fait dans des mots qui, cette fois, sont directement insultants et ce à un degré des plus extrêmes. Quand on considère l'effondrement qu'il subit dans les sondages depuis maintenant deux mois, c'est folie. Mais, « Bien que ce ne soit folie, il y a là de la méthode»(1).

La méthode de l'insulte?

Les insultes, employées pour désigner ses opposants ne sont pas nouvelles. Elles tendent à constituer une méthode pour Emmanuel Macron. Il en avait déjà usé, on l'a dit, que ce soit implicitement ou explicitement, lors de son discours à Bucarest. Il en avait usé, aussi, lors de la rentrée des classes, dans son voyage à Forbach. Emmanuel Macron y avait lancé, agacé, à un journaliste qui lui posait une question: «Les journalistes ont un problème. Ils s'intéressent trop à eux-mêmes et pas assez au pays. (…) Vous ne me parlez que des problèmes de communication et de problèmes de journalistes, vous ne me parlez pas de la France. » Pourtant, le Président de la République était en train de se faire filmer en train de déjeuner à la cantine avec des écoliers. Il était là, de manière évidente, et nul ne lui en aurait fait reproche, pour tourner des images et montrer son visage. En un mot: il était là pour « communiquer ». Il n'y a rien de plus normal à cela; mais il n'y a rien de plus normal, non plus, à ce qu'un journaliste lui pose alors une question sur sa communication. Ce qui apparaît bien comme anormal est la réponse du Président. Clément Viktorovitch, sur le site électronique du Point, remarque alors que plutôt de chercher à réfuter la position de ses contradicteurs, Emmanuel Macron s'emploie à disqualifier leur légitimité, à les présenter comme des adversaires. Et c'est bien de cela dont il a donné un nouvel exemple, et il faut bien dire un exemple hideux, lors de sa déclaration de vendredi 8 septembre à Athènes.

Réflexe d'enfant gâté ou réflexe de classe?

Habitude pour le moins, et sans doute méthode. Mais de quelle méthode s'agit-il?

Emmanuel Macron

On pourrait lire ces débordements de la part du Président comme le témoignage de son exaspération devant une réalité qui lui résiste, qui lui échappe. Pour tout dire, ces mots terribles ne seraient que l'expression d'un homme qui a « pété les plombs ». La jeunesse du Président va dans ce sens, de même que la vie protégée qu'il a menée jusqu'à son élection. Être une « premier de la classe », quelqu'un que des puissants repèrent et protègent, travailler avec un autre Président — François Hollande — puis devenir Ministre, enfin trahir son protecteur mais non sans s'en être trouvé de nouveaux et enfin arriver aux sommets du pouvoir, tout cela ne prépare pas spécialement à l'adversité. Chris Bickerton, dans son articlel du 7 septembre dans le New York Times, dresse un portrait au vitriol d'Emmanuel Macron. Constatant son effondrement dans les sondages, il s'interroge si ce Président ne souffre pas d'une arrogance d'enfant gâté. Il y a beaucoup de vérité.

Pourtant il serait hasardeux d'attribuer cette « méthode » et ce comportement d'Emmanuel Macron, méthodes et comportement qui, n'en doutons pas, le rendront bien vite odieux aux Français, à une simple arrogance, à des traits personnels, même s'ils existent. Il y a derrière le sentiment de supériorité couplé avec celui d'avoir raison, d'incarner le « camp du bien » que l'on trouve largement répandu dans cette élite néo-libérale. Pace qu'elle se croit détentrice d'un savoir supérieur, parce qu'elle est persuadé que ce savoir se combine avec une bienveillance dont elle serait la seule à disposer, elle ne peut qu'éprouver du mépris pour ses adversaires.

En tout état de cause, cette méthode est inacceptable pour un Président. Elle est de nature à détruire complètement sa légitimité. Et, en ce cas, la légalité de son élection pèsera bien peu face à la légitime — elle — colère des Français.
Qu'il ne s'étonne pas, alors, de susciter la haine et la rage.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

Macron: le dérapage de trop

France Politique
Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République, vient une nouvelle fois de déraper en public et d’insulter les Français. Du moins, ceux qui ne pensent pas comme lui. Il a, dans les jardins de l’EFA à Athènes, ce vendredi, réaffirmé la nécessité de la réforme mais avec des mots d’une violence inouïe : « Je serai d’une détermination absolue, je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes »[1]. Que le Président dise qu’il ne cédera rien, c’est son droit. C’est une manière de gouverner, et l’on sait désormais ce que valent ses promesses de « dialogue social ». Néanmoins, c’est son droit. Aux opposants d’en tirer toutes les conséquences. Mais, qu’il le fasse en décrivant ceux qui ne sont pas de son avis de « fainéants, (…) cyniques, (…) extrêmes», ne me semble pas avoir de précédant. La violence verbale dont il a ainsi fait preuve appelle, et justifie par avance, d’autres violences. Au point que l’on se demande s’il a conscience de ce qu’il a dit.

Quand Emmanuel Macron persévère…

Ce n’est pas, hélas, la première fois qu’Emmanuel Macron se rend ici coupable de tels dérapages. Il avait commis un autre impair de la même veine depuis les jardins de l’ambassade de France à Bucarest[2], ajoutant à l’insulte le fait de la proférer sur un sol étranger. Pourtant, c’était le même Emmanuel Macron qui avait déclaré qu’il ne ferait aucun commentaire sur la politique française depuis l’étranger. On l’a déjà dit, il est parfaitement faux d’affirmer, que ce soit à Athènes ou à Bucarest, que les français se refusent aux réformes. Que ces dernières soient globales ou qu’elles concernent la sphère du travail, les français ont été soumis, et ont accepté, depuis ces vingt dernières années un nombre incalculable de réformes. Ce que les français refusent, c’est une réforme particulière, celle qui concerne le droit du travail. Or, cette réforme est justement hautement discutable comme on l’a montré sur ce carnet[3]. On peut la considérer comme néanmoins nécessaire ; mais il importe, alors, de respecter ceux qui ne pensent pas comme vous.

Et ceci d’autant plus quand on a été élu sur un quiproquo, avec un faible nombre de voix. Emmanuel Macron est un président par défaut. Tout le monde le sait à l‘évidence, sauf lui-même semble-t-il…

Or, ne voilà-t-il pas qu’Emmanuel Macron récidive. Il le fait au lendemain de son discours qui se voulait programmatique sur l’Europe et qui ne fut qu’étalage de platitudes. Il le fait dans des mots qui, cette fois, sont directement insultants et ce à un degré des plus extrêmes. Quand on considère l’effondrement qu’il subit dans les sondages depuis maintenant deux mois[4], c’est folie. Mais, « Bien que ce ne soit folie, il y a là de la méthode»[5].

Quand l’insulte devient méthode

Les insultes, car il n’y a pas d’autres termes pour désigner les mots qu’il a employés pour désigner ses opposants ne sont pas nouvelles. Elles tendent à constituer une méthode pour Emmanuel Macron. Il en avait déjà usé, on l’a dit, que ce soit implicitement ou explicitement, lors de son discours à Bucarest. Il en avait usé, aussi, lors de la rentrée des classes, dans son voyage à Forbach. Emmanuel Macron y avait lancé, agacé, à un journaliste qui lui posait une question : «Les journalistes ont un problème. Ils s’intéressent trop à eux-mêmes et pas assez au pays. (…) Vous ne me parlez que des problèmes de communication et de problèmes de journalistes, vous ne me parlez pas de la France[6]» Pourtant, le Président de la République était en train de se faire filmer en train de déjeuner à la cantine avec des écoliers. Il était là, de manière évidente, et nul ne lui en fait reproche, pour tourner des images et montrer son visage. En un mot : il était là pour « communiquer ». Il n’y a rien de plus normal à cela ; mais il n’y a rien de plus normal, non plus, à ce qu’un journaliste lui pose alors une question sur sa communication. Ce qui apparaît bien comme anormal est la réponse du Président. Clément Viktorovitch, sur le site électronique du Point[7], remarque alors que plutôt de chercher à réfuter la position de ses contradicteurs, Emmanuel Macron s’emploie à disquali6er la légitimité de ceux qu’il présente comme des adversaires. Et c’est bien de cela dont il a donné un nouvel exemple, et il faut bien dire un exemple hideux, lors de sa déclaration de vendredi 8 septembre à Athènes.

Réflexe d’enfant gâté ou réflexe de classe ?

Habitude pour le moins, et sans doute méthode. Mais de quelle méthode s’agit-il ? On pourrait lire ces débordements de la part du Président comme le témoignage de son exaspération devant une réalité qui lui résiste, qui lui échappe. Pour tout dire, ces mots terribles ne seraient que l’expression d’un homme qui a « pété les plombs ». La jeunesse du Président va dans ce sens, de même que la vie protégée qu’il a menée jusqu’à son élection. Être une « premier de la classe », quelqu’un que des puissants repèrent et protègent, travailler avec un autre Président – François Hollande – puis devenir Ministre, enfin trahir son protecteur mais non sans s’en être trouvé de nouveaux et enfin arriver aux sommets du pouvoir, tout cela ne prépare pas spécialement à l’adversité. Chris Bickerton, dans son éditorial du 7 septembre dans le New York Times, dresse un portrait au vitriol d’Emmanuel Macron[8]. Constatant son effondrement dans les sondages, il s’interroge si ce Président ne souffre pas d’une arrogance d’enfant gâté. Il y a, certes, de la condescendance très américaine dans cet éditorial, mais aussi beaucoup de vérité.

Pourtant il serait hasardeux d’attribuer cette « méthode » et ce comportement d’Emmanuel Macron, méthodes et comportement qui, n’en doutons pas, le rendront bien vite odieux aux Français, à une simple arrogance, à des traits personnels, même s’ils existent. Il y a derrière le sentiment de supériorité couplé avec celui d’avoir raison, d’incarner le « camp du bien » que l’on trouve largement répandu dans cette élite néo-libérale. Pace qu’elle se croit détentrice d’un savoir supérieur, parce qu’elle est persuadé que ce savoir se combine avec une bienveillance dont elle serait la seule à disposer, elle ne peut qu’éprouver du mépris pour ses adversaires.

En tout état de cause, cette méthode est inacceptable pour un Président. Elle est de nature à détruire complètement sa légitimité. Et, en ce cas, la légalité de son élection pèsera bien peu face à la légitime – elle – colère des Français.

PAR  · 

Marie-Antoinette n’a probablement jamais dit « s’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ». Mais, cette phrase lui a collé à la peau et l’a condamnée aux yeux de l’opinion avant même qu’elle soit jugée. Emmanuel Macron a, quant à lui, bien prononcé les phrases qui lui seront à jamais reprochées. Qu’il ne s’étonne pas, alors, de susciter la haine et la rage. Qu’il ne s’étonne pas si, par malheur, sa tête devait finir au bout d’une pique…

Notes

[1] http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/09/08/a-athenes-macron-assure-qu-il-ne-cedera-rien-sur-les-reformes_5182994_823448.html

[2] Sapir J., « Les trois fautes d’Emmanuel Macron », note publiée le 27 août 2017 sur le carnet RussEuropehttps://russeurope.hypotheses.org/6241

[3] Sapir J., « Les ordonnances désordonnées », note publiée sur le carnet RussEurope le 1er septembre 2017, https://russeurope.hypotheses.org/6253

[4] http://www.lejdd.fr/politique/exclusif-la-popularite-de-macron-seffondre-encore-14-points-3419795

[5] William Shakespeare, Hamlet (1601), Acte II, scène 2, Polonius

[6] Rapporté par Clément Viktorovitch dans le Le Point.fr, 06/09/2017 à 15:50 http://www.lepoint.fr/chroniques/viktorovitch-l-inquietant-discours-d-emmanuel-macron-06-09-2017-2154981_2.php

[7] http://www.lepoint.fr/chroniques/viktorovitch-l-inquietant-discours-d-emmanuel-macron-06-09-2017-2154981_2.php

[8] https://www.nytimes.com/2017/09/07/opinion/emmanuel-macron-popularity.html?_r=0

Source: https://russeurope.hypotheses.org/6264