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WWIII : FACE A FACE USA-RUSSIE. Tandis que la Russie de veut pas d'une Guerre avec la Corée du Nord, en plus du Moyen Orient et de l'Afrique, L'immigration volontaire et programmée de l'UE occupe maintenant les Universités. Nos SDF sont par contre, toujours dans la rue.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : FACE A FACE USA-RUSSIE. Tandis que la Russie de veut pas d'une Guerre avec la Corée du Nord, en plus du Moyen Orient et de l'Afrique, L'immigration volontaire et programmée de l'UE occupe maintenant les Universités. Nos SDF sont par contre, toujours dans la rue. Nous aurons bientôt assez  de Migrants pour remplacer les Français qui vont partir à la Guerre. Le Président Vladimir Poutine est très pessimiste quant à la volonté du DEEP STATE ou état profond Américain qui veut la Guerre généralisée, pour sortir son Nouvel Ordre Mondial alors que la Russie et les Brics sont déjà dans un Ordre Mondial Multipolaire, et le Président Français Macron et lui sur une ligne Multilatéralisme mais avec un commandement unique du N.O.M., une évolution par rapport au Président Hollande.

La 72ème Assemblée générale des Nations unies s’ouvre à New York du 17 au 21 septembre.

Ce grand rendez-vous diplomatique est une première pour Emmanuel Macron, Donald Trump et le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Le Président Vladimir Poutine a décidé de ne pas y participer, mais Tillerson à rencontré Lavrov Dimanche 17 Sep 2017, pour s'entendre dire qu'ils vont attaquer la Corée du Nord, et qu'ils ne veulent pas de la Russie dans le cirque (c'est soit cela, soit la destitution de Trump, pris en otage en plus du reste), et la Russie est toujours en alerte rouge.

Une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus cette semaine à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies. La grand-messe diplomatique est dominée cette année par les tensions avec la Corée du Nord, la Syrie et l’épée de Damoclès planant sur l’accord nucléaire iranien. Ce rendez-vous annuel, au cours duquel la réforme de la « machine onusienne » devrait également être abordée, est une première pour le président américain Donald Trump, son homologue français Emmanuel Macron et le secrétaire général de l’organisation Antonio Guterres qui ont tous les trois pris leurs fonctions cette année.

Ce baptême du feu pour le chef de l’Etat français sera l’occasion de défendre le « multilatéralisme » à l’heure où les prises de positions du locataire de la Maison Blanche semblent menacer plusieurs accords internationaux et des opérations onusiennes. Cette problématique, souligne-t-on dans l’entourage de M. Macron, constituera le cœur de son discours d’une quinzaine de minutes mardi midi (18 heures, heure de Paris) devant une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement – temps fort de cette visite marathon de trois jours qui sera également marquée par des rencontres bilatérales avec ses homologues turcs, américain ou iranien. Lors de ce grand oral, le président de la République fera part de « ses préoccupations dans le contexte mondial que nous connaissons aujourd’hui », dit-on à l’Elysée.

Au menu également cette semaine : les essais nucléaires nord-coréens, la pérennité de l’accord sur le programme nucléaire iranien conclu entre Téhéran et les puissances du groupe P5 + 1 (Etats-Unis, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Russie et Chine) en 2015, les six ans de conflit syrien qui ont fait plus de 300 000 morts et des millions de réfugiés, la réforme de l’ONU qui doit la rendre la rendre « plus efficace et performante », ainsi que le « pacte mondial pour l’environnement » que doit présenter Emmanuel Macron. Rédigé par 80 experts internationaux, ce texte a l’ambition de devenir le « premier accord international juridiquement contraignant, rassemblant et harmonisant l’ensemble des droits environnementaux dans un seul et même document ». 

AFP

Au total, six trains de sanctions des Nations Unies ont été adoptés depuis le premier test nucléaire nord-coréen en 2006, mais deux résolutions adoptées l'an dernier ont significativement renforcé les sanctions contre le régime nord-coréen.

L'ambition nord-coréenne de se munir de la puissance nucléaire pose un épineux problème à Donald Trump qui est en désaccord avec Beijing sur la manière de gérer le régime de Pyongyang.

Ce tir de missile intercontinental, capable de frapper les côtes américaines, est survenu quelques heures après les nouvelles sanctions prises par le Sénat américain contre la Corée du Nord.

«En menaçant le monde, ces armes et ces essais isolent davantage la Corée du Nord, affaiblissent son économie et appauvrissent sa population», a poursuivi M. Trump.

Le président américain a prévenu vendredi que les essais nord-coréens constituaient une action «imprudente et dangereuse», rejetant «les affirmations du régime selon lesquelles ces essais --et ces armes-- assurent la sécurité de la Corée du Nord».

Pékin, de son côté, a réitéré samedi son appel habituel à la «retenue» des «parties concernées».

La Chine est le dernier allié majeur de Pyongyang tandis que la Russie de Vladimir Poutine a demandé à la communauté internationale de «ne pas perdre son sang-froid» face à la puissance nucléaire du régime nord-coréen.

«En tant que soutiens économiques du programme nucléaire balistique de la Corée du Nord, la Chine et la Russie portent une unique et spéciale responsabilité dans l'augmentation de la menace pour la stabilité régionale et globale», a déclaré Rex Tillerson dans un communiqué.

Après la réussite de ce second tir de missile balistique intercontinental continental en un mois, le leader nord-coréen Kim Jong-Un a proclamé que «n'importe où, n'importe quand (...) tout le territoire américain est à notre portée de tir».

La Chine et la Russie portent une «responsabilité unique et spéciale» dans l'aggravation de la menace que représente la Corée du Nord, a accusé le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, après le dernier tir de missile intercontinental par Pyongyang.

 

Sénateur russe: nous ne laisserons pas les USA «expérimenter» avec la Corée du Nord © Sputnik. Ilya Pitalev

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La Russie, pays limitrophe de la Corée du Nord, ne peut pas tolérer une opération militaire dans ce pays, qui risquerait d'avoir des conséquences très graves non seulement pour la région, mais pour le monde entier, selon un sénateur russe.

Étant donné qu'une opération militaire des États-Unis et de leurs alliés contre la Corée du Nord obligerait Pyongyang à riposter par tous les moyens disponibles, la Russie ne permettra pas à Washington pareilles expériences près de ses frontières, a déclaré le sénateur russe Konstantin Kossatchev.

Auparavant, le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a déclaré que Washington essayait de trouver une solution pacifique au problème nord-coréen, tout en admettant l'existence d'une solution militaire.

«[Les leaders nord-coréens] feront tout pour se protéger contre une ingérence étrangère. Aussi, tant que les États-Unis, les autres pays occidentaux, les voisins de la Corée du Nord, la Corée du Sud, le Japon et d'autres pays de la région admettront la possibilité d'une solution militaire et du renversement du régime actuel […], tant que cette menace existera, la Corée du Nord et ses autorités continueront de réaliser leur programme nucléaire», a déclaré aux journalistes le sénateur russe.

Selon lui, il n'y a aucune solution militaire à la crise coréenne.

«Il ne fait aucun doute que si une opération militaire est lancée, les autorités nord-coréennes mettront en œuvre, hélas, toutes les possibilités dont elles disposent et tout cela se terminera de façon très déplorable, non seulement pour la région, mais aussi pour le monde entier, les États-Unis y compris», a poursuivi le sénateur.

«En ce sens, les États-Unis sont dans une position plus confortable, parce qu'ils sont très éloignés géographiquement de la région et, je suis désolé, peuvent s'offrir le luxe d'expérimenter. Alors que nous, qui sommes un pays limitrophe de la Corée du Nord, ne pouvons pas nous permettre de plaisanter. Nous ne pouvons permettre ni aux États-Unis, ni aux autres pays de mener pareilles expériences sur la Corée du Nord», a conclu le sénateur russe.

Zapad 2017: Vladimir Poutine arrive pour inspecter, sur le pied de guerre en alerte rouge.© Sputnik. Mikhaïl Klimentiev

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Dans le cadre des exercices stratégiques conjoints Zapad 2017 des forces russes et biélorusses, Vladimir Poutine s’est rendu ce lundi dans la région de Leningrad afin d’inspecter l’organisation et assister aux manœuvres.

Le chef de l'État russe est arrivé ce lundi dans la région de Leningrad pour assister aux manœuvres russo-biélorusses Zapad 2017, qui ont semé la panique dans certains médias d'Europe de l'est.

 

© Sputnik. Mikhaïl Klimentiev
Vladimir Poutine inspecte les manœuvres Zapad 2017

Bien que des pays membres de l'Otan aient auparavant exprimé leur profonde préoccupation face à ces manœuvres militaires au caractère purement défensif selon Moscou, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a déclaré que la présence de Vladimir Poutine aux exercices Zapad 2017 n'était pas liée aux craintes exprimées par certains pays occidentaux.

«C'est pratique courante. Ce sont les plus grands exercices. Poutine assiste toujours à l'une de ses étapes en tant que commandant suprême», a déclaré Dmitri Peskov aux journalistes, vendredi dernier.

 

© Sputnik. Mikhaïl Klimentiev
Vladimir Poutine inspecte les manœuvres Zapad 2017

L'exercice stratégique conjoint Zapad 2017 des forces russes et biélorusses se déroulent du 14 au 20 septembre dans les deux pays.

Les manœuvres rassembleraient quelque 12.700 militaires, dont 5.500 russes, 70 avions et hélicoptères, jusqu'à 680 véhicules de combat, y compris 250 chars, environ 200 pièces d'artillerie, de mortiers et de lance-roquettes multiples, ainsi qu'une dizaine de navires, selon le ministère russe de la Défense.

«Kim Jong-un n’est pas un fou et poursuit une stratégie froidement calculée», selon Berlin

© REUTERS/ Hannibal Hanschke

International

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Le ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, appelle la Russie, les États-Unis et la Chine à se mettre à la table de «négociations directes» avec Pyongyang pour faire voir à Kim Jong-un qu’«il y a d’autres garanties de sécurité hormis les bombes nucléaires».

«Kim Jong-un n'est pas du tout un fou, mais poursuit une stratégie froidement calculée et croit que s'il possède la bombe nucléaire, son régime sera assuré», a confié au journal Bild le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel.

Ainsi, a-t-il poursuivi, il faudrait lui présenter une autre garantie de sécurité et lui faire voir que la bombe nucléaire n'est pas la seule solution disponible.

«Tout cela n'est réalisable que par le biais de négociations directes avec la Corée du Nord. Les trois puissances mondiales — les États-Unis, la Russie et la Chine — doivent se mettre à la table des négociations», a souligné le ministre.

Dimanche, le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a appelé la Chine et la Russie à faire pression sur la Corée du Nord pour qu'elle change sa politique actuelle. Il a également déclaré que les États-Unis ne cherchent pas à changer le régime en Corée du Nord.

Auparavant, le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a déclaré que Washington essayait de trouver une solution pacifique au problème nord-coréen, tout en admettant l'existence d'une solution militaire.

Étant donné qu'une opération militaire des États-Unis et de leurs alliés contre la Corée du Nord obligerait Pyongyang à riposter par tous les moyens disponibles, la Russie ne permettra pas à Washington pareilles expériences près de ses frontières, a déclaré dans la foulée le sénateur russe Konstantin Kossatchev.

8 000 étudiants privés de cours à Reims à cause de migrants installés sur le campus (IMAGES)

8 000 étudiants privés de cours à Reims à cause de migrants installés sur le campus (IMAGES)© Capture d'écran Twitter @ValerieCoulet
Le campus de l'université de Reims est occupé par une quarantaine de migrantsL'université de Reims-Champagne-Ardenne a fait savoir que les cours étaient suspendus «jusqu'à nouvel ordre» en raison de la présence de migrants sur le campus. Cette mesure touche environ 8 000 étudiants.
«L'accès aux locaux de l'université [de Reims] situés sur le campus Croix-Rouge est interdit jusqu'à rétablissement des conditions de sécurité», a écrit le président de l'université Guillaume Gellé dans un arrêté d'interdiction signé le 17 septembre au soir et transmis à l'AFP. 

La crise des migrants dans les médias pendant l’été 2017 : toujours plus !

La crise des migrants dans les médias pendant l’été 2017 : toujours plus !

DOSSIER. Durant cet été 2017, la crise migratoire a continué d’être un fil rouge dans les médias. Nombre d’entre eux auront été des vecteurs d’informations à ce sujet, voire des promoteurs d’une vision engagée de l’accueil des migrants économiques et politiques. En voici une revue de presse chronologique et commentée.

Juin : Andante

16 juin : Une lettre ouverte au Président de la République signée par des intellectuels, des personnalités politiques et des artistes assortie d’une pétition demandant « l’arrêt des violences dans la « jungle » de Calais » est mise en ligne sur le Bondy blog. Cette lettre est abondamment reprise par de nombreux médias (radios, sites internet, éditions papier).

Le même jour, Le Monde publie un appel au gouvernement de Daniel Cohn-Bendit et de Romain Goupil dans le même sens, avec « comme première mesure d’urgence, à mettre en place à Calais comme à La Roya des bus qui conduiront les exilés vers des lieux où ils pourront être hébergés et demander l’asile ». Cette demande de remise en cause du « règlement Dublin » (qui prévoit que la demande d’asile est faite dans le premier pays européen d’entrée) se concrétise le 17 juillet avec l’arrivée à Nice de 130 clandestins venant d’Italie dirigés par des militants no borders vers la Préfecture pour y déposer une demande d’asile, selon Nice Matin.

20 juin : Comme en écho à ces appels largement médiatisés venant de cercles somme toute restreints, le ministre de l’intérieur, G. Collomb, annonce un prochain « plan migrants » selon Le Monde. Le même jour, Le Monde nous informe qu’« un chauffeur (a été) tué dans un accident provoqué par un barrage installé par des migrants dans le Pas-de-Calais ».

22 juin : L’agence Reuters informe de l’ordre donné par le Président Macron aux Préfets afin « qu’ils montrent plus d’humanité envers les clandestins ».

23 juin : France Info donne la parole à un chercheur « spécialiste des migrations ». Celui-ci indique que le message de fermeté du Ministre de l’intérieur est en « contradiction totale » avec les propos du Président de la République sur le sujet des migrants. La pression continue avec Marianne. Dans un article paru dans son édition du 30 juin consacré à « l’apocalypse à la Chapelle », le journal interviewe le fondateur de l’association Utopia 56. Celui-ci fait mine de nous interroger pour étayer sa démonstration concernant l’accueil de migrants : « nous en avons accueilli combien ? 30 000 ». Et le journaliste de conclure : « ceux qui n’auront pas obtenu le statut de réfugié devront retourner dans le pays où ils ont débarqué, en vertu des accords de Dublin ».

Même couplet moralisateur dans l’édition de juillet-août d’Alternatives économiques : « Emmanuel Macron ne peut pas être le Président des beaux discours à Bruxelles et en même temps de la chasse aux réfugiés ». D’autres éditorialistes maintiendront la pression, comme Europe 1 le 27 juillet : « la France peut faire plus ! ». Audrey Pulvar s’interroge sur Cnews le 24 juin : des relents de colonialisme ne seraient-ils pas la cause de la réticence française à accueillir des migrants ? Jean-Marcel Bouguereau dans La République des Pyrénées s’interroge : « que fait la France ? ». Le chiffre de 30 000 migrants accueillis par la France revient en boucle dans les médias, alors qu’il s’agit du nombre de demandeurs d’asile « relocalisés » que le Président Hollande s’était engagé en 2015 à accueillir en France jusqu’en 2017. Cette confusion amène l’écrivain et essayiste Pascal Bruckner, d’habitude plus prudent, à reprendre ces chiffres dans une interview au Figaro comme étant le nombre de « réfugiés » accueillis par le France.

Pourtant, le nombre des demandeurs d’asile en France ne cesse de progresser et a atteint 100 000 pour la seule année 2016 selon Le Figaro, et les déboutés ne sont quasiment jamais expulsés, dixit le JDD à partir d’informations gouvernementales et de la Cour des comptes. Cela ne semble pourtant pas suffisant pour de nombreux éditorialistes…

Juillet : Allegro

2 juillet : Libération reprend une dépêche de l’AFP selon laquelle, concernant les « migrants : un « code de conduite » pour les Organisations Non Gouvernementales (est) en préparation ». « L’idée est que les ONG doivent certes répondre à leur vocation de sauvetage en mer, mais ne pas alimenter elles-mêmes ce flux incessant, explique-t-on dans l’entourage du ministre français ».
On ne pourra pas dire cette fois qu’il s’agit d’une intox de la réinfosphère qui dénonçait certaines pratiques douteuses. Challenges nous informera le 1er août que 5 ONG refusent de signer la charte proposée par le gouvernement italien.

4 juillet : Sept responsables d’associations de soutien aux migrants lance un « appel d’urgence « à E. Macron, réclamant notamment « des mesures et des moyens nouveaux pour une politique migratoire d’hospitalité », nous informent L’Obs et Les Inrocks.

6 juillet : Libération entend peut-être renouveler l’effet causé en septembre 2015 par la photo d’un enfant échoué sur une plage grecque en publiant en couverture du journal une photo d’une femme noyée en mer méditerranée.

Dans une édition largement reprise dans les revues de presse de radios nationales (Europe 1, France 24) et de chaines de télé (France 24), le journal donne la parole à une ancienne commissaire européenne, Emma Bonino : « en 2016, l’Italie a accueilli 181 000 migrants », « nous ne sommes pas face à une invasion ». « Non seulement les arrivées ne représentent qu’une goutte d’eau par rapport aux 500 millions d’Européens (moins de 0,04 %) mais que la péninsule, qui a perdu près de 90 000 habitants l’an passé en raison de sa crise démographique, serait bien avisée de les accueillir ». Cette mise en perspective fait le silence sur l’évolution depuis les dernières années ainsi que sur le nombre cumulé de clandestins sur le sol italien. Des informations pas forcément importantes quand il s’agit de minimiser un phénomène qui alarme pourtant les autorités italiennes selon RFI.

7 juillet : Le Premier Ministre italien Matteo Renzi évoque un numerus clausus de migrants, annonce France Soir. « Nous ne devons pas nous sentir coupables si nous ne pouvons pas accueillir tout le monde ».

En France, l’adjoint de la Maire de Paris affirmait à Télérama le 4 juin 2016 avant la création du centre de la Chapelle : « le fameux risque d’appel d’air, nous (n’y) croyons pas du tout ». Pourtant, le 7 juillet 2017, l’évacuation de 2 800 clandestins, la 34e depuis juin 2015 selon Les Échos, n’empêchera pas la reconstitution immédiate de la jungle de la Chapelle. Le Parisien nous informe en effet qu’une semaine plus tard, « la jungle de la Chapelle se remplit à nouveau. Il y a tout juste une semaine, près de 2 800 réfugiés étaient évacués. Quelques jours plus tard, près de 400 nouvelles personnes sont arrivées et vivent dans des conditions toujours aussi insupportables ». Aucun de ces journaux n’aura l’outrecuidance de rappeler les propos tenus par l’adjoint de la Maire de Paris au journal Télérama un an plus tôt.

Jamais à court d’idées, la Maire de Paris déclare au Parisien qu’« il faut quadriller toute la France de centres d’accueil décents », via un projet de loi et que soient installés des «centres de premier accueil » tout au long des grands « parcours migratoires ». « Charge à ces centres de transit, ensuite, de répartir les demandeurs d’asile dans des hébergements pérennes sur tout le territoire, tout en lançant les procédures administratives adéquates ». L’intervieweur ne lui rappelle pas les 450 nouveaux centres d’accueil et d’orientation mis en place depuis octobre 2015 et les 62 hôtels Formule 1 achetés en 2017 par l’État, dédiés au logement des migrants selon Sud Ouest. Un oubli sans doute…

Un refrain est répété et relayé dans les médias « mainstream » : malgré l’augmentation continue des capacités d’accueil, ce ne sont pas les migrants qui sont trop nombreux, ce sont les places d’accueil et d’hébergement qui sont en nombre insuffisant.

12 juillet : France Info dévoile le Plan migrants du gouvernement et relaie l’annonce du Premier Ministre de « moyens supplémentaires pour l’accueil des migrants » : « Un total de 12 500 places d’hébergement pour les demandeurs d’asile et les réfugiés vont être créées d’ici à 2019. Dans le même temps, ceux qui ont été déboutés de cette demande feront “systématiquement” l’objet d’une mesure de reconduite à la frontière ».

13 juillet : Commentant ce plan, Le Figaro indique qu’« Édouard Philippe était fier d’annoncer que la France contrôlerait systématiquement sa frontière avec l’Italie jusqu’en novembre. La vraie question est pourtant de savoir ce qu’elle fera après ce mois fatidique où elle aura épuisé son droit à tout filtrer. Puisque après le 11 novembre, l’Europe va le lui interdire… ». Une information quasiment passée inaperçue mais essentielle, compte tenu de la situation à la frontière franco italienne – Vintimille se transformant en Calais bis selon France Info.

Le même jour, dans un dossier consacré à l’immigration en France, Valeurs actuelles publie un article consacré au « maquis judiciaire impénétrable » qui aboutit à ce que « 5 % des déboutés (du droit d’asile) quittent effectivement le territoire français ». Un maquis heureusement éclairci par le site internet infomigrants.net, piloté notamment par France Médias Monde (France 24, RFI, MCD), qui présente les possibilités de recours des déboutés du droit d’asile. Infomigrants.net s’affirme depuis quelques mois comme le complément du site juridique infomigrants.org, « les informations en droit des étrangers », financé par le gouvernement. La Belgique a pris une autre option en 2015, en diffusant notamment sur Facebook des messages visant à dissuader les migrants de venir dans le pays.

17 juillet : Nice-Matin nous informe qu’« environ 130 demandeurs d’asile sont arrivés lundi matin en gare de Nice ». « Dès leur arrivée, ils ont été escortés par la police sur le trajet qui les mène à la Plateforme d’aide aux demandeurs d’asile (Pada), boulevard Francois-Grosso, afin de déposer un dossier. D’après David Nakache, le président de l’association “Tous citoyens”, une vingtaine de demandeurs d’asile arrivent chaque jour dans la propriété de Cédric Herrou ».

L’article se veut factuel et non juridique. Pas un mot donc dans le journal sur le règlement Dublin sur les demandes d’asile et la loi réprimant l’aide au séjour de clandestins. Le militant Cédric Herrou a des solutions clefs en main pour régler l’afflux que connait la frontière franco-italienne. Il s’en explique largement dans les tribunes que lui donnent notamment France 3 et France Info.
L’actualité du jour en méditerranée est pour France 2 et Le Figaro l’afflux… de touristes dans certains lieux de villégiatures. Bonnes vacances à vous…

Le même jour, Le Monde rapporte qu’en Allemagne, lors du week-end du 16 juillet, des « échauffourées et agressions sexuelles impliquant des migrants près de Stuttgart » ont été constatés.

18 juillet : Le journal Sud Ouest informe qu’« un élu proche du FN réclame la dissolution de “Roya Citoyenne” ». « Il accuse en particulier Cédric Herrou, figure emblématique de Roya Citoyenne, d’être « le dernier maillon d’une mafia de passeurs  ».

Le même jour, le journal italien La Stampa nous informe que « sur 8 000 communes (italiennes), seules 2 500 ont décidé de continuer à leur ouvrir les portes », une information seulement reprise en France par le site Media Presse info.

22 juillet : Une étude universitaire allemande épingle le parti pris des médias concernant la crise des migrants, nous informe le site RT. « Des chercheurs de la Hamburg Media School et de l’Université de Leipzig ont constaté que les principales publications allemandes n’avaient pas couvert de manière objective la crise des migrants ». Toute similitude avec les radios publiques françaises …n’est pas à écarter !

24 juillet : Le journal Nice-Matin annonce que « plus de 200 migrants sont arrivés à Nice pour demander l’asile », accompagnés par Cédric Herrou et José Bové. Le député européen d’EELV dément une activité de « passeurs de clandestins ».

Il ne faut pas compter sur L’Obs et Le Parisien pour rappeler ce qu’affirmait le militant no border au Monde en janvier 2017 concernant le passage de 200 migrants à la frontière franco italienne qu’il a organisé.

Sur Arte, l’émission 28 Minutes est consacrée à la crise des migrants. Les invités sont Maryline Baumard journaliste au Monde, Alexandre Devecchio, journaliste au Figaro et François Gemenne, chercheur à Sciences Po. Deux invités favorables à l’ouverture des frontières et un intervenant favorable à des mesures restrictives, la pluralité version Arte est respectée.

France 3 nous informe de la construction d’un mur par des habitants d’un village des Hautes-Pyrénées « pour empêcher la venue des migrants » au Formule 1 de Séméac qui doit être transformé en centre d’accueil. Le « mur de la honte » selon La République des Pyrénées sera détruit 2 jours plus tard.

Le même jour, La Voix du Nord nous informe que « face aux barrages de migrants, de nouveaux panneaux à messages à Calais sur l’Autoroute A16, à hauteur de Guemps » sont installés. Il s’agit « d’informer les usagers de toutes difficultés de circulation (notamment en cas d’installation de barrages de migrants) sur le réseau pour qu’ils y circulent en toute sécurité  ». Le quotidien nordiste nous informe que les barrages posés par des migrants sur la rocade engendrent de très nombreuses perturbations sur l’A16 et la rocade portuaire en 2015, 2016 et à partir de mai 2017.

25 juillet : Selon Libération, « la police a procédé lundi à l’interpellation de 156 migrants en gare de Cannes ainsi qu’à celle de l’agriculteur militant Cédric Herrou qui les accompagnait pour se rendre à Nice puis à Marseille pour déposer une demande d’asile ». Selon la radio de service public France Info qui diffuse en ligne une vidéo de M. Herrou destinée à l’association « Roya citoyenne », C. Herrou a été arrêté « pour avoir dénoncé la situation des migrants ». On ne pourra pas reprocher à France Info l’ambiguïté de sa ligne éditoriale…

26 juillet : L’initiative de militants identitaires qui ont affrété un bateau pour « lutter contre l’immigration clandestine au large de la Libye » selon Nice Provence Info ou « contrer l’action des ONG d’aide aux migrants » selon Le Temps fait l’objet d’une guerre de l’information : « déconfiture » selon L’Obs. « L’action continue » selon le site Fdesouche le 26 juillet.

Le même jour, Boulevard Voltaire nous indique que suite à une mobilisation d’habitants, « les 54 immigrants prévus » ne viendront pas au village de Domrémy-la-Pucelle (Vosges). Ces rares actions font dire à un contributeur du site : « les gauchistes agissent quand les élus FN et LR 

s’offusquent ! ».

27 juillet : 15 jours après l’annonce du plan annoncé par le premier Ministre, Le Figaro nous informe que le Président Macron a annoncé à Orléans « l’initiative de la création « dès cet été » de centres d’examen pour demandeurs d’asile en Libye », « avec ou sans l’Europe ». Il ne doit y avoir « plus personne (comprendre : de migrants, NDR) dans les rues, partout des hébergements d’urgence ». Selon Le Monde, il s’agit pour le Président de « redresser le cap » alors que « de nombreuses voix s’étaient élevées » face à cette volontaire omission (du plan du premier Ministre) sur le volet humanitaire. La création de camps de transit ou la mobilisation de logements vides sur le territoire seraient envisagées selon le quotidien du soir. Le Figaro mentionne dans l’édition de ce jour les propos d’un conseiller de l’Élysée rappelant la promesse en son temps de F. Hollande de loger tous les SDF.

28 juillet : Les commentaires de quotidiens nationaux sur ce plan sont mitigés. Le Figaro s’interroge concernant les reconduites des déboutés du droit d’asile : « Par quel miracle le gouvernement obtiendra-t-il des pays sources les laissez-passer consulaires sans lesquels aucun retour n’est possible ? ». Libération estime que « créer des centres de tris des migrants en Libye est un mirage ». Le Parisien indique concernant la promesse d’hébergement pour tous…les migrants : « Et une promesse de plus à l’agenda présidentiel ! Et non des moindres… ». Les critiques sont rares sur les sites internet des principaux organes de presse concernant la vision messianique du rôle de la France voulue par le Président Macron. En particulier la volonté de créer seul en Libye – où attendent de 800 000 à 1 million de migrants, selon E. Macron, 6,6 millions dans les pays méditerranéens selon le Daily Telegraph – des centres d’études des demandes d’asile.

29 juillet : Un débouté du droit d’asile originaire des Émirats arabes unis tue au couteau 1 personne et en blesse 6 autres à Hambourg, nous informe L’Obs. Le journal reprend la position des autorités de Hambourg : « Les motivations de l’assaillant ne sont pas encore connues, assurent les autorités de Hambourg ». Ceci bien qu’il ait crié « “Allah Akbar !” avant de passer à l’attaque ».

31 juillet : La Voix du Nord nous informe que le Conseil d’État a rejeté les appels de la Ville de Calais et du ministre de l’Intérieur, validant ainsi l’installation de douches pour migrants ordonnée par le tribunal administratif de Lille. La maire de Calais annonce qu’elle refuse de « se plier à la décision du Conseil d’État ». Le quotidien donne ensuite la parole à trois représentants d’association d’aide aux migrants, qui se félicitent de cette décision.

L’argument de l’avocat de la ville de Calais lors de l’audience repris par Le Monde le 31 juillet selon lequel « la commune a tout essayé : centres ouverts, campements, bâtiments modulables, lieux de distribution de repas, mais rien n’a fonctionné », semble laisser de marbre l’éditorialiste du Monde dans l’édition du 1er août : la décision de justice est « une injonction salutaire ».

La radio RTL rappelle dans son journal de 8h du 1er août au sujet de cette décision les nombreux barrages routiers, les rixes entre communautés ainsi que les 30 000 tentatives de passage clandestin à Calais depuis le début de l’année.

Août : Furioso

2 août : Une dépêche de l’AFP reprise par plusieurs sites d’information annonce que « l’Italie passe à l’action pour limiter les arrivées » de migrants. Cette action passe par la saisie du bateau d’une ONG allemande, engagée dans le sauvetage de migrants en Méditerranée et le feu vert à l’envoi de navires militaires à proximité de la Libye. Pour commenter ces mesures, Le Monde ne donne la parole qu’à des ONG, dont Amnesty International, pour qui il s’agit d’une « stratégie honteuse ».

5 août : Le site d’information RT.com reprend des informations du quotidien italien Corriere della Sera selon lesquelles un policier infiltré à bord d’un bateau d’une ONG aurait accumulé les preuves des rapports entretenus par les bénévoles et les passeurs. Continuera-t-on de parler de rumeurs, à l’image de la revue de presse de journaux italiens faite par Courrier international ou d’une tentative de « sabordage de l’action des ONG », comme l’indiquait L’Express en mai ?

7 août : Le bateau « anti migrants » continue de faire parler de lui. Pour Le Monde, « ce bateau, financé par des militants d’extrême droite suit à la trace des navires d’ONG affrétés pour secourir les embarcations de migrants ». France Inter donne lors du journal de 18h la parole à un chercheur belge qui se dit scandalisé qu’on laisse circuler ce navire et s’étonne du code de conduite que le gouvernement italien veut imposer aux ONG. Pas un mot sur le rôle de supplétif de passeurs d’ONG (« sea taxis ») dénoncé notamment par un parti politique italien dans Fox News et l’accusation par le gouvernement italien de favoriser un appel d’air d’immigration comme l’indique le quotidien britannique Financial Times dans un article très documenté.

Près de Gravelines, dans le nord, La Voix du Nord nous informe que « de nouvelles échauffourées ont éclaté entre des Petit-Fort-Philippois et des migrants mineurs ». Le sujet de la violence de jeunes migrants récemment arrivés en France est traité isolément dans les pages locales de Métropolitain à Montpellier, de 20 Minutes à Rennes et dans un article du Monde concernant la situation à Paris.

8 août : Le jugement en appel du militant no border C. Herrou est annoncé par France Inter, qui au sujet de ce procès ne donne la parole au journal de 7h qu’à l’intéressé. La radio invite une nouvelle fois le militant à une émission le 9 août au « débat de midi », lui permettant de commenter sa condamnation à 4 mois de prison avec sursis et d’être qualifié de « héros » par le journaliste de la radio publique. Comme le fait remarquer un auditeur à l’antenne, tous les invités de l’émission ont la même opinion sur le sujet. À l’image du Monde, de nombreux organes de presse parlent de « délit de solidarité ».

9 août : Les articles défavorables à l’action du militant no border C. Herrou sont rares dans les médias. Le Figaro publie une tribune d’un conseiller municipal niçois qui indique notamment que « la motivation véritable de ces associations n’est pas tant dans le sort des migrants que dans la dénonciation de la frontière, jugée coupable de tous les maux ». Valeurs actuelles publie des extraits d’une lettre du Ministre de l’intérieur datée du 28 juillet évoquant « différents collectifs de la vallée de la Roya animés par la volonté d’occuper l’espace public et médiatique ».

10 août : Le Parisien nous informe que des dizaines de clandestins sont arrivés la veille sur des plages espagnoles. Cette information insolite met en lumière le fait que « l’Espagne est en voie de rattraper la Grèce » en nombre d’arrivées, selon des informations recueillies par Le Monde.

12 août : Le journal de l’Outre-mer sur France Inter évoque l’afflux de demandes d’asile en Guyane, qui est passé depuis 2014 de 1 000 à 20 000 par an et la demande d’un sénateur de mesures « pour endiguer cette explosion de demandes d’asile ». Endiguer, un mot tabou sur les ondes publiques… Le même jour, Le Figaro nous informe que suite aux mesures prises par l’Italie (charte pour les ONG, contrôle au large des côtes libyennes), « les arrivées en Italie ont commencé à diminuer ». Une Italie « abandonnée par l’Union européenne » selon France Culture lors d’une émission au cours de laquelle la distinction entre réfugiés politiques et migrants économiques est contestée tant par un intervenant que par l’animateur.

13 août : Le Monde nous informe que « plusieurs ONG suspendent le sauvetage de migrants en Méditerranée ». « Des décisions prises après les nouvelles mesures de la marine libyenne, notamment contre les navires étrangers ». Pour Libération, la conséquence des mesures est « des migrants assassinés et des ONG entravées ». Le journal italien La Reppublica estime qu’avec ces mesures « Le sens moral s’est inversé ». L’Obs rappelle que « l’Italie a vu débarquer plus de 600 000 migrants depuis 2014, essentiellement passés par la Libye ».

14 août : Une dépêche de l’AFP reprise par Yahoo Actualités indique qu’à bord de « l’Aquarius, seul navire d’ONG resté au large de la Libye, on s’inquiète surtout de ne plus voir arriver de migrants ». Aucun organe de presse ne s’interroge sur la soudaineté de l’arrêt des sauvetages en mer dû au simple respect des eaux territoriales libyennes et sur rôle des ONG avant cette mesure. Il faut lire des commentaires en réaction à l’article ainsi que ceux sur le site du Monde pour voir le sujet évoqué.

18 août : Nationalités : RTL annonce l’évacuation de 3 500 migrants Porte de la Chapelle. Ils sont selon France Info « des Afghans, des Soudanais, des Érythréens pour la plupart » (pays en guerre NDR). Les « jeunes migrants », bénéficiaires de l’aide sociale à l’enfance qui ne tient pas compte de la nationalité et qui manifestent à Cassel (Nord) viennent « de Guinée, Sénégal, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mali ». Selon l’UNHCR, les principaux pays d’origine des migrants qui traversent la Méditerranée sont le Nigeria, la Guinée, et la Côte d’Ivoire.

Que ressort-il de la couverture médiatique de la crise des migrants durant cet été 2017 ?

Les approximations et confusions entretenues au sujet du nombre de migrants (économiques et demandeurs d’asile) accueillis en France sont nombreuses dans de nombreux médias et convergent dans le même sens : il faut faire plus, malgré l’accroissement des capacités d’accueil depuis 2015 et le nombre grandissant de migrants arrivant en France.

Les mesures prises par l’Italie depuis l’été 2017 pour endiguer le flux de migrants partant des côtes italiennes ont braqué le projecteur sur une information présentée fin 2016 comme émanant de la « réinfosphère » : des ONG jouent un rôle de fait dans le passage de milliers de clandestins des côtes libyennes vers l’Italie.

À de rares exceptions près, quand un organe de presse, une radio ou un site internet généraliste interroge un « spécialiste » sur le sujet, il s’agit d’une ONG, d’une association ou d’un expert patenté, dont le point commun est d’être favorable à un plus large accueil de migrants.

Quinze jours après l’annonce du plan Migrants par le premier Ministre, l’intense campagne de pression du lobby artistico-médiatique a été suivie par la présentation le 27 juillet par le Président Macron (dixit Le Monde) de mesures radicales : plus de migrants dans les rues, l’installation en Libye de bureaux pour aller y chercher les demandeurs d’asile, etc…

Le déphasage entre une population majoritairement opposée à l’accueil de migrants (cf. sondage IFOP Atlantico, Le Monde) et la majorité des médias ne fait que se confirmer…

Nous laisserons la conclusion à Christophe Barbier, éditorialiste à L’Express. Celui-ci estimait dans un éditorial publié en 2015 au sujet des migrants qu’« ils ne nous demandent pas notre avis, ils continueront à prendre des embarcations de fortune ». « Si on peut les gérer bien, on pourra en accueillir plus ». Et de nous expliquer en avril 2017 dans le JDD la conception de son rôle :

« L’éditorialiste est un tuteur sur lequel le peuple, comme du lierre rampant, peut s’élever ».

Yvette et Thomas sont dans la rue depuis quinze ans

Précarité :Ce couple inséparable survit en situation de non-demande, s’exposant sur la place publique jour et nuit.

Sur le banc en bois de la place des Eaux-Vives, le corps souffrant d’une femme qui refuse toute aide.

Sur le banc en bois de la place des Eaux-Vives, le corps souffrant d’une femme qui refuse toute aide. Image: Magali Girardin

Durant les premiers hivers, les chambres d’hôtel à petit prix leur servent de repli ponctuel. Une nuit dehors, une nuit au chaud. Cette alternance est rompue à deux reprises au moins par des hébergements prolongés chez des particuliers. On perd leur trace, les nouvelles glanées se montrent rassurantes, on les croit sortis de la galère des sans domicile fixe, ils y replongent, investissant une nouvelle adresse provisoire dans l’espace public.

Main charitable

Avant-hier, les toilettes fermées des Halles de l’Ile leur servent de chambre de fortune; une main charitable leur glisse chaque soir la clé dans la poche. Hier, c’est le pavé du square de la BCG, toujours entre les deux bras du Rhône, qui les accueille. De longs mois au pied du même arbre, couchés sur un banc circulaire à l’inconfort absolu. Cette vision quotidienne encourage les initiatives privées. Les voici pour quelques mois dans le studio chauffé mis à disposition par un logeur. Ils le quittent au seuil du printemps et retrouvent une fois encore la rue. Yvette a vieilli, Thomas est sans âge. Il marche beaucoup, elle ne se déplace pratiquement plus. D’abord assise sur un banc public, face à l’entrée d’un fleuriste de la Terrassière. Cohabitation difficile. Comme celle qui suit au Rond-Point de Rive. Trop de passage aux yeux de cette femme qui fatigue de jour en nuit.

Désormais, ils occupent l’ancien abribus de la place des Eaux-Vives, succédant à un SDF aujourd’hui décédé qui, le premier, avait fait de ce banc en bois regardant le carrefour son refuge permanent. A demeure et à couvert, sous une marquise circulaire protégeant de la pluie. Mais pas du froid. Le fils ne s’en plaint pas: «Les gens du quartier nous ont amenés des couvertures et deux coussins; ils nous donnent régulièrement de la nourriture et même de l’argent.»

«Allez-vous-en, Monsieur!»

«Les coussins, on les avait déjà», précise la mère, en sortant de la lecture de son journal, le quotidien Libération, auquel elle est restée fidèle, comme Le Canard enchaîné, acheté chaque mercredi. Elle ajoute: «Ce n’est pas bien de bavarder. Vous êtes un peu insistant, Monsieur. Allez-vous-en.» Quand on articule les mots «aide, soin, soutien», en traduisant le regard

interloqué des gens qui se posent sur elle, son rejet est définitif: «Laissez-nous tranquilles.»

Cette phrase, elle la répète chaque semaine aux professionnels de la santé qui se succèdent à son chevet. Yvette et Thomas sont très visités, très suivis et connus d’à peu près tous les services médico-sociaux de cette ville comme de la France voisine. L’îlotier du quartier, dépendant de la police cantonale, est en contact avec eux; les travailleurs sociaux hors murs passent chaque semaine; les envoyés des structures d’urgence en font de même, infirmiers en psychiatrie, ambulanciers, médecins.

Affaiblie et vulnérable

Les plaies au visage ou aux extrémités des membres, consécutives à des chutes, sont notamment traitées aux HUG. Réfractaire aux soins et aux hospitalisations prolongées, la patiente, affaiblie et vulnérable, ressort aussi vite qu’elle est arrivée. Légalement, de surcroît, sa place n’est pas ici. Elle n’est pas domiciliée sur le territoire suisse et n’est au bénéfice d’aucune couverture sociale à Genève.

Son état général se péjore de jour en jour. Le tableau clinique est préoccupant comme le déni qui l’accompagne. Les pieds ont gonflé, leur couleur est marbrée et les risques d’infection sautent aux yeux. «Je vais très bien. Les médecins m’ont signé un certificat médical sur lequel il est stipulé que je suis en bonne santé», répond en boucle celle qui s’enferme dans sa non-demande.

Yvette est dans son monde et Thomas dans le sien. Dans une autre vie, elle fut journaliste et lui étudiant en droit à la Sorbonne. La rue est leur dernier refuge. Ils s’y accrochent avec une force qui, peu à peu, est en train de les abandonner. A la vue de tous. (TDG)

JOURNAL LA CROIX : La mobilisation pour les migrants complique la mise à l’abri des SDF

Maraude du Samu social. / Gilles LEFRANCQ/CIRIC/Gilles LEFRANCQ/CIRIC

Le Samu social de Paris a fait un inquiétant constat, lundi 17 octobre, journée mondiale du refus de la misère. Ce jour-là, le 115 de la capitale a enregistré 200 familles et 150 adultes isolés restés sans solution de prise en charge, soit 850 personnes en tout. Et la situation ne s’est pas améliorée depuis. En comparaison, ils n’étaient l’an dernier à la même époque « que » 200 à rester à la rue après avoir composé le numéro d’urgence.

> Relire : Le Samu social de Paris, au-delà de l’urgence

Ces mauvais résultats s’expliquent notamment par la mobilisation pour l’accueil des migrants et des réfugiés, explique Éric Pliez, président du Samu social parisien. « Beaucoup de bâtiments ont été réquisitionnés, alors on se retrouve un peu à court. Les hôtels sont pleins. J’ai peur que les familles sans solutions ne passent la période de grand froid dans des gymnases », explique-t-il.

Un système encombré

Le responsable met aussi en cause l’encombrement du système, incapable d’insérer dans l’habitat classique les personnes qui peuvent ou doivent l’être. À Paris, 3 326 personnes hébergées – 1 600 ménages – sont dans l’attente d’un logement. Ils sont 4 788 à être dans ce cas en Île-de-France. Parmi eux, 60 % exercent un emploi (1 584 disposent d’un CDI) et 60 % sont reconnus prioritaires au titre du Dalo (Droit au logement opposable).

Mi-octobre, le préfet de la région d’Île-de-France, Jean-François Carenco, en charge de coordonner le plan « grand froid », a demandé aux bailleurs HLM de faire un effort pour leur attribuer un logement dans les quatre semaines à venir. « En s’y mettant tous, préfets, bailleurs, élus et Action Logement, nous pouvons sortir de la rue des familles en détresse », a estimé le haut fonctionnaire.

Il a dans le même temps promis un maintien du nombre de places supplémentaires mobilisées l’hiver dernier (lire ci-dessous). Ainsi, 2 591 places ont été identifiées en Île-de-France, dont 661 à Paris.

10 000 places supplémentaires en structure classique à partir de janvier 2017

D’autres grandes métropoles françaises seraient concernées, selon la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars). « Il y a aussi des problèmes en Rhône-Alpes, et dans des villes comme Toulouse », alerte le directeur général de l’organisation, Florent Guéguen. « L’état est tellement accaparé sur la gestion de Calais que dans certains départements, les réunions préparatoires au plan grand froid ne se tiennent pas », poursuit-il.

> Lire aussi : Faut-il craindre un accueil des réfugiés au détriment des sans-abri cet hiver 2016-2017, et pour 2018?

Pour couper court aux polémiques risquant de mettre en concurrence migrants et SDF, les annonces de places en centres d’hébergement pour demandeur d’asile (12 000 depuis 2014) ont toujours été accompagnées de création de places en structure classique (6 000 places dans la même période et 10 000 de plus à partir de janvier 2017). Mais la concentration des exclus dans la capitale rend impossible un accueil à proximité directe pour tous.

« Faute de bâtiments disponibles, les solutions viendront sans doute de la très grande couronne parisienne », estime Éric Pliez. Ce dernier défend en parallèle la constitution d’un stock d’habitats modulaires type « Algeco » qui pourraient être installés et démontés en fonction des terrains encore non-construits et disponibles.

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Plus de 2 500 places en renfort hivernal en Île-de-France

Le préfet de la région Île-de-France Jean-François Carenco présente jeudi 27 octobre le plan d’hébergement d’urgence à l’approche de la trêve hivernale, le 1er novembre. Déjà en 2015, les autorités publiques avaient assuré avoir pris toutes les précautions pour éviter une éventuelle mise en concurrence entre personnes sans domicile, avec des budgets en augmentation pour tous les publics.

En Île-de-France, le nombre de places mobilisables, pour l’hiver 2015-2016 s’était élevé à 2 500 places (hors gymnases) dont 1 190 places à Paris. La capacité sera cette année supérieure. « 2 591 places de renfort hivernal ont été identifiées » au 18 octobre souligne un communiqué de la préfecture. Le dispositif hivernal renforce l’hébergement mis en place tout au long de l’année. Chaque nuit 67 000 personnes en difficultés sont hébergées en région parisienne.

Jean-Baptiste François

Une Allemande violée en plein jour en pleine rue à Munich par des Afghans  Aujourd'hui

 
 

Shutterstock 

Le ministre social-chrétien de l’intérieur de Bavière Joachim Herrmann cherche toujours la cause de l’explosion du nombre d’agressions sexuelles.

LiÉcrivain et journaliste belge francophone Son blog 

Ce samedi 16 septembre 2017, la mondialement célèbre Fête de la bière, appelée Oktoberfest, a ouvert, comme chaque année, ses portes au sein de la capitale bavaroise. Cette 184e version de l’événement se déroule sous haute protection policière.

Au sein de la ville de Munich, le contrôle des camions par la police est renforcé, alors que 600 policiers, ainsi qu’un service de sécurité, sont actifs sur l’esplanade où se déroule la fête et dans les environs. Les sacs à dos sont interdits et des blocs ont été installés afin d’empêcher les attaques au camion-bélier.

Ce déploiement sécuritaire a porté ses fruits dès le premier soir car une patrouille de police est intervenue au sein de l’événement et est arrivée in extremis à empêcher un Turc de 32 ans de violer une touriste coréenne de 21 ans qui se trouvait dans un état d’ébriété avancé.

Le jour précédent, à Höhenkirchen-Siegertsbrunn, dans la banlieue de Munich, une Allemande de 16 ans a été violée en plein jour et dans la rue par trois demandeurs d’asile afghans. Les deux premiers, âgés de 27 et 17 ans, sont arrivés à perpétrer l’acte, alors que le troisième, âgé de 18 ans, a été empêché par l’intervention d’un témoin qui a mis en fuite les agresseurs. La victime a dû être traitée pour les blessures occasionnées. Les auteurs des faits ont été arrêtés, suite au déploiement par les forces de l’ordre de gros moyens de recherche, notamment un hélicoptère, et incarcérés au sein des bâtiments de la direction de la police de Munich.

Pendant ce temps, les bonnes âmes trouvent des explications à cette explosion de délits sexuels commis par les migrants à travers l’Allemagne.

Ainsi, un pédagogue enseignant à Eichstätt – une petite ville de Bavière – aux demandeurs d’asile le fonctionnement de la société et la sexualité estime que lui-même n’a rencontré que rarement des migrants qu’il a considérés comme dangereux. Il attribue ces agressions sexuelles aux fortes différences culturelles entre la société d’origine et celle d’accueil des migrants – notamment du point de vue des relations avec les femmes – et à des frustrations liées au manque de perspectives au sein de leur nouvelle vie en Allemagne.

Un travailleur social qui s’occupe, à Hebertshausen en Haute-Bavière, de demandeurs d’asile estime que la frustration étendue chez ces gens qui attendent un permis de travail est la cause principale des agressions sexuelles.

La chancelière chrétienne-démocrate allemande Angela Merkel, interrogée au cours d’une émission de télévision par une courageuse citoyenne sur l’explosion des viols et agressions sexuelles suite à l’afflux de migrants, a répondu qu’avant l’ouverture des frontières, les viols existaient déjà.

Le ministre social-chrétien de l’Intérieur de Bavière Joachim Herrmann cherche toujours la cause de l’explosion du nombre d’agressions sexuelles et de viols enregistrés au sein de cet État du sud de l’Allemagne et le président de la branche bavaroise du syndicat de la police Peter Schall estime qu’il s’agit d’actes isolés.