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WWIII : GUERRE CIVILE EN FRANCE : Saint-Martin, les Antilles et les Caraïbes Françaises n'en peuvent plus et les Politiques plastronnent sur ce qu'ils ont fait, mais on voit bien qu'en cas de guerre civile généralisée, au cri de "LES BLANCS DEHORS", qui n'ont pas assez partagé avec les NOIRS, comme Saint Martin l'aurait voulu en coupant sa cape en deux, il ne faut pas compter sur nos élus pour nous protéger, armons-nous, la fin arrive.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : GUERRE CIVILE EN FRANCE : Saint-Martin, les Antilles et les Caraïbes Françaises n'en peuvent plus et les Politiques plastronnent sur ce qu'ils ont fait, mais on voit bien qu'en cas de guerre civile généralisée, au cri de "LES BLANCS DEHORS", qui n'ont pas assez partagé avec les NOIRS, comme Saint Martin l'aurait voulu en coupant sa cape en deux, il ne faut pas compter sur nos élus pour nous protéger, armons-nous, la fin arrive.

Le Gouvernement et les médias "Mainstream" étouffent comme ils le peuvent, la situation, qui n'a pas été anticipée. On n'a pas déclaré ces zones en évacuation par bateaux, on n'a pas regroupé la population dans des bâtiments solides de l'administration, et on laisse les habitants se défendre eux-mêmes contre les pillards et les bandes mafieuses armées qui tuent sur leur passage, avec la bénédiction de l'Armée et de la Gendarmerie qui ne peut rien faire (écoutez les vidéos).

Dans les Ministères, on reçoit déjà les investisseurs  et les sociétés de reconstruction, pour le partage du Marché juteux de l'Immobilier à Saint-Martin. Le cynisme est total entre les LREM-Macron et les Macros qui veulent se partager Saint-Martin, en gardant sa cape et son épée.

 

Les forces de l’ordre ont tardé à arriver et le gouvernement est critiqué pour son impréparation et sa gestion calamiteuse de la crise

Côté néerlandais de l’île, l’armée avait déjà été déployée en amont de l’ouragan afin d’anticiper les pillages. Côté français, ce sont 1 100 gendarmes, policiers et soldats qui sont arrivés seulement vendredi sur les îles de Saint Martin et de Saint Barthélemy. Le président français, après avoir organisé une réunion d’urgence ce samedi, a décidé d’envoyer 240 gendarmes supplémentaires et 30 hommes du GIGN.

Plus grave, les habitants blancs font état de violences ethniques à leur égard

Exactions, menaces de mort et coups de feu omniprésents, les habitants livrés à eux mêmes sont obligés de créer des milices pour se protéger. Les gangs meurtriers ont dévalisé l’armurerie de la police aux frontières et des douanes. Ils sillonnent l’île et défoncent les portes des habitations, armes au poing en criant « dehors les blancs ». Cette chasse aux blancs terrorise les Saint Martinois qui veulent à tout prix être évacués, car ils se savent en danger de mort.

Saint-Martin, la franco-néerlandaise 

Même Alain Juppé qui était allé à Saint-Martin dans le cadre de sa primaire, voyage organisé par Valérie, pour aller le perdre dans toutes les cambrousses, exprime sa «solidarité» avec les victimes et enverra 1 cent par habitant de Bordeaux comme d'autres envoient 1 euro, et en profite pour condamner sa meilleure postulante à la Mairie de Bordeaux, imposée maintenant par Macron et pour cause:

Juppé à ses adjoints à Bordeaux : "Aucun n’a le profil pour prétendre à ma succession"

Publié le . Mis à jour par CAROLINE CAMPAGNE.

Alain Juppé a recadré ses troupes mardi. archives Fabien Cottereau

Lors de la réunion hebdomadaire à la mairie de Bordeaux, Alain Juppé a vivement recadré ses troupes. On l'avait pourtant bien prévenu à Laosophie, que tout son staff sans exception jouait contre son camp, mais il n'avait pas voulu le croire, et croyait à une conception tout à fait honorable et Fair-Play de la Politique.

Alors qu'il déjeunait ce jeudi avec sa première adjointe Virginie Calmels, Alain Juppé l’avait déjà défendue mardi devant ses adjoints. Visiblement agacé lors de cette réunion hebdomadaire avec ses élus municipaux, le maire de Bordeaux a tapé du poing sur la table.

Il leur a déclaré en substance qu’il ne supportait pas l’ambiance actuelle au Palais Rohan, notamment, les conversations autour de son ex-dauphine Virginie Calmels, absente lors de cette réunion, et critiquée par la majorité municipale pour son ralliement au droitier Laurent Wauquiez, le week-end dernier.

Et il n’a pas mâché ses mots, lâchant d’un ton sec à son équipe : "Parmi vous, aucun n’a le profil pour prétendre à ma succession". De quoi calmer les ardeurs de certains prétendants au poste, alors que lui-même, animé par l'esprit de Saint-Martin, s'apprête à donner son corps pour relever le défi de Saint-Martin, "donner aux pauvres, ce que je ne voudrais pas donner à moi-même, conformément à la tradition de ma famille de pensée les Rothschild, mutualisons les pertes, et privatisons les profits, c'est la dualité de toutes choses, il n'y a pas un Dieu Unique, il y a uniquement des comportements en tout ou rien".

"Par exemple, Virginie Calmels, c’est la logique Endemol. Ça lui rapporte, elle y va. Elle n’a pas de principes. En mars, elle me soutenait, puis elle s’est offerte (la sal..e), en vingt-quatre heures, à Fillon. Pour moi, c’est une grosse déception"

Et d’asséner :

 "Si vous avez un parquet en bon état, ne l’invitez pas chez vous, mais qu'on me foute la Paix, je n'ai rien dit de tel, c'est du Off".
en parlant ainsi des Sumériens, Juppé nous informe que Nibiru revient.*
33ème RIMa

33ème régiment infanterie de marineLe 33e RIMa est implanté dans un quartier historique, le fort Desaix, à Fort de France. Doté de 5 compagnies, le régiment sait compter sur près de 400 officiers, sous-officiers et militaires du rang. Il participe pleinement au contrat opérationnel de l’armée de Terre fixé au Forces Armées aux Antilles (FAA) en réalisant une présence outre-mer de souveraineté sur le territoire national (Martinique, Guadeloupe, Marie-Galante, Les Saintes, La Désirade, Saint-Barthélemy et Saint-Martin), une capacité d’intervention pré positionnée sur l’arc Antillais (dernière opération déployée à Haïti en 2010), un réservoir de force capable de renforcer ponctuellement des opérations régionales (participation régulière et active à l’opération Harpie en Guyane) et une force d’assistance à la population française dans le cadre de nombreux plans d’intervention (plans Cyclone, Séisme, Vigipirate, Polmar, Orsec,…).

Ces familles sinistrées, la plupart avec des enfants en bas âge, ont trouvé refuge sous l'«aérogare de l'espérance», l'aéroport de Saint-Martin côté français. Il ne sera pas le bien nommé pour tout le monde. C'est que, pour des contraintes logistiques, toutes les rotations aériennes prévues ne peuvent avoir lieu ce vendredi après-midi. «Nous devons prioriser !, s'excuse un militaire, juché sur une chaise en plastique face à une foule à bouts de nerfs. Pour l'instant, ce sont les femmes enceintes de plus de huit mois, et celles avec des enfants de moins de un an.»

dimanche 10 septembre 2017

Les pillages… Nous maîtrisons la situation, qu’ils disaient !

Gendarmes mobiles Antilles

Boulevard Voltaire

Par JP Favre-Bernadac * le 10/09/2017

"Tout va très bien, nous maîtrisons la situation ! " Combien de fois avons-nous déjà entendu ce genre de phrase, surtout quand les événements n’étaient pas maîtrisés.

Elle vient de nouveau d’être prononcée par le ministre des Outre-mer, celui de l’Intérieur, et relayé en Guadeloupe par le général de gendarmerie « gérant » le dispositif de sécurité de Saint-Martin. Certes, son but est de rassurer la population mais quand, à une question du Parisien, il répond :

« Depuis vendredi après-midi, il n’y a plus de scènes de pillage telles qu’on a pu en voir. Cela n’empêche pas qu’il y ait des vols et de la délinquance […]. Mais notre maillage a permis de casser la dynamique de dégradation de la sécurité. »

​‌Permettez-moi, Mon Général, d’être sceptique et de sommer l’État de dire la vérité au vu des nombreux témoignages oraux ou recueillis sur Facebook ou par téléphone.

Ainsi, La Dépêche du Midi, que l’on ne savait pas si honnête, a donné la parole à Isabelle, médecin, toulousaine de naissance, vivant à Saint-Martin depuis 25 ans et actuellement en vacances à Toulouse. Depuis hier, elle est paniquée, elle craint pour la vie de son mari et de son fils, restés sur l’île antillaise. Elle raconte, au bord des larmes :

« Mon mari et mon fils sont en danger de mort, comme une grande partie de la population. C’est la guerre civile, là-bas. On entend parler, dans les médias, de pilleurs qui ont dévalisé les magasins… mais on est bien loin de la réalité. Des bandes de voyous ont en effet dévalisé le bâtiment des douanes et ont volé le stock d’armes qui s’y trouvait. Depuis jeudi soir, ils sillonnent l’île masqués, cagoulés et s’attaquent aux maisons encore debout dans lesquelles les habitants se sont réfugiés. […] ça tire autour de notre maison dans laquelle ma famille est barricadée avec six amis qui sont chez nous parce que leur villa a été détruite […]. Ils disent que les agresseurs circulent par bande de dix […] et sont prêts à tirer pour récupérer de la nourriture ou de l’argent. »

Elle n’est pas seule à exprimer ses craintes. Sur les réseaux sociaux, d’autres résidents de l’île racontent que ces gangs défoncent les portes des maisons et disent : « Dehors, les Blancs. » Sandrine témoigne sur Facebook :
 
« J’ai fait le tour de l’île. C’est la désolation. Personne n’a été épargné… c’est la jungle ! Que fait l’État ? Du côté hollandais il y a des militaires, maréchaussée, police à chaque coin de rue ! Ici, côté français, les pilleurs remplissent des bus entiers de tout ce qu’ils trouvent, des chariots remplis de jouets, machines à laver, ils se disputent sur qui va voler quoi ! Des animaux, on se croirait au marché de Noël ! »
​‌”
Anne, ancien avocat, établie depuis 4 ans sur Saint-Martin et qui y a ouvert deux hôtels, s’insurge :
 
« C’est une honte […]. Dans la partie néerlandaise de l’île, l’armée a sécurisé la ville mais côté français, on attend toujours les militaires et les secours. On est rentré en catastrophe en métropole parce qu’on a un bébé […]. Un de nos hôtels a été rasé par l’ouragan. L’autre est encore debout et nos amis s’y sont réfugiés. On a réussi à les joindre, ils sont terrorisés. Ils nous ont décrit des scènes de braquage. Il faut absolument que le gouvernement nous envoie l’armée de toute urgence. »
​‌”
Tous ces dires sont corroborés par le reportage du journal de ce samedi de France 3, où l’on voit des habitants apeurés essayant de quitter l’île. Là aussi, ce sont surtout des Blancs qui attendent d’hypothétiques hélicoptères. Des familles entières sont là, les femmes pleurent et les enfants crient. Mais la consigne est claire, comme l’explique un médecin des pompiers : « Nous n’évacuons pas les familles… Un cyclone arrive ce soir, allez vous protéger. » Ou, pour le dire autrement : Débrouillez-vous !

Pourquoi l’État n’a-t-il pas prépositionné à Saint-Martin, avant le cyclone, des hommes du 33e RIMA stationnés en Guadeloupe et Martinique ? Un problème budgétaire, peut-être ?

À force de parler météo et réchauffement climatique, on en avait oublié que notre société, en métropole comme en outre-mer, est minée de tensions communautaires qui deviennent explosives dès que la situation devient exceptionnelle.

* L'auteur ou les auteurs du présent article ne sont en rien membres du FN, du RBM ou d'un mouvement de cette famille politique -à la connaissance du BYR- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.
 

VSD Actualité Publié le dimanche 10 septembre 2017 à 12:28  par Ruth Nabet

Saint-Martin Les hallucinants témoignages des rescapés : "c'est la guerre civile"

Alors que le Premier ministre a pris la parole pour rassurer les populations sur la présence et l'intervention de l'Etat dans les îles dévastées par l'ouragan Irma, les sinistrés, eux, laissent entendre une tout autre voix. Pillages, braquages, terreur : leurs récits sont hallucinants...

Le Premier ministre a pris la parole au nom du gouvernement, samedi 9 septembre au soir, au sortir d'une réunion de crise. Il a tenu à assurer les populations sinistrées de "la mobilisation totale de l'Etat" pour leur venir en aide, martelant ainsi les propos déjà tenus par Nicolas Hulot la veille. Fustigeant ceux qui "voudraient faire vivre telle ou telle polémique", il a mis en avant les "très importants moyens déjà sur place" et annoncé l'envoi de forces supplémentaires, au secours des habitants.

"Des moyens continueront à être acheminés sur place", a-t-il annoncé, notamment des hommes du GIGN et du GIPN. Edouard Philippe s'est dit conscient "de la peur, de l'épuisement et de l'angoisse que suscite sur place et pour les familles des Antilles et de métropole la situation actuelle". Il a surtout défendu l'action de l'Etat, qui a su, selon lui, proposer des "réponses adaptées et rapides" à la catastrophe sanitaire et sociale engendrée par ce phénomène naturel d'une "intensité jamais égalée." Des termes qui semblent soigneusement choisis pour "excuser" ce que vivent les habitants.

Sécurité et reconstruction : c'est l'obsession du Premier ministre, si l'on en croit ses déclarations, mais ce n'est pas l'impression qu'ont les sinistrés sur place... Et à côté des flux de messages paniqués, en provenance des îles, les tentatives lénifiantes du gouvernement pour rassurer font bien pâle figure...

"Ici, c'est la guerre civile", s'écrie, sur les réseaux sociaux, un homme désespéré. Réussissant à capter des connections internet au nord de l'île, certains ont attendu de savoir qu'ils seraient finalement épargnés par l'ouragan José pour témoigner. "Ca ne va pas du tout", témoigne une sinistrée sur Facebook. Venez nous sortir de la merde !"

"On entend des coups de feu toute la nuit. On tue, on vole !" Terrifiée, cette femme attend désespérément les secours et fustigent les moyens humains déployés. "Ils sont mal formés vos gendarmes, ils sont même pas foutus de prendre une pelle et un râteau pour nous aider".

"Il y a plus de mille morts!", en fait on ne connaît pas le nombre exact, ils sont renvoyés par la mer tous les jours, ils sont sous les habitations, ils sont dans les amas de tôles et de ferrailles, on les entèrent au plus vite, sans les comptabiliser, car il y a aussi des meurtres et des règlements de comptes, des viols et des lieux de non droit, mais ce qui est plus grave, ce sont les haines ethniques.

Au sein des sinistrés, la panique gagne. Nombreux sont ceux qui se plaignent de censure sur les réseaux sociaux et de manipulation sur les grands médias. "La vérité des choses est loin de ce qu'on nous dit, les gens ont peur, les gens sont armés. Il y a plus de mille morts, la marée redescend et les corps remontent à la surface. On va aller partout dire la vérité", témoigne un homme dans un message vocal. La jeune femme qui le relaie explique lors d'un direct sur les réseaux sociaux que nombre de messages ont été censurés, afin de cacher à la population l'horreur de la situation.

" C’est la mort ici. On est enfermé dans la résidence, plus de logement, ça pue la pisse, la merde, l’horreur. On peut pas sortir dehors : coups de feu, coups de machette. Heureusement dans la résidence on est solidaire, mais on commence à devenir dingue ".

Ce que dénoncent surtout les sinistrés, c'est le manque de gestion et d'anticipation de la crise côté français, alors que sur la partie néerlandaise de l'île, la situation semble bien mieux maîtrisée. L'armée sécurise les lieux, des unités spéciales ont été déployées et les secours n'ont pas traîné...

"On n'a pas été fichus de sécuriser la seule armurerie de Saint-Martin. 250 détenus se sont échappés, on n'aurait pas pu anticiper de tels dangers?", s'indigne un habitant de l'île, lui-même armé pour protéger sa famille. Pour l'instant, la question reste en suspens. L'urgence est ailleurs. Mais le gouvernement d'Edouard Philippe le sait. Après la tempête, il faudra rendre des comptes sur la gestion et surtout la prévention de la crise...

>>> Lire aussi : Irma : Après le désastre, l'anarchie

« Le cas Saint-Martin. Si tout s’effondre, vous serez seul. Désespérément seul ! » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Vous avez sous les yeux l’incurie française, de ses “élites”, de ses “dirigeants”. Selon nos mamamouchis, il faut “vivre avec le terrorisme”, il faut aussi “vivre avec les cyclones”, il faut vivre avec tout ce qui ne va pas.

Malheur à ceux qui oseront dire que le service après-vente est nul quand on achète un produit “État français”.
Oui, l’État est déficient, et ce que vous voyez à Saint-Martin n’est pas exclusivement le fait de ce gouvernement fut-il celui en exercice. Ce qui se passe est la conséquence d’années de laxisme dans la totalité des domaines.

La sous-préfète en dessous de tout et dans tous ses états… de choc !

Alors tout part à vau-l’eau sur l’île de Saint-Martin, y compris la sous-préfète, exfiltrée certaines rumeurs, et officiellement en état de choc, car la “pauvrette” s’est un peu trouvée à l’étroit dans une pièce sombre de la Préfecture en pleine tourmente. Elle a mal digéré l’ouragan, ce que l’on peut comprendre, mais la “pauvrette” n’est pas la seule. Ils sont 35 000 Français à avoir eu de peur à très peur et en passant par toutes la palette de couleurs de la trouille.

Évidemment, de bonnes âmes vont me dire “vous n’y étiez pas, blablabla, la pauvre, quand même”… Arguments irrecevables.
Un préfet ou un sous-préfet incarne le pouvoir, l’autorité, et se doit d’être en mesure de prendre les décisions. Il doit tenir la barre. S’il en est incapable, il est démis sur le champ.

Il est une chose d’être un préfet Ferrero Rocher, et une autre d’être une “autorité”.

Manifestement, les autorités autorisées sont dans l’incapacité de décider, d’organiser et de structurer quoi que ce soit. De nombreux pays ont évacué préventivement l’île. Nous, rien.

Je ne vais pas détailler la liste des défaillances évidentes car il convient d’attendre que la poussière retombe sur les ruines d’un État décadent.

Le problème qui nous concerne tous est le suivant.

Que pouvons nous attendre de l’État ?

Plus rien mes amis. Le problème c’est que nous avons délégué à l’État des pans entiers de notre vie.

La sécurité, qui est le besoin fondamental comme j’ai eu l’occasion de le dire dans un autre édito, est le premier sujet que nous avons délégué à l’État. L’État assure notre sécurité et la justice. Nous acceptons de ne pas être armés et de nous en remettre à l’action des “gens en armes”, qui devinrent nos gendarmes. Mais quand ils ne sont plus à leurs postes ou que leur action n’est plus utile, ou rendue possible et ce, quelles que soient les circonstances (y compris lorsque certains passent du côté des pillards), le citoyen, désarmé, est à la merci des plus violents et devient la proie chassée par les vilains bandits.

Ce qui se passe à Saint-Martin est très grave, dans la mesure où c’est la rupture unilatérale par l’État du “contrat social”. Ce contrat matérialise ce qui fait que le citoyen a besoin de l’État, ce pour quoi il est prêt à payer des impôts, d’où son “consentement” aux règles aussi bien légales que fiscales.

Si vous n’avez rien à attendre de l’État, alors l’État ne doit rien avoir à vous prendre.

À service inexistant, impôt réduit à presque néant.

Pourtant, en France, c’est l’inverse (sauf à Saint-Martin où personne ou presque ne paye d’impôt, ceci expliquant aussi un peu cela, car il faut “punir” Saint-Martin), et c’est à chaque fois la même chose.

Quand j’étais jeune, j’ai travaillé, à la suite d’ailleurs d’un cyclone, dans les assurances… à Saint-Martin. Je me souviens de cette scène exquise où deux contrôleurs des impôts sont venus sur l’île contrôler des commerçants qui avaient été “cyclonnés” 6 mois avant. Autant vous dire que les contrôles n’ont pas eu lieu, et que les gendarmes ont vite ramené tout ce petit monde à l’aéroport avant que les deux pandores du fisc ne se fassent lyncher en place publique.

Mis à part les cas “particuliers”, partout on voit bien le retrait massif de l’État en situation de quasi faillite.
Les soins deviennent de plus en plus chers, l’éducation est devenue dans les faits privée – sauf si vous habitez place des Invalides dans Paris 7e –, les emplois aidés sont supprimés, les APL baissent de 5 euros, ou encore les services communaux se dégradent, et partout, les poubelles sont vidées moins souvent, les déchetteries ouvertes moins de jours chaque semaine et la liste est infinie.

Vous assistez, mes amis, non pas à l’effondrement brutal de votre pays, mais à sa déliquescence.

Ce que nous avons été capables de faire en 1999 quand il y a eu cette grande tempête, je peux vous assurer que nous serions incapables de le refaire car l’armée, EDF, les services publics comme les autoroutes ont tous dégraissé (drôle de régime) leurs effectifs de manière massive.

Si cet hiver une tempête devait dévaster notre pays, je vous assure qu’il n’y aurait sans doute plus grand monde pour vous rallumer les lumières.

La conséquence est simple

Si l’État ne peut pas venir vous aider, alors que pouvez-vous faire pour vous aider ? Que pouvez-vous faire pour vous préparer ? Pour anticiper ce qui pourrait arriver ? Vous préparer et anticiper pour vous-même et pour vos proches ?

Ne me parlez pas d’argent ! Vous avez vu les dévastations à Saint-Martin, île riche, et sur celle encore plus riche de Saint-Barthélemy ! Et à Cuba ? Chez Fidel, dans ce pays d’arriérés (c’est ironique à notre égard évidemment puisque nous donnons des leçons à tout le monde y compris à Trump), avez-vous vu un chaos semblable ? Avez-vous entendu parler de morts à Cuba ? … Normal, les Cubains sont les meilleurs en prévention des ouragans. Comme ils n’ont pas d’argent, ils préfèrent prévenir que guérir, ce qui est d’une grande intelligence bien entendu et du bon gros vieux bon sens (le BGVBS de mon papi).

La réalité c’est que sur certains sujets, Castro c’est mieux que Macron… Surprenant vu comme ça non ? (Pas sur tout, évidemment, sinon on va encore me traiter de rouge crypto-marxiste.)

Tout cela pour vous dire que si je fais le parallèle entre la tempête de 1999 qui nous avait frappés et notre incurie de 2017, c’est parce que le dernier gros cyclone qui avait ravagé Saint-Martin a eu lieu justement… en 1999 : je le sais, j’y étais ! Et cette année, j’eu l’ineffable idée de revenir passer les fêtes de Noël en Métropole en famille… ce qui me valut de contempler ma belle Twingo écrasée sous une cheminée d’immeuble au petit matin !

N’oubliez pas, quand les lumières s’éteindront, vous serez seul, et si l’État vient à votre secours, ce sera trop peu, trop tard. Cette nouvelle règle, taboue pourtant, vous devez l’intégrer.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Insolentiae” signifie “impertinence” en latin
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Source Libération