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WWIII :JAMES MATTIS responsable du Pentagone: La Guerre va s'engager pour sa fuite en avant. Une Guerre peut cacher une autre Guerre, et une Guerre peut être la solution pour tout effacer.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

Les États-Unis ont déployé 450 000 militaires dans le monde

Le site web américain Business Insider s’est penché sur un rapport sur le nombre de militaires américains déployés dans des points sensibles du monde et à l’extérieur des frontières des États-Unis.

Dans ce rapport, Business Insider écrit que l’armée américaine dispose de plus de 3,1 millions d’effectifs militaires actifs dont 450 000 sont installés à l’étranger.

La plupart des militaires US sont chargés de la formation et des entraînements militaires dans des bases relativement sûres. Des effectifs US sont déployés dans des zones de guerre telles que la Syrie, l’Irak ou la Somalie.

Business Insider poursuit qu’en Afghanistan, 8 400 soldats américains sont autorisés à participer à la mission de l’OTAN baptisée « Resolute Support », dont l’objectif est de former, de conseiller et d’assister les forces et les institutions sécuritaires afghanes dans leur combat contre les talibans et d’autres réseaux terroristes.

Cependant, un dernier rapport témoigne de la présence de 12 000 militaires américains sur le sol afghan.

En Irak, de 4 000 à 6 000 soldats US sont stationnés pour des combats anti-Daech.

En Syrie, 500 forces spéciales et 250 rangers participent à l’opération anti-Daech. Le Pentagone compte y envoyer 1 000 autres effectifs.

Au Koweït, 15 000 soldats américains sont stationnés dans les bases aériennes d’Arifjan, d’Ahmed Al Jaber et d’Ali Al Salem. 3 800 soldats ont été déployés au Koweït fin 2016.

En Pologne, 3 500 soldats américains sont chargés de la formation des forces locales. Ils seront finalement envoyés vers d’autres pays tels que l’Estonie, la Lettonie, la Roumanie, la Bulgarie et la Hongrie.

En Ukraine, 250 militaires américains entraînent les forces de l’armée. Et 40 soldats US sont présents en Somalie sous le prétexte d’aider le gouvernement central à former l’armée somalienne pour combattre le groupe terroriste al-Shabab.

source: http://french.almanar.com.lb/553551

Corée du Nord : Poutine met en garde contre une «catastrophe planétaire coûteuse en vies humaines»

Corée du Nord : Poutine met en garde contre une «catastrophe planétaire coûteuse en vies humaines» © Mikhaïl Klimentiev Source: Sputnik
Vladimir Poutine lors de la conférence des BRICS le 5 septembre 2017

Le président russe Vladimir Poutine s'est inquiété de la surenchère militaire dans la crise nord-coréenne. Il a également mis en garde contre une «catastrophe planétaire» qui pourrait, selon lui, coûter la vie à de nombreuses personnes.

Lors de la conférence de presse finale du sommet des BRICS, qui se tenait en Chine le 5 septembre, le président russe Vladimir Poutine a réagi aux tensions qui agite le dossier nord-coréen. Le chef d'Etat russe s'est notamment dit inquiet des conséquences que pourrait avoir une escalade militaire de cette crise.

Dénonçant le risque d'une «hystérie militaire» autour de la question nord-coréenne, Vladimir Poutine a estimé qu'elle pourrait bien conduire à une «catastrophe planétaire coûteuse en vie humaines», évoquant un éventuel conflit armé entre Washington et Pyongyang, alors que ce dernier a annoncé avoir réalisé le 3 septembre dernier un tir nucléaire. Selon lui, une telle voie serait «sans issue».

Par ailleurs, Vladimir Poutine a estimé que d'éventuelles sanctions économiques contre Pyongyang, évoquées notamment par Donald Trump récemment, seraient inutiles. «Ils mangeront de l'herbe, mais ils ne changeront pas de politique tant qu'ils ne se sentiront pas en sécurité», a déclaré le président russe. La Corée du Nord justifie en effet le développement de son programme nucléaire par la menace dont elle s'estime l'objet de la part des Etats-Unis.

Le 3 septembre dernier, Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping avaient déjà appelé à privilégier la voie diplomatique et politique dans la résolution de la crise nord-coréenne. Les deux chefs d'Etat avaient en outre demandé de «la retenue dans chacun des camps», faisant allusion aux récentes déclarations de Donald Trump qui avait estimé, sur Twitter, que des discussions d'apaisement étaient inutiles.

Poutine: l'hystérie militaire autour de Pyongyang lourde d'une catastrophe planétaire

© AFP 2017 Ed Jones

Russie

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Les sanctions n’aideront pas. La Corée du Nord "mangera de l’herbe" mais ne renoncera pas aux essais nucléaires: Vladimir Poutine s’exprime sur la crise coréenne, soulignant que l'hystérie militaire est inutile et pourrait entraîner une catastrophe de grande envergure.

Bien que la Russie condamne les «exercices» nord-coréens, Moscou estime que de nouvelles sanctions seraient inutiles et inefficaces, a déclaré le Président russe Vladimir Poutine.

«Cette accumulation d'hystérie militaire ne mènera à rien de bon. Tout cela peut aboutir à une catastrophe planétaire, à un grand nombre de pertes humaines», selon M.Poutine.

Qui plus est, le renforcement des mesures punitives à l’encontre de Pyongyang ne produira pas l’effet escompté et ne poussera pas le pays à abandonner ses essais nucléaires.

«Et vous pensez qu’à cause de l’introduction de sanctions, la Corée du Nord abandonnera le cap qu’elle s’est fixée, la création d’armes de destruction massive?», a lancé Vladimir Poutine, soulignant que Pyongyang  se souvenait très bien du sort de Saddam Hussein, pendu après que son pays a été envahi sous prétexte de la recherche d’armes de destruction massive.

 

Cependant, la crise nord-coréenne pourrait être résolue grâce à l’instauration d’un dialogue, qui est l’unique option pour réduire les tensions dans la région.

«Il n’y a pas d’autre solution au problème nucléaire nord-coréen qu’un règlement pacifique et diplomatique», a souligné le chef du Kremlin lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet BRICS en Chine.

M.Poutine a également souligné que la Corée du Nord tenait beaucoup à son programme nucléaire et n’y renoncerait pas tant que le pays ne se sentirait pas en sécurité. 

«La Corée du Nord mangera de l’herbe, mais elle ne renoncera pas à ce programme si elle ne se sent pas en sécurité», a dit M.Poutine.

La sécurité pourrait être rétablie grâce à la restauration du droit international et à un dialogue entre toutes les parties intéressées, a souligné le chef de l’Etat russe.

Mad Dog Mattis, ministre américain de la défense, chez Google et Amazon.

Par Andre Damon
15 août 2017

Le ministre américain de la défense, James Mattis, a déclaré mercredi que la Corée du Nord risquerait la « destruction de son peuple » si elle ne se pliait pas aux exigences des États-Unis.

Ce général retraité issu des Marines a reçu le surnom de Mad Dog [chien fou] pour sa prise de la ville irakienne de Fallouja en 2004. Il n’a pourtant pas lancé cette déclaration génocidaire avant de se rendre dans une base d’opérations sur le champ de bataille, mais alors qu’il partait pour les sièges d’Amazon à Seattle et d’une agence du ministère de la défense dans la Silicon Valley qui travaille en étroite collaboration avec des entreprises de la haute technologie comme Google.

Les États-Unis sont plus près d’un conflit nucléaire qu’à aucun moment depuis la fin de la Guerre froide. Ces visites de Mattis sont une indication du rôle de plus en plus essentiel joué par les géants américains des hautes technologies, dans la conduite des guerres à l’étranger comme dans la répression de l’opposition politique à l’intérieur.

Le PDG d’Amazon rencontrant Mattis jeudi [Photo de @JeffBezos]

Dans la préparation de la guerre contre la Corée du Nord, qui entraînerait très probablement la Chine, Mattis et l’armée américaine sont bien conscients que leur ennemi potentiellement le plus grand est au pays, c’est l’opposition massive de la classe ouvrière à la guerre. La croissance du militarisme et la guerre sont toujours accompagnées d’attaques accrues contre les droits démocratiques et du développement d’un pouvoir autoritaire.

Aux États-Unis aujourd’hui, l’armée, les agences de renseignement et les grands médias travaillent avec les entreprises de haute technologie, et notamment Google, pour organiser une censure systématique visant à faire taire les sites de gauche anti-guerre. La cible principale de cette opération est le World Socialist Web Site.

Au cours des trois derniers mois, au nom de la lutte contre les fake news, et de la promotion des contenu sur Internet qui « font autorité », Google a changé son algorithme de recherche d’une manière qui a réduit le trafic en provenance des moteurs de recherche de 45 pour cent sur les principaux sites de gauche. Cette censure politique a réduit le trafic vers le World Socialist Web Site en provenance de Google de plus des deux tiers.

Les algorithmes de censure déployés par Google étaient sans aucun doute en haut de la liste des sujets abordés par Mattis avec les dirigeants du secteur des hautes technologies. Le motif officiel de sa visite, cependant, était d’intégrer les entreprises de la Silicon Valley encore plus étroitement dans le secteur économique lucratif de la guerre, qui est en plein essor.

Jeudi, Mattis a rencontré le PDG d’Amazon, Jeff Bezos, au siège de l’entreprise à Seattle.

Vendredi, il a pris la parole au siège du Defense Innovation Unit Experimental (DIUx), une unité du ministère de la défense située à quelques kilomètres du campus de Google à Mountain View en Californie. Le président de la compagnie mère de Google, Alphabet, compte parmi les conseillers de cette unité.

Mattis a déclaré que le partenariat du Pentagone avec la Silicon Valley dans DIUx rendrait l’armée américaine « plus meurtrière et plus efficace » qu’elle ne l’a jamais été. DIUx passe des contrats sur des technologies militaires avec les entreprises américaines qui développent des technologies de pointe.

Cette opération a déjà confié plus de 100 millions de dollars de contrats pour 45 projets pilotes dans des domaines comme l’intelligence artificielle, les machines autonomes et l’espace. Sa page web encourage les entreprises à « profiter d’un marché à plus de 100 milliards de dollars. »

Durant sa visite, Mattis a proclamé, « Nous allons nous améliorer dans l’intégration des avancées en intelligence artificielle dans l’armée américaine », grâce à cette unité qui, a-t-il dit, va « développer son influence et son empreinte » sur l’armée. Parmi les projets lancés par DIUx, d’après Bloomberg News, il y a un système pour coordonner les frappes aériennes contre des cibles « comme des véhicules en fuite. »

Après ses remarques, Mattis a ajouté que l’armée américaine était « prête », avec des « options militaires » contre la Corée du Nord.

Il y a encore plus important pour le Pentagone que les services que peuvent lui apporter ces géants des hautes technologies pour mener ses guerres, c’est leurs infrastructures de communication pour modeler l’opinion publique et bloquer l’expression de l’opposition à la guerre et à tout le système politique. L’un des acteurs les plus importants dans ce domaine est un groupe de réflexion appelé Jigsaw [puzzle], une filiale d’Alphabet. Jigsaw est dirigé par Jared Cohen, un ex-conseiller du ministère des affaires étrangères qui a servi sous Condoleeza Rice [républicaine] et Hillary Clinton [démocrate].

Le projet le plus en vue de Jigsaw est un système de censure du Web appelé « Perspective API », qu’il décrit comme « un nouvel outil pour les éditeurs web pour repérer les commentaires nuisibles [toxic] qui peuvent gâcher un échange amiable d’idées. »

Développé en coopération avec de grands journaux américains, ce projet de Jigsaw a déjà été mis en service pour signaler des commentaires à effacer sous les articles du New York Times. Cette semaine, WikiLeaks a noté qu’un commentaire qui contiendrait les termes, en anglais, « la CIA a armé des islamistes en Syrie, tuant des milliers de gens » serait signalé comme toxic à 66 pour cent par Perspective API. Un commentaire qui déclarerait que « le gouvernement américain est formidable » l’est à zéro pour cent, tandis que « le gouvernement américain est corrompu » est toxic à 71 pour cent.

Dans le second trimestre de l’année, Google a dépensé plus qu’il ne l’a jamais fait, près de 6 millions de dollars, pour influencer le gouvernement. C’est plus qu’aucune autre compagnie.

Google avait les relations les plus étroites avec l’ancienne Maison Blanche. The Intercept rapporte que « des responsables de Google ont participé à des réunions à la Maison Blanche plus d’une fois par semaine, en moyenne, du début de la présidence Obama jusqu’en octobre 2015. »

L’article de l’Intercept ajouté, « près de 250 personnes sont passées du service du gouvernement à Google, ou inversement, sous ce gouvernement [d’Obama] », et conclue, « aucune autre entreprise cotée en bourse n’approche ce degré d’intimité avec le gouvernement. »

Le partenariat de plus en plus développé entre les géants des hautes technologies et l’armée confirme les conclusions d’une série de rapports récents de l’US Army War College [qui forme aux plus hautes responsabilités militaires], selon lesquelles contrôler la croissance de l’opposition politique est un élément majeur de la stratégie militaire contemporaine, et le contrôle sur les communications par Internet est « essentiel » pour les opérations militaires.

Dans une étude intitulée « les médias sociaux, le terrain essentiel : pouvons nous le tenir ? » publiée en avril, l’Army War College a noté, « l’effet des médias sociaux sur l’environnement médiatique a été largement reconnu, tout comme la capacité des organisations extrémistes ou adverses à exploiter les médias pour faire connaître leur cause, diffuser leur propagande et recruter des individus vulnérables. »

Elle continue ainsi pour conclure que « les médias sociaux vont de plus en plus avoir un effet direct sur pratiquement toutes les opérations militaires au 21 siècle », et que l’armé doit développer son contrôle sur ces médias sociaux, « en particulier, leur usage dans la désinformation et les Opérations psychologiques (PSYOPS). »

Le contrôle des communications sur Internet va devenir de plus en plus important dans le cadre de ce qu’un rapport du ministère de la défense publié le mois dernier annonçait comme « une fracture de plus en plus large entre les gouvernements et leurs gouvernés sur la question fondamentale de la souveraineté. »

Ce rapport concluait, « aujourd’hui, tous les états connaissent un déclin précipité de leur autorité, de leur influence, de leur portée et de l’attrait qu’ils peuvent avoir pour le grand public », puisque les populations ont maintenant « des myriades d’autres sources d’alignement ou d’allégeance politique. »

Et un autre rapport, publié l’année dernière, prévenait que les antagonismes internationaux menaient à une crise de plus en plus intense de « l’ordre social ».

Il concluait que les États « luttent maintenant tous les uns contre les autres pour des intérêts incompatibles tout en étant dans une situation précaire, menacés » non seulement par des nations rivales, mais par « l’ordre social fragile et rétif sur lequel ils s’appuient. »

Avec la montée du risque d’une nouvelle guerre majeure, avoir un accès libre à l’information prends une importance capitale pour mobiliser la classe ouvrière contre les projets guerriers de l’élite dirigeante capitaliste. Nous appelons tous nos lecteurs à partager les articles du WSWS sur les médias sociaux et à s’inscrire pour rejoindre la lutte contre la censure sur Internet.

(Article original en anglais paru le 12 août 2017)

À lire également :

Google bloque les 45 premiers termes de recherche du WSWS

[5 août 2017]

 

Mad Dog Mattis just said the 2 words that will make Kim Jong Un shake (un agité dans ses petite botte) in his little boots! Thank God we have leaders like Mattis and President Trump who aren't afraid to tell it like it is! SHARE THIS if you support James Mattis for being the bad ass that he is!!

Defense Secretary James Mattis isn’t playing games when it comes to the threat from North Korea. After North Korean leader Kim Jong Un tested a hydrogen…
 
libertywriters.com|De Political Lindsey
 

Etats-Unis : Trump a choisi un « chien fou » comme secrétaire à la Défense: « C’est ce qu’on a de plus proche du général Patton »

Trump a choisi un « chien fou » comme secrétaire à la Défense: « C’est ce qu’on a de plus proche du général Patton »

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Newsmonkey 2 Décembre 2016

« L’enragé, il est excellent, il est excellent. C’est le meilleur. Ils (les autres généraux) disent que c’est ce qu’on a de plus proche du général George Patton », voilà donc comment Donald Trump présente son nouvel homme fort. Il aura pour mission de diriger le département de la Défense.

Symbolique

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Il s’agit d’un ancien commandant militaire très apprécié par ses troupes parait-il. Il les a mené en Irak et en Afghanistan. James Matis est aussi un ancien général: il est d’ailleurs le premier général depuis George Marshall (1950) à être nommé secrétaire à la Défense.

James Matis devra recevoir une autorisation du Congrès pour lui permettre d’exercer cette fonction. La loi interdit en effet aux secrétaire à la Défense d’avoir servi dans l’armée lors des sept dernières années précédent leur mandat. Or, Mattis a pris sa pension en 2013.

Mais le général est aussi un intellectuel: il est également surnommé le « moine soldat », car il est connu pour avoir une bibliothèque impressionnante de plus de 7.000 livres, et pour donner de copieuses listes de lecture à ses officiers.

Quelques dérapages

James Mattis s’est parfois laissé aller à quelques déclarations hasardeuses comme « c’est vraiment amusant de se battre » ou encore « c’est marrant de descendre des gens » quand on est face à « des gars qui frappent les femmes pendant cinq ans de suite parce qu’elles ne portent pas le voile ».

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Mondialisme – Etats-Unis : “Président Mad Dog Mattis”, ou la paralysie étoilée

“Président Mattis”, ou la paralysie étoilée

« 26 août 2017 – Alexander Mercouris revient, en l’étayant fortement et d’une façon convaincante, sur sa thèse selon laquelle ce sont les généraux qui, à Washington D.C. aujourd’hui, détiennent le pouvoir. 

Cette fois, Mercouris nomme le grand gagnant : le général Mattis, qui tient le Pentagone et trouve deux relais puissants à la Maison-Blanche pour “contrôler” Trump : le Général Kelly comme chef de cabinet de Trump, le général McMaster comme conseiller du président pour la sécurité nationale et président du NSC. Selon Mercouris, le Pentagone est à peu près la seule entité de sécurité nationale à “bien” fonctionner, le département d’État et la CIA étant en pleine crise pour des raisons de manque de personnel de direction de la bureaucratie suite à une purge de Tillerson qui ne rêverait que de quitter son poste à la direction dudépartement d’État, et d’affrontement interne direct à propos des relations de l’Agence avec Trump (pour la CIA, cela). Mattis reste donc l’homme qui, avec les relais qu’il faut, dirige de facto la politique extérieure des USA ; cela suffit assez logiquement à Mercouris pour le designer comme le “président Mattis”.

L’analyse de Mercouris porte sur cinq théâtres principalement : la Syrie et le Moyen-Orient, en cela l’Iran compris ; l’Afghanistan ; l’Europe, Russie comprise bien entendu ; la Corée du Nord et tout son environnement, et principalement la Chine bien entendu ; les agitations navales très nombreuses dans le Pacifique Occidental, dans les mers proches de la Chine et notamment la Mer de la Chine du Sud. Suivant l’analyse que nous offre Mercouris, on décrit chacune de ces zones et l’action, essentiellement sinon exclusivement selon une “diplomatie” militaire, avec les seuls instruments des forces armées, – le secrétaire à la défense Mattis étant dans ce cas tout à fait en accord logique avec le Général Mattis…

• Le Moyen-Orient (Syrie, Iran, etc.). Mattis a pris tous les leviers de contrôle de la zone, c’est lui qui y déploie l’activité diplomatique (sic) la plus intense avec voyages, déplacements, rencontres, etc. Les militaires “au pouvoir” ont “purgé” le NSC d’hommes qui auraient été nommés (?) par Trump, dont on ne sait s’ils sont vraiment “des hommes de Trump”, c’est-à-dire acquis à ce que l’on croit être les conceptions de Trump ; on excusera ces incertitudes diverses, correspondantes aux diverses agitations en sens divers du personnage (Trump), concernant ses conceptions… En fait il s’agit essentiellement de faucons proches des neocons (sic) et d’Israël, qui voulaient l’attaque de l’Iran. Mattis ne veut rien de semblable comme, de même, il semble avoir manœuvré pour retirer les USA de tout engagement fâcheux en Syrie, laissant les Russes faire le travail principal puisqu’ils ont l’air de bien le faire, et concentrant l’action US dans la région contre Daesh. Du coup, on ne peut que se féliciter de l’action de Mattis et noter qu’elle n’est vraiment pas très différente de celle que semblait prôner Trump durant sa campagne, et même depuis, – sauf pour l’Iran, où Mattis bloque l’obsession anti-iranienne de Trump et de son entourage…

• Concernant l’Afghanistan, Mattis est bien un faucon selon la tradition, comme tous les généraux. Il a “convaincu” le président d’un renforcement pour lancer une offensive militaro-humanitariste du type qui a déjà été lancée un nombre incalculable de fois sur la planète, et en Afghanistan notamment, pour des résultats catastrophiques avec une régularité remarquable. Quel est le but de Mattis, selon Mercouris ? Il cède la plume à l’expert académique canadien Paul Robertson qui a brillamment expliqué ce que Mercouris décrit comme la volonté du Général Mattis « de ne pas laisser le souvenir du soldat qui présiderait à la plus grande défaite des USA depuis le Vietnam. Pour cela, il fera en sorte que la guerre en Afghanistan se poursuive indéfiniment dans l’espoir que quelque chose se modifie [en faveur des USA]. » Voici, citée, l’explication de Robertson de cette stratégie qu’on définirait comme celle de “la tête de l’autruche dans le sable” renforcée par celle, très dynamique, du “un pas en avant deux pas en arrière de l’écrevisse”…

• L’Europe : sur ce théâtre, Mattis poursuit avec alacrité et entêtement la “stratégie” que poursuivent les USA/l’OTAN depuis le début de 2014 et la crise ukrainienne. Il s’agit d’une intense gesticulation sur les frontières de la Russie, des menaces régulièrement brandies, d’une provocation permanente à coups de manœuvres, de déploiements d’unités à effectifs limitées bien entendu, du déploiement de dix chars ici, de cinq là, et bien sûr de l’archi-manœuvre de provocation que constituent les bases de missiles antimissiles. Manifestement Mattis ne veut rien de neuf en Europe par rapport au comportement inepte des USA/de l’OTAN depuis trois ans, selon le calcul que les USA doivent maintenir le statut de superpuissance et qu’ils peuvent le faire en Europe en toute “sécurité”, – si l’on peut dire, – parce qu’il n’y a aucun risque de confrontation, parce que ni la Russie ni les USA ne veulent entendre parler d’une confrontation directe entre eux sur un théâtre aussi sensible et explosif que l’Europe…

http://www.dedefensa.org/article/president-mattis-ou-la-paralysie-etoilee

Le secrétaire à la Défense James Mattis a-t-il commis des crimes de guerre en Irak?
Cet article a été publié pour la première fois en janvier 2017 (l'article original est en fin de page). Le "Mad Dog" James Mattis, qui est actuellement responsable du Pentagone est-il un criminel de guerre?
Le général retraité James Mattis a gagné le surnom "Mad Dog" pour le corps des Marines Américains en bataille à Falloujah, en Irak, en avril 2004. Dans cette agression, les membres du Marine Corps, sous le commandement de Mattis, ont tiré sur les ambulances et les travailleurs humanitaires. Ils ont ceinturé la ville, empêchant les civils de s'échapper. Ils ont posé des photos de trophées avec les personnes qu'ils ont tuées.
Chacune de ces infractions a mis d'autres commandants militaires et des membres du rang devant les tribunaux internationaux des crimes de guerre. La doctrine qui prévaut date de la Seconde Guerre mondiale, lorsqu'un tribunal militaire américain a tenu le général japonais Tomoyuki Yamashita responsable des crimes de guerre aux Philippines. Son exécution a ensuite été confirmée par la Cour suprême des États-Unis.
Pendant le siège de Falloujah, que j'ai abordé en tant que journaliste du front, les marines ont tué tant de civils que le stade de football municipal devait être transformé en cimetière.
Dans les années qui ont suivi, Mattis - appelé  «moine guerrier» par ses partisans - à plusieurs reprises a protégé les membres du service américain qui ont tué des civils, en utilisant son statut de commandant de division pour effacer les accusations criminelles contre les Marines accusés de massacrer 24 civils irakiens à Haditha en 2005 et accordant la clémence à certains des personnes reconnues coupables dans le cadre du meurtre de 2006 d'un Irakien handicapé de 52 ans, qui a été emmené à l'extérieur de son domicile et a été tiré à quatre reprises.
Ces actions montrent un côté différent de Mattis, maintenant à 66 ans, que ce qui a été présenté dans la plupart des profils publiés depuis sa nomination en tant que secrétaire de la défense du président élu Donald Trump, qui l'ont dépeint comme un important partisan des Conventions de Genève et un défenseur anti-torture .
Bien que Mattis ait plaidé contre le siège de Falloujah au préalable, les lois internationales et américaines sont claires: en tant que commandant général, il devrait être tenu responsable des atrocités commises par les Marines sous son commandement. Le Centre d'enquêtes des reportages n'a reçu aucune réponse aux messages envoyés aux adresses électroniques personnelles, commerciales et militaires de Mattis. L'équipe de transition de Trump n'a pas non plus répondu aux demandes de renseignements. La biographie de Mattis sur le site Web de l'équipe de transition ne mentionne pas la bataille.
Il y a eu des rapports crédibles selon lesquels les troupes américaines sous le commandement du général Mattis ont ciblé des civils, ont mené des attaques indiscriminées et ont également mené des attaques contre des objectifs militaires qui ont causé des pertes disproportionnées aux civils lors d'opérations militaires à Falloujah ", a déclaré Gabor Rona, qui enseigne le droit international à l'Université de Columbia et a travaillé comme conseiller juridique au siège de Genève du Comité international de la Croix-Rouge au moment du siège. "Tous ces crimes de guerre", a déclaré Rona. "En appliquant la doctrine de la responsabilité du commandement, le général Mattis serait responsable de ces méfaits, ces crimes de guerre des troupes sous son commandement, s'il savait, aurait dû savoir ou n'a rien fait pour prévenir ou punir ce comportement".

Près de 13 ans plus tard, le siège de Falloujah a disparu des entêtes de journaux et des "UNES". Mais pour ceux d'entre nous qui ont connu les événements de première main, la mort et la destruction sont sorties de nos souvenirs. L'absence de responsabilité pour le meurtre de tant de  civils et comme les traces d'ongles sur un tableau noir.
Compte tenu de sa responsabilité de commandement, l'audience de confirmation de Mattis pour le secrétaire à la Défense, qui débute jeudi, offre l'occasion de sonder son rôle dans les meurtres, notamment en demandant s'il a commis des crimes de guerre.

J'ai passé une période de trois ans en Irak, couvrant la guerre en tant que journaliste indépendant et non engagé, y compris des missions à Falloujah et à l'époque du siège d'avril 2004. L'année précédente, en mai 2003, j'avais dépensé 10 $ pour prendre un taxi de Bagdad à Falloujah et, en tant que journaliste américain armé d'un microphone, je marchais librement parmi les vendeurs de fruits et légumes, en achetant une montre Seiko avec un faux bracelet en cuir, et assis pour la prière du vendredi pour entendre Jamal Shakur, l'imam le plus strident et le plus puissant de la ville.

Bien que les AK-47 aient été vendus ouvertement dans la rue et qu'il y ait déjà eu des affrontements avec des troupes américaines, l'imam a exhorté la non-violence.
"L'islam est une religion de paix", at-il prêché.
Ne pas vous confronter avec les Américains, at-il dit. Ne prenez pas la parole pour protester.
Mais alors que le gouvernement des États-Unis mettait un voile sur "l'occupation", le sentiment anti-américain augmentait. Les services de base tels que l'électricité, détruits lors de l'invasion initiale en mars 2003, n'ont pas été restaurés. Les attaques insurgées ont augmenté, et avec eux le nombre de civils tués dans les contre-attaques américaines. Des milliers d'Irakiens ont disparu dans la prison d'Abu Ghraib, l'ancien lock-out de Saddam Hussein à l'extérieur de Bagdad, alors opéré par les militaires américains.
Un an plus tard, Fallujah a été détruit par les marines sous le commandement de Mattis.
 

 

Un jour après la levée du siège de Falloujah en avril 2004, un homme irakien enquête sur un centre commercial détruit par les troupes américaines. (Crédit: Eunji Kang)
Corps en putréfaction dans les rues de Falloujah
Plus de douze ans plus tard, je me souviens toujours de l'odeur des corps laissés à pourrir dans les rues pendant des semaines car ils ne pouvaient être enterrés qu'après que les marines se retirent. Les médecins irakiens m'ont dit que lorsqu'ils essayaient d'enterrer des corps pendant les combats, les tireurs d'élite américains sur les toits tiraient sur eux.
«Quand vous voyez un enfant de 5 ans sans tête, qu'est-ce que vous pouvez dire?» Le Dr Salam Ismael, le chef de l'association des jeunes médecins irakiens, m'a dit à Bagdad à l'époque. "Quand vous voyez un enfant sans cerveau, dont on vient d'ouvrir la cavité, que diriez-vous (que pouvez-vous dire) ? Ou lorsque vous voyez une mère, maintenant son enfant, encore  nourrisson, sans tête et des éclats d'obus partout, dans son corps.

 

Des volontaires irakiens avec des masques chirurgicaux tirent un cadavre de femme hors de la cour avant d'une maison de Falloujah, où elle a été temporairement enterrée. (Crédit: Eunji Kang)
Mon souvenir le plus fort de Fallouja est venu du jour où les marines se sont retirés de la ville. Le 1er mai 2004, j'ai regardé comment une équipe de bénévoles qui portaient des masques chirurgicaux ,tiraient le cadavre pourri d'une femme d'âge moyen d'une tombe peu profonde dans la cour avant d'une maison unifamiliale. Le propriétaire a expliqué comment la femme était morte dans son jardin.
Un avion de guerre américain a bombardé sa voiture alors qu'elle a fui la ville avec son mari, at-il dit. Le mari avait été enterré temporairement dans le jardin de la maison à côté, les restes carbonisés de la voiture encore visible à quelques mètres de sa porte d'entrée.
Les volontaires ont versé du formaldéhyde sur le corps de la femme pour couper la puanteur, puis l'ont placée sur une camionnette et l'ont emmenée dans une petite camionnette. J'ai été frappé par les yeux tristes et intenses d'un garçon - pas plus de 12 ans - qui aidait à l'opération. Il n'a pas clignoté des yeux, alors qu'il se tenait à l'arrière de
la remorque ouverte du camion, à côté du corps, qui était recouvert d'une feuille blanche.
Le camion s'est éloigné. Le garçon était toujours debout, les mains sur le côté du camion. Dans 10 minutes, il sera au stade de football municipal pour enterrer la femme aux côtés de centaines d'autres personnes décédées lors des combats.
Tir aux ambulances, camp de réfugiés
Ismaël m'a dit que les Marines ont tiré sur l'ambulance de son organisation deux fois pendant qu'il était à l'intérieur. Une fois, il a dit, il essayait de récupérer des corps pour l'enterrement. L'autre fois, il essayait d'apporter une aide aux civils bloqués dans leurs maisons.
"Je vois des gens qui portent un drapeau blanc et nous crient:" Nous sommes là, essayez seulement de nous sauver ", mais nous ne pouvions pas les sauver parce que chaque fois que nous ouvrions la porte de l'ambulance, les Américains nous tiraient dessus. Nous avons essayé de transporter de la nourriture ou de l'eau; les tireurs d'élite tirent sur les récipients de nourriture. "
La preuve est souvent insaisissable dans une zone de guerre. Mais la même semaine, la cinéaste britannique Julia Guest m'a montré une image d'une ambulance clairement marquée, complète avec des lumières clignotantes bleues, criblées de trous de balle. Le conducteur avait un bandage autour de sa tête.
"C'est très clairement une ambulance", m'a-t-elle dit. "Il porte des bouteilles d'oxygène. Le dommage causé à l'ambulance était tel que deux des roues étaient complètement détruites. ... Ils ont été laissés sans ambulance après cela. "

À l'époque, le Corps des marines ne niait pas qu'il tirait sur les ambulances, mais il s'est mis a accuser les insurgés. Dans un courrier électronique de 2004, le porte-parole du corps, le lieutenant Eric Knapp, m'a dit que ses forces avaient vu des combattants charger des armes depuis des mosquées dans des ambulances.
"En utilisant les ambulances, ils mettent les Irakiens en danger en leur refusant une composante essentielle des soins médicaux urgents", a-t-il écrit. «Les mosquées, les ambulances et les hôpitaux sont protégés par les accords de la Convention de Genève et ne sont pas visés par les Marines des États-Unis. Cependant, une fois qu'ils sont utilisés dans le but d'une intention hostile aux forces de la coalition, ils perdent leur statut protégé et peuvent être ciblés ".
Ismael et Guest ont refusé que les ambulances aient été utilisées pour transporter des armes. Contacté pour cette histoire, Ismael, qui vit maintenant en Angleterre, soutient toujours que son ambulance aurait dû être protégée.
"Nous sommes entrés dans cette région parce que nous avions été appelés par des civils qui ont été piégés", a-t-il déclaré.
La déclaration selon laquelle les ambulances étaient utilisées pour la contrebande des armes n'était qu'une des revendications des commandants de marine qui ne correspondaient pas à ce que j'ai entendu sur le terrain, tant par des civils que de fonctionnaires.
Par exemple, d'une part, la direction du Corps des marines a toujours déclaré qu'il s'agissait de combattants insurgés stratégiquement ciblés. D'autre part, un fonctionnaire du Croissant-Rouge irakien m'a déclaré hors de Bagdad que l'agence d'aide devait déplacer un camp pour des civils fuyant la violence parce que les États-Unis ont continué à tirer dessus.
Les civils me disaient à plusieurs reprises qu'ils avaient été ciblés par des tireurs d'élite des Marines qui avaient pris des positions aux points hauts de Falloujah. Un garçon de 11 ans, Yusuf Bakri Amash, a déclaré qu'un tireur d'élite avait tué son meilleur ami.
"Ahmed était dans ma classe", at-il dit. "Il était plus jeune que moi. Il était debout à côté du mur de l'école secondaire et essayait de traverser la rue. Il a été touché par une balle. Les troupes américaines ont tiré la balle. "

À travers tout cela, les meilleurs députés de Mattis ont minimisé le nombre de victimes civiles. Dans un communiqué, le lieutenant-colonel Brennan Byrne a déclaré aux journalistes que 95 p. 100 des victimes étaient des «hommes d'âge militaire».
"Les marines sont formés pour être précis dans leur puissance de feu", a déclaré Byrne lors d'un rapport de Associated Press selon lequel 600 Irakiens ont été tués, dont beaucoup ont été enterrés dans une fosse commune au stade de football. "Le fait qu'il y ait que 600 revient au fait que les marines sont très bons dans ce qu'ils font".
À New York, un haut fonctionnaire de la Commission des droits de l'homme des Nations Unies a demandé une enquête indépendante, citant des rapports selon lesquels 90% des personnes tuées à Fallouja étaient des non-combattants. L'enquête n'a jamais eu lieu. Une histoire officielle du Corps de la Marine sur la bataille mettrait le nombre de morts civils dans les deux premières semaines au nombre de 220.
Mattis s'est d'abord opposé à l'attaque contre Falloujah
L'histoire officielle du Corps de la marine indique que Mattis était contre l'agression de Falloujah, déclarant qu'il a soutenu, "que l'opération à grande échelle enverrait un message erroné, mettrait en danger inutilement les civils et ne parviendrait pas à atteindre l'objectif principal" d'appréhender les  insurgés qui avaient tué quatre entrepreneurs de la sécurité de Blackwater. Mais une fois qu'il a commencé, l'histoire officielle indique que les marines qui lui ont rapporté ce qui s'est passé, ont mené l'assaut «dans un état de confusion». Les anciens combattants militaires américains du siège, dont j'ai parlé depuis, décrivent des règles d'engagement toujours changeantes avec un disposition de l'autodéfense qu'ils ont été encouragés à s'étendre jusqu'à la limite.
Adam Kokesh a servi de sergent à Falloujah lors du siège d'avril. Je l'ai rencontré quatre ans plus tard, en 2008, alors qu'il était l'un des 36 anciens combattants qui ont parlé lors d'un rassemblement d'anciens combattants anti-guerre à Winter Soldier, à Silver Spring, au Maryland. Là, les anciens combattants ont révélé des atrocités commises ou observées dans les guerres en Irak et en Afghanistan.
Au rassemblement, Kokesh a montré une photo de trophée de lui-même à côté d'une voiture avec un homme irakien tué par Marines à un poste de contrôle qu'il a équipé. Il a déclaré que les marines dans son unité se sont retournés pour prendre des photos avec l'Irak mort, qui avait été tué dans une grêle de mitraille.

 

Le Sergent marine Adam Kokesh pose pour une soi-disant photo de trophée avec une voiture que Marines a tiré à un point de contrôle, tuant le conducteur irakien dans la grêle des mitrailleuses. (Crédit: courtoisie de Adam Kokesh)
Selon Kokesh, un groupe entier de marines "déchargé dans le véhicule avec une mitrailleuse de calibre 50", même si la voiture était encore loin.
"Les balles ont commencé au pare-chocs et sont montées à travers le compartiment du moteur, puis une ronde au moins a frappé ce combattant irakien dans la poitrine si fort qu'elle a cassé sa chaise en arrière, et nous avons vu le véhicule brûler au loin", at-il dit. "Tout le monde a essayé de le justifier et a dit, oh, ils ont entendu des rondes cuisiner dans le feu, AK-47 rounds ont éclaté dans le coffre ou quelque part dans la voiture. Et ils ont traîné la voiture dans la zone où nous dormions le lendemain. Et nous ne l'avons même pas questionné, mais il était clair qu'il n'y avait pas ... des trous de rondes qui allaient au coin de cette voiture ".
Kokesh a également décrit comment à un moment du siège, lui et d'autres hommes commandés par Mattis se tenaient sur un pont sur l'Euphrate et permettaient aux femmes et aux jeunes enfants de fuir Fallujah, mais ont repoussé les hommes de 14 ans et plus.
"Il m'a fallu beaucoup de temps avant de pouvoir penser à une décision horrible que nous forçions ces familles à faire", a-t-il déclaré. Ils "pourraient se séparer et laisser leur mari et leurs fils plus âgés dans la ville et espérer qu'un tour de l'artillerie de Spectre n'abordera pas sur leur tête, ou rester avec eux et s'accrocher et juste espérer qu'ils ont réussi à vivre".
 

 

Après que le Corps des marines ait autorisé les femmes et les enfants de moins de 14 ans à fuir Falloujah, mais obligé les civils à rester en retard, les femmes prient pour leurs proches derrière les barbelés que les troupes avaient mis en place, atténuant la ville. (Crédit: Eunji Kang)
Appuyez sur, Mattis a déclaré, lors de la montée de l'ire
La décision de ne permettre à certains civils de fuir la ville, dont j'ai assisté - et d'autres médias aussi - s'est produite alors, le maj. Le général James Mattis a été envoyé pour négocier un cessez-le-feu suite à un énorme renversement de la société irakienne sur le nombre croissant de victimes civiles.
L'armée irakienne a refusé de se battre aux côtés des Marines de Mattis, tandis que les membres du Conseil d'administration irakien sélectionnés à la main ont menacé de cesser de fumer. L'envoyé de l'U.N., Lakhdar Brahimi, a menacé de démissionner.
"Le châtiment collectif est certainement inacceptable et le siège de la ville est absolument inacceptable", a déclaré Brahimi à l'époque.
Mais Mattis voulait continuer à se battre. Dans son livre "Fiasco", le journaliste militaire Thomas E. Ricks écrit que Mattis était contre les négociations et le cessez-le-feu.
"Si vous allez prendre Vienne, prenez la putain de Vienne!" Ricks cite Mattis comme grinçant au général John Abizaid, alors chef du commandement central des États-Unis.
Mattis a finalement négocié la fin de l'agression, qui a transféré le contrôle de la ville à une «Brigade de Fallujah» dirigée par un Irak commandé par un ancien général dans l'armée de Saddam Hussein, qui portait un béret et portait une épaisse moustache baathiste. Le règlement n'a pas permis d'atteindre l'objectif stratégique annoncé lors de l'assaut, à savoir que les tueurs des quatre entrepreneurs de sécurité de Blackwater soient appréhendés.
Des années plus tard, Mattis a mentionné le retrait de Falloujah comme l'un des ordres les plus difficiles qu'il ait eu à suivre.

Crédit: Sgt. Tony Nardiello, Quartier général du Corps des marines, Département de la Défense
«C'était une décision difficile», a-t-il déclaré lors d'un entretien de Marine Corps publié en octobre. "C'était une décision prise pour des raisons qui n'avaient rien à voir avec la situation tactique sur le terrain".
«J'étais préoccupé par le fait que les marines perdent confiance dans leur leadership», at-il ajouté, notant que les marins et les marines sous son commandement avaient perdu des camarades dans l'assaut.
"Mais ils ne l'ont pas fait", a déclaré Mattis, rappelant un artilleur lent qui s'est assis pour une interview télévisée et a déclaré au journaliste qu'il n'était pas troublé par l'ordre de sortir de Falloujah. Mattis cite la Marine en disant: "Peu importe, nous les chasserons ailleurs et les tuerons".
Mattis a commandé un carnage de mariage
Au début de l'été 2004, il était clair que Fallujah était devenu un havre pour les insurgés, Mattis a encore été envoyé pour négocier. Ces discussions ont échoué et, en novembre, les Marines rentraient et, dans un siège encore plus sanglant, prennent toute la ville.
À cette époque, Mattis était de retour aux États-Unis, étant promu lieutenant-général et affecté au Commandement du combat du Corps des marines à Quantico, en Virginie.
Mais avant que le commandement de Mattis en Irak ne se termine, il a été impliqué dans un autre incident controversé. Le 19 mai, moins de trois semaines après que ses forces se sont retirées de Falloujah, Mattis a personnellement autorisé une attaque contre une fête de mariage près de la frontière syrienne. Le gouvernement irakien a déclaré que la grève laissait 42 civils morts, dont au moins 13 enfants.
Les tueries ont battu l'Irak, venant si vite après le carnage de Falloujah - mais Mattis se tenait debout par son action, arguant que les morts étaient des insurgés.
"Combien de personnes vont au milieu du désert ... organiser un mariage à 80 milles de la civilisation la plus proche?" Dit-il à The Guardian. "C'étaient plus de deux douzaines d'hommes d'âge militaire. Ne soyons pas naïfs. "
Quelques jours plus tard, Associated Press a obtenu une vidéo de l'événement. En elle, une douzaine de camionnettes blanches parcourut le désert, escortant une voiture nuptiale décorée de rubans colorés. La mariée portait une robe et un voile blanc et a été emmenée dans une maison par un groupe de femmes, tandis que les hommes se tenaient «sur des oreillers en soie aux couleurs vives», a déclaré AP, «se détendant sur le plancher tapissé d'une grande tente de chèvre en tant que garçons "Dansé aux chants tribaux.
La vidéo n'a pas capturé la grève elle-même, mais peu de temps après la prise de vue, l'AP a signalé que beaucoup, y compris le vidéaste de mariage, étaient morts.
Mattis a ensuite déclaré à l'historien militaire Bing West qu'il lui avait fallu moins de 30 secondes pour délibérer de bombarder l'endroit.

Exonérations pour le massacre de Haditha
Dans les reportages mondiaux depuis la nomination de Mattis à Donald Trump pour le secrétaire à la Défense, le général retraité a toujours été représenté comme l'adulte dans la chambre, un ancien combattant aimé par ses autres marins. Il a été vu par beaucoup comme un chef de file stable et bien lu dans un groupe qui comprend un conseiller de sécurité nationale, Michael Flynn, qui croit que l'islam n'est pas une religion et a écrit dans un livre publié l'année dernière que l'Amérique était déjà "dans une guerre mondiale" contre un mouvement de masse messianique des personnes maléfiques ".
"Il ne fait aucun doute", a déclaré Flynn, que l'État islamique est "mort en train de nous emmener et de boire notre sang".
Ces observateurs ont pris courage, par exemple, lorsque Trump a émergé d'une réunion avec Mattis en novembre et a signalé que le général avait plaidé contre le waterboarding, une technique d'interrogatoire largement condamnée comme une torture, que Trump a embrassée au cours de sa campagne.
"Je ne l'ai jamais trouvé utile", a déclaré Trump citant Mattis. "J'ai toujours trouvé, me donner un paquet de cigarettes et quelques bières, et je fais mieux avec ça que je le fais avec la torture".
Mais mon expérience en tant que journaliste qui a rendu compte de l'agression de Mattis du point de vue des civils irakiens m'a donné un aperçu d'un autre côté du général, un homme qui était prêt à regarder dans l'autre sens - et même autoriser les attaques contre des civils - quand il y avait "des combats «hommes mâles» à proximité. Bien qu'il ait beaucoup d'aphorismes sur l'importance du droit international et des Conventions de Genève, dans la bataille de Falloujah, ses marines n'ont pas été sanctionnés.
Ce modèle devient encore plus clair lorsque vous regardez le comportement de Mattis une fois qu'il est revenu aux États-Unis et qu'il a été promu responsable général de toutes les forces maritimes desservant le Commandement central.
C'est là où il a utilisé son poste dans le système de justice du Corps des Marines pour éliminer les accusations portées contre trois marines accusés du meurtre de 24 civils à Haditha, souvent appelés le massacre de la guerre de l'Irak My Lai.
Le magazine Time a rompu l'histoire en mars 2006, quatre mois après les meurtres. Le journaliste Tim McGirk a écrit que, après qu'un membre populaire de leur unité a été tué par une bombe en bordure de route, un groupe de marines "a fait une rage dans le village ... tuant 15 Irakiens non armés dans leurs maisons, dont sept femmes et trois enfants." Les marines aussi a tiré une voiture et a tué un homme qui courait sur une crête. Le nombre total de civils était de 24 ans, y compris un homme en fauteuil roulant.
Le corps des marines n'a d'abord pas enquêté sur l'attaque parce que personne sur le terrain l'a signalé. Une enquête ultérieure du ministère de la Défense a révélé que les agents du Service d'enquête criminelle navale sont arrivés sur les lieux seulement après que Time a publié son exposé. Une autre enquête militaire menée par le général d'armée, le général Eldon A. Bargewell, a révélé que toute la chaîne de commandement du Corps des marines en Irak ignorait des signes évidents d'inconduite grave.

"Tous les niveaux de commandement ont tendance à considérer les pertes civiles, même en nombre important, comme une routine et comme résultat naturel et intentionnel de tactiques insurrectionnelles", a écrit Bargewell. "Les déclarations faites par la chaîne de commandement lors d'entretiens pour cette enquête, prises dans leur ensemble, suggèrent que les vies civiles irakiennes ne sont pas aussi importantes que les vies américaines, que leurs morts ne sont que le coût des affaires et que les marines doivent" le travail effectué 'peu importe ce qu'il faut. "
Mattis, alors un lieutenant général stationné à Camp Pendleton, en Californie, est devenu l'«autorité de convocation» de la cour martiale, ce qui lui confère l'autorité de la justice dans l'affaire. Dans ce rôle, il a pris le rare pas d'écrire des lettres publiques aux marines accusés de meurtre, les exonérant pour leurs rôles dans le massacre.
Dans sa lettre annulant les accusations de meurtre contre Lance Cpl. Justin Sharratt, qui a été accusé d'avoir tué trois hommes irakiens dans une maison, Mattis a fait référence au juge de la Cour suprême, Oliver Wendell Holmes Jr., qui a servi d'infanterie à la guerre civile en disant:
"La réflexion individuelle ne peut être exigée face à un couteau élevé".
«Vous avez servi d'infanterie marine en Irak où notre nation se bat contre un ennemi sombre qui se cache parmi les personnes innocentes, ne respecte aucun aspect du droit de la guerre et vise habituellement et intentionnellement attire les civils. Comme vous le savez bien, les défis de ce milieu de combat ont exercé des pressions extrêmes sur vous et vos autres marins », a déclaré Mattis. "Avec le renvoi de ces accusations, vous pouvez conclure que vous avez fait de votre mieux pour respecter les normes, suivis par les combattants américains dans toutes nos guerres, face à la vie ou à la mort".
Après que Mattis a rejeté les accusations portées contre trois marines, les cas contre les autres ont effondré. À la fin, seul le soi-disant chef de la direction, le sergent d'état-major. Frank Wuterich, a été tenu pour responsable, bien que sa peine n'inclut pas un jour de prison. En 2012, plus de six ans après le massacre, Wuterich a plaidé coupable à la déchéance du devoir et, en cas de châtiment, son rang a été réduit en privé. Il a dit à la cour qu'il avait regretté de dire à ses hommes de "tirer d'abord et de poser des questions plus tard".
Mattis a ses défenseurs - et les critiques
Aujourd'hui, la poursuite des marines impliqués dans le massacre de Haditha est largement considérée comme une débâcle, a déclaré Gary Solis, un ancien procureur du Corps des Marines qui enseigne un cours au Centre juridique et à l'école de l'avocat général du juge, intitulé «Perdre Haditha».

Mais Solis, comme d'autres observateurs, ne reproche pas à Mattis, disant qu'il était tendu par des procureurs inexpérimentés. Le manque de preuves, en raison de l'échec initial de Marines sur le terrain pour signaler les meurtres. Les procureurs de la Marine ont également perdu trois ans en luttant contre la CSB devant le tribunal, en essayant de faire en sorte que le réseau fournisse des séquences inédites à partir d'une émission "60 Minutes", a déclaré Solis, au cours de laquelle les souvenirs ont disparu et les déclarations des témoins ont changé.
"Je pense tellement au général Mattis", a déclaré Solis, en plaidant pour les meurtres sur la nature de la guerre d'Irak elle-même. "Chaque fois que vous êtes impliqué dans des groupes d'opposition armés qui ne s'identifient pas, les civils vont mourir par le chargement".
D'autres observateurs, y compris Gabor Rona, l'ancien avocat du Comité international de la Croix-Rouge, ont déclaré que les actions de Mattis dans les suites de Haditha méritaient un examen approfondi avec sa nomination en tant que secrétaire à la Défense.
"Le rôle de Mattis dans le blanchiment, en fait, c'est ce qu'il a fait, serait un crime de guerre en vertu du droit international, et analogue à ce que nous avons poursuivi et exécuté Yamashita", a-t-il déclaré en se référant au général japonais de la Seconde Guerre mondiale.
En effet, Haditha n'a pas été la seule fois où Mattis a utilisé son autorité de commandement pour dégager les marines dans un cas de crimes de guerre. Il a également accordé la clameur à trois marines condamnés lors du meurtre de 2006 d'un Irakien handicapé à Hamdania, qui les a libérés de prison.
Le Washington Post a rapporté qu'un groupe de marines est entré dans la maison d'un Irakien handicapé de 52 ans avec une barre en métal dans sa jambe, l'a retiré et lui a tiré quatre fois sur lui. Les Marines ont alors essayé de l'encadrer en plantant une mitrailleuse et une pelle sur la scène, pour faire ressembler qu'il était un insurgé qui creusait une bombe en bordure de route. Huit militaires ont d'abord été condamnés et emprisonnés; un an plus tard, tous sauf un avaient été libérés.
Parmi les trois libérés par Mattis était Lance Cpl. Robert Pennington, qui a plaidé coupable à la conspiration pour commettre des meurtres et des enlèvements prémédités et a été condamné à huit ans.
Souvenirs de guerre irrégulière en Irak
Près de 13 ans se sont écoulés depuis le siège d'avril 2004 à Falloujah. Plus d'une décennie s'est écoulée depuis le massacre de Haditha. Le meurtre d'un homme handicapé à Hamdania est presque aussi vieux.
Tellement de temps s'est passé, en fait, qu'une enquête auprès du bureau de presse du Corps des marines pour des détails sur les poursuites intentées par les membres du service liés au siège de Fallouja a été rencontrée avec confusion. J'ai été dirigé en ordre à la Division de l'histoire du Corps des marines, au Bureau du juge-avocat général de la Marine et, finalement, au bureau principal des affaires publiques du Marine Corps.
J'ai dit à chaque officier que je rencontrais que je n'étais pas conscient que quelqu'un était tenu responsable des atrocités, mais je voulais être sûr avant de le dire dans une histoire.
Après deux semaines d'appels téléphoniques et de courriels, une porte-parole de la marine, le lieutenant Danielle Phillips, a offert cette réponse: je devrais présenter une demande de la Loi sur la liberté d'information. Les événements étaient tout simplement trop longs, a-t-elle dit.
Beaucoup d'experts en droit international contactés pour cette histoire ont également oublié les détails, et j'ai dû faire leur mémoire avec des photographies, des enregistrements audio et des documents gouvernementaux.
Avec la nomination de James Mattis à l'horizon, certains suggèrent que les sénateurs devraient l'exprimer sur ses actions en tant que commandant général d'une des batailles les plus sanglantes de la guerre et son rôle ultérieur dans les militaires exonérés reconnus coupables de crimes de guerre.
Lors de son audition de confirmation, les sénateurs devraient «se renseigner sur le nombre élevé de victimes civiles et sur la surveillance et la responsabilité adéquates», a déclaré Beth Van Schaack, professeur de droit à l'Université de Stanford, qui a été député de l'ambassadeur général pour la guerre problèmes de crimes dans l'administration Obama.
Mattis devrait également être interrogé sur son «rôle personnel en tant que commandant sur les subordonnés qui ont commis ce qui semble être un crime de guerre contre des civils irakiens en ciblant des civils ou en utilisant une force aveugle qui n'a pas suffisamment vérifié si les cibles étaient des civils ou des combattants», a déclaré Van Schaack. "Comment a-t-il supervisé ses troupes, et quelles mesures a-t-il pris après le fait?"
Gabor Rona, ancien conseiller juridique du Comité international de la Croix-Rouge, a déclaré que les sénateurs devraient rappeler à Mattis que des commandants en Yougoslavie et au Rwanda ont été condamnés dans les tribunaux internationaux de crimes de guerre pour avoir omis de prévenir ou de punir les criminels de guerre de rang inférieur. reconnu dans le droit américain par le cas de Yamashita et inscrit dans le Manuel de la Loi sur la guerre du ministère de la Défense.
"Les troupes sont entre une roche et un endroit difficile", a déclaré Rona, "obligé de suivre les ordres mais aussi obligé de désobéir d'ordres manifestement illégaux" tels que les mauvais traitements infligés à des civils ou des combattants capturés.
L'audition de Mattis, a-t-il dit, offre au Congrès l'opportunité de faire savoir aux commandants qu'ils ont l'obligation d'empêcher et de punir les abus commis par leurs troupes.
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La source originale de cet article est Reveal
Copyright © Aaron Glantz, Reveal, 2017

Did Defense Secretary James Mattis Commit War Crimes in Iraq?

This article was first published in January 2017. Is “Mad Dog” James Mattis who is now in charge of the Pentagon a war criminal?

Retired Gen. James Mattis earned the nickname “Mad Dog” for leading U.S. Marines into battle in Fallujah, Iraq, in April 2004. In that assault, members of the Marine Corps, under Mattis’ command, shot at ambulances and aid workers. They cordoned off the city, preventing civilians from escaping. They posed for trophy photos with the people they killed.

Each of these offenses has put other military commanders and members of the rank and file in front of international war crimes tribunals. The doctrine that landed them there dates back to World War II, when an American military tribunal held Japanese Gen. Tomoyuki Yamashita accountable for war crimes in the Philippines. His execution later was upheld by the U.S. Supreme Court.

During the siege of Fallujah, which I covered as an unembedded journalist, Marines killed so many civilians that the municipal soccer stadium had to be turned into a graveyard.

In the years since, Mattis – called a “warrior monk” by his supporters – repeatedly has protected American service members who killed civilians, using his status as a division commander to wipe away criminal charges against Marines accused of massacring 24 Iraqi civilians in Haditha in 2005 and granting clemency to some of those convicted in connection with the 2006 murder of a 52-year-old disabled Iraqi, who was taken outside his home and shot in the face four times.

These actions show a different side of Mattis, now 66, than has been featured in most profiles published since his nomination as President-elect Donald Trump’s defense secretary, which have portrayed him as a strong proponent of the Geneva Conventions and an anti-torture advocate.

Although Mattis argued against the siege of Fallujah beforehand, both international and U.S. law are clear: As the commanding general, he should be held accountable for atrocities committed by Marines under his command. Reveal from The Center for Investigative Reporting received no reply to messages sent to Mattis’ personal, business and military email addresses. Trump’s transition team likewise did not respond to inquiries. Mattis’ biography on the transition team’s website does not mention the battle.

There have been credible reports that U.S. troops under the command of Gen. Mattis did target civilians, conducted indiscriminate attacks and also conducted attacks against military objectives that caused disproportionate casualties to civilians during military operations in Fallujah,” said Gabor Rona, who teaches international law at Columbia University and worked as a legal adviser at the Geneva headquarters of the International Committee of the Red Cross at the time of the siege.

“All of these are war crimes,” Rona said. “Applying the doctrine of command responsibility, Gen. Mattis would be responsible for these misdeeds, these war crimes of troops under his command if he … either knew, should’ve known or did nothing to prevent or punish this behavior.”

Nearly 13 years later, the siege of Fallujah has receded from the headlines. But for those of us who experienced the events firsthand, the death and destruction are seared into our memories. The lack of accountability for the killing of so many civilians grates like nails on chalkboard.

Given his command responsibility, Mattis’ confirmation hearing for defense secretary, which starts Thursday, provides an opportunity to probe his role in the killings, including asking whether he committed war crimes.

*

I spent parts of three years in Iraq, covering the war as an independent, unembedded journalist, including work in and around Fallujah at the time of the April 2004 siege. The year before, in May 2003, I had spent $10 to take a taxi from Baghdad to Fallujah and – as an American journalist armed only with a microphone – walked freely among the fruit and vegetable sellers, buying a Seiko watch with a fake leather band and sitting in on a Friday prayer to hear from Jamal Shakur, the city’s most strident and powerful imam.

Although AK-47s were being sold openly on the street and there already had been clashes with American troops, the imam urged nonviolence.

“Islam is a religion of peace,” he preached.

Do not confront the Americans, he said. Do not turn out to protest.

But as the U.S. government bungled the occupation, anti-American sentiment grew. Basic services such as electricity, knocked out during the initial invasion in March 2003, were not restored. Insurgent attacks increased, and along with them the number of civilians killed in American counterattacks. Thousands of Iraqis disappeared into Abu Ghraib prison, Saddam Hussein’s old lockup outside Baghdad, by then operated by the U.S. military.

A year later, Fallujah was destroyed by the Marines under Mattis’ command.

A day after the April 2004 siege of Fallujah was lifted, an Iraqi man surveys a shopping center destroyed by U.S. troops.

A day after the April 2004 siege of Fallujah was lifted, an Iraqi man surveys a shopping center destroyed by U.S. troops. (Credit: Eunji Kang)

Rotting bodies in Fallujah streets

More than 12 years later, I still remember the smell of bodies left to rot in the streets for weeks because they could be buried only after the Marines withdrew. Iraqi doctors told me that when they tried to bury bodies during breaks in the fighting, American snipers on rooftops would shoot at them.

“When you see a child, 5 years old with no head, what (can you) say?” Dr. Salam Ismael, the head of Iraq’s young doctors association, told me in Baghdad at the time. “When you see a child with no brain, just opened cavity, what (can you) say? Or when you see a mother just hold her child, still an infant, with no head and the shells all over her body.”

Iraqi volunteers in surgical masks pull a woman’s corpse out of the front yard of a Fallujah home, where she was temporarily buried.

Iraqi volunteers in surgical masks pull a woman’s corpse out of the front yard of a Fallujah home, where she was temporarily buried. (Credit: Eunji Kang)

My strongest memory of Fallujah came from the day the Marines withdrew from the city. On May 1, 2004, I watched as a team of volunteers wearing surgical masks pulled the rotting corpse of a middle-aged woman from a shallow grave in the front yard of a single-family home. The homeowner explained how the woman came to be lying dead in his yard.

An American warplane bombed her car as she fled the city with her husband, he said. The husband had been temporarily buried in the garden of the house next door, the charred remains of the car still visible a few yards from his front door.

The volunteers poured formaldehyde over the woman’s body to cut the stench, then placed her on a gurney and took her away in a small pickup truck. I was struck by the sad, intense eyes of one boy – not more than 12 – helping with the operation. He didn’t blink as he stood in the back of the open bed of the truck next to the body, which was covered with a white sheet.

The truck sped away. The boy was still standing, his hands on the side of the truck. In 10 minutes, he would be at the municipal soccer stadium helping bury the woman alongside hundreds of others who had died in the fighting.

Shooting at ambulances, refugee camp

Ismael told me Marines shot at his organization’s ambulance twice while he was in it. One time, he said, he was trying to retrieve bodies for burial. The other time, he was trying to bring aid to civilians stranded in their homes.

“I see people carrying a white flag and yelling at us, saying, ‘We are here, just try to save us,’ but we could not save them because whenever we opened the ambulance door, the Americans would shoot at us. We tried to carry food or water; the snipers shoot the containers of food.”

Proof often is elusive in a war zone. But that same week, British filmmaker Julia Guest showed me footage of a clearly marked ambulance, complete with blue flashing lights, riddled with bullet holes. The driver had a bandage around his head.

“It’s very clearly an ambulance,” she told me. “It’s carrying oxygen bottles. The damage to the ambulance was such that two of the wheels are totally wrecked. … They were left without an ambulance after that.”

At the time, the Marine Corps did not deny it was shooting at ambulances, but it blamed insurgents. In a 2004 email, corps spokesman Lt. Eric Knapp told me that his forces had seen fighters loading weapons from mosques into ambulances.

“By using ambulances, they are putting Iraqis in harm’s way by denying them a critical component of urgent medical care,” he wrote. “Mosques, ambulances and hospitals are protected under Geneva Convention agreements and are not targeted by U.S. Marines. However, once they are used for the purpose of hostile intent toward coalition forces, they lose their protected status and may be targeted.”

Both Ismael and Guest denied that the ambulances were used to ferry arms. Contacted for this story, Ismael, who now lives in England, still maintains that his ambulance should have been protected.

“We entered that area because we had been called for by civilians who were trapped,” he said.

The statement that ambulances were being used to smuggle arms was just one of the claims by Marine commanders that didn’t match up with what I heard on the ground from civilians and officials alike.

For instance, on one hand, the Marine Corps command consistently said it strategically targeted insurgent fighters. On the other, an official with the Iraqi Red Crescent Society told me outside Baghdad that the aid agency had to move a camp for civilians fleeing the violence because the U.S. kept shooting at it.

Civilians repeatedly told me they were targeted by Marine snipers who had taken up positions at high points around Fallujah, too. One 11-year-old boy, Yusuf Bakri Amash, said a sniper killed his best friend.

“Ahmed was in my class,” he said. “He was younger than me. He was standing next to the wall of the secondary school and was trying to cross the street. He was hit by a bullet. The American troops fired the bullet.”

Through it all, Mattis’ top deputies downplayed the number of civilian casualties. In one statement, Lt. Col. Brennan Byrne told reporters that 95 percent of the casualties were “military-age males.”

“The Marines are trained to be precise in their firepower,” Byrne said when confronted with an Associated Press report that 600 Iraqis had been killed, with many buried in a mass grave at the soccer stadium. “The fact that there are 600 goes back to the fact that the Marines are very good at what they do.”

In New York, a senior official with the United Nations Commission on Human Rights requested an independent inquiry, citing reports that 90 percent of the people killed in Fallujah were noncombatants. The investigation never occurred. An official Marine Corps history of the battle later would put the number of civilian deaths in the first two weeks of fighting alone at 220.

Mattis initially opposed attack on Fallujah

The official Marine Corps history says Mattis was against the assault on Fallujah, reporting that he argued, presciently, “that a large-scale operation would send the wrong message, unnecessarily endanger civilians, and ultimately fail to achieve the primary objective” of apprehending the insurgents who had killed four Blackwater security contractors.

But once it began, the official history says the Marines reporting to him carried out the assault “in a state of confusion.” U.S. military veterans of the siege, who I’ve talked to since, describe ever-shifting rules of engagement with a self-defense provision that they were encouraged to stretch to the limit.

Adam Kokesh served as a sergeant in Fallujah during the April siege. I met him four years later, in 2008, when he was one of 36 veterans who spoke at a Winter Soldier gathering of antiwar veterans in Silver Spring, Maryland. There, veterans disclosed atrocities they perpetrated or witnessed in the wars in Iraq and Afghanistan.

At the gathering, Kokesh showed a trophy photo of himself next to a car with an Iraqi man killed by Marines at a checkpoint he staffed. He said the Marines in his unit took turns taking pictures with the dead Iraqi, who had been killed in a hail of machine-gun fire.

Marine Sgt. Adam Kokesh poses for a so-called trophy photo with a car that Marines shot up at a checkpoint, killing the Iraqi driver in the hail of machine-gun fire.

Marine Sgt. Adam Kokesh poses for a so-called trophy photo with a car that Marines shot up at a checkpoint, killing the Iraqi driver in the hail of machine-gun fire. (Credit: Courtesy of Adam Kokesh)

According to Kokesh, a whole group of Marines “unloaded into the vehicle with a .50-caliber machine gun,” even though the car was still far away.

“The bullets started at the bumper and went up through the engine compartment, and then one round at least hit this Iraqi in the chest so hard that it broke his chair backwards, and we saw the vehicle burning in the distance,” he said. “Everybody tried to justify it and said, oh, they heard rounds cooking off in the fire, AK-47 rounds were bursting in the trunk or somewhere in the car. And they dragged the car into the area where we were sleeping the next day. And we didn’t even question that, but it was clear that there were no … holes from rounds that were cooking off in the side of this car.”

Kokesh also described how at one point during the siege, he and other men commanded by Mattis stood on a bridge over the Euphrates River and allowed women and young children to flee Fallujah but pushed back all males 14 and older.

“It took me a long time before I could think about what a horrible decision we were forcing these families to make,” he said. They “could split up and leave their husband and older sons in the city and hope a Spectre gunship round doesn’t land on their head, or stay with them and hunker down and just hope they made it through alive.”

After the Marine Corps allowed women and children under 14 to flee Fallujah, but forced male civilians to stay behind, women pray for their loved ones behind barbed wire that troops had set up, cordoning off the city.

After the Marine Corps allowed women and children under 14 to flee Fallujah, but forced male civilians to stay behind, women pray for their loved ones behind barbed wire that troops had set up, cordoning off the city. (Credit: Eunji Kang)

Press on, Mattis said, as ire mounted

The decision to allow only some civilians to flee the city, which I witnessed – and other media covered as well – occurred when then-Maj. Gen. James Mattis was sent in to negotiate a ceasefire following tremendous blowback from across Iraqi society about the mounting number of civilian casualties.

The Iraqi army had refused to fight alongside Mattis’ Marines, while members of the hand-picked Iraqi Governing Council threatened to quit. The U.N.’s envoy, Lakhdar Brahimi, threatened to resign.

“Collective punishment is certainly unacceptable and the siege of the city is absolutely unacceptable,” Brahimi said at the time.

But Mattis wanted to keep fighting. In his book “Fiasco,” military journalist Thomas E. Ricks writes that Mattis was against the negotiations and the ceasefire.

“If you’re going to take Vienna, take fucking Vienna!” Ricks quotes Mattis as snarling to Gen. John Abizaid, then-head of U.S. Central Command.

Mattis eventually negotiated an end to the assault, which turned over control of the city to an Iraqi-run “Fallujah Brigade” commanded by a former general in Saddam Hussein’s army, who sported a beret and wore a thick Baathist mustache. The settlement did not deliver the strategic objective announced when the assault began, namely that the killers of the four Blackwater security contractors be apprehended.

Years later, Mattis referred to the withdrawal from Fallujah as one the toughest orders he ever had to follow.

Credit: Sgt. Tony NardielloHeadquarters Marine Corps, Defense Department

“It was a difficult decision,” he said in a Marine Corps interview posted in October. “It was a decision taken for reasons that had nothing to do with the tactical situation on the ground.”

“I was concerned to a degree that the Marines would lose confidence in their leadership,” he added, noting that sailors and Marines under his command had lost comrades in the assault.

“But they didn’t,” Mattis said, recalling a slow-talking gunner who sat for a television interview and told the reporter that he wasn’t troubled by the order to pull out of Fallujah. Mattis quotes the Marine as saying: “Doesn’t matter, we’ll just hunt ’em down somewhere else and kill ’em.”

Mattis ordered wedding party carnage

As the summer of 2004 began and it was clear that Fallujah had become a haven for insurgents, Mattis again was sent in to negotiate. Those talks failed and that November, Marines would return and, in an even bloodier siege, take the entire city.

By then, Mattis was back in the U.S., having been promoted to lieutenant general and assigned to the Marine Corps Combat Development Command in Quantico, Virginia.

But before Mattis’ command in Iraq ended, he was involved in another controversial incident. On May 19, less than three weeks after his forces pulled back from Fallujah, Mattis personally authorized an attack on a wedding party near the Syrian border. The Iraqi government said the strike left 42 civilians dead, including at least 13 children.

The killings roiled Iraq, coming so soon after the carnage of Fallujah – but Mattis stood by his action, arguing the dead were insurgents.

“How many people go to the middle of the desert … to hold a wedding 80 miles from the nearest civilization?” he told The Guardian. “These were more than two dozen military-age males. Let’s not be naive.”

A few days later, the Associated Press obtained a videotape of the event. In it, a dozen white pickup trucks sped through the desert, escorting a bridal car decorated with colorful ribbons. The bride wore a white dress and veil and was ushered into a house by a group of women, while men reclined “on brightly colored silk pillows,” the AP reported, “relaxing on the carpeted floor of a large goat-hair tent as boys” danced to tribal songs.

The video did not capture the strike itself, but soon after the footage was taken, the AP reported many, including the wedding videographer, were dead.

Mattis later told military historian Bing West that it had taken him less than 30 seconds to deliberate whether to bomb the location.

Exonerations for Haditha massacre

In media reports since Donald Trump’s nomination of Mattis for defense secretary, the now-retired general consistently has been portrayed as the adult in the room, a veteran military man beloved by his fellow Marines. He’s seen by many as a steady, well-read leader in a group that includes a national security adviser, Michael Flynn, who believes that Islam is not a religion and wrote in a book published last year that America already was “in a world war against a messianic mass movement of evil people.”

“There’s no doubt,” Flynn wrote, that the Islamic State is “dead set on taking us over and drinking our blood.”

These observers took heart, for example, when Trump emerged from a meeting with Mattis in November and reported that the general had argued against waterboarding, an interrogation technique broadly condemned as torture, which Trump embraced during his campaign.

“I’ve never found it to be useful,” Trump quoted Mattis as saying. “I’ve always found, give me a pack of cigarettes and a couple of beers, and I do better with that than I do with torture.”

But my experience as a journalist reporting on Mattis’ assault from the perspective of Iraqi civilians gave me insight into another side of the general, a man who was willing to look the other way – and even authorize attacks on civilians – when there were “fighting-aged males” nearby. While he has many aphorisms about the importance of international law and the Geneva Conventions, in the battle of Fallujah, his Marines were not sanctioned.

This pattern becomes even clearer when you look at Mattis’ behavior once he returned to the U.S. and was promoted to general in charge of all Marine forces serving Central Command.

It was there where he used his position in the Marine Corps’ justice system to wipe away charges against three Marines charged with the murder of 24 civilians in Haditha, often called the My Lai massacre of the Iraq War.

Time magazine broke the story in March 2006, four months after the killings. Reporter Tim McGirk wrote that after a popular member of their unit was killed by a roadside bomb, a group of Marines “went on a rampage in the village … killing 15 unarmed Iraqis in their homes, including seven women and three children.” Marines also shot up a car and killed a man running on a ridge. The total number of civilian dead was 24, including a man in a wheelchair.

The Marines Corps initially did not investigate the attack because no one on the ground reported it. A subsequent Department of Defense inquiry found Naval Criminal Investigative Service agents arrived on the scene only after Time published its exposé. Another military investigation by Army Maj. Gen. Eldon A. Bargewell found that the entire Marine Corps chain of command in Iraq ignored obvious signs of serious misconduct.

“All levels of command tended to view civilian casualties, even in significant numbers, as routine and as the natural and intended result of insurgent tactics,” Bargewell wrote. “Statements made by the chain of command during interviews for this investigation, taken as a whole, suggest that Iraqi civilian lives are not as important as U.S. lives, their deaths are just the cost of doing business, and that the Marines need to get ‘the job done’ no matter what it takes.”

Mattis, then a lieutenant general stationed at Camp Pendleton, California, became the “convening authority” for the court martial – giving him ultimate authority of justice in the case. In that role, he took the rare step of writing public letters to Marines accused of murder, exonerating them for their roles in the massacre.

In his letter wiping away murder charges against Lance Cpl. Justin Sharratt, who stood accused of killing three Iraqi men in a home, Mattis referenced Supreme Court Justice Oliver Wendell Holmes Jr., who served as an infantryman in the Civil War, saying,

“Detached reflection cannot be demanded in the face of an uplifted knife.”

“You have served as a Marine infantryman in Iraq where our Nation is fighting a shadowy enemy who hides among the innocent people, does not comply with any aspect of the law of war, and routinely targets and intentionally draws fire toward civilians. As you well know, the challenges of this combat environment put extreme pressures on you and your fellow Marines,” Mattis wrote. “With the dismissal of these charges you may fairly conclude that you did your best to live up to the standards, followed by U.S. fighting men throughout our many wars, in the face of life or death decisions.”

After Mattis dismissed charges against three Marines, the cases against the others collapsed. In the end, only the alleged ringleader, Staff Sgt. Frank Wuterich, was held accountable, though his sentence did not include a day in prison. In 2012, more than six years after the massacre, Wuterich pleaded guilty to dereliction of duty, and, as punishment, his rank was reduced to private. He told the court that he regretted telling his men to “shoot first and ask questions later.”

Mattis has his defenders – and critics

Today, the prosecution of Marines involved in the Haditha massacre is widely seen as a debacle, said Gary Solis, a former Marine Corps prosecutor who teaches a course at the Judge Advocate General’s Legal Center and School called “Losing Haditha.”

But Solis, like other observers, doesn’t blame Mattis, saying he was hamstrung by inexperienced prosecutors. Compounding matters further was the lack of good evidence, the result of the initial failure of Marines on the ground to report the killings. Marine prosecutors also wasted three years fighting CBS in court, trying to get the network to provide unreleased footage from a “60 Minutes” broadcast, Solis said, during which time memories faded and witness statements changed.

“I think so highly of Gen. Mattis,” Solis said, putting primary blame for the killings on the nature of the Iraq War itself. “Whenever you are involved with armed opposition groups who don’t identify themselves, civilians are going to die by the carload.”

Other observers, including Gabor Rona, the former attorney for the International Committee of the Red Cross, said Mattis’ actions in the Haditha aftermath deserve renewed scrutiny with his nomination as defense secretary.

“Mattis’ role in whitewashing, if in fact that’s what he did, would be a war crime under international law, and analogous to what we prosecuted and executed Yamashita for,” he said, referring to the Japanese World War II general.

Indeed, Haditha was not the only time that Mattis used his command authority to clear Marines in a war crimes case. He also granted clemency to three Marines convicted in the 2006 killing of a disabled Iraqi man in Hamdania, freeing them from prison.

The Washington Post reported that a group of Marines went into the home of a 52-year-old disabled Iraqi with a metal bar in his leg, pulled him out and shot him in the face four times. The Marines then tried to frame him by planting a machine gun and shovel at the scene, to make it look as though he were an insurgent digging a roadside bomb. Eight servicemen initially were convicted and jailed; a year later, all but one had been released.

Among the three freed by Mattis was Lance Cpl. Robert Pennington, who had pleaded guilty to conspiracy to commit premeditated murder and kidnapping and was sentenced to eight years.

Faded Iraq War memories

Nearly 13 years have passed since the April 2004 siege of Fallujah. More than a decade has gone by since the Haditha massacre. The murder of a disabled man in Hamdania is nearly as old.

So much time has passed, in fact, that an inquiry to the Marine Corps press office for details of service member prosecutions related to the Fallujah siege was met with confusion. I was routed in sequence to the Marine Corps History Division, the Office of the Judge Advocate General of the Navy and eventually back to the Marine Corps’ main public affairs desk.

I told each officer I encountered that I was not aware of anyone being held accountable for atrocities, but wanted to be sure before I said so in a story.

After two weeks of phone calls and emails, a Marine spokeswoman, Lt. Danielle Phillips, offered this answer: I would have to submit a Freedom of Information Act request. The events simply were too long ago, she said.

Many of the international law experts contacted for this story likewise had forgotten the details, and I had to jog their memories with photographs, audio recordings and government documents.

With James Mattis’ nomination on the horizon, some suggest senators should press him about his actions as commanding general of one of the war’s bloodiest battles and his subsequent role in exonerating servicemen found guilty of war crimes.

At his confirmation hearing, senators should “ask about the high numbers of civilian casualties and whether there was adequate oversight and accountability,” said Beth Van Schaack, a law professor at Stanford University who served as deputy to the ambassador-at-large for war crimes issues in the Obama administration.

Mattis also should be asked about his “personal role as commander over subordinates who committed what appear to be war crimes against Iraqi civilians by targeting civilians or using indiscriminate force that insufficiently verified whether the targets were civilians or combatants,” Van Schaack said. “How did he supervise his troops, and what measures did he take after the fact?”

Gabor Rona, the former legal adviser to the International Committee of the Red Cross, said senators should remind Mattis that commanders in Yugoslavia and Rwanda have been convicted in international war crimes tribunals for failing to prevent or punish lower-ranking war criminals, a doctrine also recognized in U.S. law through Yamashita’s case and enshrined in the Department of Defense Law of War Manual.

“Troops are between a rock and a hard place,” Rona said, “obligated to follow orders but also obligated to disobey manifestly unlawful orders” such as mistreatment of civilians or captured combatants.

Mattis’ hearing, he said, offers Congress an opportunity to put commanders on notice that they have a duty to prevent and punish abuses committed by their troops.

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