WWIII :MACRON EST LA JUSTICE, NOUS SOMMES DU MÊME BORD. 300 Millions auraient été nécessaires pour financer une campagne électorale Nationale pour les Présidentielles en faveur de Macron, pour acheter toute la Presse qui lui était favorable, Presse entre les mains de 10 Milliardaires.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : MACRON EST LA JUSTICE, NOUS SOMMES DU MÊME BORD. 300 Millions auraient été nécessaires pour financer une campagne électorale Nationale pour les Présidentielles en faveur de Macron, pour acheter toute la Presse qui lui était favorable, Presse entre les mains de 10 Milliardaires, amis de Macron, suivez mon regard.

Macron a déclaré que son budget était d'un peu plus de 16 Millions d'euros, non comptés les articles, la Presse en Générale et les Télévisions, qui ont dû percevoir 300 Millions au minimum, afin de réaliser une couverture médiatique, qui a été la plus importante et du jamais vu, depuis que la République existe.

Aucun candidat ne s'est posé la question, de savoir, pourquoi, il n'y en avait que pour Macron.

Par contre les Journalistes "mainstream" arrosés, qui ont profité d'un climat d'aubaines et d'une période particulièrement faste, commencent à parler:

"On a adulé Macron, mais juste après les élections on a commencé à lui tirer dessus".

revenons aux fondamentaux et sur la signification des mots:

Flatter quelqu’un avec excès par bassesse ou par intérêt.

Les journalistes ont donc adulé Macron par intérêt, cet intérêt leur a été dicté par les 10 Milliardaires qui gèrent la Presse libre en France, qui ont arrosé copieusement les Journalistes pour lui trouver des qualités, et quand l'effet d'aubaine s'en est allé, ils ont voulu en redemander.

Problème: la concurrence libre et non faussée n'est plus, les règles des élections ont été bafouées, il faut annuler au plus vite les Présidentielles 2017, avant les catastrophes.

De plus il semblerait que ce soit un coup monté du Berggruen Institut aux USA, donc une ingérence doublée d'une prise de pouvoir sur la France et les Français. On n'est plus dans le financement au black des partis Politiques, on est dans la main mise sur la France par Big Brother, par les Banques Rothschild., via Nicolas Berggruen, ami d'Emmanuel Macron.

Trois jours après l'élection d'Emmanuel Macron à la tête de l’Etat, "Pièces à conviction" s’est penché sur les secrets du financement de la campagne présidentielle. Comment les candidats ont-ils financé leur campagne ? Certains ont bénéficié d'un trésor de guerre, d’autres sont parvenus à lever des millions… D'où vient l'argent ? Qui sont les donateurs ? Car pour entrer à l'Elysée, l'argent est le nerf de la guerre.

Emmanuel Macron : un miracle financier

Parti de rien, sans organe politique pour le soutenir, Emmanuel Macron a réussi à lever des millions. Au début la campagne présidentielle, il faisait pourtant figure d’outsider. Petit nouveau dans le paysage politique, son parti En marche ! ne bénéficiait d’aucune aide de l'Etat et a dû s’appuyer sur des fonds privés. "Pièces à conviction" l'a suivi à Londres, place financière incontournable regorgeant de potentiels donateurs, où le futur président s'est rendu à de multiples reprises pendant la campagne. Emmanuel Macron a-t-il à l’époque profité de sa fonction de ministre pour financer sa campagne ? C'est en tout cas la question que pose le député Les Républicains Georges Fenech : "Est-ce qu'il n'y a pas un conflit d'intérêts, voire même d'utilisation de moyens publics aux fins d'une campagne électorale ?"

Présidentielle 2017 Où sont passés les millions d'Emmanuel Macron?

L’ONG anti-corruption Anticor vient de saisir la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP) sur l’incohérence entre les revenus et le patrimoine d’Emmanuel Macron. Le candidat d’En Marche! va devoir s’expliquer.

Où sont passés les millions de Macron?

L’ONG anti-corruption Anticor vient de saisir la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique sur l’incohérence entre les revenus et le patrimoine d’Emmanuel Macron.

STR/Afp

Est-ce le début d'une " affaire Macron " ? Peut-être, car la très sérieuse association anti-corruption Anticor a saisi, le 13 mars, la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP) sur la déclaration de patrimoine du candidat à la présidentielle, déposée en octobre 2014, après sa nomination comme ministre de l'Economie. Le problème: Macron a perçu 2,8 millions d'euros, de 2008 à 2012, lorsqu'il était banquier chez Rothschild. Mais sa déclaration de 2014 fait état d'un patrimoine de 1,2 million d'euros et d'un endettement de plus d'un million, soit un actif net inférieur à 200.000 euros. Anticor constate un " manque de cohérence entre les revenus et le patrimoine déclarés ". " Nous avons confiance dans la Haute Autorité, souligne Eric Alt, le vice-président de l'association. Mais compte tenu de la place de Monsieur Macron dans cette campagne électorale, nous lui demandons de vérifier le caractère exhaustif, exact et sincère de sa déclaration ". Cet écart entre les revenus et le patrimoine lui fait même craindre " une nouvelle affaire Cahuzac ". De fait, Anticor pousse la HATVP à vérifier si Emmanuel Macron n'a pas camouflé d'argent dans des paradis fiscaux, comme l'ex ministre du Budget…

L'affaire crée un buzz énorme sur les réseaux sociaux. A la mi-février, deux maires et un responsable associatif avaient déjà saisi la HATVP sur les anomalies de la déclaration de Macron. " Il est impossible de dépenser autant. Il y a un soupçon de dissimulation de patrimoine ", lance Serge Grass, à la tête de l'Union Civique des Contribuables Citoyens, qui a quelques arrières pensées politiques. Nous constatons un acharnement sur François Fillon. Alors qu'on laisse faire Monsieur Macron ". Très vite, sa saisie de la HATVP a alimenté les attaques des dirigeants du Front National contre le candidat d'En Marche!, en forte progression dans les sondages. " Emmanuel Macron a déclaré un patrimoine faible, très faible ", a souligné Florian Philippot sur BFM TV, alors que Marine Le Pen pilonnait " Macron, le candidat de l'argent ".

23.000 euros par mois

Alors, où sont passés les millions de Macron? Selon son entourage, ses revenus ont atteint 1,5 million d'euros sur la période 2008-2012, après avoir déduits les impôts et cotisations sociales. L'ex conseiller de François Hollande aurait même payé la taxe à 75% sur les hauts revenus, la mesure très controversée de Hollande, qu'il avait lui-même combattue. Selon sa déclaration d'octobre 2014, il a aussi remboursé 350.000 euros d'un prêt personnel contracté auprès d'Henri Herman, un homme d'affaires dont il était très proche, décédé récemment, et il affirme avoir réglé un prêt familial de 50.000 euros. Au final, Macron aurait disposé de 1,1 million de revenus nets sur quatre ans, soit près de 23.000 euros par mois.

Qu'en a t-il fait? Dans une interview au quotidienLa Croix " du 13 mars, il ne donne pas de détails mais insiste sur le poids des impôts: " Comme banquier d'affaires, j'avais le statut d'indépendant. J'ai donc payé sur le montant brut de ma rémunération, des cotisations sociales patronales, salariales puis l'impôt sur le revenu. Ces cotisations ont augmenté et frappé mon dernier revenu de référence, au point que je ne gagnais plus assez pour payer mes impôts. La même année, j'ai en effet divisé ma rémunération par quinze ", rappelle l'ex banquier, en évoquant son départ à l'Elysée. On n'en saura pas plus. " Cela relève de sa vie privée, prévient Sylvain Fort, qui dirige sa communication. Il est déjà le plus transparent. Plus il donne de détails, plus cela alimente le doute et le soupçon ". Et de rappeler que la mise en cause porte sur des dépenses privées, avec de l'argent gagné dans le privé. " Il y a une perversion de la transparence ", ajoute Fort.

De son côté, la HATVP, qui ne fait officiellement aucun commentaire, considère aussi que la vérification des dépenses, ce n'est pas son job!  Sa fonction est bien de scruter les liens entre politiques et intérêts privés, en vérifiant les revenus et le patrimoine. Et lorsqu'elle a des doutes, elle alerte immédiatement la justice. C'est ce qu'elle a fait, par exemple, en décembre 2015 pour Jean-Marie et Marine Le Pen dont les déclarations ont été jugées inexactes, avec une " sous-évaluation manifeste de certains actifs immobiliers " ou en mars 2014 avec Yamina Benguigui, ministre du gouvernement Ayrault.


 

Et le cas d'Emmanuel Macron a déjà été passé au peigne fin: deux vérifications de son patrimoine (en 2014 et 2016) et un contrôle fiscal, lorsqu'il a été nommé à Bercy, en 2014. Pour les nouveaux ministres, la HATVP demande systématiquement à l'administration fiscale de vérifier la déclaration de revenus. A cette occasion, le fisc avait jugé que la maison détenue par sa femme, Brigitte Macron, était sous-évaluée. Le couple a ainsi été assujetti à l'ISF, avec un impôt supplémentaire de 6.000 euros. " Aller plus loin, ce n'est plus de la transparence, c'est du flicage ", souligne un fonctionnaire proche de l'institution.

Emmanuel Macron peut-il en rester là? Assurément pas. Alimentée par ses concurrents, la polémique sur l'incohérence entre ses revenus et son patrimoine va enfler. D'autant que le candidat à la présidentielle n'est pas un flambeur, qui aurait dépensé sans compter ses revenus de banquier, comme l'a confirmé Marc Ferracci, son ami et témoin de mariage, l'un des économistes d'En Marche!: " Emmanuel n'est pas un grand consommateur. Je ne lui vois pas de tocante hors de prix, ni de mocassins italiens " a-t-il lâché à L'Obs.

Pour convaincre qu'il n'a rien camouflé sur des comptes offshore, Macron va être obligé d'ouvrir sa comptabilité personnelle et expliquer à quoi il a utilisé précisément son argent de banquier. D'aucuns jugeront cette transparence excessive. Mais vu la multiplication des affaires, qui porte la défiance des citoyens vis de leur classe politique à un niveau record, elle est désormais nécessaire. Macron n'a plus le choix.

Médias : pourquoi 10 milliardaires contrôlent-ils notre information ? 

Bouygues, Xavier Niel, Dassault, Bernard Arnault, Bolloré, Pierre Bergé, Patrick Drahi, François Pinault, Matthieu Pigasse et Lagardère, voilà les dix milliardaires qui possèdent nos médias. Pourquoi se masser dans un secteur souvent déficitaire ? C’est un jeu d’influence qui se joue ici à coup de gros sous. Beaucoup de sondages, un zeste de censure, saupoudrez tout ça de quelques grains de corruption et d’une propagande structurelle et diffuse et vous avez la recette d’une influence réussie. Tant pis pour notre démocratie, notre droit à l’indépendance de la presse et à une information libre ! Que pèse l’intérêt général quand des milliards sont en jeu ?

Résumé

Lagardère vend Libération à Patrick Drahi. Bolloré reprend en main Canal. Le même Drahi rachète BFM-TV et RMC alors que Bouygues croque Eurosport. Les milliardaires s’animent sur le marché des transferts de médias. Et ce n’est que le mercato. Jetons un coup d’œil aux effectifs.

Tous nos quotidiens nationaux (Le Monde, Libération et Le Figaro), toutes nos chaînes d’info (LCI, I-Télé, BFM-TV), l’essentiel des hebdomadaires de référence (Le NouvelObs, L’Express, Le Point) et des chaînes de TV privées (Canal+, TF1) appartiennent à de grands milliardaires. En vérité, ils sont dix à se partager l’accès à nos consciences, dix à contrôler toutes les fréquences, dix milliardaires à exploiter pour leurs intérêts personnels les heures de « temps de cerveau disponibles » que nous leur laissons chaque jour. Comment expliquer que des requins de la fusion-acquisition, que des capitaines d’industrie jamais avares de reventes juteuses investissent temps et argent dans un secteur économique – les médias – en perte de vitesse et souvent déficitaire ?

Cette vidéo se propose de détailler les raisons industrielles de cette concentration de notre droit citoyen à l’information entre les mains d’une poignée de richissimes Français.

Posséder des médias est un enjeu d’influence, tant sur des clients ou partenaires privés que sur les décisions étatiques. Seulement, là où la plupart se contentent de corrompre ou d’exercer toujours davantage de lobbying, nos milliardaires demandent le meilleur. Ils exigent d’avoir une influence bien supérieure en quantité et en qualité que ce qu’autorisent un dessous de table ou une brochure de papier glacé. Les barrières des pelouses municpales lors des dimanches pluvieux, trop peu pour eux. Ils veulent jouer la Champion’s League et ont les moyens de leurs ambitions.

La Champion’s League, lorsqu’on parle d’influence industrielle, c’est de pouvoir avoir prise sur les décideurs politiques, c’est même d’en faire des partenaires, d’établir une relation de confiance réciproque avec eux. D’où l’intérêt de mettre un pied dans l’opinion, de garder en main la commande de sondages, véritables faiseurs de rois dans notre politique de l’apparence.

Enfin, lorsqu’on joue la Champion’s League de l’influence, on peut se permettre des petits cadeaux pour nouer et consolider des alliances industrielles. M6 refuse d’enquêter sur ces clients ou de publier des reportages à charge sur ses partenaires de la téléphonie. Bolloré censure coup sur coup deux documentaires sur le Crédit Mutuel (un partenaire historique du groupe familial) et sur la guéguerre médiatique Sarkozy-Hollande.

Tenir l’opinion, être à la source de la petite musique qui fait « l’actualité », qui construit le monde, les enjeux, les questions et les réponses de tous nos citoyens, euh pardon, de tous les consommateurs est un enjeu industriel à la hauteur des ambitions démesurées de nos milliardaires. Tant pis pour la démocratie, le droit à une presse libre et indépendante, le droit à l’information, tous ces grands principes ne comptent plus. C’est la Champions League qui se joue, le théâtre des rêves. Que pèse l’intérêt général face à ces milliards ?

« Rêvons plus grand » disait le PSG sauce milliards. Il se pourrait bien que, comme pour les ptits gens virés du Parc, ce soit un cauchemar qu’on nous propose !

Sources

D’abord, l’incomparable travail du documentaire Les Nouveaux Chiens de Garde :
Le descriptif sur le site des producteurs : http://www.jemproductions.fr/cinema/les-nouveaux-chiens-de-garde/
Un lien vers un streaming youtube (évidemment, achetez-le si vous pouvez mais regardez-le d’abord J : https://www.youtube.com/watch?v=SdvnifgqR-0

Ensuite, le travail récent de Médiapart sur la concentration médiatique et les censures :
Une mise en perspective historique : http://www.mediapart.fr/journal/france/020915/main-basse-sur-l-information?onglet=full
Le tout en vidéo (c’est plus sympa) : http://www.dailymotion.com/video/x34gehw_contre-le-conformisme-mediatique-vive-le-pluralisme_news

Un remarquable travail de Capital sur l’influence des milliardaires et leurs mauvais résultats économiques dans la presse. Bien que datant du précédant mercato (les choses ont bougé depuis un an) l’infographie reste utile : http://www.capital.fr/enquetes/hommes-et-affaires/niel-pigasse-arnault-ils-gerent-mieux-leurs-affaires-que-leurs-journaux-957922/(offset)/3

Pour comprendre le rôle de l’Etat dans la régulation et l’attribution des fréquences et des réseaux :
Une illustration du rôle, décisif mais complaisant, de l’Etat dans le buisness de l’audiovisuel et des réseaux : http://www.mediapart.fr/journal/france/010815/le-fructueux-trafic-des-frequences-audiovisuelles?onglet=full
Une synthèse juridique de qualité sur la régulation de la presse (où on apprend notamment que les politiques ont essayé de réguler le secteur en 84 mais on vite abandonné) : http://fr.jurispedia.org/index.php/Concentration_dans_le_secteur_de_la_presse_(fr)
Les missions officielles du CSA dans la lutte contre la concentration des médias : http://www.csa.fr/Television/Les-chaines-de-television/Les-chaines-hertziennes-terrestres/La-procedure-d-autorisation/Concentration-des-medias
Pour en savoir plus sur l’ARCEP, l’autorité qui chapeaute les réseau et leurs attributions (on vous mets le Wiki, leur site est vraiment trop obscur) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_r%C3%A9gulation_des_communications_%C3%A9lectroniques_et_des_postes

Les multiples cas récents de censures :
Bolloré censure un documentaire sur le Crédit Mutuel : http://www.mediapart.fr/journal/france/290715/canal-vincent-bollore-censure-un-documentaire-sur-le-credit-mutuel?onglet=full
Bolloré censure un documentaire sur la guéguerre médiatique Sarkozy-Hollande : http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2015/09/13/canal-un-documentaire-sur-la-guerre-hollande-sarkozy-deprogramme_4755524_3236.html
Nicolas de Tavernost, le boss de M6, ne se cache pas de brider les investigations de « ses » journalistes : http://www.dailymotion.com/video/x2so7ad
Bolloré fait le ménage à I-Télé et Canal + : http://www.liberation.fr/economie/2015/09/07/canal-des-evictions-a-la-chaine_1377707?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook

Un point sur l’autocensure et l’uniformité de ton des autres médias.
Le travail d’Acrimed sur « C dans l’air » : http://www.acrimed.org/A-C-dans-l-air-on-assume-enfin-son-parti-pris-ultra-liberal
Le travail d’Acrimed plus général sur l’uniformité de tons entre économistes : http://www.acrimed.org/Ces-economistes-qui-monopolisent-toujours-les-debats
Un travail statistique très poussé sur les économistes intervenants dans Le Monde. Allez faire un tour sur son blog, il envoie : http://www.captaineconomics.fr/-economistes-le-monde-approche-big-data

Les ordonnances prises en 1944 par le Conseil National de la Résistance pour réguler le secteur de la presse :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordonnances_de_1944_sur_la_libert%C3%A9_de_la_presse

Qui est Nicolas Berggruen, le milliardaire « philanthrope » qui a financé Sylvie Goulard et qui est cet ami de Macron? 29 Jun 2017 

Prise dans l’affaire des assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen, Sylvie Goulard a quitté le gouvernement Macron. L’éphémère ministre des Armées a dit vouloir être en mesure de « démontrer librement sa bonne foi ». Et voilà que le Journal du Dimanche dévoile que l’ancienne eurodéputée a été rémunérée à hauteur de 10.000 euros par mois par l’Institut Berggruen. Ruptures s’est penché sur le profil de Nicolas Berggruen, l’homme à la tête du think tank particulièrement généreux à l’égard de Sylvie Goulard. (IGA)


L’information était disponible depuis 2014, mais Le Journal du dimanche l’a actualisée et mise sur le devant de la scène le 25 juin dernier : Sylvie Goulard a reçu de l’Institut Berggruen plus de 10 000 euros par mois d’octobre 2013 à janvier 2016, période au cours de laquelle elle était députée européenne (voir notre article). Dans la rubrique « Mon parcours » de son site personnel, l’éphémère ministre des Armées présente ainsi son activité au service du think tank américain : « Conseillère spéciale du Council for the Future of Europe [Conseil pour l’avenir de l’Europe] », un groupe de réflexion qui dépend du « Nicolas Berggruen Institute for Governance [Institut pour la gouvernance] ».

Sylvie Goulard précise ensuite qu’il s’agit d’une « association à but non lucratif visant à promouvoir une meilleure gouvernance mondiale et européenne. » Elle ajoute que le Conseil pour l’avenir de l’Europe « est présidé par Mario Monti » et qu’il « comporte des personnalités de sensibilités politiques diverses telles que, notamment, Jacques Delors, Guy Verhofstadt, Pascal Lamy, Romano Prodi ou Jean Pisani-Ferry. » On imagine les débats enflammés entre ces anticonformistes que tout oppose…

Un milliardaire « philanthrope » de plus

Basé en Californie, l’Institut Berggruen a été fondé en 2010 par le milliardaire américano-allemand – qui a grandi en France – Nicolas Berggruen, fils du richissime collectionneur et marchand d’art Heinz Berggruen (décédé en 2007). Le magazine Forbes évalue la fortune personnelle du golden boy à 1,81 milliard de dollars. Mais, à 55 ans, cet ancien jet-setter est quelque peu blasé, il a l’argent triste et veut désormais être reconnu en tant qu’intellectuel.

Nicolas Berggruen aspire même à une vie d’ascète : « Je ne suis pas si attaché aux biens matériels […]. Je possède très peu de choses. […] quelques papiers, deux ou trois livres et quelques chemises, vestes et pulls », déclare-t-il en 2012 au Daily Mirror. La preuve de son détachement des biens de ce monde : il a longtemps vécu « sans domicile fixe », c’est-à-dire dans des hôtels cinq étoiles, ce qui fascine les médias. Le Figaro est tombé sous le charme de ce bourlingueur de luxe qui « sillonne le monde dans son jet privé Gulfstream IV. Ce nomade richissime peut ainsi résider dans 14 villes différentes en un mois. » Sans doute en phosphorant durant les vols sur les moyens de réduire l’empreinte carbone des gueux.

Financier à la réputation d’excentrique se piquant de « philanthropie » et d’ « idées », Nicolas Berggruen reste avant tout un homme d’affaires. Avec sa holding personnelle, qui fait des investissements immobiliers et financiers dans le monde entier, il est l’actionnaire majoritaire du premier groupe de médias espagnol Prisa (qui possède notamment le quotidien El País). Ce géant des médias présent dans 23 pays détient 15 % du groupe Le Monde. D’après Mediapart, M. Berggruen « siège au conseil d’administration du Monde ». On peine à comprendre la discrétion du « journal de référence » sur un si prestigieux compagnonnage.

L’amicale de la « mondialisation heureuse »

Quand L’Obs – alors encore Le Nouvel Observateur – publie un portrait du « loup de Wall Street repenti en berger philanthrope », qui est sollicité pour faire l’éloge du « milliardaire qui voulait sauver le monde » ?… L’indispensable Alain Minc bien sûr ! Le chantre de la « mondialisation heureuse » semble parler de lui-même lorsqu’il plaide en faveur de Nicolas Berggruen : « Un businessman arpentant le domaine des concepts ne fait-il pas œuvre plus utile qu’un intellectuel se lançant dans les affaires ? » Pur hasard : Alain Minc est lui aussi membre du Conseil pour l’avenir de l’Europe, ainsi que du 21st Century Council (Conseil du XXIe siècle), un autre groupe de réflexion issu de l’Institut Berggruen, dont la description et la composition valent le détour.

Ancien président du conseil de surveillance du Monde, il se trouve qu’Alain Minc a représenté Prisa et… Nicolas Berggruen lorsque le groupe espagnol voulait racheter le quotidien vespéral en 2010, une offre concurrente de celle portée par le trio finalement victorieux Bergé-Niel-Pigasse (cf. le livre Un si petit Monde d’Odile Benyahia-Kouider, Fayard, 2011). Un banquier de chez Rothschild épaulait alors secrètement M. Minc dans cette opération tout en prétendant par ailleurs travailler gratis pour la Société des rédacteurs du Monde. C’était Emmanuel Macron. Le futur président était même allé jusqu’à se cacher au dernier étage d’un immeuble pour éviter – en vain – que son double jeu ne soit découvert.

Le portrait au cirage de Nicolas Berggruen brossé par L’Obs serait incomplet si l’irremplaçable Jacques Attali n’y avait pas apporté sa touche : « C’est un garçon étrange, extrêmement gentil, extrêmement cultivé et extrêmement curieux, dans tous les sens du terme ». Et le grand mage médiatique surenchérit : « C’est un honnête homme au sens du XVIIIe siècle. Quelqu’un qui a décidé de mettre son argent au service de l’intérêt général. Je le crois sincère dans sa démarche. » Même si elle a touché 300 000 euros d’émoluments, Sylvie Goulard devrait être décorée pour avoir servi un si précieux personnage.

Le financier qui voulait être philosophe

Fort de quelques cours particuliers de philosophie (on imagine le salaire des deux professeurs…), Nicolas Berggruen a écrit avec le journaliste Nathan Gardels un livre intitulé Gouverner au XXIe siècle : La voie du milieu entre l’Est et l’Ouest (Fayard, 2013). Cet ouvrage en appelle à une « gouvernance intelligente » faisant la synthèse entre la « démocratie libérale occidentale » et le « modèle chinois ». Ce must-read des élites transnationales comporte une préface de Jacques Attali et un avant-propos d’Alain Minc. Dans lesquels, on le soupçonne, les Dupond et Dupont du mondialisme néolibéral doivent insister sur les « réformes indispensables ». « Je dirais même plus, les indispensables réformes… »

Le dessein intellectuel et politique de Nicolas Berggruen est assez facile à cerner à travers la fadeur cyber-patronale de ses propos : il s’agit de ripoliner l’incontournable capitalisme à coups de nouvelles technologies, de « gouvernance » et de « démocratie participative ». Dès lors on comprend son attachement à l’intégration européenne à la sauce digitale. Une visite du compte Twitter de ce ravi de la crèche mondiale donne un aperçu de sa « pensée profonde ». Il écrit par exemple le 24 mai 2017 : « Le paradoxe de la démocratie : afin de sauver la démocratie, nous devrons peut-être en avoir moins. » Précisons qu’il ne s’agit pas d’une citation de 1984. Un article du site Les Influences fournit d’autres éléments d’appréciation éclairants sur le personnage : « Nicolas Berggruen, le supercapitaliste des idées ».

À noter que notre financier-philosophe, via son Institut, a fondé avec le Huffington Post un nouveau média en 2014 : le WorldPost, une publication dédiée aux « enjeux mondiaux ». Il y (co)signe lui-même des articles, comme celui-ci ; le titre laisse deviner un point de vue résolument iconoclaste : « Le “président start-up” de la France est exactement ce dont l’Europe a besoin pour redémarrer ».

Macron pour les Nuls

Comme on peut aisément s’en douter, ce membre éminent de l’oligarchie est un détracteur féroce du nouveau président français. Ses tweets en attestent : « Macron écrit l’histoire pour la France et l’Europe – un leadership nouveau, post-parti » (7 mai) ; « La France célèbre ses francs-tireurs : le Roi-Soleil, Napoléon et maintenant, Macron » (12 juin) ; « Le gouvernement d’Emmanuel Macron offre une aube nouvelle à la France, à l’Europe et à la civilisation occidentale » (19 juin). Il ne manque qu’une sobre allusion à Jupiter. Dommage que Sylvie Goulard ne soit plus de cette aventure héroïque. Peut-être va-t-elle se consacrer à la 4e édition de son bien nommé classiqueL’Europe pour les Nuls.

Qui sont les modèles de Nicolas Berggruen ? Sans surprise, les milliardaires mécènes William Gates (Bill pour les intimes) et Warren Buffet. Mais aussi George Soros, à propos duquel il déclare en 2010 : « Il m’impressionne beaucoup parce qu’il est à la fois généreux et engagé. » Toutefois, comme M. Berggruen se réclame de la « post-idéologie » – une fumisterie capitaliste –, il nuance quelques années plus tard : « J’ai un grand respect pour lui, pour ce qu’il a fait. Mais l’Institut [Berggruen] n’a pas de parti pris idéologique [sic]. Nous ne sommes pas là pour dire à des pays arabes par exemple : la démocratie libérale à l’occidentale est le meilleur système. Il faut tout changer et être comme nous. »

Nicolas Berggruen fait penser au personnage de Paul Arnheim dans le génial roman L’Homme sans qualités (1930-1932) de Robert Musil. Comme l’industriel Arnheim, le financier Berggruen cherche à concilier l’esprit et les affaires. C’est très perceptible dans cet article – coécrit avec Nathan Gardels – publié dans le Washington Post (13 avril 2017). Le titre semble parodique mais il n’en est rien : « Comment les prochaines élections en France et en Allemagne peuvent sauver l’Occident ».

Remercions Sylvie Goulard d’avoir permis d’attirer l’attention sur son mécène. Dans le bestiaire du capitalisme mondialisé et « innovant », il aurait été regrettable de passer à côté du spécimen Nicolas Berggruen.

Source: Ruptures