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WWIII : USA-RUSSIE : «Американцы хотят убить Путина». La Stratégie du Fou, le coup de la Bergère au Berger, ou plus simplement la stratégie de l'Anaconda. On veut tuer le Président Vladimir Poutine.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

«Американцы хотят убить Путина». Un Partenaire peut être également considéré comme un Ennemi que l'on veut connaître de très prêt pour mieux le vaincre. L'Otan entoure la Russie par des bases militaires remplies de missiles nucléaires. La stratégie de l'Anaconda, vise la Russie. On veut tuer Vladimir Poutine.

(Ce risque est 100 fois plus élevé qu'en 2016 (voir fin de page) !

KARL HAUSHOFER (1869-1946)

"Les démons de la Géopolitic : Karl Haushofer, Rudolf Hess and Adolf Hitler."

Né le 27 août 1869 à Munich, Karl Haushofer choisit la carrière militaire dès 1887. Officier d'artillerie dans l'armée bavaroise en 1890, il épouse le 8 juillet 1896, Martha Mayer-Doss, issue d'une famille d'origine israélite de Munich. Elle lui donnera 2 fils, Albrecht (né en 1903) et Heinz (né en 1906). Gravissant rapidement tous les échelons de la hiérarchie militaire, Haushofer devient professeur à l'Académie de guerre en 1904. Contrairement à ce que l'on a dit, Hitler était entouré de Juifs, qu'il écoutait, et dont il avait attribué les postes les plus important du Reich. Son Contrat de Transfert des Juifs était sincère et les Sionistes s'y sont opposés, pour obtenir une génocide sur commande, afin de ne rencontrer aucune résistance à l'issue de la Guerre, (la déclaration Balfour était déjà signée), pour créer l'ETAT JUIF, ou ISRAËL. Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs, ce sont les Sionistes et accessoirement le grand mufti de Jérusalem.

Les déclarations de Benjamin Netanyahou sont historiquement fausses. Pour autant, le Grand Mufti de Jérusalem a bien joué un rôle dans l'extermination des juifs d'Europe.

Adolf Hitler via Wikipedia
Adolf Hitler via Wikipedia

Benyamin Netanyahou a une nouvelle fois dérapé tenant des propos qui semblent tout droit sortis de la bouche d'un négationniste. Selon le Premier ministre israélien, Hitler n'aurait pas eu l'intention d'exterminer les Juifs d'Europe pendant la Seconde Guerre mondiale seulement de les expulser… jusqu'à ce que le Mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini, principal dirigeant de la Palestine alors sous mandat britannique, lui en fasse la suggestion lors d'un entretien en novembre 1941.

La phrase du Premier ministre a provoqué la colère d'une partie de la classe politique israélienne et de nombreux historiens spécialistes de la Shoah qui dénoncent une contre-vérité historique.

Comme le souligne Le Point, l’antisémitisme du Grand Mufti et ses liens avec le nazisme sont indéniables. Ainsi, «en 1929, il inspire le premier grand pogrom à Jérusalem et se rapproche dans les années 1930 des nazis qui le financent. À partir de 1939, il installe au sud de Berlin une radio qui émet en arabe vers le Proche-Orient, diffusant des programmes antisémites et en 1941, il suscite le putsch pro-allemand en Irak. En 1940, dans un brouillon, il écrit: «L'Allemagne et l'Italie reconnaissent aux pays arabes le droit de résoudre le problème juif.» Il ne cesse de souligner les points communs entre islam et nazisme… En 1943, lorsque Himmler veut échanger 20 000 prisonniers allemands contre 5 000 enfants juifs qui auraient émigré en Palestine, le grand mufti combat avec succès ce projet, de même qu'il empêche plusieurs milliers d'enfants juifs bulgares, roumains et hongrois, d'émigrer au Proche-Orient. Il est donc responsable de la mort de milliers de juifs…».

De là à en faire l’instigateur de la solution finale, il y a un pas considérable. Benjamin Netanyahou s’appuie, en la déformant, sur la thèse d’un ouvrage universitaire reconnu publié en 2014 par Yale University Press et intitulé Nazis, Islamists, and the Making of the Modern Middle East. Il est rédigé par les historiens Wolfgang Schwanitz et Barry Rubin.

Le chercheur et universitaire spécialiste de l’histoire du Moyen-Orient, Wolfgang Schwanitz considère qu’al-Hajj Amin al-Husaini a eu un impact sur la décision prise par Hitler d’exterminer de manière systématique les juifs d’Europe. La fameuse solution finale a été mise en place sur le plan logistique lors de la Conférence de Wannsee en janvier 1942. La conférence de Wannsee est convoquée au lendemain de la rencontre entre Adolf Hitler et le mufti de Jérusalem Haj Amin al-Husseini le 28 novembre 1941.  Rien ne prouve l’existence d’un lien direct entre les deux événements.

Pour la plupart des historiens, la solution finale a déjà commencé avant novembre 1941: pas par l’utilisation des camps d’extermination qui interviendra après la Conférence de Wannsee, mais par celle des exécutions de masse des communautés juives à l’est de l’Europe.

Wolfgang Schwanitz explique au site Middle East Forum, «n’avoir jamais entendu parler du dialogue entre Hitler et al-Husseini rapporté par Netanyahou…». Mais il souligne que «c’est un fait historique que la collaboration avec Hitler du Grand Mufti de Jérusalem a joué un rôle important dans l’holocauste. Il était le plus important conseiller non  européen dans le processus de destruction des juifs d’Europe».

L’historien ajoute que «selon le témoignage de dirigeants nazis al-Husseini était l’un des instigateurs du génocide…». L’adjoint d’Adolf Eichmann au bureau des affaires juives, Dieter Wisliceny, a déclaré au procès de Nuremberg: il me semble que le Grand Mufti, qui a vécu à Berlin à partir de 1941, a joué un rôle, d’une importance non négligeable, dans la décision du gouvernement allemand d’exterminer les juifs d’Europe.»

Et dans ses mémoires écrites à Damas, explique Wolfgang Schwanitz,  «le Mufti a admis avoir conseillé Hitler et d’autres dirigeants nazis et avoir été parfaitement informé du meurtre de masse en cours».

Balfour et Churchill pendant la Grande GuerreLe 2 novembre 1917, en pleine guerre mondiale, le ministre britannique des Affaires étrangères, Lord Balfour, publie une lettre où il indique que son gouvernement est disposé à créer en Palestine un « foyer national juif ».

Cette lettre ouverte n'a pour les Anglais d'autre intérêt que de rassurer les juifs américains, plus portés à soutenir les Puissances centrales qu'une alliance où figure la Russie au passé lourdement antisémite. Mais elle va légitimer trente ans plus tard la création de l'État d'Israël.

Adressée au baron de Rothschild, la lettre a été en fait rédigée en étroite concertation avec ce dernier, qui préside l'antenne anglaise du mouvement sioniste, promoteur de l'installation des juifs en Palestine.

Les juifs dans la Grande Guerre

Au début de la Grande Guerre, les juifs combattent loyalement dans les armées de leur pays respectif. Toutefois, ceux qui vivent aux États-Unis, pays neutre, ne cachent pas leur sympathie pour les puissances centrales, l'Allemagne et l'Autriche, plus tolérantes que la Russie et même la France à l'égard du judaïsme !

À mesure que l'Europe s'enfonce dans la guerre, chaque camp tente de rallier un maximum de soutiens, au prix parfois de tractations secrètes que la morale réprouve. Il en va ainsi du traité secret de Londres avec l'Italie.

En 1916, les Français et les Anglais concluent les accords secrets Sykes-Picot, du nom de leurs signataires, en vue de se partager les futures dépouilles de l'empire turc, allié des puissances centrales, notamment la Syrie, la Palestine et l'Irak. Dans le même temps, les Britanniques n'ont pas de scrupule à promettre au chérif Hussein qui gouverne La Mecque tous les territoires arabes sous occupation turque.... y compris Palestine et Syrie. Le colonel T.E. Lawrence, animé par son amour de l'Orient arabe, fait son possible pour mettre en oeuvre cette promesse. Il y gagne le surnom de « Lawrence d'Arabie ».

Le summum de l'hypocrisie est atteint avec la déclaration Balfour destinée à rallier les communautés juives en leur promettant de façon vague, non pas un État mais un « foyer national juif » en Palestine.

Six semaines plus tard, le 9 décembre 1917, le général britannique Robert Allenby entre à Jérusalem sans coup férir. Son armée, venue d'Égypte, compte trois bataillons juifs. C'en est donc fini d'onze siècles de domination musulmane sur la Ville sainte, arabe puis turque (mis à part l'intermède croisé).

Les malentendus de la paix

Avec la fin de la Grande Guerre, les Alliés ont, comme prévu, le plus grand mal à concilier leurs promesses aux uns et aux autres. La Société des Nations (SDN), à peine née, reconnaît la déclaration Balfour. Elle fait de la création d'un « foyer national juif » en Palestine l'un des principaux objectifs du mandat confié aux Britanniques.

Fayçal, fils du défunt chérif de La Mecque et compagnon d'armes de T.E. Lawrence, ne voit pas d'inconvénient à une cohabitation des Palestiniens avec les colons juifs. Il signe dans ce sens un accord avec le représentant des sionistes, Chaïm Weizmann, le 3 janvier 1919 à Akaba. Mais il exige en parallèle que soit reconnue sa souveraineté sur le monde arabe.

Fayçal, comme tous les nationalistes arabes, rêve de reconstituer un empire arabe dont la capitale serait Damas ou à tout le moins d'une « Grande Syrie ». Il réunirait le Proche-Orient, de la Méditerranée à l'Euphrate. Ce rêve se volatilise lorsque la France chasse Fayçal de Damas et met la main sur la Syrie et le Mont Liban, conformément aux accords Sykes-Picot. Fayçal doit se contenter du trône d'Irak, sous la tutelle britannique.

Dans l'ancienne province ottomane de Palestine germe alors l'idée d'une nation palestinienne.

Les Arabes commencent à s'en prendre aux implantations juives mais ils ne pourront empêcher la fondation de l'État d'Israël le 14 mai 1948. Le conflit entre l'état hébreu et ses voisins arabes ne semble pas près de cesser 80 ans après.

 

En octobre 1908, il est envoyé au Japon pour y organiser l'armée impériale. Il rencontre en Inde Lord Kitchener, qui lui prédit que tout affrontement entre la Grande-Bretagne et l'Allemagne coûtera aux 2 puissances leurs positions dans le Pacifique au profit des États-Unis et du Japon ; remarque prophétique que Haushofer retiendra toujours, surtout quand il élaborera ses thèses sur l'aire pacifique.

Après son long périple, il est affecté au Régiment d'artillerie de campagne de la XVIe Division japonaise. Le 19 novembre 1909, il est présenté à l'Empereur Mutsuhito (1852-1912), initiateur de l'ère Meiji, et à l'Impératrice Haruko. En retournant en Allemagne, il passe par la Sibérie en empruntant le transsibérien, se rendant compte de visu des immensités continentales de l'Eurasie russe. En 1913, paraît son premier ouvrage destiné au grand public, Dai Nihon (le Grand Japon), bilan de son expérience japonaise qui connaîtra un vif succès. En avril 1913, il commence à suivre les cours de géographie à l'Université de Munich, en vue d'obtenir le titre de docteur qu'il obtiendra de fait sous le patronage du Professeur August von Drygalski.

Mobilisé en 1914, il part d'abord pour le front occidental, où il combattra en Lorraine et en Picardie. En 1915, il est déplacé en Galicie pour revenir rapidement en Alsace et en Champagne. En 1916, il est dans les Carpathes. Il termine la guerre en Alsace. Pendant les hostilités, sa pensée (géo)politique se précise : les historiens anglais Macaulay et Gibbon, le théoricien allemand de la politique Albrecht Roscher lui donnent le cadre où s'inscriront ses réflexions historiques et politiques tandis que Ratzel et Kjellen lui procurent l'armature de sa pensée géographique.

Après l'armistice, il est nommé commandeur de la Ière Brigade d'artillerie bavaroise. Il se réinscrit à l'université, présente une thèse sur les mers intérieures du Japon (17 juillet 1919), est nommé professeur de géographie à Munich et donne son premier cours sur l'anthropogéographie de l'Asie orientale. Il fait la connaissance de Rudolf Hess le 4 avril 1919 ; une amitié indéfectible liera les 2 hommes. En tant que dirigeant national-socialiste, Hess étendra toujours son aile protectrice sur l'épouse de Haushofer, descendante par son père d'une vieille lignée sépharade, et sur ses fils, considérés comme “demi-juifs” après la promulgation des lois de Nuremberg.

Pendant les années 20, Haushofer fonde la célèbre Zeitschrift für Geopolitik (Revue de géopolitique), destinée à donner aux diplomates allemands une conscience pratique des mouvements politiques, économiques et sociaux qui animent le monde. Les plus grands spécialistes des relations internationales y ont collaboré, dès la parution du premier numéro en janvier 1924. Parallèlement à cette activité, il organise une association, le Verein für das Deutschtum im Ausland (Association pour les Allemands de l'étranger), qui se donne pour but de défendre et d'illustrer la culture des minorités allemandes en dehors du Reich.

Dès 1923, Haushofer accepte d'organiser les travaux préparatoires à la fondation d'une Académie allemande, pendant des académies française, italienne et suédoise. Cette académie sera officiellement fondée le 5 mai 1925. En 1927, paraît à Berlin son étude magistrale sur les frontières. Pendant cette décennie, Haushofer rencontre plusieurs personnages importants : Ludendorff, Spengler, les Colonels et diplomates japonais Kashyi, Oshima et Koozuki, l'Amiral Tirpitz, le Général suisse U. Wille, le Cardinal Schulte (Cologne), Konrad Adenauer, Hitler et le Comte Coudenhove-Kalergi, fondateur du concept de “Paneurope”.

Ses fils entament une brillante carrière ; l'aîné, Albrecht, fait un voyage au Brésil après avoir acquis son titre de docteur en philosophie à Munich. Il sera le secrétaire de son père pendant les travaux préparatoires à la fondation de l'Académie allemande, puis deviendra le secrétaire de la Gesellschaft für Erdkunde (Société de géographie) de Berlin. Le cadet, Heinz, obtient son diplôme d'ingénieur agronome.

En 1930, Karl Haushofer devient Fellow de l'American Geographical Society. Il effectue de nombreuses tournées de conférences en Autriche, en Tchécoslovaquie, en Pologne, en Italie et dans les Pays Baltes. Le 10 mars 1933, un commando national-socialiste perquisitionne la maison des Haushofer à la recherche d'armes. Jouissant de la protection de Hess, qui leur accorde une “lettre de protection” le 19 août 1933, Haushofer et ses fils conservent leurs postes universitaires et en acquièrent de nouveaux, malgré les protestations des “enragés” à propos de l'ascendance de leur épouse et mère. Le 11 mars 1934, Haushofer est nommé Président de l'Académie allemande. Il le restera jusqu'en avril 1937.

Au cours de cette décennie marquée par l'hitlérisme, Haushofer rencontre, outre les dignitaires du nouveau régime, dont Hitler lui-même, l'historien Hans Kohn, le maire indépendantiste indien de Calcutta, Subra Chandra Bose, le Premier ministre hongrois Gömbös, l'ambassadeur à Rome Ulrich von Hassell, Monseigneur Hudal, Pie XI, Konrad Henlein, le leader des Allemands des Sudètes, l'ambassadeur du Japon, le Comte Mushakoji, l'Amiral Canaris, le Cardinal Pacelli, etc.

C'est surtout son fils aîné, Albrecht Haushofer, qui occupe une place importante dans la diplomatie allemande à partir de 1935. Cette année-là, de février à décembre, Albrecht effectue, pour le compte de la diplomatie allemande, 6 voyages en Angleterre. Il y retourne l'année suivante. En 1936 toujours, il est envoyé pour une “mission secrète” à Prague et rencontre Benes. En 1937, il est aux États-Unis et au Japon.

Quand la guerre éclate, Haushofer entre dans une profonde dépression : il avait voulu l'éviter. Mais le sort de la famille est scellé quand Hess s'envole vers l'Angleterre en mai 1941. Albrecht est arrêté à Berlin et Karl Haushofer est convoqué à la Gestapo. En 1944, après l'attentat manqué du 20 juillet contre Hitler, la Gestapo perquisitionne la maison du géopoliticien et l'interne à Dachau. Albrecht Haushofer entre dans la clandestinité et n'est arrêté qu'en décembre. Heinz, le cadet, est enfermé à la prison de Moabit à Berlin avec sa femme. Le 22 ou le 23 avril 1945, un commando exécute Albrecht d'une balle dans la nuque. Heinz est libéré.

Après l'effondrement du IIIe Reich, Haushofer est interrogé par des officiers américains, parmi lesquels le Professeur Walsh qui tente de le protéger. Le 21 novembre 1945, un décret des autorités d'occupation américaines lui retire son titre de professeur honoraire et ses droits à une pension. Déprimés, Martha et Karl Haushofer se suicident le 10 mars 1946.

La géopolitique de Haushofer était essentiellement anti-impérialiste, dans le sens où elle s'opposait aux menées conquérantes des puissances thalassocratiques anglo-saxonnes. Ces dernières empêchaient le déploiement harmonieux des peuples qu'elles soumettaient et divisaient inutilement les continents. Séduit par les idées panasiatiques et paneuropéennes (Coudenhove-Kalergi), Haushofer entendait dépasser les nationalismes et voulait contribuer, par ses écrits, à l'émergence de “grands espaces continentaux” formés de nations solidaires. Ensuite, il a souhaité la collaboration des Européens, des Russes et des Japonais dans une grande alliance eurasienne, fermée aux influences anglaises et américaines.
◘ Les frontières et leur signification géographique et politique

(Grenzen in ihrer geographischen und politischen Bedeutung, 1927)

Dans cette étude générale sur le phénomène historique/géographique des frontières, Haushofer exhorte ses compatriotes à avoir enfin une idée claire et vivante de ce que sont leurs frontières. Une conscience concrète, quasi instinctuelle, des frontières s'impose tout naturellement chez les peuples forts contre l'absence de formes territoriales qu'impliquent les idéologies cosmopolites, abstraites et ignorant les facteurs temps et espace. Concrètes, les frontières sont des faits biogéographiques qui font craquer les corsets juridiques où l'on veut enfermer les flux vivants. Les corsets juridiques, qui correspondent peut-être à des frontières anciennes, sont des résidus, devenus au fil des temps hostiles à la Vie. Haushofer déduit sa théorie des frontières des œuvres de Ratzel, Penck, Sieger, Volz et des protagonistes des écoles anglaise (Holdich, Curzon, Fawcett, Lyde) et française (E. Ténot). Sir Thomas Holdich est celui qui, aux yeux de Haushofer, a su au mieux théoriser l'art de faire des frontières justes et durables. La mer ne sépare pas mais unit, dans le sens où le littoral opposé attire toujours, attirance qui provoque la communication.

Les frontières biologiquement justes sont celles qui sont pensées, conçues et tracées au départ d'une approche pluridisciplinaire et non strictement juridique. L'approche pluridisciplinaire scientifique permet de concevoir et de tracer des frontières stables, capables d'épouser les flux du réel et de changer le cas échéant. Sans conception vivante des frontières, certains peuples, not. ceux qui n'ont pas de colonies, donc pas de réserves territoriales, sont contraints, parfois, de recourir à la limitation des naissances de façon à maintenir constant le chiffre de leur population. Haushofer dénonce l'égoïsme des nations colonialistes qui condamnent à la régression voire à la disparition les peuples qui n'ont pas quitté leur aire de sédentarisation première. Cette inégalité des peuples en matière d'espace est une injustice et, partant, il faut concevoir, désormais, les frontières dans un esprit évolutionnaire et non plus statique/juridique.

Haushofer classe les différents types de frontières (frontières naturelles, frontières qui sont les résultats d'un équilibre diplomatique, frontières défensives, fluviales, littorales, etc.), insistant, dans le sillage du géographe français Eugène Ténot, sur les frontières démembrées, permettant la pénétration militaire du territoire du voisin hostile. La France et l'Allemagne, sans le glacis alsacien-lorrain, ont des frontières démembrées. Haushofer critique les volontés (not. la volonté française, héritée de César) de vouloir établir des frontières durables le long de fleuves : les fleuves, comme les mers, unissent et ne divisent pas. Une étude objective et géopolitique des frontières est utile pour tous les hommes politiques, quelque soit leur appartenance idéologique.

◘ Géopolitique des idées continentalistes

(Geopolitik der Pan-Ideen, 1931)

Au début des années 30, Haushofer se fait l'avocat des idées cherchant à promouvoir de grands rassemblements continentaux, dépassant l'étroitesse territoriale et économique des États de type classique. En dimensions, seuls les empires mongols, unificateurs de la masse continentale eurasienne, ont déjà réalisé, avant la lettre, une Panidee. En 1900, le continent australien est unifié en un seul État mais sans son complément insulaire, la Nouvelle-Zélande. L'idée panafricaine repose sur une volonté d'émancipation raciale. L'idée panaméricaine s'est donné au début du siècle des structures juridiques (Doctrine de Monroe de 1823, assemblées régulières des États américains, fondation d'un Bureau panaméricain). La Paneurope n'est restée qu'un rêve. L'histoire a également connu des Panideen “circum-marines”, comme Rome et l'Islam en Méditerranée. L'Empire britannique est “circum-marin” dans l'Océan Indien. Les États-Unis, d'une part, le Japon, d'autre part, tentent d'unifier sous leur égide toutes les rives du Pacifique.

Spécialiste des questions nippones et du Pacifique, Haushofer insiste beaucoup sur les synergies à l'œuvre sur le pourtour et dans les eaux de cette immensité océanique. L'idée panpacifique est vieille de 400 ans : Nunez de Balboa, en 1513, la revendique pour la Couronne d'Espagne. Sir Francis Drake relèvera le défi en 1578, réduisant à néant cette prétention. Les Américains prendront le relais des Espagnols au XIXe siècle, après que le Japon ait renoncé à peupler la Micronésie, que la Russie ait abandonné l'Alaska et la Mer de Bering et que l'alliance tacite entre Russes et Espagnols pour contenir la puissance américaine ait fléchi. Le Pacific Institute d'Honolulu jette désormais les bases d'une administration américaine de la plus grande zone océanique du globe. Pour Haushofer, l'organisation d'un tel empire circum-marin est l'idée politique la plus grandiose de l'histoire. Mais elle scelle en même temps le destin du Japon qui, pour avoir négligé le peuplement de la Micronésie, est arrivé trop tard dans la course et devra s'opposer aux États-Unis pour acquérir de la liberté de mouvement.

Les idées pan-pacifiques et panaméricaines sont évolutionnaires, tandis que les idées panasiatiques sont révolutionnaires et portées par les mouvements communistes russes ou indépendantistes chinois (Sun Ya-Tsen) et indiens (B.K. Sarkar ; Rabindranath Tagore).

L'organisation sur le long terme d'idées circum-marines n'a pas été possible dans l'antiquité parce que les techniques de communications étaient insuffisantes. Alexandre n'a pu maintenir son empire car il n'a pu absorber l'espace sarmato-scythique, peuplé de nomades rebelles à toute tentative d'organisation.

Quant à l'idée eurasienne, elle se subdivise en 2 courants : le courant grand-eurasien, où l'Europe est considéré comme une simple péninsule de la grande masse territoriale qu'est l'Eurasie, et le courant petit-eurasien, né en Russie, qui souhaite simplement détourner le regard de la Russie de l'Occident et diriger les flux d'énergie russe vers l'Est. Il est impossible de tracer une frontière nette et définitive entre l'Europe et l'Asie, puisque l'immense territoire s'étendant de la Mandchourie aux Carpathes, route des migrations, forme une unité indivisible. Haushofer rejoint en quelque sorte les Eurasiens russes (Nicolas S. Timachev et N. de Boubnov), soulignant avec eux que l'espace ukraino-polonais est une zone de transition et d'affrontement entre la Russie à fondement sarmate et l'Europe à fondement germano-romain. L'Eurasie des théoriciens “eurasiens” russes correspond en ultime instance à l'espace que Mackinder appelait le « pivot central de l'histoire ».

Les “Eurasiens” russes, explique Haushofer, développent un projet géopolitique russo-sarmate, hostile aux cultures déclinantes d'Europe et d'Asie, semblable au projet autarcique, autoritaire et conseilliste des Bolchéviques sauf dans le domaine religieux, où ils prévoient un tsar élu et une adhésion obligatoire à la religion orthodoxe. Face à cette volonté dynamique, les Panasiatiques chinois et indiens opposent une autre volonté révolutionnaire et la Paneurope de Briand et de Coudenhove-Kalergi se réfugie frileusement dans la défense du statu quo, à l'instar de la Sainte Alliance de Metternich. Le panislamisme, l'idée grande-arabe, les idées panindienne et grande-chinoise sont d'autres idées rassembleuses qui s'agitent dans l'espace eurasien. Solution pour éviter tout conflit retardateur et diviseur : réconcilier les idées paneuropéennes, eurasiennes et panasiatiques.

Pour Haushofer, la marche de l'humanité vers des entités de dimensions continentales est inéluctable ; une première étape pourrait être les rassemblements “sub-continentaux”, théorisés par le géographe E. Banse en 1912. Celui-ci parlait de 12 aires : l'Europe, la Grande-Sibérie (Russie comprise), l'Australie, l'Orient, l'Inde, l'Asie orientale, la “Nigritie”, la Mongolie (avec accès aux mers via la Chine centrale, l'Indochine et l'Indonésie), la Grande-Californie, les Terres andines (tournées vers le Pacifique), l'Amérique (la partie de l'Amérique du Nord tournée vers l'Atlantique) et l'Amazonie. Cette classification permet de penser une organisation des peuples sur base subcontinentale.

La dynamique qui porte tous ces projets réduit à néant les prétentions à vouloir figer une quantité de morceaux de monde dans des frontières exigües et inviables.
◘ Politique mondiale actuelle

(Weltpolitik von heute, 1934)

Analyse des grands ressorts de la politique mondiale de l'après-Versailles, Weltpolitik von heute commence par définir l'espace centre-européen (Mitteleuropa) : pour Haushofer comme pour Mackinder, la Mitteleuropa est l'addition des espaces rhénan et danubien. Pour le Français de Martonne, en revanche, c'est le cordon sanitaire ouest-slave allié à la France et instrumentalisé contre l'Allemagne et la Russie. Ce cordon sanitaire est une construction artificielle, affirme Haushofer, maintenue en vie par les règles abstraites de la Société des Nations. En dehors d'Europe, le monde a été européanisé. L'Amérique du Sud a été “dés-indigénisée” ; le Moyen-Orient arabo-persan a été divisé en entités antagonistes au bénéfice des Anglais ; l'Inde est sous tutelle anglaise, etc. Les principales conséquences de la Première Guerre mondiale sont :

  • 1) la division de l'Europe entre nations colonisatrices et détentrices de vastes espaces de réserve, d'une part, et nations sans espace de réserve, coincées sur leur aire de peuplement initiale, d'autre part ;
  • 2) l'empire britannique se disloque ;
  • 3) les peuples colonisés d'Asie réclament leur indépendance. Face à cette donne, Haushofer préconise une politique qui vise à dégager de l'espace sur la planète pour les Européens qui en sont dépourvus (Allemands, Hongrois, Roumains, Polonais, Tchèques, Slovaques, Grecs, Bulgares et Yougoslaves, dont le sort est lié à celui de l'Allemagne en dépit de la “Petite Entente” téléguidée depuis Paris) ; à accélérer la décomposition de l'empire britannique ; à épauler les colonisés en révolte contre leurs maîtres. Cette politique implique d'opposer la lex feranda à la lex lata, le devenir naturel au statisme des paragraphes et des traités imposés par des vainqueurs égoïstes.

Pour acquérir le statut de grande puissance, il faut, explique Haushofer, viser l'autarcie et refuser les monocultures. L'autarcie, réalisable désormais dans le grand espace fédéré et non plus dans le cadre trop exigu des États-Nations classiques, permet l'indépendance alimentaire et industrielle grâce à une agriculture et une industrie diversifiées, répondant à tous les besoins de la population. La tentation d'édifier des “monocultures” ultra-spécialisées déforme l'économie et la fragilise en cas de crise. Weltpolitik von heute définit en outre la notion de “grande puissance”, énumère les types de dépendance politique (vassalité, clientélisme, protectorats virtuels, etc.), explicite les formes d'appropriation d'espaces non encore dominés (les pôles) et de domination des espaces aux défenses démantelées (Allemagne après Versailles).
◘ Mers du monde et puissances mondiales

(Weltmeere und Weltmächte, 1937)

Ouvrage entièrement consacré au rapport entre la domination des zones océaniques et la puissance politique et militaire des nations, Weltmeere und Weltmächte commence par recenser les travaux d'océanographie physique qui ont accru le savoir des hommes sur les mers. Ces connaissances factuelles ont débouché sur une pratique politique de maîtrise des océans. La haute mer, depuis les Grecs et les Romains est le “bien de tous les hommes” (koinon panton anthropon, disait Theophos) ou “de par sa nature ouverte à tous” (mare omnibus natura patere). Sir Thomas Barclay inaugure le débat juridique pour savoir si la mer appartient à tous ou à personne (si elle est res communis ou res nullius).

En 1894, E.W. Hall dans son Treatise on International Law, rappelle que, parmi les principes indiscutables du droit international moderne, il y a celui qui interdit aux puissances de s'approprier en toute exclusivité des zones maritimes (l'idée de mare liberum formulée par Hugo Grotius en 1609). Pour Haushofer, cette vision est hypocrite : quand la Grande-Bretagne applique sa stratégie de blocus ou s'empare des câbles sous-marins de télécommunications, elle s'empare ipso facto de larges portions de territoire marin. L'idée de mer libre, défendue par les juristes anglais, a donc conduit à une domination quasi exclusive des mers du monde par la Grande-Bretagne, seule puissance capable d'utiliser efficacement l'arme du blocus. Les autres puissances sont de ce fait des laissées-pour-compte dans cette lutte pour la maîtrise des espaces marins.

La domination des mers survient quand une puissance parvient à se doter d'« organes océaniques » efficaces (flottes). Les thalassocraties, comme l'illustre l'exemple vénitien, déploient leur puissance au départ d'un territoire réduit et conquièrent des comptoirs, des bandes littorales, soit autant de “ventouses aspirantes” reliées à la métropole par des tentacules mouvantes et élastiques. Les thalassocraties commencent souvent par dominer des mers intérieures (l'Égée pour Athènes, la Méditerranée pour Rome, la Mer du Japon pour le Japon moderne). Elles sont soit des États littoraux soit des États insulaires.

Les thalassocraties littorales sont plus fragiles, car directement menacées par leur hinterland. Les thalassocraties insulaires disposent de plus d'atouts pour passer de la domination d'une mer intérieure à la domination des grandes voies de communications transocéaniques. Les thalassocraties littorales sont des constructions hybrides, obligées de mener conjointement 2 types de politiques différentes, l'un continental, l'autre maritime (Hollande, Portugal), ce qui épuise leurs ressources et leur fait perdre la compétition face aux thalassocraties insulaires. Les États continentaux, comme l'Allemagne, sont handicapés par leur géographie et ne peuvent donner le meilleur d'eux-mêmes dans un monde désormais fermé, entièrement exploré, où les thalassocraties ont eu une longueur d'avance pour la maîtrise des bases d'outre-mer, des zones économiques assurant la subsistance et des espaces de colonisation où elles déversent le trop-plein de leur population.

La thalassocratie britannique est hostile aux canaux intérieurs et au percement des isthmes car ces ouvrages relativisent ipso facto l'importance des voies maritimes qu'elle contrôle. Lord Palmerston a été hostile au creusement du Canal de Suez parce que la France en avait la maîtrise. L'Angleterre a également critiqué la construction du Canal du Midi, entre Bordeaux et la Méditerranée, car cela réduisait considérablement l'importance stratégique de Gibraltar.

À l'heure où la politique ne peut plus être que mondiale, les peuples qui veulent survivre doivent nécessairement recourir au large, aux océans, ou organiser leurs espaces continentaux de façon à échapper à la domination de l'une ou l'autre puissance maritime. Cette organisation continentale passe par la construction de routes, de voies ferroviaires, de systèmes de navigation fluviale, etc., contrôlés par les seules puissances continentales.
◘ Le bloc continental : Mitteleuropa, Eurasie, Japon

(Der Kontinentalblock - Mitteleuropa - Eurasien - Japan, 1941)

Rédigé après le pacte germano-soviétique, cet ouvrage poursuit 2 objectifs :

  • 1) jeter les bases d'une alliance germano-italo-soviéto-nippone, qui réorganiserait la masse continentale eurasienne et africaine ;
  • 2) revendiquer pour l'Allemagne le retour de ses colonies africaines, ôtées après Versailles.

Analysant les textes édités par les instituts britanniques et américains, Haushofer y décèle une crainte récurrente, not. chez Lord Palmerston et chez le géographe Homer Lea, de voir se constituer une alliance entre l'Allemagne, la Russie et le Japon. Une telle alliance échapperait totalement au contrôle des thalassocraties britannique et américaine. Les thalassocraties, écrit Haushofer, pratiquent la politique de l'anaconda : elles enserrent leurs proies et les étouffent lentement. La masse eurasienne, si elle est dûment organisée, est une proie trop grande pour l'anaconda anglo-américain, une masse territoriale telle, qu'elle échappe à tout blocus. L'idée d'une telle alliance a plutôt germé dans des cerveaux russes et japonais que dans des cerveaux allemands ou européens.

Lors de la guerre russo-japonaise de 1905, quand Britanniques et Nippons conjuguent leurs efforts pour tenir les Russes en échec, une partie du corps diplomatique japonais, dont l'Ambassadeur à Londres Hayashi, le Prince Ito, le Premier Ministre Katsura et le Comte Goto, souhaite une alliance entre Allemands, Russes et Japonais contre les tentatives anglaises de contrôler tout le trafic maritime mondial. Face à de telles propositions, l'Allemagne de Guillaume II, déplore Haushofer, reste prisonnière du mythe du “péril jaune”, ne percevant pas que les Asiatiques sont moins dangereux pour l'avenir de l'Allemagne que les Britanniques et les Américains. En Russie, l'idée eurasienne a été incarnée par le Ministre Witte, créateur du chemin de fer transsibérien et partisan d'une paix séparée avec l'Allemagne en 1915. Le Japonais Goto parlait de la nécessité d'une troïka, où le cheval central, le plus corpulent et le plus robuste, aurait été la Russie, flanquée de 2 chevaux plus nerveux, l'Allemagne et le Japon.

En Afrique, la mauvaise gestion britannique a laissé aller à vau-l'eau l'œuvre constructrice des colons agriculteurs allemands ; à la volonté de développer des cultures vivrières, les Anglais ont substitué l'exploitation capitaliste, provoquant l'urbanisation des masses africaines, délaissant l'agriculture, ce qui provoque la désertification et les famines. Les Japonais, en revanche, ont très bien géré la Micronésie ex-allemande.

La “troïka”, complétée par l'Italie mussolinienne, doit soutenir les indépendantistes arabes et hindous ; la Russie, en particulier, doit se poser comme la protectrice des Arméniens et des Kurdes de façon à rattacher Mossoul au bloc continental en gestation.

La stratégie de l’Anaconda par Karl Haushofer

Pour le géopoliticien allemand Karl Haushofer les Anglo-saxons pratiquent la politique de l’Anaconda, consistant à enserrer progressivement sa proie et à l’étouffer lentement. 

Dans « Terre et Mer« , Carl Schmitt rappelle que les cabalistes du Moyen-Age interprétaient l’histoire du monde comme un combat entre un animal marin, une puissante baleine, le Léviathan, et un animal terrien, éléphant ou taureau, le Behemoth (1). Ce dernier essaie de déchirer le Léviathan avec ses défenses ou ses cornes, tandis que la baleine s’efforce de boucher avec ses nageoires la gueule du terrien pour l’affamer ou l’étouffer.

Pour Schmitt, derrière cette allégorie mythologique se cache le blocus d’une puissance terrestre par une puissance maritime. Il ajoute : « l’histoire mondiale est l’histoire de la lutte des puissances maritimes contre les puissances continentales et des puissances continentales contre les puissances maritimes » (2), axiome que reprendront les géopoliticiens anglo-saxons.

Le Sea Power de Mahan

Premier d’entre eux, l’amiral Alfred T. Mahan (1840-1914), qui estime que la puissance maritime (Sea Power) s’est révélée déterminante pour la prospérité des nations. Pour lui, la Mer peut agir contre la Terre – alors que l’inverse n’est pas vrai – et finit toujours par l’emporter. Profondément persuadé que la maîtrise des mers assure la domination des terres, il énonce : « L’Empire de la mer est sans nul doute l’Empire du monde » (3).

Dans The problem of Asia (1900), il applique à l’Eurasie son paradigme géopolitique, insistant sur la nécessité d’une coalition des puissances maritimes pour contenir la progression vers la haute mer de la grande puissance terrestre de l’époque, la Russie.

En effet, sa position centrale confère un grand avantage stratégique à l’Empire russe car il peut s’étendre dans tous les sens et ses lignes intérieures ne peuvent être coupées. Par contre, et là réside sa faiblesse, ses accès à la mer sont limités, Mahan ne voyant que trois axes d’expansion possibles: en Europe, pour contourner le verrou des détroits turcs, vers le Golfe persique et sur la Mer de Chine.

C’est pourquoi il préconise un endiguement de la tellurocratie russe passant par la création d’un vaste front des puissances maritimes, des thalassocraties, qui engloberait les USA, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et le Japon.

Heartland contre World Island

L’universitaire britannique Halford John Mackinder (1861-1947) s’inspirera de Mahan. Une idée fondamentale traverse toute son œuvre : la confrontation permanente entre la Terre du Milieu ou Heartland, c’est-à-dire la steppe centre-asiatique, et l’Île du Monde ou World Island, la masse continentale Asie-Afrique-Europe.

C’est dans sa célèbre communication de 1904, « The geographical pivot of history » (Le pivot géographique de l’histoire), qu’il formule sa théorie, que l’on peut résumer ainsi : 1°) la Russie occupe la zone pivot inaccessible à la puissance maritime, à partir de laquelle elle peut entreprendre de conquérir et contrôler la masse continentale eurasienne; 2°) en face, la puissance maritime, à partir de ses bastions (Grande-Bretagne, Etats-Unis, Afrique du Sud, Australie et Japon) inaccessibles à la puissance terrestre, encercle cette dernière et lui interdit d’accéder librement à la haute mer.

Pour lui, la steppe asiatique, quasi déserte, est la Terre du Milieu (Heartland), entourée de deux croissants fortement peuplés: le croissant intérieur (inner crescent), regroupant l’Inde, la Chine, le Japon et l’Europe, qui jouxte la Terre du Milieu, et le croissant extérieur (outer crescent), constitué d’îles diverses.

Le croissant intérieur est soumis régulièrement à la poussée des nomades cavaliers venus des steppes de la Terre du Milieu. L’ère « colombienne » voit l’affrontement de deux mobilités, celle de l’Angleterre qui amorce la conquête des mers, et celle de la Russie qui avance progressivement en Sibérie.

Avec le chemin de fer, la puissance terrestre est désormais capable de déployer ses forces aussi vite que la puissance océanique. Obnubilé par cette révolution des transports, qui permettra à la Russie de développer un espace industrialisé autonome et fermé au commerce des thalassocraties, Mackinder conclut à la supériorité de la puissance tellurique, résumant sa pensée dans un aphorisme saisissant : « Qui tient l’Europe continentale contrôle le Heartland. Qui tient le Heartland contrôle la World Island ».

Effectivement, toute autonomisation économique de l’espace centre-asiatique conduit automatiquement à une réorganisation du flux des échanges, le croissant interne ayant alors intérêt à développer ses relations commerciales avec la Terre du Milieu, au détriment des thalassocraties anglo-saxonnes.

Dans Democratic Ideals and Reality (1919), Mackinder rappelle l’importance de la masse continentale russe, que les thalassocraties ne peuvent ni contrôler depuis la mer ni envahir complètement. Concrètement, il faut selon lui impérativement séparer l’Allemagne de la Russie par un « cordon sanitaire », afin d’empêcher l’unité du continent eurasiatique.

Politique prophylactique suivie par Lord Curzon, qui nomme l’universitaire Haut commissaire britannique en « Russie du Sud », où une mission militaire assiste les Blancs de Dénikine et obtient qu’ils reconnaissent de facto la nouvelle république d’Ukraine…

Pour rendre impossible l’unification de l’Eurasie, Mackinder préconise la balkanisation de l’Europe orientale, l’amputation de la Russie de son glacis baltique et ukrainien, le « containment » des forces russes en Asie.

Le Rimland de Spykman

L’idée fondamentale posée par Mahan et Mackinder, interdire à la Russie l’accès à la haute mer, sera reformulée par Nicholas John Spykman (1893-1943), qui insiste sur l’impérieuse nécessité de contrôler l’anneau maritime ou Rimland, cette zone littorale bordant la Terre du Milieu et qui court de la Norvège à la Corée. Pour lui, « qui maîtrise l’anneau maritime tient l’Eurasie, qui tient l’Eurasie maîtrise la destinée du monde » (4).

Alors que chez Mackinder le croissant intérieur est un espace de civilisation élevé mais fragile, car toujours menacé de tomber sous la coupe des « barbares dynamiques » du Heartland, chez Spykman le Rimland constitue un atout géopolitique majeur, non plus à la périphérie mais au centre de gravité géostratégique.

Pour lui, la position des territoires du Rimland « par rapport à l’Équateur, aux océans et aux masses terrestres détermine leur proximité du centre de puissance et des zones de conflit; c’est sur leur territoire que se stabilisent les voies de communication; leur position par rapport à leurs voisins immédiats définit les conditions relatives aux potentialités de l’ennemi, déterminant de ce fait le problème de base de la sécurité nationale » (5). Après 1945, la politique extérieure américaine va suivre exactement la géopolitique de Spykman en cherchant à occuper tout le Rimland et à encercler ainsi le cœur de l’Eurasie représenté désormais par l’URSS et ses satellites. Dès le déclenchement de la Guerre froide, les Etats-Unis tenteront, par une politique de « containment » de l’URSS, de contrôler le Rimland au moyen d’une longue chaîne de pactes régionaux : OTAN, Pacte de Bagdad puis Organisation du traité central du Moyen-Orient, OTASE et ANZUS.

Toutefois, dès 1963, le géopoliticien Saül B. Cohen proposera une politique plus ciblée visant à garder uniquement le contrôle des zones stratégiques vitales et à remplacer le réseau de pactes et de traités allant de la Turquie au Japon par une Maritime Asian Treaty Organization (MATO) (6).

Le Grand Échiquier

La géopolitique classique tenait l’Eurasie pour le pivot du monde. Avec la disparition de l’URSS en 1991, la superpuissance unique que constituent désormais les USA est devenu le pivot géopolitique mondial et l’arbitre du continent eurasiatique. L’on aurait pu s’attendre à un redéploiement stratégique de l’Amérique et à une rupture avec la vulgate mackindérienne. Il n’en a rien été.

A tel point qu’aujourd’hui encore, le conseiller officieux de politique étrangère le plus écouté du président Obama se révèle être un disciple zélé de Mackinder. Il s’agit de Zbigniew Brzezinski, ami de David Rockefeller avec qui il cofonda la Commission Trilatérale en 1973, et ex conseiller à la sécurité nationale du président Carter de 1977 à 1980. Son œuvre théorique majeure, Le Grand Echiquier (1997), reprend la doxa géopolitique anglo-saxonne. En prélude, Brzezinski rappelle que « l’Eurasie reste l’échiquier sur lequel se déroule la lutte pour la primauté mondiale » (7).

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : « On dénombre environ 75% de la population mondiale en eurasie, ainsi que la plus grande partie des ressources physiques, sous forme d’entreprises ou de gisements de matières premières. L’addition des produits nationaux bruts du continent compte pour quelque 60% du total mondial. Les trois quarts des ressources énergétiques connues y sont concentrées » (8).

Pour que la suprématie américaine perdure, il faut éviter qu’un État ou un groupe d’États ne puisse devenir hégémonique sur la masse eurasiatique. Considérant que la principale menace vient de la Russie, Brzezinski préconise son encerclement – toujours cette stratégie de l’Anaconda – par l’implantation de bases militaires, ou à défaut de régimes amis, dans les ex- républiques soviétiques. Selon Brzezinski, l’effort américain doit porter sur trois régions clés. D’abord l’Ukraine, car écrit-il « Sans l’Ukraine la Russie cesse d’être un empire en Eurasie » (9).

Il ajoute : « Pour Moscou, en revanche, rétablir le contrôle sur l’Ukraine – un pays de cinquante-deux millions d’habitants doté de ressources nombreuses et d’un accès à la mer Noire -, c’est s’assurer les moyens de redevenir un État impérial puissant » (10). Autre cible, l’Azerbaïdjan qui, « en dépit de ses faibles dimensions et de sa population limitée, recouvre une zone névralgique, car elle contrôle l’accès aux richesses du bassin de la Caspienne et de l’Asie centrale » (11).

Brzezinski précise les enjeux : « Un Azerbaïdjan indépendant, relié aux marchés occidentaux par des pipelines qui évitent les territoires russes, permet la jonction entre les économies développées, fortes consommatrices d’énergie, et les gisements convoités des républiques d’Asie centrale » (12).

A ces deux pivots géopolitiques sensibles, il ajoute l’Asie centrale musulmane qu’il s’agit de désenclaver afin de transporter vers l’ouest et vers le sud le gaz et le pétrole du Turkménistan et du Kazakhstan sans passer par la Russie, l’État-clé de la région étant l’Ouzbékistan. Ce dernier, « le plus dynamique et le plus peuplé des pays d’Asie centrale serait l’obstacle majeur à une restauration du contrôle russe sur la région. » (13). Il ne s’agit plus pour l’Amérique de pratiquer l’endiguement de la guerre froide mais le refoulement (roll back).

Conclusion de Brzezinski : « Pour la première fois dans l’histoire, la scène principale du monde, l’Eurasie, est dominée par une puissance non eurasienne » (14), l’Amérique. Cependant « un scénario présenterait un grand danger potentiel » pour le Grand Jeu américain, « la naissance d’une grande coalition entre la Chine, la Russie et peut-être l’Iran » (15). N’assiste-t-on pas à la naissance d’une telle coalition « anti-hégémonique » à l’occasion de la crise syrienne ?

Notes:

(1) Les noms de Léviathan et de Behemoth sont empruntés aux chapitres 40 et 41 du Livre de Job.

(2) C. Schmitt, Terre et Mer, Le Labyrinthe, Paris, 1985, p. 23.

(3) A.T. Mahan, The problem of Asia an its effect upon international policies,, Sampson Low-Marston, London, 1900, p.63.

(4) N. Spykman, The geography of the peace, Harcourt-Brace, New-York, 1944, p. 43.

(5) Ibid, p.5.

(6) Saül B. Cohen, Geography and politics in a World divided, Methuen, Londres, 1963, 2e édition 1973, p.307.

(7) Z. Brzezinski, Le Grand Échiquier, Bayard éditions, Paris, 1997, p. 24.

(8) Ibid, p. 59.

(9) Ibid, p. 74.

(10) Ibid, p. 75.

(11) Ibid.

(12) Ibid.

(13) Ibid, p. 160.

(14) Ibid, p. 253.

(15) Ibid, p. 84.

Les USA, nous les aurons un jour, nous les aurons... (KARL HAUSHOFER)

 

La manière de violer une ambassade ou un consulat: "Les Pompiers" qui seront à l'origine du déferlement nucléaire, comme les Twin-Towers l'ont été pour la Guerre contre l'Irak ou inversement, le temps ne compte pas quand on manipule les mensonges.

Une mystérieuse fumée noire s'échappe, vendredi 1er septembre, de la cheminée du consulat russe de San Francisco, à la veille de sa fermeture. Les pompiers de la ville californienne sont intervenus à la suite d'appels alarmés ou intrigués. Mais il ne s'agit pas d'un incendie, ont-ils indiqué sur Twitter.

Confirmant le vieil adage "pas de fumée sans feu" une porte-parole des pompiers Mindy Talamadge a dit à l'AFP que les employés et diplomates russes du consulat "doivent être en train" de brûler des éléments dans la cheminée. Les pompiers qui sont intervenus "ont confirmé qu'il y avait de la fumée sortant de la cheminée mais il n'y a pas de danger structurel" sur le bâtiment, a-t-elle ajouté sans être en mesure de dire si les pompiers sont entrés dans le bâtiment.

Fermeture imminente du consulat

Le mystère reste total quant à la nature des éléments brûlés dans les murs du consulat russe. Difficile de ne pas faire le lien avec le récent incident diplomatique entre Moscou et Washington, qui a ordonné jeudi à la Russie de fermer avant samedi son consulat à San Francisco. Les missions commerciales russes à Washington et New York doivent également être fermées, par "réciprocité" à la réduction imposée par Moscou du nombre d'employés et de diplomates de la représentation diplomatique américaine en Russie.

Après la décision des Etats-Unis, Moscou avait aussitôt fustigé une "escalade" des tensions "initiée" par Washington et accusé les Etats-Unis de menacer la sécurité de ses ressortissants et d'ignorer l'immunité diplomatique.

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a envisagé une telle action américaine sous "faux drapeau" contre la Russie, en plaçant pas exemple, des documents compromettants contre la Russie, dans les locaux du consulat général de Russie à San Francisco, que le FBI a occupés illégalement.

il y a quelques heures, elle a ajouté:
«Il semble que les agences de renseignement américaines tentent d'organiser une provocation anti-russe et peuvent même planter des matériaux compromettants dans le bâtiment pour ensuite « les découvrir » d'une manière ou d'une autre dans le futur. … Des équipements spéciaux y ont été installés, et certains travaux sont en cours, et personne ne parle de cela à personne, bien sûr. "

Edito de Paul Craig Robert:

Les Russes s’inquiètent de la fermeture arbitraire de leur consulat à San Francisco et de la perquisition illégale de propriétés diplomatiques, ce qui permet aux Américains de faire main-basse sur le courrier diplomatique et sur les liaisons présumées et éventuelles de TRUMP avec la RUSSIE. Même si on n'a rien trouvé, on a pu y trouver quelque chose qui sufira pour le destituer. Il ne fait aucun doute que Washington a violé les protections diplomatiques et le droit international.

Pourquoi Washington a-t-il dévoilé au monde son visage de hors-la-loi ?

Etait-ce pour montrer que, aussi forte que puisse être la Russie, elle ne pourra pas se protéger de Washington ? Aucun droit international, aucune immunité diplomatique ne peut tenir devant Washington. Celui-ci peut violer n’importe quelle loi sans conséquence.
Le point de vue de Washington est que seule sa capacité à agir, et seulement cette capacité, est juste. La loi est jetée par la fenêtre, alors pourquoi la Russie se base-t-elle sur la loi dans ses relations avec Washington ?

Était-ce pour placer dans les propriétés russes de fausses preuves concernant la complicité russe lors des élections présidentielles américaines qui ont élu un candidat qui préférait la paix avec la Russie plutôt que le conflit?

Le ministre russe des Affaires étrangères, Lavrov, a déclaré au secrétaire d’État américain que la Russie se réserve le droit de réagir à la saisie et la perquisition des propriétés diplomatiques russes. Donc, nous voyons à nouveau les Russes qui tentent de traiter le problème avec Washington par le biais de la loi, les tribunaux, la diplomatie, ou autre, et ne pas faire face au vrai problème.

Quel est le véritable problème ?

Le véritable problème est que le complexe militaire/sécuritaire américain, la composante la plus puissante du gouvernement des États-Unis, a décidé que la Russie est l’ENNEMI qui justifie son budget annuel de 1 000 milliards de dollars et toute la puissance qui en découle.

En d’autres termes, la Russie est désignée comme l’ennemi numéro un de l’Amérique, et il n’y a rien, de quelque manière que ce soit, en matière de diplomatie russe, de réponses mesurées des Russes et de références russes à son ennemi en le qualifiant de «partenaire», qui puisse y changer quoi que ce soit.

Cher Russie, vous devez comprendre que l’on vous a affecté le rôle « d’ennemi ».

Oui, bien sûr, il n’y a aucune raison objective pour que la Russie soit désignée comme ennemie de l’Amérique. Néanmoins, c’est ainsi qu’elle est désignée. Washington ne s’intéresse absolument pas aux faits. Il est géré par un gouvernement de l’ombre et l’état profond, composé de la CIA, du complexe militaire/sécuritaire et des intérêts financiers. Ces intérêts soutiennent l’hégémonie mondiale des États-Unis, à la fois financière et militaire. La Russie et la Chine sont des obstacles pour ces puissants groupes d’intérêts.

L’affaire concernant la Russie devient plus absurde de jour en jour. Newsweek vient de publier une histoire qui suggère que la Russie est derrière les attentats du Marathon de Boston. https://sputniknews.com/politics/201709061057119169-newsweek-claims-russia-boston-bombing/

Si la Russie ne peut rien faire à propos de sa désignation comme Enemy Number One, alors, que peut-elle faire ?

Tout ce que la Russie peut faire c’est de tourner le dos à l’Ouest, tout en surveillant de très près la prochaine attaque surprise. Il n’y a rien en Amérique pour la Russie. Tout investissement américain en Russie sera utilisé pour lui causer des dégâts. Elle n’a pas besoin de capitaux américains. La croyance de la banque centrale russe dans le fait que la Russie a besoin de capitaux étrangers est la preuve que le lavage de cerveau des économistes russes par le néolibéralisme américain pendant l’ère d’Eltsine a parfaitement réussi. Le lavage de cerveau de la banque centrale russe est tel que qu’elle est incapable de comprendre qu’elle peut financer le développement russe sans aucun prêt étranger. Le gouvernement russe ne semble toujours pas comprendre que la seule raison pour laquelle les sanctions peuvent être imposées à la Russie est que la Russie est piégée dans le système financier occidental. Les conseils économiques que le gouvernement russe reçoit de ses économistes néolibéraux aux cerveaux lavés servent les intérêts de Washington, et non ceux de la Russie.

La Russie ne devrait pas utiliser les mécanismes occidentaux de compensation financière qui servent les intérêts de Washington.

Quand le gouvernement russe cessera-t-il de prétendre que son ennemi est son partenaire?

Pourquoi le gouvernement russe ne peut-il pas reconnaître la réalité qui la regarde en face et qui ne cesse d’insulter et de maltraiter la Russie?

Pourquoi la Russie est-elle si déterminée à faire partie de l’Occident corrompu et en déclin au point d’accepter toutes ses insultes, tous ses abus?

L’Occident n’accepte qu’un seul pouvoir autonome. Il n’y a pas de place pour un second.

La Chine, dont l’intention est d’être riche comme les capitalistes, semble également irréaliste dans ses relations avec Washington.

La «crise orchestrée» de la Corée ne concerne pas la Corée du Nord. C’est une orchestration qui permet à Washington de mettre des bases de missiles nucléaires sur la frontière chinoise, de même que la «crise iranienne» avait été orchestrée pour servir d’excuse pour mettre des bases de missiles nucléaires sur les frontières russes.

La Russie ne peut pas être à la fois souveraine et faire partie de l’Occident, et la Chine ne peut se permettre de confondre son auto préservation avec les affaires économiques avec l’Amérique.

Si les deux puissances capables de contenir l’unilatéralisme de Washington montrent un désarroi plutôt que de regarder les conséquences, elles rendront la guerre plus probable.

 Source : http://katehon.com/article/dear-russia-enemy-not-partner

L’humanité est en train de sombrer à cause de la criminalité de Washington

Les américains vont bientôt être enfermés dans un pays avec un État policier irresponsable sauf si les représentants et les sénateurs américains trouvent le courage de poser des questions et de sanctionner les responsables du pouvoir exécutif qui enfreignent la loi, violent la Constitution, dissimulent des informations au Congrès, et donnent de fausses informations sur leurs crimes contre le droit, la Constitution, le peuple américain et ceux de l’Afghanistan, du Pakistan, du Yémen, de l’, de la Libye, de la Syrie, de la Somalie, de Guantanamo et d’ailleurs. Le Congrès doit utiliser le pouvoir de que la Constitution prévoit et cesser d’être inféodé au pouvoir exécutif sans foi ni loi. Les États-Unis ne font face à aucune menace qui justifie l’illégalité et l’abus de pouvoirs qui caractérisent le pouvoir exécutif au 21e siècle.

La destitution est le pouvoir le plus important du Congrès. La destitution est ce qui protège les citoyens, la Constitution et les autres branches du gouvernement de l’abus par l’exécutif. Si le pouvoir de révoquer des responsables de l’exécutif abusifs n’est pas utilisé, le pouvoir cesse d’exister. Un pouvoir inutilisé est comme une loi qui reste lettre morte. Son autorité disparaît. En acquiesçant aux illégalités du pouvoir exécutif, le Congrès a permis à l’exécutif de se placer au-dessus de la loi et d’éviter de rendre des comptes pour ses violations de la loi et de la Constitution.

Le directeur de la National Intelligence, James R. Clapper a ouvertement menti au Congrès et demeure en fonction. Keith B. Alexander, directeur de l’Agence de sécurité nationale, a également trompé le Congrès, et il demeure en fonction. Le procureur général Holder évite dire la vérité au Congrès sur à peu près tous les sujets, et il reste également en poste. La même chose peut être dite pour le président , l’un des grands mystificateurs de notre temps, qui est si allergique à la vérité que celle-ci trouve rarement le moyen de sortir de sa bouche.

Si un citoyen américain ment à un enquêteur fédéral, même s’il n’est pas sous serment, il peut être arrêté, poursuivi, et envoyé en prison. Pourtant, ces mêmes fonctionnaires fédéraux peuvent mentir au Congrès et aux citoyens en toute impunité. Quelle que soit la manière de considérer le système politique américain, il n’a rien à voir avec un gouvernement responsable. En Amerika personne n’est responsable, sauf les citoyens, qui doivent rendre des comptes non seulement vis-à-vis de la loi mais aussi face à des accusations gratuites pour lesquelles aucune preuve n’est nécessaire.

Le Congrès a le pouvoir de destituer toute personne nommée par le Président ainsi que le Président lui-même. Dans les années 1970, le Congrès allait destituer le Président Richard Nixon simplement parce qu’il avait menti au sujet de la date à laquelle il a appris le cambriolage du Watergate. Pour éviter la destitution, Nixon a démissionné. Dans les années 1990, la avaient destitué le président Bill Clinton pour avoir menti sur sa liaison sexuelle avec une stagiaire de la Maison Blanche. Le n’a pas suivi, sans doute parce que beaucoup avaient eux-mêmes des aventures sexuelles et ne voulaient pas avoir des comptes à rendre à leur tour.

Dans les années 1970, quand je faisais partie du personnel du Sénat, les lobbyistes des entreprises envoyaient de jolies femmes pour séduire les sénateurs afin de pouvoir les faire chanter et obtenir leur soumission. Ne soyez donc pas surpris si la a adopté cette pratique des entreprises.

Les irrégularités de Nixon et Clinton étaient mineures, et de bien peu de conséquence, par rapport aux crimes de George W. Bush et Obama, leurs vice-présidents, et l’ensemble de ceux qu’ils ont nommés. Pourtant, la destitution est «sur la table», pour reprendre l’expression devenue tristement célèbre de Nancy Pelosi. http://www.nytimes.com/cq/2006/11/08/cq_1916.html. Pourquoi les électeurs californiens enverraient-ils une personne au Congrès qui refuse de les protéger contre un pouvoir exécutif absolu ? Qui Nancy Pelosi sert-elle ? Certainement pas le peuple de Californie. Certainement pas la Constitution américaine. Pelosi est en totale violation de son serment d’office. Est-ce que les Californiens la rééliront encore une fois? Pas étonnant que l’Amérique aille mal.

La question primordiale est : Quel est le but de la surveillance de tous les Américains ? C’est une surveillance hors de toute proportion au regard de la prétendue menace terroriste. La Constitution américaine est ignorée et le droit national violé. Pourquoi ? Est-ce que le gouvernement américain a un agenda non déclaré pour lequel la «menace terroriste» est une couverture ?

Quel est cet agenda ? Quel agenda est plus important que la Constitution américaine et la responsabilité du gouvernement devant la loi ? Les citoyens ne sont en sécurité que si le gouvernement est responsable devant la Constitution et la loi. C’est une idée absurde que de penser que les américains sont plus menacés par le terrorisme que par un gouvernement avec un qui peut les exécuter, les torturer et les jeter en prison à perpétuité sans procès ou aucun motif valable. Sous Bush / Obama, les Etats-Unis sont revenus au des Césars,  des tsars, et des autocrates.

Dans la célèbre pièce de théâtre, « A Man For All Seasons », Sir Thomas More, chancelier d’Angleterre, demande: Alors, vous voulez que je réduise la loi afin de pourchasser les démons ? Et que ferons-nous, avec cette loi réduite, lorsque le diable sera en nous ?

C’est la question juridique le plus importante jamais posée, et elle est rarement posée aujourd’hui, pas dans nos facultés de droit, ni par nos associations d’avocats, et certainement pas par le (sic) ministère de la Justice ou les procureurs américains.

Les conservateurs américains considèrent les libertés civiles comme de simples excuses permettant à des juges libéraux de choyer des criminels et des terroristes. Ne vous attendez jamais à ce qu’un républicain conservateur, ou plus de deux ou trois d’entre eux, défendent votre liberté civile. Les républicains ne croient tout simplement pas à la liberté civile. Les Démocrates ne peuvent pas concevoir que Barack Obama, le premier président noir dans le Bureau Ovale, membre d’une minorité opprimée, ne défende pas la liberté civile. Cette combinaison de désintérêt et de déni est la raison pour laquelle les Etats-Unis sont devenus un État policier.

La liberté civile a peu d’amis au sein du gouvernement, des partis politiques, des écoles de droit, des barreaux ou de la magistrature fédérale. Par conséquent, aucun citoyen n’est sécurisé. Récemment, une femme au foyer faisait des recherches pour une cocotte-minute sur internet, à la recherche de la meilleure affaire. Son mari était à la recherche d’un sac à dos. Le résultat a été que l’équipe SWAT entièrement armée est apparue à la porte demandant à fouiller les lieux et leur enjoignant de répondre à leurs questions.

http://www.theatlanticwire.com/national/2013/08/government-knocking-doors-because-google-searches/67864/

Je suis toujours étonné quand quelqu’un dit: «Je n’ai rien fait de mal. Je n’ai rien à craindre. « Si vous n’avez rien à craindre du gouvernement, pourquoi les Pères fondateurs ont mis des protections dans la Constitution que Bush et Obama ont démolies ? Contrairement aux pères fondateurs qui ont conçu notre gouvernement de manière à protéger les citoyens, le troupeau de mouton américain fait confiance au gouvernement pour sa propre disparition.

Glenn Greenwald a récemment expliqué comment la masse de données qui sont accumulées sur chaque Américain est exploitée pour détecter tout signe de comportement criminel non lié au terrorisme. Etant donné que ces perquisitions sans mandat sont des preuves illégales dans un procès pénal, les autorités cachent la manière illégale dont la preuve a été obtenue afin de garantir la condamnation fondée sur des preuves obtenues illégalement. http://www.informationclearinghouse.info/article35773.htm

En d’autres termes, l’utilisation de la surveillance justifiée par la «guerre contre le terrorisme» s’est déjà propagée dans les poursuites des criminels de droit commun où elle a corrompu les garanties juridiques et l’intégrité, le cas échéant, du système de justice pénale, les procureurs et les juges.

Ceci est juste l’une des nombreuses façons dont vous avez beaucoup à craindre, si vous pensez que vous faites quelque chose de mal ou non. Vous pouvez être inquiétés pour les crimes basés sur des déductions tirées de votre activité sur Internet et des blagues avec des amis sur les médias sociaux. Les jurés rendus paranoïaques par la «menace terroriste» vous condamneront.

Nous devrions être très méfiants vis-à-vis de la motivation derrière l’espionnage universel des citoyens américains. Les autorités sont conscientes que la menace terroriste ne justifie pas l’espionnage inconstitutionnel et illégal. Il n’y a eu que très peu d’événements terroristes réels aux États-Unis, ce qui explique pourquoi le doit trouver des gens désemparés autour desquels organiser un complot orchestré par lui afin de garder la «menace terroriste» vivante dans l’esprit du public. Au dernier décompte, il y a eu 150 «opérations d’infiltration» dans lequel le a recruté des personnes qui sont déconnectées de la réalité, pour les engager dans un complot bien rémunéré conçu par le Bureau Fédéral. Une fois que les dupes sont d’accord, ils sont arrêtés comme des terroristes et le complot révélé, toujours avec la déclaration qui l’accompagne que le public n’a jamais été en danger, que le avait le contrôle de la situation.

Lorsque 99% de tout le terrorisme est organisé par le FBI, pourquoi avons-nous besoin que le NSA espionne toutes les communications de tous les Américains et des gens dans le reste du monde?

Le terrorisme vient rarement de l’extérieur. La source est presque toujours le pouvoir en place. La police secrète tsariste faisait sauter des bombes dans le but d’accuser et d’arrêter les agitateurs du travail. Les nazis ont brûlé le Reichstag afin de décimer les communistes et prendre le pouvoir absolu au nom de la «sécurité publique». Une prétendue menace terroriste est une façon d’utiliser la peur pour bloquer l’opposition populaire à l’exercice arbitraire du pouvoir du gouvernement.

Afin d’être «à l’abri des terroristes », la population américaine, avec quelques exceptions, a accepté la disparition de ses libertés civiles, comme l’habeas corpus, qui remonte à plusieurs siècles au Magna Carta comme une contrainte sur le pouvoir du gouvernement. Comment, alors, peuvent-ils se protéger de leur gouvernement? Les Américains sont aujourd’hui dans la même position que les anglais avant la Grande Charte de 1215. Les américains ne sont plus protégés, par la loi et la Constitution, de la tyrannie du gouvernement.

La raison pour laquelle les Pères fondateurs ont écrit la Constitution était de faire que les citoyens soient protégés vis-à-vis de leur gouvernement. Si les citoyens permettent au gouvernement de supprimer la Constitution, ils pourraient être à l’abri des terroristes étrangers, mais ils ne sont plus sûrs de leur gouvernement.

Qui pensez-vous a plus de pouvoir sur vous, les terroristes étrangers ou «votre» gouvernement?

Washington définit toute résistance à son impérialisme et sa tyrannie comme du «terrorisme». Ainsi, les américains qui défendent l’environnement, qui défendent la faune, qui défendent les libertés civiles et les droits humains, qui protestent contre les guerres et le vol du peuple en faveur des intérêts particuliers, deviennent tous des « extrémistes de l’intérieur », le terme Homeland Security ayant été remplacé par «terroriste». Ceux qui ne sont pas en phase avec Washington et les puissants intérêts privés qui nous exploitent, nous et tous les autres peuples de la terre pour leurs profits et leur pouvoir, tombent du mauvais côté de la division du monde en noir et blanc de Bush: «vous êtes avec nous ou contre nous».

Aux États-Unis la pensée indépendante est sur le point d’être criminalisées alors que les manifestations sont garanties par la Constitution ainsi que la liberté de la presse. http://www.theguardian.com/commentisfree/2013/aug/10/james-risen-prison-journalism-criminalised. Le principe constitutionnel de la liberté d’expression a été redéfini et est considéré maintenant comme une trahison, comme une aide à un ennemi indéterminé, et comme visant à renverser le gouvernement en jetant le discrédit sur ses motivations et en révélant ses méfaits secrets. Les locataires assoiffés de pouvoir de Washington ont mené les Etats-Unis si proche de la Gestapo en Allemagne et de la stalinienne que ce n’est plus drôle. En effet, il est parfois difficile de voir la différence.

Les néo-conservateurs ont déclaré que les américains sont un peuple «exceptionnel» et «indispensable. » Pourtant, les libertés civiles des Américains ont diminué bien plus qu’ils ne sont devenus « indispensables » et « exceptionnels ». Nous sommes maintenant tellement exceptionnels et indispensables que nous n’avons plus aucun droit.

Et pas plus que le reste du monde. Le Néo conservatisme a créé un nouveau nationalisme américain dangereux. Les néoconservateurs ont donné à Washington le monopole du droit et doté ses agressions militaires d’une morale qui remplace les Conventions de Genève et les droits de l’Homme. Washington, du fait de son «exceptionnalisme», a le droit d’attaquer les populations dans les pays avec lesquels il n’est pas en guerre, comme le Pakistan et le Yémen. Il utilise la couverture de son «exceptionnalisme» pour assassiner des gens dans de nombreux pays. http://news.antiwar.com/2013/08/11/us-drones-pound-yemen-but-targets-arent-all-militants/print/. Hitler a essayé de commercialiser l’exceptionnalisme du peuple allemand, mais il lui manquait les compétences de Madison Avenue de Washington.

Washington est toujours moralement irréprochable, quoi qu’il fasse, et ceux qui dénoncent ses crimes sont des traîtres qui, dépouillés du cocon des libertés civiles, sont enfermés et maltraités jusqu’à ce qu’ils avouent leurs crimes contre l’État. Ceux qui disent la vérité, comme Bradley Manning, Julian Assange, et Edward Snowden, sont étiquetés comme des ennemis de l’État et sont impitoyablement persécutés.

Comment la nation  « indispensable, exceptionnelle » peut-elle avoir une politique diplomatique? Un département d’État ‘’néoconisé’’ peut-il être fondé sur autre chose que la coercition ? Bien sûr que non. C’est pourquoi Washington ne produit que la guerre et les menaces de guerre.

Où que l’on porte son attention, on entend toujours la même rengaine, Washington qui menace « nous allons vous bombarder et vous ramener à l’âge de pierre » si vous ne faites pas ce que nous voulons et si vous n’êtes pas d’accord avec ce que nous exigeons. Nous allons imposer des « sanctions », l’euphémisme de Washington pour les embargos, et affamer vos femmes et vos enfants à mort, nous ne vous permettrons de recevoir aucune fourniture médicale, nous vous interdirons le système de paiement international à moins que vous ne vous repentiez et consentiez à être notre marionnette, et nous vous interdirons de publier vos bulletins d’information sur Internet.

C’est le visage que Washington présente au monde: le visage dur d’un vrai .

La puissance de Washington survivra encore un peu, car il y a encore des hommes politiques en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie, en Amérique latine et au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, et les ONG en Russie, qui sont payés par le tout-puissant dollar. En échange de l’argent de Washington, ils approuvent l’immoralité de Washington et ses destructions meurtrières du droit et de la vie.

Mais le dollar est en train d’être détruit par l’assouplissement quantitatif, et l’économie américaine intérieure est en train d’être détruite par la délocalisation des emplois. http://www.manufacturingnews.com/news/TAA0731131.html

Rome était puissante jusqu’à ce que les germains cessent d’y croire. Ensuite, l’édifice pourri s’est effondré. Washington sera confronté tôt ou tard au même sort. Un régime illégal, inhumain, inconstitutionnel basé sur la seule violence, dénué de toute morale et de toute compassion humaine, n’est pas acceptable pour la Chine, la Russie, l’Inde, l’Iran et le Brésil, ou les lecteurs de ces colonnes.

Le mal qu’est Washington ne peut pas durer éternellement. Les criminels pourraient détruire le monde dans une guerre nucléaire, mais l’illégalité et le manque d’humanité à Washington, qui assassine toujours plus de gens, n’est plus acceptable pour le reste du monde, pas même pour ses marionnettes européennes, malgré leurs leaders à la solde de Washington.

Gorbatchev a raison. L’effondrement de l’Union soviétique a été une débâcle pour le monde entier. Il a transformé les États-Unis de la « ville sur la colline», le «phare pour l’humanité », en un état militariste agressif. Par conséquent, l’Amerika est maintenant méprisée par tous ceux qui ont une conscience morale et un sens de la justice.

Paul Craig Roberts

Traduction Avic

http://www.paulcraigroberts.org/2013/08/13/humanity-is-drowning-in-washingtons-criminality-paul-craig-roberts/

La falsification de l’histoire: un moyen de maintenir le pouvoir impérial

Le 14 juillet 2017, le jour de la Fête nationale française, le président Emmanuel Macron et son homologue américain Donald Trump assistaient sous les yeux du monde entier au défilé militaire sur les Champs Elysées à Paris. Les deux présidents commémorèrent également l’entrée en guerre des Etats-Unis du 6 avril 1917 aux côtés de l’Entente, en associant cet important événement historique aux célébrations du 14 juillet.1 Il y a cent ans, le 13 juin 1917, le général américain Pershing entra dans Paris avec son état-major; début juillet, les premiers 14 000 soldats américains se retrouvèrent en France.2 A la fin de la guerre, leur nombre s’élèvera à 2 millions.

Un siècle après, il serait temps de procéder à une réflexion impartiale sur l’entrée en guerre des Etats-Unis et d’en révéler les véritables motifs. Le militarisme et un héroïsme dévoyé n’ont plus de raisons d’être dans les cérémonies de commémoration. Voici pour mémoire, quelques faits importants et quelques motivations.

«Mettre sous pression l’Allemagne et l’Autriche»

Lors de sa visite en Europe, le colonel House, conseiller du président américain, avait écrit le 29 mai 1914 depuis l’ambassade américaine de Berlin au président Wilson: «[…] un jour, il y aura la catastrophe, […] il y a trop de haine, trop de jalousie. Aussitôt que l’Angleterre aura donné son accord, la France et la Russie mettront sous pression l’Allemagne et l’Autriche.»3

Il ne se trompait pas. Cependant, il n’avait pas connaissance – comme la plupart de ses contemporains – qu’un petit groupe de personnes, faisant partie du gouvernement britannique ou en étant proche avait, sans en informer le Premier ministre et cabinet gouvernemental, commencé dès 1904 à préparer la grande guerre.4 L’armée se préparait à former un corps d’expédition pour la France et Lord Hankey travaillait de son côté dans un département secret de la marine sur les plans d’un blocus mortel contre l’Allemagne. L’historien officiel de la Royal Navy, Sir Julian Corbett, écrira plus tard que la Première Guerre mondiale avait été préparée par Lord Hankey – le planificateur du blocus – et ses collaborateurs au sein du gouvernement britannique avec «un soin ordonné jusqu’au moindre détail, n’ayant auparavant jamais existé dans notre histoire.»5 Dans les livres d’histoire courants – tout comme chez Christopher Clark – on cherche en vain les noms de Hankey et Corbett.

Quelques jours avant le début de la guerre – le 31 juillet 1914, le jour de son assassinat – l’historien et socialiste français Jean Jaurès mit en garde: «[…] Chez nous en France, on travaille de toute force à déclencher une guerre dont le but est de satisfaire des velléités écœurantes et parce que les bourses de Paris et de Londres ont spéculé à Petersbourg […]; on cherche la guerre qu’on attise depuis longtemps.»

Dépenses militaires en augmentation

Jusqu’à l’éclatement de la guerre au début 1914, l’Amérique avait préparé l’avènement de son apogée: elle avait évincé l’Espagne de Cuba et des Philippines, dominait les Caraïbes, était en train de terminer le canal du Panama et possédait en Asie orientale des bases pour sa marine.

Les dépenses militaires étaient en permanente augmentation – pour le plaisir des grands groupes militaro-industriels. Il est aussi intéressant de prendre connaissance des dépenses des puissances maritimes durant les 10 années précédant la Grande guerre. De 1904 à 1914, les dépenses de l’Allemagne augmentèrent de plus de 800 millions de dollars, aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, elles augmentèrent de plus de 1,2 milliards et de 1,8 milliards de dollars.6

Au début de l’année 1909, Lord Kitchener – le héros de Khartoum – avait avoué ouvertement au capitaine bavarois et membre de l’état-major Karl Haushofer l’inévitabilité d’une grande guerre, «qui vraisemblablement coûterait à l’Angleterre et à l’Allemagne leur domination dans le Pacifique […] et serait menée pour les intérêts des Américains et des Japonais.»7
Le 15 août 1914 – deux petites semaines après le début de la guerre – le premier passage dans les écluses du canal du Panama eut lieu. Les flottes du Pacifique et de l’Atlantique pouvaient donc être réunies rapidement pour combattre efficacement. Quatre jours plus tard, les Etats-Unis déclarèrent leur neutralité. Et un jour après, le 20 août, la Grande Bretagne déclencha contre l’Allemagne un blocus en violation du droit international – sans aucune critique de la part des Etats-Unis. Il toucha surtout la population et dura jusqu’au 28 juin 1919. Ce blocus surprit totalement l’Allemagne. On mit presque 6 mois pour y réagir. Le 4 février 1915, cependant, les premiers lancements de sous-marins eurent lieu.

Préparations à la guerre aux Etats-Unis

Bien que Wilson continua à souligner qu’il voulait s’abstenir de participer à cette guerre européenne, les Etats-Unis préparaient avec détermination leur entrée en guerre. Le 3 juin 1916, le Congrès américain vota le «National Defense Act of 1916».8

Il demandait un changement fondamental pour la «Garde nationale» dans les domaines de la combativité, de la structure et de la mobilisation. Pour les prochaines 5 années, on voulait garder le nombre de 425 000 hommes. Alors commença la propagande et la période des cortèges de «preparedness». Ressemblant aux cortèges de carnaval, 50 000 enthousiastes, accompagnés par des douzaines d’orchestres, défilaient dans les rues des grandes villes, pour faire de la pub pour l’entrée en guerre sur le continent européen.
Toutes les options pour la guerre était prises. Les candidats aux présidentielles voulant empêcher l’entrée en guerre tel le député Bob La Follette étaient déjà éliminés. A sa place, les Républicains nommèrent l’anglophile Charles E. Hughes, présentant peu de danger face au démocrate Wilson.

En 1979, David L. Hoggan écrivit dans son ouvrage intitulé «Le siècle aveugle»: «Les électeurs américains frustrés, ne pouvaient pas désamorcer le système corrompu des nominations par les réunions des partis – dictant à volonté le choix des candidats aux présidentielles en les entourant ensuite avec un grand brouhaha insensé […] – pour ces électeurs américains, l’année 1916 était à nouveau une élection présidentielle typique […] entre les deux candidats, faisant semblant de se combattre, mais qui étaient en réalité de connivence avec J.P. Morgan et J.D. Rockefeller. Ces deux derniers avaient décidé longtemps avant la campagne électorale officielle […] que l’entrée en guerre officielle des Etats-Unis était une nécessité absolue afin d’assurer les profits de Morgan et Rockefeller suite aux emprunts obligataires accordés aux alliés.»9

Garantir les obligations de guerre accordées aux puissances de l’entente

Début mars 1917, l’«Oval Office» à Washington reçut des nouvelles alarmantes: une mutinerie dans l’armée française. En outre, l’effondrement progressif de la Russie s’annonçait. En mer, l’Allemagne semblait gagner le dessus à l’aide de ses sous-marins. Il fallait absolument et par tous les moyens éviter la victoire de l’Allemagne et la perte totale des obligations de guerre accordées à l’Entente, car la désintégration de l’empire de J.P. Morgan aurait signifié l’implosion de Wall Street. A titre de comparaison: les crédits accordés à l’empire germanique s’élevaient à 27 millions de dollars, ceux de l’Entente à 2300 millions de dollars.

Le 2 avril 1917, Wilson demanda au Congrès, dans un discours très émotionnel, la permission de déclarer la guerre à l’Allemagne. Comme argument, il mentionna la destruction de navires commerciaux américains, considérée comme un «crime contre l’humanité». En réalité, Wilson lui-même, avait ordonné le 9 mars 1917 d’armer les navires commerciaux – 7 jours plus tard, 3 bâtiments américains ont été coulés. Et fait étrange, 16 jours plus tard, la déclaration de la guerre est prononcée! On a le droit de penser que cette entrée en guerre avait été «préméditée» non pas 16 jours mais 16 mois à l’avance.10

Malgré les effets de psychose de masse du message de guerre de Wilson, le sénateur Bob La Follette demanda lors du débat très échauffé, la soumission immédiate d’un référendum populaire sur la question de la paix et de la guerre. Il prévoyait de manière très optimiste que les Etats-Unis se prononceraient à 10 contre 1 contre la guerre. Ceci incita les médias à lancer une attaque ciblée contre La Follette.11 On prétendit, entre autre, qu’il était «un meilleur Allemand que les Führer allemands eux-mêmes.»

Le sénateur George W. Norris réfuta, dans son discours d’opposition les raisons de guerre avancées par Wilson et présenta – en citant une lettre adressée aux clients du «New Yorker Stock Exchange» – les intérêts de Wall Street: «Le Canada et le Japon sont en guerre et prospèrent plus que jamais. A l’éclatement de la guerre, les actions réagiraient rapidement, clairement et à chaud. L’ancien «bull market» s’en réjouirait tout autant que lors du début de la guerre contre l’Espagne en 1898. Par contre, le début de la paix ajusterait les prix vers le bas et entraverait très probablement l’esprit d’entreprise.»12

Après un débat acharné – le sénateur Bob La Follette lutta dans un discours de quatre heures contre la guerre prévue contre l’Allemagne –, les Etats-Unis déclarèrent la guerre à l’Allemagne, le 6 avril 1917.13

Protestations en Allemagne

En réaction au discours de Wilson, le journal de langue allemande «Allgemeine Zeitung des Judentums» décrivit de façon pointue le double jeu de Wilson «avec lequel il soutint, voire encouragea, dès le début de la guerre, l’approvisionnement de nos ennemis par les usines américaines, avec des munitions, des armes et toutes sortes d’instruments de guerre. De tous les pays neutres, l’Amérique est le seul qui s’est permis une telle chose. Déjà par ce soutien de nos adversaires, les Etats-Unis […] se sont avérés être, depuis presque trois ans et malgré leur prétendue neutralité, une puissance ennemie. Ce n’est donc pas nous, mais ce sont eux les instigateurs de cette guerre.»14 En tant que membres du peuple allemand, les rédacteurs de ce journal juif protestèrent contre l’affirmation stipulant que les Etats-Unis menaient la guerre uniquement contre le gouvernement allemand mais pas contre le peuple allemand. «Nous n’avons pas voulu de guerre contre l’Amérique, et certainement pas avec M. Wilson, nous l’acceptons en étant conscients de notre bon droit et de notre devoir saint parce qu’elle nous a été imposée..»15

«Marchands de guerre»

En 1934, la peur d’une nouvelle guerre se répandit aux Etats-Unis et le développement des «projets de guerre Rainbow» débuta. Au Congrès américain, un comité d’investigation sur les raisons de l’entrée en guerre de 1917, présidé par le sénateur Gerald P. Nye, commença ses travaux («The Special Committee on Investigation of the Munitions Industry»).

Après deux années de recherches soigneusement menées, le comité Nye put présenter de façon convaincante que les banquiers et les industriels de l’armement, avaient eu – outre des accords sur les prix – une grande influence sur la politique extérieure des Etats-Unis afin de manipuler le pays pour entrer en guerre.16

Les bénéfices nets de certains fabricants d’armes américains avaient enregistré de fortes augmentations: en comparant les années 1911 à 1914 avec les années 1915 à 1918, les bénéfices nets de Scovil Co. augmentèrent de presque 1200%, de Du Pont d’environ 1000%, de Niels Menet Pond de plus de 850%, de Bethlehem Steal de plus de 700%, de Hercules Powder Co. de presque 600%, d’Atlas Powder Co. de plus de 400% et de General Motors de plus de 300%.16 En 1935, l’artiste américaine Mabel Dwight érigea un monument contre les profiteurs de la guerre et des crises avec sa lithographie «The Merchants of Death»:
«Les marchands de la mort sont durs et ont la vie longue, […] leur seul intérêt est leur égoïsme, leur seul dieu est le profit. […] En tant que politicien, leur intérêt se concentre sur une classe dominante forte et la concentration des privilèges. […] Ce qu’ils ne comprennent que rarement, c’est que la mort est leur chef. Elle les aime, car elle sait que tôt ou tard, ils vont remplir ses poches. Elle sait qu’ils pondent des guerres et des révolutions, […] leur ténacité et leur bêtise surmontent toute mesure compréhensible. Nous parlons ici d’êtres très lucides, mais myopes à en mourir. Dans ce pays, ils haïssent l’idéal de la démocratie tout en profitant de la liberté débridée qu’ils s’arrogent.17

Les banquiers ont ouvert la voie

La Grande guerre put avoir lieu dans cette ampleur uniquement parce que les banquiers avaient ouvert la voie à temps pour créer d’énormes sommes d’argent. Lors de l’entrée en fonction de Wilson, les Etats-Unis vivaient dans une récession économique. Fin avril 1913 déjà, à la demande de banquiers très influents, Wilson avait promu le premier résumé du projet de loi secret pour la loi sur la banque centrale. Largement inaperçue par le public américain, elle fut votée le  22 décembre 1913 par la chambre des représentants sous le nom de «Federal Reserve Act» et le lendemain le Sénat y consentit – une partie des députés et sénateurs étaient absents suite aux fêtes de Noël. Seulement quelques heures plus tard, Wilson signa cette loi controversée18 – une carte blanche pour la création privée de l’argent.

Ainsi le Congrès renonça au privilège de contrôler la planche à billets et transmit cette tâche aux banquiers internationaux ayant dépensé beaucoup d’argent pour cette loi au profit des lobbys. L’opinion publique était contre une telle loi, notamment parce que Thomas Jefferson avait a maintes reprises averti qu’un tel acte accélérerait d’abord l’inflation et priverait ensuite, suite à la déflation, les citoyens de leurs biens. Jefferson avait ainsi démontré une grande perspicacité.

La FED introduisit un nouveau système monétaire et fut très rapidement abusée par ses pères fondateurs pour la guerre, afin de fournir du «Fiat Money» non couvert – selon l’expert en métal précieux Reinhard Deutsch «de la fausse monnaie légale»19 – donc de la monnaie à contre-valeur imaginaire. Depuis, les seigneurs du papier-monnaie et les gardiens des banques régionales privées veillent à ce qu’on déclare la guerre aux pays avec des banques régionales étatiques.

Goethe décrivait déjà dans «Faust II» l’«économie avec sa création de papier-monnaie comme une continuation de l’alchimie selon d’autres moyens».20 «Alors que les alchimistes classiques essayèrent de transformer du plomb en or, on transforme, dans l’économie moderne, du papier en argent» disait Jens Weidmann, en tant que président de la Deutsche Bundesbank dans son discours de bienvenue très originel, le 18 septembre 2012. Goethe, possédant des connaissances en économie, était ministre dans le domaine de l’économie à la cour de Weimar et il vécut de près la révolution industrielle. Il déconseilla l’introduction du papier-monnaie au duc Carl August von Sachsen-Weimar-Eisenach. «Toute monnaie, n’importe laquelle, doit être forte.»21, écrivit Goethe dans un rapport.

Afin de pouvoir piller sans entrave au niveau global, il faut que les structures nationales disparaissent. En 1914, il s’agissait comme premier objectif de détruire les trois grandes dynasties du continent européen. A ce sujet, le cardinal John Murphy Farley, archevêque de New York, déclara lors du Congrès mondial eucharistique à Lourdes (22–26 juillet 1914): «La guerre qui se prépare, sera un combat entre le capital international et les dynasties gouvernantes. Le capital ne supporte pas de pouvoir au-dessus de lui, ne connaît ni dieu ni maître et il voudrait que tous les Etats soient gouvernés comme une grande affaire bancaire. Le profit doit être la seule mesure des gouvernants […] Business […] seul et unique.»22

Beaucoup de faste et peu de véracité

Le 14 juillet 2017, à Paris, on fêta avec beaucoup de faste monumental et peu de véracité cet évènement historique. Dans sa «Seconde considération inactuelle», Nietzsche différencie entre un traitement monumental, traditionaliste ou critique de l’histoire, en nous mettant en garde: si le monumental gouverne, c’est le passé qui en pâtit – de grandes parties seront oubliées, méprisées ou disparaissent. «L’histoire monumentale trompe par analogies: elle incite le courageux à l’audace par des ressemblances séduisantes, l’enthousiaste au fanatisme; et si l’on imagine cette histoire dans les mains et les têtes d’égoïstes talentueux et de scélérats exaltés, on verra des empires détruits, des princes assassinés, des guerres et des révolutions attisées et le nombre d’effets historiques en soi, c’est-à-dire des effets sans causes suffisantes seront à nouveau multipliés.»

L’arrangement arbitraire de l’histoire jusqu’à nos jours

Une considération critique de l’histoire pourrait minimiser ces effets négatifs. Malheureusement, on ne profite que très peu de cette possibilité. Le samedi, 7 juillet 2017, dans le Feuilleton de la «Süddeutsche Zeitung», sous le titre «Echo de la guerre» a paru un entretien de trois pages avec le jeune historien Robert Gerwarth. On doit consentir à ses propos, quand il dit que l’histoire ne se répète pas, mais qu’il y a véritablement des parallèles avec le monde d’il y a 100 ans: «[…] On entend les échos de l’époque […]». C’est pourquoi nous devons comprendre les sources historiques des conflits que nous vivons aujourd’hui. Mais il n’entre pas en matière sur les origines de ces «échos». A l’aide de l’affirmation «l’histoire européenne n’est guère compréhensible sans connaître les évènements de la période entre 1917 et 1923.»,23 il contourne une falaise dangereuse: les causes ayant mené à la Première Guerre mondiale. Ainsi, il ne met pas en cause les responsables de cette guerre mais nous présente la vision du monde anglo-saxon – en nous rappelant naturellement l’ouvrage de Fritz Fischer, dépassé depuis longtemps, intitulé «Les buts de guerre de l’Allemagne impériale» (en français, 1961). Tout regard sur les motifs «des seigneurs de papier-monnaie» est évité. Ainsi, les guerres et les crises dans l’intérêt du profit et du pouvoir de ces cercles continueront à produire d’énormes souffrances.

Il ne faut pas s’étonner qu’actuellement, les crises ont éclaté sur les lignes de fractures de la Première Guerre mondiale – au Proche et au Moyen-Orient, en Ukraine et en Afrique du Nord – parce que les problèmes n’ont été ni résolus ni traités. Les va-t’en-guerre actuels comme dans le passé, sont des hasardeurs froidement calculateurs, avides de pouvoir et méprisant l’être humain. On les trouve parmi les banquiers spéculateurs et les patrons des grands groupes d’armement, principalement dans les grandes multinationales et le capital transnational.

Wolfgang Effenberger

(Traduction Horizons et débats)

1    cf. www.handelsblatt.com/politik/international/frankreich-trump
2    Gerste, Ronald D. Lafayette, Here we come! In: ZEIT Geschichte. Nr. 2/2017, p. 48
3    Seymour, Charles. The Intimate Papers of Colonel House. Cambridge 1926, p. 248
4    Walsh, Patrick. Schlafwandler? Von wegen! Wie Grossbritannien seinen Krieg gegen Deutschland plante. In: Effenberger, Wolfgang/Macgregor, Jim (Hrsg.). Sie wollten den Krieg. Wie eine kleine britische Elite den Ersten Weltkrieg vorbereitete. Rottenburg 2016, p. 21–59
5    Corbett, Julian. Naval Operations. London 1921, Vol. 1, p. 18
6    Zahlen aus Engelbrecht, H.C./Hanighen, F.C. Merchants of Death. New York 1934
7    Haushofer, Karl. Erdkunde, Geopolitik und Wehrwissenschaft. München 1934, p. 8
8    Federalizing the National Guard: Preparedness, reserve forces and the National Defense Act of 1916; www.nationalguard.mil/News/Article/789220/federalizing-the-national-guard-preparedness-reserve-forces-and-the-national-de/
9    Hoggan, David L. Das blinde Jahrhundert. Tübingen 1979, p. 454
10    Effenberger, Wolfgang/Wimmer, Willy. Wiederkehr der Hasardeure. Höhr-Grenzhausen 2014, p. 364s.
11    cf. Thelen, David P. Robert La Follette and the Insurgent Spirit. Boston 1976
12    Senator Norris Opposes U.S. Entry into the War. In: Congressional Record, 65th Cong., 1st Sess., Vol. LV, pt. I, pp. 212–13
13    Ausführliche Darstellung in Effenberger, Wolf-gang. Pfeiler der US-Macht. Gauting 2005, p. 192ss.
14    AZJ Nr.?15 du 13/4/1917, p. 171
15    AZJ Nr.?15 du 13/4/1917, p. 172
16    Report of the Special Committee on Investigation of the Munitions Industry (The Nye Report), U.S. Congress, Senate, 74th Congress, 2nd session, February 24, 1936, pp. 3–13.
17    Dwight, Mabel. A Catalogue Raisonné of the Lithograhs. Smithosonians Institution Press 1997
18    The Federal Reserve Act of 1913 – A Legislative History; www.llsdc.org/FRA-LH
19    Deutsch, Reinhard. Falschgeld. In: Dokumentation des Symposium Steyerberg 2000: Für einen neuen Geldpluralismus, p. 62s.
20    «Goethes ‹Faust›: Grenzenloses Gelddrucken anno 1832»; http://diepresse.com/home/wirtschaft/hobbyoekonom/1293632/Goethes-Faust_Grenzenloses-Gelddrucken-anno-1832
21    http://diepresse.com/home/wirtschaft/hobbyoekonom/1293632/Goethes-Faust_Grenzenloses-Gelddrucken-anno-1832
22    von Taube, Michael. Der grossen Katastrophe entgegen. Leipzig 1937, p. 37
23    «Echo des Krieges». In: «Süddeutsche Zeitung» no?155 du 8-9/8/17, p. 11

Vladimir Poutine échappe à une tentative d’assassinat par le Nouvel Ordre Mondial

On annonce ce 6 septembre 2016 la mort du chauffeur préféré de Poutine, après qu’une Mercédès ait traversé de l'autre côté de la route sans avertissement et a frappé l’avant de la voiture officielle du président russe. La date et l'heure de  l'accident n'est pas précisée, mais elle correspond à la veille ou au jour même  du départ de Poutine pour le G20 en Chine, où  il devait rencontrer les autres dirigeants participant au G20.
 
russia33
Des sources du Kremlin affirment Poutine aurait dû être dans la voiture avec son pilote préféré, mais a changé de voiture à la dernière minute, ce qui conduit à la conviction qu'il peut avoir personnellement reçu des informations privilégiées sur le complot d'assassinat.
Brave Vladimir Putin was the subject of a failed assassination attempt in Moscow as the New World Order attempted to silence their most formidable enemy.
La police de Moscou a confirmé qu'elle enquête sur l'incident, sans donner d'autres détails.
Poutine comprend qu'il y a une cabale secrète contre des dirigeants élus du monde (Assad, Dilma Roussef, Erdogan, …) et ils ont des objectifs très clairs pour le futur proche. Ils craignent de perdre le contrôle du Monde, et rien ne serait plus précieux pour eux que supprimer Poutine en tant que président de la Russie et d'installer un pantin à sa place.
Le complot qui vient d’échouer vient alors que les agents du Nouvel Ordre Mondial (ou Empire anglo-sioniste) réalisent que ses dernières tentatives de salir et de discréditer Poutine se sont retournés contre eux. Nous avons eu, par exemple, « la fuite » des Panama Papers de l'establishment américain et d’innombrables tentatives de grands médias occidentaux pour salir Poutine au cours des dernières semaines.
Cependant un grand nombre de personnes dans le monde ont commencé à se réveiller et refuser de croire aux mensonges transparents du nouvel ordre mondial. Ce NWO croit que maintenant, il n’a  d'autre choix que de faire taire Poutine.

Un complot contre Poutine ?

On dit que Poutine a été secoué par l'incident, mais des sources disent qu'il ne s’est pas laissé le dissuader de ses objectifs. Il comprend les risques quand il a divergé du chemin tracé par le Nouvel Ordre Mondial et qu’il a commencé à marcher au rythme de son propre tambour.
Le jour où Jacob Rothschild ait déclaré que Poutine est "un traître au New World Order" correspond au jour où Poutine a réalisé que sa sécurité aurait besoin d'être très surveillée.  
Ne soyez pas surpris s'il y a une autre tentative d'assassinat cette semaine d’anniversaire du 11/ 9.

Sources :
  • http://yournewswire.com/vladimir-putin-escapes-new-world-order-assassination-attempt/
  • http://www.dailymail.co.uk/news/article-3776086/Vladimir-Putin-s-official-car-involved-head-crash-Moscow-killed-Russian-president-s-favourite-chauffeur.html

Est-ce que la Cabale criminelle voulait simplement envoyer un message au président  Poutine?

Ce n’est pas courant qu’on envoie un tel message, dramatique et violent, au président d’une superpuissance. Ce message est passé à travers le meurtre du chauffeur favori du président russe Vladimir Poutine alors qu'il conduisait l'automobile officielle du président.
Une telle menace audacieuse à la vie du président Poutine ne peut être coordonnée que par un groupe d’agents agissant à l'intérieur des services secrets étrangers qui ont des proxies opérant au sein de Moscou.
 
En tout cas, il est tout à fait clair que ceux qui résident au sommet de la pyramide de la puissance de l’Axe Anglo-Sioniste (AAS [1]) ne reculeront devant rien pour contrôler la Russie et son destin. Ils savent que tant que Poutine reste à la tête du gouvernement russe, il y a très peu de chance qu'ils puissent usurper furtivement la souveraineté de cette nation. Néanmoins, ils ont continué à essayer de menacer l'intégrité territoriale russe en employant l'extrémisme et le terrorisme islamistes dans  les pays qui se trouvent à la périphérie de la Fédération de Russie.
 
La direction de l'AAS a montré à maintes reprises qu'elle est peuplée par un certain nombre de psychopathes, criminellement aliénés, qui ne reculeront devant rien jusqu'à ce qu'ils aient repris la Russie. Grâce à une combinaison de capitalisme prédateur, de sanctions économiques, de sabotage monétaire, de terrorisme financier, de guerres proxies, ainsi que par l'agression et le terrorisme djihadistes islamistes, ils se concentrent maintenant sur la destruction du gouvernement russe actuel. N’ayant pas réussi  à recruter suffisamment de traîtres en Russie, comme ils l’ont fait récemment au Brésil, ils s’orientent vers les coups d’Etats (Turquie) et la menace directe contre le Président russe.
 
Étant donné l'ampleur et la profondeur de la rupture imminente (économique, financière et sociale), ces prédateurs psychopathes veulent voler tout ce qui est en vue, avant que l'anarchie ne prenne le relais. Ils savent qu'il n'y a pas de meilleur prix pour leurs poches insatiables que la patrie russe. Même si elle a rétréci sensiblement de ses frontières antérieures de l’Union soviétique, la Russie est encore une énorme masse. De l'océan Pacifique au golfe de Finlande, de l'océan Arctique à la mer Caspienne, la Russie est de loin le plus grand pays sur Terre avec plus de 17 millions de kilomètres carrés. C'est presque deux fois plus grand que le Canada, la Chine ou les Etats-Unis.
 
Une grande partie de la patrie russe est inhabitée et riche en ressources naturelles. Pétrole et gaz, or et argent, uranium et charbon, diamants et diverses pierres précieuses, bois et granit, la vie marine et d'autres animaux sauvages, sont tous disponibles en grande abondance. Chacun d'eux est grandement convoité par la cabale AAS car ils ont vendu ou épuisé la plupart de leurs actifs en ressources naturelles hors depuis le début de la révolution industrielle.
 
C’est la raison pour laquelle la Cabale a voulu frapper aussi près de Poutine que possible, avec cet accident prémédité de kamikaze en voiture. Car, chaque mois le président russe humilie les dirigeants de l’AAS, comme il vient de le faire lors de la réunion du G20 en Chine. Non seulement Poutine a fait ressembler Obama à un enfant fou, mais il a sans cesse gagné sur l'échiquier géopolitique mondial depuis qu'il est devenu premier ministre. Alors que Poutine est un Grand Maîtres aux Echecs, ses homologues occidentaux le regardent faire sans raiment comprendre, car ils savent à peine de jouer aux dames.
 
L'essentiel ici est que la Neocon cabale criminelle est toujours prête à faire quelque chose de très stupide, quelles qu’en soient les conséquences. Peu d'analystes géopolitiques comprennent vraiment qu'une cabale de psychopathes criminellement aliénés ne fera que renforcer mutuellement leur psychopathologie, jusqu'à ce qu'ils font collectivement quelque chose de vraiment stupide comme commencer une 3è Guerre Mondiale (WW3)... à moins que Nous, gens et peuples unis, les arrêtions.
 
 [1] l’Axe Anglo-Sioniste (AAS) est représenté, d'abord et avant tout, par les principaux pays anglophones du monde: États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande et Israël. Les pays européens membres de l'OTAN, comme l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas, les pays scandinaves sont également étroitement alignés avec l'AAS. Ainsi que les pays d'Asie du « Pacific Rim » : Japon, Corée du Sud, Taiwan et les Philippines. Ajoutez-y Arabie Saoudite, la Turquie (en ballotage depuis le coup d’état raté), l'Egypte, le Pakistan, le Koweït, la Jordanie, Bahreïn, les Emirats arabes unis et le Qatar
Le gouvernement mondial de l’Ombre est une organisation supranationale ultra-secrète qui contrôle complètement l'Axe Anglo-Sioniste, ainsi que l'Union européenne, l'OTAN, parmi beaucoup d'autres entités institutionnelles qui constituent la matrice de contrôle mondial.

Sources : 
Autres tentatives d'assassinat contre Poutine : 
 Au G20 : tapis rouge pour Poutine, "trou du cul" pour Obama
 
Lors de l'arrivée des avions de Poutine et d'Obama, les officiels chinois ont humilié Obama : aucun officiel de haut, pas d'escalier pour descendre de "air Force One" : il a du descendre par l'escalier de secours, que les Américains désignent par "trou du cul" de l'avion.



Pour Poutine, c'est tapis rouge et tous les hauts dignitaires  chinois :



Pour quelle raison ? Voir ici : 

Voici pourquoi et comment les Américains ont détruit le satellite israélien

Hannibal GENSERIC 
Did Putin Almost Have His JFK Moment?
Putin survived a head-on collision in which his chief driver was killed. He survived because he was not in the car at the time. But did the assassins know this?  Who tried to assassinate Putin and why? Since a head of states car is never in the lead, one has to wonder if this was an assassination attempt, and Putin’s safety was compromised by his own safety detail. There are many parallels to the JFK assassination with regard to this incident.
http://www.thecommonsenseshow.com/2016/09/08/putin-jfk-moment/#comment-117770 
 

La question de la confrontation Russo-américaine, semble être dans tous les esprits, non seulement en termes de diplomatie, mais aussi économiques « aiguillons des embargos et restrictions », les grèves et les industriels « en ont pris le parti » Son point de vue personnel sur la question du Izborsk club que décrit l'économiste bien connu, directeur de l'Institut des problèmes de la mondialisation Mikhail Delyagin:

« Nous avons répondu de manière adéquate à la démarche diplomatique, des Etats-Unis, bien mal disposés à la fin de l'année dernière. Mais ils  répondaient que par des sanctions. Ces mêmes politiciens, ces fonctionnaires et les grands médias d'information disent que la Russie a répondu précisément aux sanctions, approuvées par le Congrès en Juillet 2017. Est-il possible d'envisager une telle rhétorique comme un signe de guerre que nous ne voulons pas assumer, étant donné une réponse suffisante, sur laquelle ils ne veulent pas répondre.

Tout d'abord. Trump signera un projet de loi sur les sanctions. Les Américains ont une certaine hésitation, mais il découle de l'attitude de la Corée du Nord, pas à cause de l'attitude à la Russie. Mais Trump ne va nulle part pour deux raisons. Tout d'abord, il existe un consensus entre les partis - un package deal, par lequel les républicains sont en mesure de régler, et un sous- niveau de propagande «Obamacare». Ceci est pour les « éléphants » - la chose principale, et qu'ils seront d'accord sur tout. En second lieu, le contenu des sanctions - la non livraison de gaz russe à l'UE, et de quitter l'Europe sans gaz, si celle-ci l'achète aux États-Unis, qui est au moins 30% plus cher que pour des raisons purement techniques et l'acceptation dont vous souhaitez déployer des coûts d'infrastructure plus d'un billion d'euros. D'une part, les Américains sont responsables de leur marché, d'autre part, tuant un concurrent potentiel sous la forme de l'Europe - que les Européens ne récupèreront jamais . Et il y a un précédent: l'Ukraine achète du gaz russe non de la Russie, mais en Europe beaucoup plus cher. Vous pouvez faire ce tour avec l'Ukraine - alors il est possible et avec l'Europe. C'est pour de nouvelles sanctions - un intérêt politique géopolitique et stratégique national.

Deuxièmement. Classiquement, « l'aristocratie » de la Russie en mer et le clan libéral ne veut pas se quereller avec l'Occident. Ils veulent minimiser tout conflit avec l'Occident, parce que sinon ils vont tout simplement prendre leurs biens, et bien d'autres, et les affaires. Et c'est pourquoi nous demandons instamment que la nécessité de réduire au minimum toutes les réponses. Et, bien sûr, la réponse tardive du Nouvel An à l'expulsion de nos diplomates et vol qualifié, que l'on appelle « l'arrestation de la propriété russe aux Etats-Unis » seront tous précisément imposée comme une réponse à des sanctions. Mais nous avons peu de temps pour trouver des réponses, parce que dans un merveilleux projet de loi du Congrès, entre autres, contient un paragraphe qui, pour une raison quelconque ne prêtait attention. Cet article nécessite une étude et l'évaluation des effets du gel des actifs russes aux États-Unis. Cela fait référence aux actifs des sociétés d'État avancées. Au moins les entreprises de sanction. Je ne sais pas quelle est la Caisse d'épargne ou celle d'autres sociétés russes aux États-Unis, mais le gouvernement russe détient directement des titres de l'Etat américain de l'ordre de 109 milliards de dollars - plus d'un quart des réserves internationales. Et maintenant, la question ne porte pas sur la façon de répondre à des sanctions. La question est de savoir comment économiser votre argent. En ce moment. Car il est clair que l'étape la plus congélation est très court, et le Trésor américain a promis de se comporter envers la Russie est extrêmement agressive et extrêmement offensive. Sur cette bureaucratie russe, les libéraux, en mer « aristocratie » ne vont pas. Eh bien, en fait, comme vous pouvez l'imaginer Dmitriya Anatolevicha Medvedeva et Elviru Sahipzadovnu Nabiullinu, sans parler Chouvalov, le chien, qui est dit à piloter un avion spécial - pour protéger les intérêts de la Russie? Dans mon esprit, il ne convient pas.

Si le rêve et imaginer que les plus hauts dirigeants de la Fédération de Russie osent encore kontrsanktsii réel, il n'y a généralement pas besoin de penser même, parce que tous les paquets kontrsanktsy ont été développés et produits dans le moment de l'adoption de la « liste Magnitski. » Anti-russe américaine Si donc ces kontrsanktsii ont commencé à taper, il n'y aurait pas que des sanctions d'aujourd'hui - n'aurait pas été un coup d'Etat nazi en Ukraine. Il y a des chiens qui ne comprennent que le bâton, et l'élite américaine appartient seulement à cette catégorie de chiens. Il y a un ensemble de mesures américaines sensibles très large, très diversifiée.

Tout d'abord, les Chinois ont longtemps entré le taux auquel les fonctionnaires, les employés des entreprises appartenant à l'État et ceux qui veulent interagir avec les entreprises d'Etat ne peut pas avoir Gmail sur Google, ne peuvent pas utiliser le moteur de recherche Google et ne peuvent pas utiliser les iPhones, iPads et autres produits de la société Apple. Cela est dû au fait que la proportion code fermé, à savoir la part des logiciels qui ne comprennent pas que les produits de ces entreprises atteint 90%. Et, disons, Microsoft, il atteint 50% -60%. L'un des « plus grandes réalisations » Technologies russes - est une poche spéciale dans laquelle vous pouvez mettre l'iPhone, puis l'iPhone ne recueillir et transmettre des informations. Parce que même avec un iPhone de travail soi-disant batterie complètement déchargée ne recueille de l'information sur tout ce qui se passe autour de lui (et les ondes wi-fi, et en mode vocal et le mode visuel) et transmet périodiquement quelque part.

Deuxièmement. Ceci est un changement de logiciel Microsoft sur la open source Linux. La normalisation nécessaire ne nécessite que très peu d'argent, quelques millions de dollars au maximum, et très peu de temps - pour une année peut faire toute parfaitement calme. Pour deux de ces choses sont extrêmement sensibles aux États-Unis pour leur entreprise, il est un excellent lieu de rencontre.

Troisièmement. La Russie est membre de l'OMC. Les sanctions contre nous, violent les exigences de l'OMC. Ok, quel est le problème? Cesser de mettre en œuvre les dispositions de l'OMC, suspendre l'application de tous les Accords de l'OMC aux pays qui se les violeraient contre nous au moment des sanctions - et le point. Gardez les droits de protection. Il faut se rappeler que de l'OMC ne peut pas sortir comme ça, il se contracte - sont des accords commerciaux, avec indéfinie. Si je déchire unilatéralement un accord commercial, je paie les dommages qu'il a causé. Et si l'accord indéfiniment, je, respectivement, pleurant sans cesse. Ceci est si vous suivez la loi internationale, qui est maintenant personne ne l'avait observé - au moins des joueurs forts dans l'Ouest. Mais la chose la plus importante est que le même droit international prévoit que toutes les transactions effectuées sur la base des motivations de la corruption, a priori, est vide. Vous pouvez regarder l'étendue de douane, des accords coloniaux, non rentables accession à l'OMC pour la Russie et regarder les gens qui sont entrés dans cet accord de notre part. Comme il n'y a pas des idiots, des imbéciles est pas là, il n'y a personne dans l'état de dégradation de l'alcool de l'individu, ils sont tout à fait sain d'esprit - la motivation qui, à mon avis, être particulièrement corrompue n'est pas difficile. Après cela, tous ces accords se transforment effectivement en poussière en vertu du droit international. L'exécution de cette procédure est mortelle pour l'Occident.

De plus. En Russie, il y a une merveilleuse organisation, appelée Rospotrebnadzor. Il est tenu de protéger notre santé de toute évidence vous des produits nocifs, les produits qui sont garantis pour détruire notre santé. Ce produit applique, entre autres choses, tout ce qui fait la société « McDonald » et probablement un autre réseau fast food américain. A propos de la parler avec tant de confiance pour une raison très simple « de McDonald »: la tête de la branche tchèque de son temps « de McDonald », dit-il campagne pour la société, en disant que ses produits sont sûrs, « Même les enfants de moins de 14 ans, une fois par semaine peut manger dans le » non » de McDonald tout dommage causé à leur santé ». C'est ce qu'on appelle des « aveux » dans sa forme la plus pure. On connaît également les boissons gazeuses nocives avec excès de sucre, tous ces « Coca-Cola », « Pepsi-Cola » et ainsi de suite. Ces produits devraient être interdits dans la production en Russie et importés dans la Fédération de Russie simplement sur le fait d'un préjudice ou devrait être soumis à cette taxe d'accise, qui se transforme en un produit de type de cognac de luxe - pour les fans, pour les « esthètes » qui sont déjà sans cette « coca » live ne peut pas. Cela se fait tout en Russie par des sociétés américaines. S'il vous plaît aller à la mise en bouteille d'eau minérale habituelle, coffre-fort de la soude - comme vous voulez! - et que vous devez cesser de produire. La liste est sans fin. Nous importons encore en quelque sorte des vins américains. Maintenant, l'interdiction de l'importation des vins et des véhicules finis et des kits pour l'assemblage pas mal en Europe qu'aux Etats-Unis - les Américains, mais ce sera aussi désagréable.

Suivant. Nous fournissons les moteurs de fusée américains pour voler vers l'ISS. Excusez-moi - avec une gueule de bois? Nous devons introduire un embargo sur elle, laisser voler son Falcon de SpaceX, qui sont plus de fantaisie que de la réalité.

Enfin, très peu de gens en Russie savent que la majeure partie de l'énergie nucléaire dans le travail aux États-Unis sur l'uranium russe. Et non pas sur l'uranium, qui est placé sous l'accord HEU-LEU, mais l'uranium, que nous les livrons en ce moment. Ensuite, ce qui rend l'entreprise de pile à combustible d'uranium « Westinghouse » - mais alors. Et notre matière première. Alors, pourquoi nous le faisons? Il est nécessaire de demander Kirienko, qui en 2016 a signé un accord de consortium pour faire avancer sur le marché américain du combustible russe, qui est appelé TVS-Kvadrat. Il y a une logique différente. Il y a un an, notre leadership dans les relations avec les États-Unis était encore la logique métier. Le fait que la logique métier est erronée, il était clair, même alors, mais aujourd'hui tout acte inacceptable dans le cadre de cette logique.

Plus. Le nous avons encore plus simple exporté leurs produits pour les dollars, je cite encore un prix nos produits en dollars. Quoi de plus simple, messieurs? Nous ne sommes pas encore prêts à exporter pour roubles. Bon, disons. Mais alors que nous ne sommes pas encore prêts à exporter pour roubles - vendre quoi que ce soit plus. Ce que les Britanniques ne nous ont rien donné grand et doux pour nous d'exporter le pétrole, le gaz, le métal et tout le reste pour livres? Que les Américains devront acheter livres sterling, afin d'obtenir quelque chose à nous payer? Il y a aussi des francs suisses. Si nous traduisons le commerce en francs suisses, nous pouvons jouer la Suisse dans l'Union économique eurasienne - est tout à fait normal. Nous pouvons utiliser l'euro à la fin. Alors que Merkel et antipathique, bien que l'Allemagne nous a aussi opposés ont imposé des sanctions, mais pour répondre aux Américains, et il peut aller. Je ne parle pas de TMN, Shekel israélien et la couronne norvégienne. Vous pouvez utiliser le renminbi - il n'est pas critique.

Avant il y avait deux tentatives de traduire les citations de biens d'exportation de dollars à d' autres devises. Une prise Saddam Hussein, Kadhafi a entrepris une autre. Ils ont tous deux vivaient alors pour un court laps de temps. Cela indique qu'il est extrêmement sensible pour la mesure des États - Unis. Nous devons le mettre à l'ordre du jour. Après tout, l'opportunité de notre assassinat du président, les responsables américains ont déclaré il y a trois ans comme quelque chose de normal. Un « Boeing » de la Malaisie, comme il apparaît maintenant, était juste câblé. Les Américains ont dit aux Ukrainiens qu'il vole par le président Poutine, le taux de désabonnement, et ils l' ont abattu. Ce genre de « blague » est tout à fait douloureuse, comme en témoigne le changement de la route de l'avion Poutine, quand il a volé à Hambourg. Autrement dit, nous comprenons que les Américains veulent tuer Poutine - il est aujourd'hui une réalité, ce qui est confirmé par le mouvement de l'avion, qui a volé un millier de kilomètres supplémentaires, qui coûte à la fois du temps et du carburant. Si nous comprenons cela, alors pourquoi devrions - nous continuer à lécher loin des Américains? "